Un Neko n'existe que pour servir son maitre, enfin, en principe... [ Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -16 ]

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 Encore... [Pv ~ Nao]

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MessageSujet: Encore... [Pv ~ Nao]   Mar 26 Jan 2010 - 4:19

~ Pourquoi l’histoire devait-elle toujours se recommencer ?


Pourquoi devait-il toujours revenir au point de départ, comme si sa vie n’était qu’une éternelle roue tournante ? Pourquoi son ancien maître n’avait-il pas voulu le garder plus longtemps ? Était-il un si mauvais neko ? Qu’avait-il fait de mal ? Il était pourtant si parfait, si bon… Il plaisait à tant de gens, alors pourquoi finissait-il toujours par redevenir une marchandise prête à être échangé contre de l’argent ?

Tant que questions troublaient alors l’esprit du jeune neko. Déjà une semaine qu’on l’avait renfermé ici, une fois de plus. Déjà une semaine qu’il avait revêtu ces vêtements trop grands et tout blancs qui caractérisaient ce lieu tant redouté. Une semaine de trop, selon Matthew qui trouvait toujours le soleil si chaud, la nuit si froid et l’air irrespirable dans sa petite cage. Le garde n’avait même pas semblé surpris de le voir revenir rapidement dans cet endroit merdique. Apparemment, bien qu’il soit toujours aussi mignon, avec ses airs d’enfant, l’âge le rendrait difficile à revendre. Il en avait déjà vu bien d’autres, et de nos jours, les jeunes neko de 13 ou 15 ans étaient les plus appréciés. Avec ses 19 ans, il serait bien évidemment difficile à placer. Aucun maître ne semblait vouloir de lui et chaque jour le gardien passait devant sa cage, le narguant sur n’importe quel prétexte. Comme si, à l’instant, Matthew n’était pas déjà assez bas. Son estime sous zéro lui glaçait les entrailles. Comment pourrait-il survivre ici une journée de plus ? Il se le demandait bien.

Le matin venait de se lever sur une nouvelle journée. Une nouvelle journée en enfer pour Matthew. Les premiers rayons avaient su réveiller le petit neko qui dormait d’un sommeil plus que léger. Comme toujours, bien entendu. Qui arrive à bien dormir dans ce genre d’endroits alors qu’il y a toujours un autre hybride pour geindre, se plaindre, encore et encore. Matthew passa ses mains salies sur son visage, tentant de se réveiller un peu. Le sommeil avait été tout particulièrement difficile à trouver la nuit dernière, compte tenue du cauchemar qu’il avait fait. Il avait vu, au loin, sa sœur s’éloigner, et alors qu’il avait tenté de la rattraper, en courant, libre, comme l’air, un énorme mur l’avait bloqué, et lui avait aussi coupé de toute lumière, toute cette belle lumière qui émanait de sa jeune sœur. Ce fut les yeux remplis de larmes qu’il se remémora son rêve. Mais dans celui-ci… Dans celui-ci Fuyuki souriait. Et il se rassura en essuyant du revers de sa main ses larmes, se relevant difficilement du sol. Sablonneux, celui-ci avait bien rapidement salit le pauvre neko. Lui qui aimait tant la propreté, quelle horreur. Chaque fois qu’il se retrouvait ici, il ne pensait qu’à une chose : La douche. C’était son envie la plus immédiate quand il se releva et se secoua un peu, la poussière volant.

« Tss » murmura-t-il en relevant ses yeux gris-vert vers le ciel, les détournant vite en fixant le soleil. S’il pouvait être aveugle, peut-être ne verrait-il plus jamais de choses aussi affreuses que le sourire de son dernier maître, et peut-être serait-il épargné d’affreux cauchemars en ne sachant pas à quoi ressemblerait tel ou tel chose. Ce serait trop beau. Il voulut alors s’étirer pour enfin bouger tout les muscles de son corps qui s’engourdissaient, mais dès qu’il se releva un peu trop sa tête heurta le haut de la cage et il retomba aussitôt dans le sol granuleux. À peine 1m carré d’espace vital… Il ne tiendrait pas. Pas plus longtemps sans se perdre lui-même. Oui car depuis toujours Matthew avait toujours eu une maîtrise de lui-même excellente. Il se contrôlait même dans les pires situations. Il connaissait trop bien sa place d’esclave, d’animal, de simple neko. Et bien qu’il sache très bien de quel côté il était né, il savait aussi tout aussi bien que les hommes lui étaient inférieurs. Lui qui obéissait toujours bien, lui qui faisait toujours tout pour celui qui lui offrait toit et nourriture. Les humains, eux, n’avaient aucun respect. Et pas qu’envers les neko. Non, Matthew considérait lui-même la majorité des Neko comme de simples bêtes, rebellées, cherchant à avoir ce qu’ils n’auraient jamais. Non, les humains ne voyaient pas, eux, la différence qu’il y avait encore un neko rebellé, qui mérite d’être traité en monstre, et un neko sage, serviable et dirait-il… Parfait comme lui. Les humains ne différaient pas l’intelligence de l’ignorance, ils ne voyaient pas la différence entre bon et mauvais. Ils faisaient tout simplement le mal, sans songer, sans se soucier… d’autre personne qu’eux-mêmes.

Matthew soupira en fermant les yeux, se roulant en petite boule au font de sa cage. Il se replia et cacha son visage entre ses genoux, cessant ensuite tout mouvement. C’était sa position du jour. Ainsi, il évitait le soleil et les rayons nocifs. Il évitait aussi à sa peau de prendre des couleurs qu’il ne désirait pas. Le rouge écarlate n’ayant jamais bien été avec ses beaux yeux tristes, ou encore ses cheveux noirs charbon, sans le moindre reflet. Non, le blanc était bien mieux, tellement blanc qu’on voyait au travers de sa mince peau les veines rouges et bleues où coulait son sang… Ainsi, caché par ses vêtements, ne laissant paraitre que ses longs cheveux, ses petites oreilles et sa queue, il semblait décidément mourant. Et c’était effectivement le cas. Ses yeux rougit par le manque de sommeil et les cernes bleu-mauve sous ses yeux lui donnaient des airs malades, et toute sa posture, toujours courbée, ainsi que sa corpulence squelettique n’aidaient en rien. Personne ne voudrait de lui dans cet état, il en était conscient, mais il n’avait plus envie, non plus du tout envie de sourire, de s’approcher des barreaux à chaque fois qu’un maître potentiel passait, de faire les beaux yeux et de remuer les oreilles avec un air intéressé. Non, il était une fois de plus résigné à mourir ici. En plus, les gardes avaient baissés son prix de vente à cause de son état déplorable. Mais encore là, personne ne voulait de lui. Bien qu’il soit moins cher que tous les autres, personne ne se souciait de lui et ils allaient toujours vers un neko plus adorable, plus jeune, plus fringuant…

Il hoqueta, retenant ses larmes. Était-ce vraiment la fin ? Allait-il vraiment mourir ainsi ? Était-ce donc cela, la vie d’un neko ? Encore d’autres questions… Il posa ses mains sur ses oreilles, voulant couper tout les sons, ne plus rien entendre, plus de gardes, plus de miaulements, plus de bruit de cage cognant, plus de bruit de porte s’ouvrant, de grincement… Il ne voulait plus entendre rien, et surtout plus les voix dans sa tête qui le hantaient depuis un moment déjà…


Jamais il ne s’avouerait fou. Jamais.
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MessageSujet: Re: Encore... [Pv ~ Nao]   Mer 27 Jan 2010 - 20:34

    La journée avait été longue, cruellement longue, horriblement longue. Les rues étaient bondées, les gens pressés et l'école bruyante. Autant de mouvements rendaient la vie impossible à Nao, qui était constamment calme, silencieux et posé. Que se soit en cours ou en ville, il sentait une lourdeur peser sur son dos, comme si ces épaules supportaient un poids de plusieurs tonnes. Les êtres humains sont des gens sans gêne et sans structure de vie. Ils vont et viennent dans tous les sens, par n'importe quel temps et à n'importe quelle heure. Puis il y avait ce bus, en retard, traînant en pleine circulation. Et aussi ces heures assommantes sur les droits du citoyen, ces collègues et pseudos-amis qui ne cessaient de parler de choses totalement inintéressantes, et cette maudite date d'examen dans l'agenda, le blocus qui s'approche. Enfin, les soucis -malheureusement- quotidiens de tout un chacun. Mais si c'était en effet les problèmes d'un quidam, on s'en ficherait bien volontiers. Mais ici, nous parlons de Nao. Lui, ne mérite pas un tel emploi du temps. Les professeurs devraient se calmer, et comprendre qu'un être tel que lui n'aime pas se sentir stressé. C'est évident, avoir les traits tirés, ça ne lui irait pas, lui dont le regard ne cille jamais. Enfin soit, laissons ces idiots à leurs façons de faire, et revenons à nos moutons. Quel que soit l'endroit où il était, Nao se sentait mal à l'aise. C'est donc avec un soulagement énorme qu'il quitta la salle de classe en dernière heure, ne quittant même pas ses affaires scolaires. Il était donc vêtu d'une chemise blanche recouverte d'un gilet noir ouvert, avec un jeans un peu trop large. On pouvait voir sur le gilet, le blason de son université. Les converses aux pieds, il marchait d'un pas rapide dans la rue; au plus vite il serait chez lui au mieux se serait. Makoto l'attendrait, lui qui savait le supporter même si ce n'était peut-être qu'une impression, lui qui avait le don de le calmer, mais peut-être pas de sa propre volonté. Il songea même à acheter un portable pour son neko, à l'avenir, mais se rappela en passant devant les boutiques qu'il devait acheter un lit...Commençons par le commencement. Car même si Makoto dormait avec lui, il se peut qu'a l'avenir, Nao aie envie d'un peu de tranquillité. Il entra dans un magasin à l'entrée aguichante et regarda rapidement les prix. Il y avait un lit à deux étages, pas trop cher, mais pas nécessaire... Un grand lit, un autre... Et un petit lit d'une personne qui convenait parfaitement. Nao prit commande et fit un acompte, et fut bien étonné de ce qu'il lui restait. Il faut dire, nous étions en janvier, pleine période de soldes... Agréable surprise que de voir qu'il nous reste bien plus que ce que nous espérions. Il ressorti de la boutique, d'un peu meilleure humeur, mais dès qu'il entendit le vrombissement des voitures, Nao reprit sa marche rapide.

    Alors qu'il allait très vite, il passait un regard bref sur les vitrines de la rue. Comme chaque jour, il passait devant la fourrière, ralentissant; Nao se sentait soulagé, car cet endroit signifiait qu'il n'était plus qu'à cinq minutes de son chez-lui. Il passa rapidement en revue l'intérieur de l'endroit qu'il trouvait le plus répugnant de la ville. Ce stupide gros lard n'avait même pas fait de soldes... Ni pour Makoto, ni pour personne, visiblement. Un soupir, puis il tourna la tête, vraiment un enfoiré ce type. Il ne méritait pas de s'enrichir autant avec sa façon d'entretenir ses biens. Mais à peine Nao reprit sa route qu'il croisa deux jeunes femmes qui sortaient de la fourrière. Elles avaient une discussion si animée que même si Nao ne les écoutait pas, il les entendait.

    -Sérieux, j'suis blindée déçue. T'as vu les mâles? Y'avait rien!
    -Tu regardes que leurs têtes, aussi! Moi, j'ai vu des femelles pas trop vilaines, puis y'en a qui sont choupi.
    -Ah ouais? Lesquels? Change de lunettes!
    -Bah en tout cas, pour une fois, le gros propose une solde, c'déjà pas mal quoi! Attends, 70%, truc de fou!
    -Mouais, bah vu ce qu'il vend, même 90%, ça changerait rien.


    Les deux jeunes femmes s'éloignèrent et leurs conversation ne fut bientôt plus qu'un murmure lointain. Nao réfléchit un instant; 70%? Il tourna les yeux pour voir, devant la partie de la vitrine qu'il avait nié, en gros, une affiche... Décidément, il n'avait pas eu les yeux au bon endroit. Ce type devait vraiment vouloir le vendre, ce neko. Mais à quel point était-il horrible? Nao était piqué par sa propre curiosité... Était-ce un neko sauvage, horriblement agressif? Ou bien pire, un animal fou, qui hurlait toute la nuit? Le mystère devait s'éclaircir. La porte s'ouvrit et il entra, aux aguets. Mais déjà, le proprio s'amenait en se frottant les mains :

    -Le fils Aikawa! Ben tient, problème avec ton neko? Tu aurais du prendre une laisse...
    -Makoto se porte bien, j'étais juste étonné de voir une ristourne sur cette vitrine qui n'avait jamais supporté que la poussière auparavant.


    Le gérant, quelque peu frustré par l'insolence de Nao, se contenta néanmoins de rigoler. Le client est roi. Il hocha de la tête et pointa du doigt le fond de la salle, avec une des cages sur laquelle était collés plusieurs post-it indiquant la chute du prix. Nao grommela un merci inaudible puis se dirigea vers la direction indiquée. Rapidement, il se retrouvait face à... Non pas un criminel, un sauvage ou bien un psychopathe, mais bien un jeune homme d'environ seize ans, peut-être plus, peut-être moins, en larmes. Alors, soit il jouait incroyablement bien la comédie, soit ce mioche devait être un attardé mental. Les yeux turquoises fouillèrent en silence parmi les papiers celui qui contenait les informations de l'animal. Il le trouva et le lut attentivement. Neko mâle, ok, on avait deviné, merci. 19 ans? Plutôt vieux, pour un physique pareil. Enfin bon, c'est pas un défaut, si à 40 ans il en parait 30... Défauts. Ah ben, nous y voilà. Sensible et comportement inspirant la pitié. En effet, si il ne se débattait pas, il ne devait pas plaire à la race humaine, race sadique par excellence. Car dans le fond, tous les humains sont un peu comme ça. Sauf les gens trop gentils. Mais ceux là, ils recueillent des sauvages, ils n'entrent pas dans une prison pour nekos, logique. Nao, lui, se situait un peu entre les deux. Puis, il habitait pas loin alors... En tout cas, la cage était un peu plus haute que les autres, puisqu'elle était sur hauteur, pour la mettre en évidence. Ce qui ne l'empêchait pas d'être aussi crade que le reste. Du coup, Nao du juste légèrement plier la tête pour s'adresser à l'animal en larmes. Pour l'interpeller, il toussota puis entama la conversation;

    -Si tu continues à pleurer, tu auras droit à une piqure ce soir.


    Hum; on a vu plus délicat, hein? En même temps, il n'avait pas trop envie de se reprendre un neko, il avait bon avoir l'argent, il ne savait pas si Makoto était d'accord. Puis... Est-ce que ce pleurnichard était capable de faire quelque chose de plus que son présent neko? C'est vrai, Nao n'était pas un héro, et il ne pensait qu'au côté pratique de la chose. Mais si sa curiosité l'avait mené ici, peut-être trouverait-il ce neko intéressant? A voir. Mais pour le savoir, il faudrait commencer par être plus doux. Système en place, dans ce cas. Il reprit donc :

    -Mais y'a sûrement moyen d'empêcher ça. Déjà, faut arrêter d'avoir cette mine là. Ensuite, faut avoir meilleure allure. Une bonne impression, qu'elle soit fausse ou pas, du moment qu'elle est là, c'est important. Du moins, le temps de te faire acheter. Et puis, ... Ah, mais pourquoi tu pleures? Sérieusement, prends donc ça.


    Nao fouilla dans sa poche puis sortit un mouchoir en tissu non-utilisé. Il en avait toujours sur lui, pour au cas où.

    -Tu peux le garder, évidemment.

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MessageSujet: Re: Encore... [Pv ~ Nao]   Jeu 28 Jan 2010 - 3:26

De petits geignements accompagnaient les pleurs incessants du jeune neko. Il hoquetait en tentant de retenir les cris qu’il voulait tant pousser. Sa voix couinait et malgré tout les petits sons qu’il n’arrivait pas à contenir, personne ne semblait se préoccuper de lui. Pas le gardien, non, pas même pour lui dire de la boucler, comme toujours. Pas même les autres neko, ceux des cages voisines. Tous se fichaient complètement du pauvre Matthew qui ne pouvait plus se contenir dans sa glaciale attitude habituelle. Quelle tristesse, il perdait vraiment tous ses moyens quand il s’agissait de ‘la fin’ qu’il n’arrivait pas à accepter.

Il entendit vaguement le bruit de la porte du magasin s’ouvrir, déclenchant une petite sonnerie pour alerter le propriétaire ou le vendeur que quelqu’un venait d’entrer. En fait, il ne l’entendit vraiment pas. Il était trop préoccupé par ce qu’il entendait par-dessus tout, ces voix si fortes qui augmentaient pour le tourmenter. Des voix qui lui disaient de se reprendre, des voix qui lui disaient qu’il allait mourir, qu’il était pathétique. Des voix affreusement moqueuses qui tentaient – et avec succès – de le démoraliser, de l’apporter plus profondément encore au fond du gouffre dans lequel il se trouvait. Des voix rieuses, mesquines, méchantes desquelles il ne pouvait s’évader. Totalement prisonnier de son propre esprit. Mais alors il n’entendit pas non plus la voix des deux hommes échangeant quelques propos qu’il ignora. Depuis le début de la journée, il avait totalement oublié les autres présences. Il ne s’était pas occupé des clients passant devant sa cage, des rires des jeunes filles en le voyant, il était bien trop ‘ailleurs’ pour ça. Une fois de plus il n’entendit pas les pas s’approchant rapidement de sa cage. Des pas légers mais à la fois résonnant ; Il aurait surement pu déterminer quel genre de personne s’approchait de sa cage s’il avait porté attention à la façon de marcher de celle-ci. Mais il n’en fit rien, l’ignorant une fois de plus.

Au bruit des papiers se froissant Matthew ne bougea toujours pas, mais il s’éveilla enfin de cet état second dirait-on dans lequel il était plongé jusque là. Il n’ouvrit cependant pas les yeux, n’arrivant pas à cesser ses larmes. Il se calma tout de même, cessant de sangloter bruyamment, écoutant maintenant avec attention ce qu’allait faire l’homme qui examinait surement sa fiche. Après un petit moment, Matthew entendit un bruit qui signifiait que celui qui retenait son attention venait de terminer sa lecture. Le jeune neko se dit que l’autre n’avait surement pas apprécié et qu’il continuerait son chemin, le laissant à son triste sort. Mais au contraire l’homme toussota pour attirer l’attention de Matthew – trop mal pour lever la tête – qui se contenta de lever un peu les oreilles, signifiant qu’il écoutait ; Réflexe qu’il n’avait pas orchestré, simple habitude féline.

L’homme entama la conversation en lui faisant remarquer que s’il ne cessait pas de pleurer, il finirait par se faire piquer. Effectivement, c’était ce qui attendait le pauvre animal, vu son état. Il le savait bien, mais finalement, il commençait à se faire à l’idée que la mort le prendrait avant un maître. Les voix dans sa tête avaient apparemment réussies à le convaincre. Il ne bougea donc pas à la remarque, paraissant se ficher de lui. Contrairement à son habitude, à sa manière d’être, à sa personnalité habituelle qui le pousserait à aller se coller aux barreaux, souriant, aimant, adorable, implorant l’homme de le prendre comme esclave. Il n’avait même plus la force d’être cet animal qui voulait devenir ‘sa chose’. Et suite à cela, l’homme continua, sur un ton moins méchant, moins agressif et de reproche. Il semblait maintenant légèrement conciliant. Voulait-il l’amadouer ? Mais pourquoi donc ?

Il l’entendit continuer. Était-il en train de le conseiller ou est-ce qu’il rêvait ? Non non, l’homme lui donnait des conseils pour être un bon neko. Conseils qu’il adoptait normalement en permanence, était un neko soumis et totalement parfait en tout point. Il était si bon, oui, il était exactement comme l’homme avait décrit le neko qu’il devrait être. Mais aujourd’hui, il n’était plus rien. Mais il ne voulait pas que cet homme le considère comme un neko raté pleurnichard qui ne savait pas se tenir devant un homme ; Un maître. Alors il se contenta de légèrement relever la tête, ne laissant même pas paraitre son visage, encore totalement caché par ses longs cheveux noirs, et il marmonna quelque chose. Il avait très peu clairement dit ‘Je sais tout ça’ mais sa voix comme tout le reste de lui-même était très faible et très peu énergique. C’était comme la voix d’un ‘adolescent flémard’ si l’on veut. Il avait parlé en ouvrant à peine les lèvres. Mais de peur que l’homme n’ait pas compris – ce qui était surement le cas – il répéta, cette fois très clairement.


« Je le sais ! »

Sa voix était claire, totalement contraire à celle d’un ‘adolescent flémard’. C’était en fait plutôt celle d’un enfant. Pauvre petit, jamais il ne vieillirait, non jamais. Il avait tout gardé de son enfance ; Son corps, son visage et plus encore sa voix qui était bien entendu des plus ‘mignonnes’ mais très peu masculine. Il y était habitué et n’en faisait aucun complexe. Par contre, le ton qu’il avait employé avait été sec. Trop sec, d’ailleurs, trop pour un petit animal comme lui. Il s’en voulait déjà d’avoir ainsi répondu à son interlocuteur ; Bien qu’il mérite surement un tel traitement pour l’avoir sous-estimé, Matthew n’était qu’une petite chose qui avait l’habitude d’être brusquée – jusqu’à aimer ça – et qui ne pouvait vivre sans ordres durs et sévères.

Il se releva donc, calmement, tremblant un peu. Il vit alors le mouchoir tendu vers lui. De ses mains tremblantes, il alla prendre le bout de tissu, essuyant ses larmes avec celui-ci. Il ouvrit ensuite ses grands yeux gris-vert, fixant juste sous le visage de l’homme. Ne jamais les regarder dans les yeux ; Les humains n’aiment pas ça, ils ressentent de l’infériorité. Matthew en savait beaucoup, oui, beaucoup trop. Il arriva alors à sourire, voulant se reprendre de son comportement passé. Il s’approcha des barreaux, gardant une distance d’environ 30 centimètres de ceux, devant tout de même restes à quatre pattes pour ne pas se prendre le haut de la cage. Quelle position inconfortable et humiliante, pensa-t-il, mais il se contenta, de se mordre la lèvre, tentant de replacer ses cheveux, s’assoyant à genoux. Il glissa lentement ses mains entre les longues mèches emmêlées, presque comme une cérémonie, prenant son temps pour bien les tirer.


« Merci… »

Il prononça ce court mot d’une voix tremblante, espérant au moins ne pas avoir trop froissé l’homme avec sa réponse trop sèche tout à l’heure. Combattant le désespoir, il n’y avait rien à faire, sa personnalité d’animal tristement soumis reprenait le dessus malgré les obstacles. Cet homme l’avait intéressé, en plus. Oui, il s’était intéressé à lui par son air malheureux…

Ou avait-il été attiré par l’énorme solde ? Matthew osa espérer que non. Il ne voulait pas être vendu comme bien acheté par ‘manque d’argent’ mais par envie.
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MessageSujet: Re: Encore... [Pv ~ Nao]   Jeu 28 Jan 2010 - 18:16


    Les oreilles du nekos s'étaient penchées, il l'écoutait. C'était un bon point, au moins il semblait posséder une certaine aptitude à ne pas se jeter sur les barreaux d'une cage en hurlant. C'était donc bien là un animal qui n'éprouvait que de la tristesse, et peut-être même de la peur, ou de la haine, qui sait? Son cœur semblait rongé par un mal indicible, et Nao n'avait fait que de lui ouvrir le corps avec son arme la plus aiguisée; ses mots. Et même si il ne s'était adoucit que pour ne pas laisser son âme véritable reprendre le dessus, il était clair qu'il n'en pensait pas moins. Son regard de glace et ses paroles de feu pouvaient détruire absolument n'importe qui. Quel plaisir que de s'imaginer, face au juge... Il s'y voyait déjà. Les yeux plongés dans ceux de son nouvel enemi, il ouvrirait la bouche et lâcherait tout son venin. Il lui en voudrait sans même savoir si c'est bien la vérité qu'il protège. Le plaisir de détruire et de faire du mal. Et si la personne fondait en larmes, c'était encore mieux. Quoi de plus agréable que de voir que nos simples actes peuvent maîtriser le corps entier d'un autre? C'est à cela que l'on voit bien notre supériorité. Sa supériorité. Il reprit ses mots et fit le doux. Il savait se gérer, et gérer l'impression qu'il donnait de lui. En plus d'être ce qu'il était, il s'avouait malhonnête. Mais dans le fond, n'était-il pas là pour assouvir sa soif de pouvoir? Et sans compter sa curiosité vis à vis de cette solde... Sérieusement, le premier pédophile dans l'âme passant par la fourrière -et dieu sait combien il y en a- aurait craqué pour ce chaton. Alors pourquoi se retrouvait-il là? Était-il particulier? Si ni son comportement ni les fiches ne l'indiquaient, il restait à interroger le principal concerné...

    Ce dernier, à bout probablement, leva légèrement la tête puis parla d'un ton sec. Nao ne broncha pas. Il savait que si il ajoutait quelque chose, il pouvait lui faire perdre la tête, et qui sait peut-être même le faire pleurer. Non merci. De fait, il s'était contenté de lui proposer un mouchoir, que se dernier accepta avec douceur. Mh, il s'était calmé. Nao lança un bref regard au prix. Il n'était vraiment pas cher, mais ce n'est pas l'intérêt réel. Il y avait tout d'abord cette curiosité. Mais peut-être aussi autre chose... Enfin soit, revenons à la question du jour, 'Qu'avait-il de spécial?' Il vit l'animal se rapprocher et lever les yeux. Malgré tout, il ne le regardait pas en face et semblait se tenir à l'écart, encore. L'homme le regardait se démêler les cheveux, tout en restant pensif. Visiblement, il s'agissait d'un être totalement soumis. La plupart des maîtres sympathiques se seraient déjà mis à son niveau par respect. Nao n'était ni sympathique ni respectueux. Encore moins envers ceux dont il considère l'hygiène déplorable, et ce qu'ils y peuvent quelque chose ou non. L'humain restait donc debout, le regardant de haut. Un fin sourire éclaira bientôt son visage et il dit, d'une voix calme :

    -Je possède déjà un neko. Il ne se rebelle pas souvent. Mais je me sens obligé de lui laisser ses choix... Il est intelligent. J'aime beaucoup être en contact avec quelqu'un que je considère comme supérieur à la moyenne.


    Mais où allait-il en venir? Et bien, l'explication est simple. Makoto était un peu comme un amant. On éprouve de la fougue, on l'apprécie, mais on se sent obligé de se retenir, de ne pas le forcer à tout. Ce serait bien trop facile et alors la passion disparaîtrait, petit à petit. De plus, ce neko passait ses journées seul, et devait probablement finir par se lasser de cette vie monotone. Nao se fichait d'une probable dépression, mais hors de question de ne pas entretenir son jouet personnel, sinon c'est sur lui que tomberait la tristesse, le chagrin, etc de son cher animal de compagnie. Et encore, il ne pouvait pas concentrer toute sa force, sa violence et surtout sa sexualité sur une seule personne sans finir par la tuer physiquement.
    En ce sens, ce chaton aux yeux rougis par les larmes était comme un enfant à adopter, avec la maturité et l'expérience en bonus. Et pour ce qui est de son rôle... Si il était obéissant, il ferait un excellent remplaçant pour les nuits où Makoto se sentait épuisé. Et enfin, Nao songea qu'il pourrait se trouver un job, puisqu'il en aurait le temps. Mais... Restait un problème à régler. Était-il assez obéissant pour ça? Était-ce réellement une poupée? Il ne faudrait aucun signe de contradiction. Pour ça, la meilleure solution était de tout savoir sur lui. Le sourire s'agrandit à la vision de ses yeux bas, de cette soumission constante. Il se sentait Dieu. Il se sentait bien. Il reprit la parole:

    -Je ne dis pas que tu es stupide, mais je ne te connais pas. Donc, je vais te demander un service... Car une des seules choses qui me donnerait envie de t'acheter, ce serait que tu sois prêt à obéir à absolument tout. Pour être sûr de ça, je souhaiterai que tu me racontes ce qui t'as mené ici. Si tu ne dis rien dans les cinq minutes qui suivent, je m'en vais et on ne se reverra plus.


    Ca avait le mérite d'être clair. Et Nao ne précisa pas que le langage et les tournures de phrases comptaient aussi dans les critères... Fourbe? Peut-être. Mais si il connaissait tout ce qu'avait vécu ce neko, il pourrait le manipuler comme une marionnette.'Faut pas prendre de risques. De plus, bien qu'il soit du genre pitoyable, le corps qu'il possédait n'était pas désagréable. Une véritable gâterie pour Nao, en somme. Ah, les esclaves, l'invention parfaite pour celui qui se voit comme un messie.

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MessageSujet: Re: Encore... [Pv ~ Nao]   Mer 3 Fév 2010 - 4:12

À force de regarder l’homme, maintenant que son regard n’était plus brouillé de larmes, Matthew s’était bien rendu compte rapidement que celui-ci n’était pas tout à fait sain. Au-delà de son apparence physique bien soignée, il y avait cette sensation. Cette ambiance, ce quelque chose que l’humain dégageait. C’était à la fois oppressant écrasant pour une si faible personnalité comme celle que possédait le jeune neko, mais aussi… Cette chose, cette prestance, ça forçait sans d’autres choix au respect. Respect de cet homme, respect de son être. Matthew n’aurait pas su déterminé de quelle classe sociale il était, ni de quel genre de vie il menait. Mais il pouvait tout de même déterminer que cet humain était du genre – ou il devrait l’être – à forcer les autres à se soumettre. Un dictateur, un chef, un roi, un maitre purement et simplement. Était-il gentil ? Il ne pouvait pas vraiment le savoir. Mais il fallait lui obéir, c’était une obligation ; Naturelle pour Matthew lorsque la personne dégageait une telle chose.

Soudainement, alors qu’il trifouillait toujours ses cheveux, le jeune neko entendit l’homme poursuivre. Il reprit en lui annonçant, tout simplement, qu’il possédait déjà un neko. Visiblement, il en était satisfait, vu comme il en parlait. Un être doté d’une intelligence ? Matthew retint par chance sa surprise sarcastique. C’était si rare, de nos jours. Et si cet homme le considérait comme ‘supérieur’ dit plus intelligent, c’est qu’il devait vraiment l’être. Pour sa part, Matthew avait toujours préféré paraitre ‘idiot’ et faible. Même s’il était loin de l’être, jouer les animaux bêbêtes avait toujours été plus facile. Bien qu’il se souvenait d’un de ses maîtres qui lui parlait souvent ; C’était un philosophe… Écrivain et intelligent, celui-ci avait dès le début considéré Matthew comme un compagnon plus que comme un animal. S’il était considéré ainsi ; Il serait ainsi. Mais bien entendu, avec un homme comme celui-ci, qui semblait, à ses dires, posséder déjà un neko dit ‘intelligent’ il désirerait surement un autre hybride plus ‘con’ duquel il pourrait se servir sans remords. Matthew en déduit donc qu’il serait ainsi. Il pourrait toujours causer à l’autre, s’il en avait marre de faire le pas futé devant son maître…
Maître ? Pensait-il déjà à l’appeler un jour ainsi ? Apparemment oui. Il s’y ferait rapidement. Il gardait les yeux baissés, regardant maintenant au niveau des pieds de l’homme, attendant la suite. Ce qui avait précédé n’était qu’une préface à autre chose. Autre chose qui vint assez vite – trop ? – aux oreilles du chaton. Qu’étais-ce donc que cette demande ? Totalement idiote et dénuée de sens, c’était la première fois qu’un maître demandait à Matthew ce qui lui était arrivé avant de se retrouver en cage. La majorité se contentaient de lui demander ce qu’il savait faire ; S’il était doué en cuisine ou pour autres choses. S’il se soumettrait facilement à la volonté du maître, les hommes normaux y allaient franchement sur ces questions, et Matthew n’avait même pas à user de la moindre intelligence pour y répondre. Là, c’était différent. La question paraissait simple et n’importe quel neko vraiment bête répondrait sans hésiter ce qu’il avait vécu avant, sur un ton de reproche pour la question si dure. Car l’homme devait bien le savoir, les maîtres n’étaient pas gentils, presque jamais. Et la raison ? La raison pour laquelle il était là ? Le pourquoi, la raison pour laquelle son ancien maître l’avait abandonné. Ça, c’était ce qu’il voulait vraiment savoir. 70%, c’est un sacré solde. Tous les gens qui passent par là se demandent tous pourquoi il est à si bas prix. Mais comme ils ne sont pas intéressés, ils ne posent pas la question.

Il était donc intéressé ? Matthew sourit faiblement, relevant un peu la tête, fixant maintenant la poitrine de l’homme. Son sourire était doux, le genre de sourire ni heureux, ni rien du tout. Tout simplement sourire pour sourire, juste parce qu’on a envie de sourire. C’était une chose bien rare chez le jeune neko qui ne souriait normalement que pour faire plaisir aux maitres. Voilà que l’envie lui avait pris. C’était souvent ainsi quand il décortiquait les paroles et gestes de quelqu’un avec la certitude de ne pas se tromper dans son jugement. Il aimait tant avoir raison, mais le laissait si peu souvent paraitre.
Ce sourire ne serait – il l’espérait – pour l’homme qu’un sourire de courtoisie.


« Eh bien… Disons que mon ancien maître ; Un homme violent, je n’ai pas vraiment besoin de le préciser, s’est tout simplement lassé de ma petite personne. C’est en rigolant après m’avoir fait enfermer à nouveau dans cette cage dégoutante, qu’il m’a tout simplement dit, en explication, que je ne valais même pas la peine qu’il ne s’occupe de moi. Il désirait un neko plus désobéissant, disait-il. Il voulait un petit être stupide qui se rebellerait, qui chercherait à se griffer, à se sauver. Il voulait avoir une bonne raison pour me mettre son poing à la figure ; Chose qu’il n’a jamais eu. Apparemment… Il avait trop bonne conscience pour le faire sans raison et ça l’a frustré. »

Matthew avait prit un moment précompté – deux minutes et dix secondes – avant de répondre, faisant attendre un peu son maître avant de tout déballer. Il regrettait une fois de plus cette manière de parler, cette élocution claire et ces tournures de phrase si bien faites. Il parlait comme un expert de la langue et cela l’énervait ; Rien de bien bon pour paraitre bête. Le ton de voix qu’il avait utilisé avait été doux, un peu mélancolique, tout simplement parfait, pensa-t-il. Oui, en comptant mentalement ses 130 secondes, il avait aussi pensé au ton qu’il utiliserait. Par contre, il n’avait pas pensé à modérer une chose ; Ce petit air – malgré le fait que son maître n’avait pas été content de lui – fier de sois. Il était heureux, en somme, d’avoir fait éclater cet homme. Les humains étaient si puérils, ils se pensaient sans morale, alors qu’ils en avaient tous une. Et ceux qui ne voulaient pas se faire à cette vérité finissaient toujours pas en souffrir. L’homme – l’idiot – avait tout mis sur le dos de son animal. Bien entendu, Matthew n’avait pas bronché et avait tout simplement acquiescé quand l’homme lui avait donné cette raison. Mais au fond de lui, il riait, oui tant de cet imbécile.

Et ce petit ton moqueur envers son ancien maître avait malgré tout parut à la fin de son récit, et aussi par un petit sourire en coin qu’il n’avait pu refouler en disant sa dernière phrase. ‘Frustré’ le dernier mot, avait semblé – lorsqu’il l’avait dit – créer chez le petit neko une certaine joie, il s’en réjouissait.
Mais la raison pour laquelle il s’en réjouissait n’était pas parce qu’il avait espéré énerver son ancien maître. Loin de là. Mais tout simplement parce qu’il se moquait de cet être qui avait si facilement été irrité par un comportement tout simplement irréprochable. Il se calma un peu, perdant son sourire, baissant à nouveau les yeux au sol, recommençant à glisser ses doigts dans ses cheveux, lentement. Il espérait secrètement que cet homme – peut-être son nouveau maître – aurait moins de conscience que l’ancien. Qu’il serait – tel qu’il le laissait paraitre – mieux que les autres. Parfait pour Matthew, en somme.




[I am late =( Désolé mais ce matin j'me suis levée en retard (fait chier xD) et bref, je sais bien que quand je trouve l'inspiration je peux plus m'Arrêter alors j'ai préféré l'écrire ce soir <3 La prochaine fois je répondrai plus vite promis =) Sinon... J'espère que tout te convient (Niveau écriture et tout xD) Parce que sinon dit le je peux modifier quelques trucs *Veut toujours s'améliorer*]
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MessageSujet: Re: Encore... [Pv ~ Nao]   Mer 3 Fév 2010 - 19:16


    Même si le sang du plus fidèle des serviteurs coulait en les veines de Matthew, il avait bien compris que si une personne méritait la place de maître, c'était bien Nao. Son regard turquoise et froid comme la glace affrontait le sien avec un sérieux inadapté à comparer de la situation pourtant banale. Mais qu'importe. Le banal et le simple ne sont pas visibles aux yeux d'un dieu. Car toute situation à laquelle il se trouve mêlée, devient, par logique, un évènement miraculeux. Et ce, Nao le constatait par lui même. Ce n'était ni du narcissisme ni de l'égocentrisme, juste la réalité, aussi plaisante et agréable soit elle à ses yeux. Il souriait presque, car même si ce neko semblait se réserver, on pouvait lire dans ses grands yeux bleus qu'il était loin d'être un imbécile. Il savait parfaitement ce qu'il faisait, et si une chose est certaine c'est que l'idiot joue mieux l'intelligent que l'inverse... Il suffit pour l'être inférieur de se taire. Mais pour ce qui est du rôle contraire... Un intellectuel joue trop faussement, trop parfaitement, trop... Intelligemment, simplement. Nao finit par parler, et pas de n'importe qui. Makoto. Même si sa force d'esprit était clairement présente, leurs ébats restaient en lui. Il allait le tuer si rien qu'à sa pensée il sentait déjà le désir s'éveiller. Oui, Makoto allait-il mourir de fatigue si il n'avait pas de remplaçant? Il avait déjà l'idée en tête, restait à l'appliquer, et à la faire réussir. Pour cela, plusieurs choses à mettre au point. De là cette demande de conversation... Car n'est-ce pas futile? Ne rien savoir sur son neko, c'est se livrer en pâture à un inconnu qui n'est idiot que d'apparence. Et ensuite, devenir le berné. Situation totalement inacceptable.

    Le chat se permit de sourire pour une première fois. Nao ne broncha pas, il se doutait bien qu'il devait être un des rares humains à réagir de façon aussi parfaite. Logique. Qui d'autre pourrait l'égaler? Il était le seul à pouvoir complaire n'importe qui rien que par des mots, alors trouver une phrase touchante, c'était le niveau un. L'oreille préparée, les yeux fixes, Nao écoutait attentivement la suite. Un maître violent, tient donc. Mais visiblement, là n'était pas le problème. C'était juste que ce dernier manquait de fierté et d'honneur. Pitoyable. Nao pensait à son père... C'était pareil. Il l'avait accusé de meurtre, même, ne songeant même pas qu'il était le fautif. Il y a ceux qui renient, ceux qui regrettent. Notre grand homme n'était d'aucune de ses sortes. Non, lui, il était de ceux qui domptent. Ceux qui connaissent et acceptent leur violence, sans forcément la maîtriser. C'était le seul problème. Et parfois, il allait trop loin. Parfois, souvent, il détruisait trop et regrettait alors. Mais étant devenu un professionnel en matière d'excuses, il avait finit par vivre avec cette "maladie", apprenant petit à petit à la maîtriser de mieux en mieux. Bien entendu, quelques fois, il explosait sans raison, et dans ces cas là, par après, ce ne sont ni les larmes ni autre chose. Juste le sexe. Parce qu'il fait tout oublier, parce qu'il remet les esprits de Nao à leurs place...

    Mais pour en revenir à notre neko, ce dernier aurait pu avoir un sympathique résultat pour son élocution. Mais nous ne sommes pas en cours. Nao ne bougeait pas d'un cil. Il avait eut raison, cet animal était un peu comme Makoto, il avait appris à vivre dans son univers, tout en acceptant la culture. Pourtant, il y avait une différence énorme; l'un obéissait, puis agissait aux limites de l'acceptable. L'autre obéissait, encore, et encore, sans jamais se troubler. Une sorte de jouet sans piles. Voilà qui promettait. Un sourire en coin, puis une réponse claire et franche;

    -Je compte t'acheter. Mais j'ai une condition.


    Il s'approcha de la cage, prit les barreaux de ses deux mains et posa son visage non loin de celui de l'animal. Il était sérieux, le regard presque strict. Dans sa tête, tout un plan s'échafaudait. Il savait maintenant que par la violence, ce garçon était tout aussi obéissant que d'habitude. Il était donc parfait pour lui. Maisla réclamation était assez évidente, de sa part à lui :

    -Je te demande d'obéir, pas de jouer les débiles profonds. Puis, un fin sourire narquois prit naissance; J'aime philosopher, Puis dans un murmure : ...Même au lit.


    Nao s'écarta ensuite d'un geste brusque et dit d'une voix forte et claire qu'il achetait le soldé. Le vendeur, qui les suivait du regard depuis un moment, approchait à pas vifs. Le nouveau maître n'hésitait pas à fixer de ses yeux son nouveau neko. On voyait clairement qu'il n'était pas doux, qu'il n'était pas ce qu'il pouvait paraître. Mais pour ce jouet ci, il fallait tout montrer plus rapidement. Afin qu'il n'y aie surprise que quand le bon côté apparaitrait. Pas l'inverse. Pour Makoto, c'était la découverte. Ici, tout est prévu d'avance, calculé. Connaissant l'énergumène, le marchand revint avec les clefs et ouvrit la cage. Il encaissa l'argent et partit sans même rien dire, sans même rien faire. Nao ne le remercia pas. Ce n'était pas utile. Il s'approcha de la porte ouverte et mis ses mains en poches. Il attendit de voir le petit être face à lui, puis lunatique qu'il était, demandait, d'une voix calme et vide de tout sentiments.

    -Dis moi ton nom.


    Sans cela, ils n'iraient pas très loin. Puis, surtout, Nao avait envie de mieux le connaître avant de rentrer. Avant de voir Makoto. Puis, ajouta;

    -... Et ta taille, car j'ai justement quelques courses à faire.


    C'est ainsi que lui vint l'idée d'habiller à la fois ce neko, mais aussi Makoto dont il connaissait les courbes. Et pendant ce temps, il pourrait converser avec son nouveau jouet... D'un pas décidé, ils quittaient donc l'animalerie, Nao n'avait pas peur de le voir s'enfuir et ne lui en parla même pas. Contrairement à Makoto, celui là était trop obéissant. A l'idée de s'amuser avec ce corps faible, il sourit, engageant la marche vers le premier magasin de vêtements qu'il connaissait.


[A toi de répondre où tu veux, ici ou magasin.]


Dernière édition par Aikawa Nao le Mar 9 Fév 2010 - 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Encore... [Pv ~ Nao]   Mar 9 Fév 2010 - 17:57

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Encore... [Pv ~ Nao]

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