Un Neko n'existe que pour servir son maitre, enfin, en principe... [ Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -16 ]

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 La faim pousse les chats hors de leur cachette... [Ayu]

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Lessien Menka
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MessageSujet: La faim pousse les chats hors de leur cachette... [Ayu]   Mer 30 Sep 2009 - 19:15

Il avait froid. Oh oui bordel, qu’est-ce qu’il pouvait faire froid cette nuit ! Un long frisson courut le long de son échine, hérissant ses poils blonds et provoquant ce qu’on appelle communément « la chair de poule » à sa peau blafarde violacée. Pour se réchauffer, il étira longuement son corps svelte, faisant rouler ses muscles fins et forts. Ce faisant, il vérifiait également que son corps était apte à survivre à la nuit. Pas de blessures, de courbatures ou autres handicaps qui l’auraient ralenti ou affaibli. Puis il se frotta énergiquement les mains l’une contre l’autre, en prenant garde à ne pas s’écorcher avec ses longues griffes de félin. Une brève pause, le temps d’examiner ses ongles d’apparence tout à fait normale, exception faite de leur grande taille et de leur épaisseur. Il faudrait songer à les limer en griffant un arbre. Comme les chats domestiques qui dépouillent avec joie leurs petits griffoirs ! Un léger soupir franchit ses lèvres gercées. Les chats domestiques et les nekos esclaves, eux au moins, n’avaient pas froid en ce moment. Ils étaient couverts de vêtements dignes de ce nom, pas d’un vieux jean rapiécé, délavé et plusieurs fois troué ! Pas d’un simple tee-shirt gris-autrefois-noir, trop ample, qui laissait ses bras nus, sans protection contre la douce morsure de la fraicheur de cette nuit d’automne. Depuis combien de temps ne s’était-il pas changé ? Oh et puis peu importe, un vrai chat sauvage ne se soucie pas de sa fourrure, tant que celle-ci ne l’entrave pas ! Alors il n’avait pas à s’inquiéter pour cela. Il ne faut pas se focaliser sur le froid. D’ailleurs, il ne fait pas si froid que ça, c’est juste qu’il est un grand frileux, qu’il a été tenté de s’apitoyer sur son sort un instant… Mais l’égarement est terminé aussi vite qu’il est arrivé. Non mais ! Un fier et sauvage animal comme lui devrait mépriser ce frais automnal, au lieu de s’en plaindre ! Tu as froid ? Bouge au lieu de chouiner comme un chaton !

Le neko rebelle bondit sur ses pieds, délaissant son perchoir. Balcon d’un vieil immeuble désaffecté depuis des lustres, lui permettant de sonder les environs avant de se lancer dans une opération je-rôde-pour-débusquer-mon-diner. Il se mit en marche, avançant d’un pas rapide, agile et élégant naturellement. Il avait une démarche féline impossible à ne pas remarquer. Même s’il prenait la peine de camoufler ses attributs de chat, les humains lui trouvaient à tous les coups quelque chose de louche, ces temps-ci. Sa part féline ne faisait que croitre de jour en jour, domptant peu à peu son coté humain. Et ce depuis bien longtemps. Pour survivre seul, sans toit ni attaches, ça avait été nécessaire. Développer sa part de félin, forte et pleine de ressources, contre sa part humaine, triste et incapable de se débrouiller sans autrui. Son intellect était encore en bon état de fonctionnement, ça n’était pas un problème. Pas encore se disait-il parfois avec effroi. Puisque plus le temps passait, plus on percevait le chat en lui, pourquoi son esprit n’en souffrirait-il pas lui aussi un jour ou l’autre ? Autrefois il avait très fier de sa bestialité. C’était sa différence et sa supériorité. Ses gènes de chat lui avaient permis de se sortir de maintes situations épineuses, conférant à son corps hybrides une endurance, une souplesse et des réflexes inégalables. L’entrainement aiguisait ces capacités impressionnantes même pour un autre neko rebelle. Toute une existence dans la rue creusant cette barrière entre lui et les autres.

Il était né dehors, il avait grandi dehors, il avait souffert le martyr dehors… Il était taillé pour vivre dehors. Les murs, les plafonds, tout cela l’étouffait. Jamais il ne sentait mieux que dans la pénombre des rues, dans des endroits vides. Dans des endroits inhospitaliers et inconfortables en somme. Il avait froid, faim. Il était sale et fatigué, les cernes bleus sombre formant des poches sous ses yeux clairs, ainsi que ses cheveux hirsutes et gras en témoignaient ! Rien n’était facile pour une neko rebelle. Se trouver de la nourriture et un endroit chaud ou passer la nuit nécessitait une grande vigilance de tous les instants. Si il se faisait prendre en train de voler ou squatter dans une déchetterie… fourrière assurée. Le pire cauchemar de tous les nekos, même des esclaves ! Pourtant, certain nekos choisissaient de plein gré ce mode de vie. Au détriment de leur santé physique, mais probablement pour le bien de leur mental. La liberté était un concept important pour une création de laboratoire suffisamment réussie ou ratée, cela dépend des points de vue. S’affranchir de son cruel créateur, n’était-ce pas également le rêve de ces même scientifiques, jouant avec la vie, mélangeant les espèces, se prenant pour Dieu à créer, à dicter des ordres à ses créations désemparées et pour la plupart, idiotes ? Oui, défier les lois de la nature et jouer à Dieu, c’était bien ce qu’il faisait, insensible aux douleurs des hybrides. D’où la fierté flamboyante des nekos qui parvenaient à gagner leur liberté. Eux, au moins, ils réussissaient à s’affranchir et à mépriser leur dieu…

Tout neko est donc ravi de souffrir de privations en tout genre pour se revendiquer libre. Cependant, le cas de notre neko est encore différent. Cas rare, celui-ci est né le plus naturellement du monde, de deux parents nekos échappés. Mais je crois que ce n’est pas le moment de raconter son histoire… Il ne pense plus vraiment au passé, faisons de même. Car depuis tout à l’heure il est en train de marcher, frissonnant parfois, concentré sur le moment présent : à savoir, son estomac qui gronde ! Faire les poubelles ne le tente pas tellement ce soir là, il se sent d’humeur plus aventureuse, la faim criante le poussant dans ses derniers retranchement : s’approcher des humains, ces créatures étranges et stressées ! Ses pas rapides et discrets le mènent jusque dans un quartier animé, faisant fi de ses oreilles et de sa queue découvertes. Son but n’était pas de passer la soirée au milieu de la foule, mais de voler de la nourriture et de s’enfuir aussi sec ! Il suffisait de rester un peu à l’écart afin de guetter le bon moment, puis de bondir sur le premier rêveur tenant son diner à la main et de le lui faucher ! Le neko sauvage en salivait d’avance… le plaisir d’un vol et d’une course poursuite faisait luire ses yeux aux pupilles dilatées pour mieux voir dans la nuit. À ce plaisir anticipé se mêlait les odeurs alléchantes des vendeurs de nourritures au pied de la Tour… oui, car quel meilleur endroit que le plus peuplé, justement, pour commettre son larcin sans trop se faire remarquer ? Plus les humains sont nombreux, plus ils sont léthargiques et peu soucieux des mésaventures des autres. Dans un quartier tranquille, les humains auraient suffisamment d’espace pour lui courir après, les commères alerteraient la police, la fourrière… Alors que dans une foule aussi dense, voler un casse-croute et slalomer pour se carapater, rien de plus facile pour un neko rebelle entrainé ! Alors que la victime ne verrait plus son voleur au bout de trois secondes. =) Et oui, quel plan tordu, n’est-ce pas ? Voilà donc ce qui a mené notre neko au pied de la tour de Tokyo ! Maintenant, reste plus qu’à repérer le bon pigeon…

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MessageSujet: Re: La faim pousse les chats hors de leur cachette... [Ayu]   Dim 24 Jan 2010 - 19:34

Elle poussa la lourde porte métallique, un grand claquement se fit entendre, elle s'ouvrit et un vent glacé l'enveloppa instantanément. Elle souffla bruyamment et un nuage blanc s'échappa de ses lèvres entrouvertes, elle sentit des frissons glacés courir sur la peau de ses bras et le long de son dos. Il faisait froid, vraiment froid!! Quelle idée stupide elle avait eu de venir ici avec son manteau en cuir comme seul survêtement. En même temps, quand elle était arrivée, il ne faisait pas si froid que ça... La nuit avait rafraichi l'air, et vu le béton humide sous ses talons, il semblait qu'il avait plu un petit peu. Froid et humide, tout ce qu'elle détestait. Surtout qu'elle passait de la chaleur douillette de l'intérieur aux frimas de l'extérieur, sans transition... Elle soupira à nouveau, contrariée. Dire qu'elle allait devoir marcher jusqu'à sa moto qui trainait vers la tour de Tokyo, dans ce temps de chien, vraiment! Pourquoi elle s'était garée là bas?! Quelle idée stupide, il y a des jours où on fait vraiment tout de travers sans raison. La voila bonne pour une petite trotte, ce serait déjà bien si elle n'arrivait pas à son véhicule avec une pneumonie tiens. Elle rabattit sa capuche en cuir noir sur sa tête, piètre protection contre la bruine ou la température, mais c'était un coupe-vent efficace qui lui éviterait d'avoir les oreilles glacées. Elle ne profiterait même pas du trajet, son baladeur n'avait plus de batterie. Privée de musique. Elle avait oublié de le recharger. Oui, vraiment, tout de travers. Bhah, de toute façon, elle avait eu de la musique dans les oreilles toute la nuit, elle pouvait bien laisser ses tympans souffler un peu, non?
Elle ferma les boutons de son long manteau, mit ses mitaines rayées, ajusta son sac sur son épaule et se mit en route. Elle n'avait même pas pensé à une écharpe. Allons bon. Elle prendrait une boisson chaude en rentrant pour éviter l'avoir la voix cassée demain matin, voila tout. Ses hauts talons claquaient sur le macadam. Elle qui était déjà plutôt grande, la voila devenue girafe comparé aux tokyoïtes qu'elle croisait. Enfin, tous les japonais sont petits, c'est bien connu. Quoiqu'elle, elle était à demi-chinoise... Sa mère était minuscule, qui pouvait bien être son père pour lui avoir légué une telle taille? Le mystère était entier et il le resterait sûrement à jamais. En tout cas, elle surplombait d'une tête et demie la plupart des petites midinettes qui croisaient sa route.
Cette nuit, ça avait été une bonne soirée. Si son salaire n'était pas extraordinaire, loin s'en fallait, elle avait droit a de nombreux pourboires. A vrai dire, elle payait ses impôts-factures-loyer avec son compte, et achetait tout le reste avec les pourboires... Les clients avaient été particulièrement généreux ce soir. Elle avait gagné de quoi manger pour la semaine. Ou e quoi faire les soldes, au choix. Le spectacle leur avait plu. Il faut dire qu'elle faisait toujours son petit effet. Une albinos en tenue de cuir qui se trémousse dans une cage, autour d'une barre ou dans une cabine de douche pleine de mousse, a première vue, ca attirait les gens et ça les encourageait à la consommation au bar. Jamais les clients ne la touchaient, sauf pour glisser quelques liasses de billets dans son décolleté. Même s'ils la prenaient sûrement pour une fausse albinos avec des cheveux déteints et des lentilles. Peu importait, tant qu'ils payaient. Et si la soirée s'annonçait tristounette, il lui suffisait de se dénuder un peu pour réchauffer la salle. Le pire, c'est qu'elle aimait son boulot, il y avait une bonne ambiance, aucun geste déplacé... C'était un spectacle et elle était une artiste, elle avait son public conquis et fidèle, prêt à dépenser la paie de la journée pour voir un peu plus ses cuisses. Elle était ravie, le responsable de l'établissement l'était aussi, que demander de plus? Toujours est-il que c'était les joues gelées mais le porte-monnaie plein qu'Ayumi se dirigeait vers la Tour. En plus, elle avait faim, et il n'y avait pas de quoi faire un vrai repas dans son frigo... bhah, elle s'achèterait un sandwich sur la route, voila tout. Merde, pourquoi il faisait aussi froid, la saison des gelées était pourtant passée non? Elle allait avoir les lèvres gercées! Il n'y avait rien de pire! Cétait douloureux, long à cicatriser, et en plus, on s'en souvient à chaque fois qu'on parle, qu'on mange... tsss... Allez, avance plus vite, tu vas te prendre un Mc do, tu le ramène à la maison et tu le refais chauffer au micro-ondes, ça sera vite-fait. Et comme ça, tu te réchauffera un peu dans le bâtiment en faisant la queue.

Merde, y'a vraiment trop de monde ici. Ça pue la friture et la sueur. Le chauffage est poussé à fond, ça plus la chaleur animale des corps pressés contre le sien, les haleines soufflées en tous sens, les effluves de crasse mélangées aux produits détergents utilisés pour lever les sols... Elle sentait sa peau se piquetter de sueur. Quel cauchemar!! Ah, enfin, son tour! Un maxi-menu avec des Mc Chicken et des...
La commande arrive doucement, elle paie et s'en va précipitamment. Bigre, ça chlingue à fond là dedans, elle préfère encore le froid à ça. La porte automatique s'ouvre à son arrivée, le vent glacé lui fit du bien. Elle se sentait limite nauséeuse, elle respire à fond, l'air glacé lui pique les poumons et la réveille un peu. Mais plus que tout, la perspective d'un repas bien gras et pas du tout diététique la remit d'aplomb. Bon. La moto, où est la moto? Par là, non? Elle avança de quelques rues, mais l'endroit ne lui disait rien... Bon, tentons vers la gauche alors? Ayumi n'avait pas du tout le sens de l'orientation et elle se sentait un peu paumée dans ce quartier agité. Son gros sac en papier marron pressé contre sa poitrine, elle marcha un peu au hasard, cherchant des yeux quelque chose de familier, quelque chose à quoi s raccrocher pour retrouver son chemin... Et merde, je savais que j'aurais pas dû m'éloigner du chemin, fais chier, je vais jamais m'en sortir! Elle se sentait horriblement frustrée. Frustrée glacée et paumée, à 4h du matin près de la tour de Tokyo. En voila une belle situation ma fille. T'as l'air fine comme ça.
Bon. Pour se détendre un peu et calmer son estomac, autant manger un bout. Elle trouva un banc inoccupé (elle détestait cordialement partager son banc avec des étrangers), y posa lourdement son postérieur. Sa jupe courte et ses grands bas rayés étaient suffisants pour échapper au contact du banc glacé sur ses cuisses. Elle posa son sac à ses côtés, fouilla dans son paquet... Oho, cette odeur, la forme de cette boîte! Voila les nuggets, encore bien chauds. Et le ketchup dans son immonde petit paquet en plastique. Pas très apétissant dit comme ça, mais Ayumi était une inconditionnelle des nuggets. Avec du ketchup ou de la mayo, tous chauds, craquants à l'extérieur et fondants à l'intérieur, c'était un vrai petit bonheur à déguster. Elle entama son repas sans tarder, mangeant proprement, mais en avalent de grosses bouchées malgré tout. Mmmmh... Bon appétit. D'abord manger, puis retrouver son chemin. Comment elle allait faire, peut-être trouver une grosse artère, y trouver une boutique ouverte et demander son chemin. C'était ce qu'il y avait de plus simple comme solution.
Toute à son affaire, elle n'avait même pas remarqué qu'on l'observait, non loin de là...
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Lessien Menka
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MessageSujet: Re: La faim pousse les chats hors de leur cachette... [Ayu]   Mer 27 Jan 2010 - 15:35

L’hybride sauvage contemplait la foule de gens pressés, un sourcil haussé et un léger rictus presque amusé qui découvrait l’un de ses crocs immaculé et acéré. Oui car le neko possédait une dentition digne des plus grand félins. De belles dents puissantes et pointues, idéales pour déchirer les fibres de morceaux de viandes les plus résistants. Il n’était pas doté d’une dentition humaine constituée de dents plates et fragiles à la moindre variation de température, mais d’incisives tranchantes et de canines aiguisées. Malheureusement, lorsqu’on est un chat errant comme lui, on a rarement le loisir de déguster de la bonne viande bien fraiche, les repas sont le plus souvent composés de restes trouvés dans les poubelles. C’était bien dommage, parce que la viande, c’est super bon, et puis ça tient mieux au ventre, on a pas faim deux heures après… L’estomac du neko blond gronda bruyamment, comme pour acquiescer à ces pensées. Ça y est, sa décision était prise ! Ce soir, il se repaitrait de viande ! Rien que d’y penser, il en salivait déjà… Mais ne perdant pas de temps à rêvasser, il se mit lentement et prudemment en marche, les narines grandes ouvertes, glissant le long des murs dans la pénombre, humant avec enthousiasme les effluves de nourriture qui lui parvenaient du pied de la tour. Ah, voilà quelqu’un qui passe non loin ! Le neko sauvage se plaque contre le mur, oreilles dressées. Des rires, une odeur de gaufre au chocolat… Non, mauvais plan, ils étaient plusieurs et n’avaient pas de viandes ! >< En même temps, qui allait se faire un casse-croute de viande en plein milieu de la nuit ?! Les humais sont certes des bêtes étranges, mais pas au point de manger quelque chose d’aussi consistant la nuit, 3h avant le petit déjeuner. Lessien retint un grognement de déception. Son estomac criait famine, il ne pourrait pas attendre jusqu’au matin ! En plus, ça serait encore plus difficile de trouver un mangeur de viande à l’heure des croissants…

Less’ soupira, et, prenant son courage à deux pattes, se remit à avancer, oreilles et queue de chat toujours découvertes, vers la foule. là où il se cachait, personne d’intéressant ne passait. Il fallait s’approcher de ce tas grouillant et mouvant. Il marchait donc, silencieusement sur la pointe de ses pieds recouverts d’une vieille paire de bottines marrons-grisâtres élimées, vers la Tour. Sa démarche était celle d’un fauve en chasse, lente, calculée et chaloupée, à l’opposé de celle, rapide et saccadée, non assurée, des humains jeunes et vieux qui trottinait sans regarder autour d’eux. Le félin se stoppa, humant l’air et songeant que ces humains étaient trop nombrilistes pour ne même pas le remarquer alors qu’il se trouvait bel et bien dans la lumière à présent ! Enfin, tant mieux pour lui ! L’aveuglement de cette espèce lui rendait la tâche plus aisée. Soudain ses narines frémirent, et il tourna vivement la tête vers… un petit garçon qui dégustait un hot dog ! Le neko se passa la langue sur les lèvres en se raidissant, prêt à bondir. Un humain de petite taille, faible et lent, qui avait de la viande entre les mains ! Parfait ! Alors pourquoi était-il encore là, à le regarder, au lieu de s’enfuir avec son larcin ? Le voleur en puissance soupira lourdement en détendant ses muscles : des restes d’humanité l’empêchait d’ôter la nourriture de la bouche d’un enfant… Ca ne se faisait tout simplement pas. Voler un petit, ça aurait été méprisable ! Il fallait s’attaquer à des cibles à sa taille ou ne pas manger, un point c’est tout. D’ailleurs, que foutait-il dehors à une heure pareille cet enfant humain ? Pfff, décidément, quelle race irresponsable…

Le neko rebelle continua sa progression dans la foule, pensant à son estomac avant tout, évitant habilement tout contact avec un humain ou même un neko apprivoisé. Mais peu de monde mangeait à cette heure-ci. Il décida donc de s’éloigner un peu de nouveau (courageux mais pas téméraire). Il se faufila avec adresse et rapidité entre les gens, filant vers une ruelle un peu écartée non loin du MacDo du coin. Mais bien sur ! Pourquoi ne pas y avoir penser plus tôt ? De cet endroit puant la gras et l’huile sortait bon nombre de gens avec un sachet en papier marron… Et les repas surgras dans ces sacs en papier contenaient quoi ? De la viande bien sur ! Certes un peu cramée et caoutchouteuse, mais viande tout de même. Les yeux luisants, le chat sauvage s’approcha discrètement, observant toute personne qui sortait du bâtiment un sac dans les mains. Les bandes de jeunes disparaissaient aussitôt de son champ de vision, les personnes seules uniquement étaient susceptibles de se faire racketter leur diner tardif. =^^= mais fallait-il déjà en dénicher une… Lessien commençait à perdre espoir, lorsque la proie idéale apparut dans son champ de vision. Une femme seule, donc sans défense et moins douée à la course qu’un neko sauvage bien entrainée, portant précieusement un de ses sachets fort odorant et alléchant… Un large sourire étira les lèvres du neko lorsqu’il se rendit compte que sa future victime tournait en rond l’air un peu paumé. Que demander de mieux qu’une femme seule et perdue avec de la viande dans les mains ?! C’était le jackpot ! Lessien la suivit alors qu’elle s’éloignait de la foule pour aller s’assoir sur un banc inoccupé. Le sourire du voleur s’agrandit. Elle aurait voulu faire exprès d’être la cible idéale qu’elle aurait moins bien réussi ! Mais avant de bondir, le félin devait encore l’observer un moment… pour peu qu’elle attendait son petit ami super baraqué qui lui tomberait dessus pour lui apprendre à voler les jeunes femmes ! Less frissonna. Il avait une sainte horreur des coups, et évitait les batailles autant que faire se peu. Il était un chat bordel, pas un pitbull ou un coq de combat ! Oui, il savait se défendre, mais il préférait fuir plutôt que d’infliger des blessures et en recevoir d’autres en échanges, très difficile à guérir lorsqu’on mène une existence de voyou dans la rue.

Mais nous nous éloignons du sujet. Sujet en l’occurrence jeune femme seule (aucun petit ami à l’horizon) en tenue assez légère et impropre à la course poursuite. Jeune femme aux yeux cachés par des verres teintés et au teint extrêmement pâle. le neko en fut fort intrigué. Généralement les humains ont la peau plutôt colorée, d’une belle teinte miel ou or… Il y avait aussi quelques humains très foncés, presque marrons ou noirs. Hm, et puis aussi quelques exceptions plus pâles que la normales, mais leur peau avait une couleur rosée… Mais même ces visages pâlots étaient plus colorés que celle-ci… Une nouvelle espèce d’humain ? Les yeux en billes, l’homme chat fit quelques pas timides dans sa direction, la tête plein de questions. Mais pas encore assez pour lui faire oublier sa faim dévorante. Et voir l’humaine blanche enfourner ses nuggets préalablement trempés dans le ketchup à vitesse grand V n’arrangeait rien son affaire. Aller, peu importe son aspect ! L’important se trouvait à côté d’elle, le sac macdo ! *o* La queue de chat du neko s’agita alors qu’il se ramassait sur lui-même, se préparant à bondir, pour de bon cette fois-ci. Il replaça une mèche de cheveux rebelle et se lécha les babines. Le sac sentait si bon… Il y avait encore de la viande dedans…

Le neko s’élança vers la jeune femme, se saisit adroitement et en un clin d’œil du sac en papier, et continua sur sa lancée sans s’arrêter. Il fila tel un chat de gouttière qu’il était, courant vers une des ruelles sombres qui s’éloignaient de la Tour. Il courut vente à terre sans se retourner jusqu’à la pénombre, puis s’arrêta, la gourmandise lui commandant impérieusement de se nourrir tout de suite. L’humaine pouvait avoir tenté de la suivre, peut-être même le trouverait-elle… mais tant pis ! Que pouvait-elle lui faire de toute façon ? En plus si ça se trouve, elle n’avait pas eu le temps de bien le voir, et si elle lui tombait dessus, elle ne pourrait pas être sure que ça soit effectivement lui ! Le neko eut un petit ricanement, fier de son vol, puis s’attaqua aussi sec au contenu du sac. Il s’assit en tailleur dans un coin derrière une benne, et mordit avec volupté dans le Mac Chicken encore tiède.

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MessageSujet: Re: La faim pousse les chats hors de leur cachette... [Ayu]   Ven 3 Sep 2010 - 13:06

Elle en était presque à la fin de sa boîte de nuggets, la gorge engluée de sauces épaisses et d'huile hydrogénée particulièrement nocives, quand un brusque mouvement traversa son champ de vision. Avant même qu'elle n'ait eu le temps de sursauter, la silhouette rapide et agile qui s'était emparée de son repas filait déjà à toute allure dans la ruelle sombre. Lentement, elle mastiqua sa dernière bouchée, savourant encore un peu cette sensation de friture salée, le visage figé. Une personne de petite taille, gracile, souple et habile. Un voleur ou une voleuse qui venait de la dérober d'un bien durement acquis. Elle se leva et ramassa ses affaires prestement pour suivre ses pas aussi vite qu'elle le pouvait. La bruine recommençait à tomber, mais cette fois, elle ne prit pas le temps de remettre sa capuche. Le froid et le vent allaient la rendre malade, mais ces petites préoccupations se retrouvèrent momentanément catapultées au second plan. Ayu n'aimait pas grand'chose dans la vie. Le calme, la tranquillité, la sécurité... Quand à ce qu'elle n'aimait pas, il y avait bien quelques trucs, mais dans l'ensemble, elle n'était pas trop difficile. Cependant, si il y avait bien une chose, une seule chose qu'elle haïssait souverainement, c'était bien qu'on touche à sa nourriture.
SA nourriture. SON bien. Sa propriété, celle de son estomac, la chose qui lui coupait la faim. Plus précieux qu'un vêtement ou un bijou. Le Miam avec un grand M. Plus protectrice envers ses repas qu'une ourse envers ses petits, elle se sentait véritablement enragée tandis que ses pas rapides claquaient sur le béton. Son sac sur l'épaule, elle suivait des yeux, de loin, la chose coupable de ce crime innommable.
Cette personne, qui qu'elle soit, allait payer très cher son affront.
Elle allait payer cher, mais en attendant..... Elle était rapide °° Ayumi avait bien du mal à la suivre dans ses virages tortueux dans les ruelles. Elle était fatiguée par sa journée et le voleur devait vraiment tenir à manger un big Mac pour courir aussi vite. Il était loin devant elle et ne cessait de disparaitre inopinément de sa vue. Elle crut le perdre plus d'une fois... Trempée par la pluie qui s'était intensifiée et par la sueur qui collait ses vêtements à son corps, habillée comme elle était, échevelée par sa course anarchique, elle devait avoir une allure plutôt étrange aux yeux des riverains qu'elle croisait... Plus elle avançait, plus elle se perdait, et un petit fond de conscience lui soufflait que ce n'était peut-être pas la peine de s'échiner comme ça pour un petit burger de chez McDo... Petit fond de conscience bientôt écrasé par sa fureur. Un petit burger, oui, mais MON burger!! Et de toute façon, perdue pour perdue, elle ne voyait pas pourquoi elle ne se paumerait pas un peu plus, pour ce que ça changeait...
Elle débarqua bientôt dans une rue sombre et mal famée, sale, puante. Plus de voleur, plus de Miam, complètement égarée, essoufflée, vexée comme une poute (la femelle du poux? xD). Elle s'appuya contre un mur et chercha des yeux un endroit moins crado que le reste pour s'assoir un peu quand... Elle entendit un bruit de mastication. Le genre de bruit de succion caractéristique que fait la sauce qui coule d'un hamburger, le bruit de mastication caoutchouteuse, le bruit de..... Elle se recoiffa d'un geste, et c'est toujours le visage à découvert, trempée jusqu'aux os, qu'elle s'avança vers ce qu'elle pensait être son repas déjà entamé par un inconnu.
Caché derrière une benne, l'ignoble coupable dévorait son larcin tiedasse avec volupté. Quel culot! Ayu le planta devant lui, les yeux luisant de colère, les poings sur les hanches, les pieds un peu écartés. Le voleur, puisqu'il semblait être un mâle, était jeune et sale, emmitouflé dans des vêtements couvrants qui cachaient sa tête et son corps. Il avait un visage maigre, un teint have et maladif, et surtout, il avait l'air affamé. Mais il en fallait plus pour attendrir Ayu. Qu'il ait l'air affamé ok, mais sans SON repas entre SES mains!!
Leurs regards se croisèrent l'espace d'un instant et... Vive comme l'éclair, rapide comme un serpent, Ayu se saisit avec violence de...! De son sac en papier qui trainait au sol, détrempé. Elle l'ouvrit, s'empara du coca, et avec la fierté de celle qui a glorieusement récupéré son bien, planta la paille dedans. Après un regard rouge particulièrement hautain vers le misérable malfrat (qui avait la bouche pleine et l'air un peu désappointé) et un "Non mais!" outré, elle entama sa boisson glacée et sucrée avec délice. D'abord, le Miam, après, la vengeance. Question de priorité.
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Lessien Menka
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MessageSujet: Re: La faim pousse les chats hors de leur cachette... [Ayu]   Sam 4 Sep 2010 - 13:37

Less' avait encore la bouche grande ouverte d'avoir avalé tout rond la dernière bouchée du hamburger lorsqu'une sorte de furie vint se planter devant lui. Il lui fallut une bonne seconde trois quart pour se souvenir que sous ce tas de cheveux blancs comme de la sauce potatoes, il y avait une jeune humaine à l'apparence atypique, cette jeune humaine à laquelle il avait chipé son repas. Il faillit lever le pouce en signe d'admiration, après tout elle avait réussi à le suivre à la course, mais il s'abstint. À la place, il referma la bouche et se l'essuya avec sa manche. Il ne parvenait pas à détacher ses yeux ronds de sa silhouette triomphante qui n'attendit pas pour se jeter sur le coca et commencer à le boire. L'étrange humaine lança un « non mais ! » indigné, mais se contenta ensuite de se désaltérer de la boisson gazeuse en le fusillant de son regard vermillon. Le neko coucha les oreilles. Il n'aurait pas bu le coca, il n'aimait pas ça, mais il n'admettait pas qu'une simple humaine ait pu lui reprendre ce qu'il avait volé. La frustration et le dépit se battaient dans ses yeux clairs, et il battit l'air de sa queue d'un geste brusque. Depuis quand les humains avaient suffisamment de cran pour poursuivre leur ravisseur, slalomer dans une foule pressée et s'engager dans des ruelles sombres et mal famées pour piquer du coca à un neko sauvage ?

« Ben quoi ? J't'ai rendu service, c'est mauvais pour la santé ces trucs là ! »

Un ton malicieux, un air vaguement provocateur et un sourire en coin. La jeune albinos n'effrayait nullement l'hybride, qui avait choisi de la taquiner un peu pour l'amadouer. Enfin il y avait une chance sur deux, soit ça fonctionnait, soit ça l'énervait encore plus. Mais elle avait beau avoir a priori un sacré caractère, les biceps lui faisaient défaut, et le chat sauvage ne craignait pas qu'elle s'en prenne physiquement à lui. Il détestait se battre, certes, mais contre une jeune humaine il pourrait rivaliser. Rivaliser oui, il ne lui venait pas du tout à l'esprit qu'on ne frappait pas une dame. C'était une vertu humaine, et la créature animale qui se tenait sous les yeux de la danseuse était assez loin d'appartenir à la même espèce. Oui, la moitié de ses gènes étaient humains. Mais il n'y a pas que la génétique pour déterminer le caractère. Less' avait vécu quasiment toute sa vie seul, menant une existence de chat errant et agissant souvent tel un animal, ne se posant pas plus de questions que nécessaires pour sa survie. Et puis de toute façon, si elle se montrait menaçante, il n'aurait qu'à fuir. Sauf que cette fois-ci il ne s'arrêterait pas dans une petite rue, il courrait jusqu'à ce que l'humaine s'épuise. C'est ainsi que très certain de sa supériorité sur la jeune femme, il trouvait le courage de la taquiner.

Il redressa une oreille et avisa la barquette de frites qu'il avait à peine entamée. Ses longs doigts griffus allèrent en piocher trois d'un geste désinvolte. Après un clin d'œil amusé, il les enfourna dans sa bouche et les avala d'un coup en soutenant le regard anormal de sa vis-à-vis. Puis, songeant, qu'il allait peut-être un peu loin, il reprit la barquette mais la lança en direction de sa victime. Trop jouer à l'énerver ne mènerait à rien de bon. Dommage, les frites grasses et salées constituaient un véritable régal ! Pas autant que la viande bien sur, mais le goût de ces petites choses lui affolait les papilles sans trop qu'il ne comprenne pourquoi. Les chats ne sont pas censés raffoler des pommes de terre... M'enfin, c'était probablement un tour de son coté humain. Ce même coté humain qui venait de le pousser à rendre ses frites à la demoiselle peu vêtue et échevelée devant lui. Remord, compassion ? Le neko n'aurait pas su mettre un mot sur le vague sentiment qui avait remué au fond de son être. Peut-être était-ce simplement de la lâcheté, la peur d'affronter une volonté probablement plus ferme et tenace que lui... Le blondinet qui se tenait nonchalamment assis sur le sol sale, froid et humide n'était guère un individu des plus courageux. Éviter un obstacle plutôt que de l'affronter, voilà son credo !

Le chat sauvage se remit gracieusement sur ses pieds en un mouvement rapide, tel le chat qu'il était à moitié. Être debout était plus prudent. Comment fuir alors qu'on est vautré par terre, hm ? Il jaugea le jeune albinos du regard. Zut, elle était un peu plus grande que lui ! Certes, elle trichait avec ses talons hauts, mais même pieds nus elle dépasserait le félin de quelques centimètres. Grande, et bizarre, il avait choisi la bonne victime tiens ! Sa peau, ses cheveux, ses sourcils et ses cils, blancs. Son corps entier semblait n'accepter que la blanc comme couleur, excepté ses yeux. Ses iris étaient d'une sorte de rouge terne qui achevait de donner à la femme un air maladif. Le neko fronça légèrement les sourcils tout en la détaillant, et huma, intrigué. Une odeur de femelle humaine comme les autres. Étrange, décidément.
______________________________________________________________
[HRP : Ci-dessous la fin d'origine.]

« Qu'est-ce que t'es ? »

Le tact ne faisait pas partie des qualité de Lessien. La curiosité, si. Quand il se posait une question, généralement il n'attendait ni ne prenait de gants. Le pire, c'est qu'il ne se rendait absolument pas compte de son impolitesse. Les codes sociaux humains lui étaient totalement étrangers pour la plupart. Il vivait seul et n'avait pas l'intention que cela change, il n'avait jamais été dressé dans un laboratoire pour devenir un parfait serviteur, il n'avait même quasiment jamais cohabité avec un humain. On ne lui avait jamais appris comment bien se comporter, et même s'il l'avait su, probablement qu'il s'en serait moqué !
______________________________________________________________
[HRP : Et là une nouvelle fin éditée pour clore le sujet suite à la suppression du compte d'Ayumi.]

La méfiance légendaire du Chat Sauvage l'avait mainte fois sauvé par le passé. Un bon rebelle était un neko prudent. Rester figé devant cette humaine, certes frêle et vêtue de manière peu pratique, était loin d'être la meilleure idée du siècle. Et si elle appelait au secours ? Et si elle appelait la fourrière ? Lessien serait capable de leur échapper probablement, mais ça n'était pas un risque à prendre. Il valait mieux fuir. Après tout, il avait atteint son but de la soirée : se remplir le ventre. Il avait encore faim mais de l'énergie serait distribuée à son corps de façon suffisante. Il pouvait maintenant aller se chercher un toit et dormir à la belle étoile en s'enroulant dans une couverture. Oui, bon programme pour la nuit. Alors le neko détala sans demander son reste sous les yeux ébahis de la danseuse. Il ne la reverrait jamais, et c'était tant mieux. Ne pas tisser de lien affectif, surtout pas avec de belles humaines, voilà le credo de cet hybride farouche et libre comme l'air.

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Merci Saki pour ce joli kit !


Dernière édition par Lessien Menka le Sam 5 Fév 2011 - 15:14, édité 1 fois (Raison : modifier la fin en raison de la suppression d'Ayu-chan T.T)
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La faim pousse les chats hors de leur cachette... [Ayu]

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