Un Neko n'existe que pour servir son maitre, enfin, en principe... [ Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -16 ]

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 Magasinage ? ~ Pv Nao

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MessageSujet: Magasinage ? ~ Pv Nao   Mar 9 Fév 2010 - 5:06

Le jeune neko suivait de près les mouvements et les réactions de l’homme, espérant quelque chose de positif, redoutant plus que tout une réponse négative, une claque, un rire… Il n’en avait pas besoin, non, il avait plus que tout besoin d’un peu de reconnaissance. Même froide. L’idée d’être apprécié – enfin – à sa juste valeur remplissait Matthew d’une sorte de joie, qu’il cachait. Il n’eu pas le temps de trop s’en faire sur la réponse de son interlocuteur qu’il trancha tout simplement en lui disant qu’il allait l’acheter. Le chaton ne pu que sauter de joie, m’enfin, à sa manière, restant sobre et relativement calme, il se releva tout de même, posant ses mains sur les barreaux, le fixant avec une lueur dans les yeux. Méchant ou pas, ce maître était maintenant toute sa vie. Il serrait avec douceur les barreaux, n’osant toujours pas regarder son maître dans les yeux, il ne sourit pas non plus, se contentant d’un air surpris, attentif, écoutant la suite.

Quand son maître s’approcha des barreaux, posant ses mains dessus, Matthew eu comme reflexe de retirer les siennes, reculant par crainte, malgré tout. Quelle était donc cette condition ? Le jeune neko fut surpris d’entendre une telle demande. Depuis quand n’étais-ce pas bien de jouer les idiots ? Les anciens maîtres de Matthew avaient – presque – tous aimé cette personnalité facile, inférieure… Mais lui… Philosopher ? Le jeune hybride n’eu pas le temps de bien y penser que l’autre ajouta ‘même au lit’ chose qui n’étonna même pas le petit chaton. Tout, oui bien tout, tournait toujours autour du sexe. Même ça. En guise de réponse, il se contenta de hocher de la tête, signifiant un oui évident. Il ne devait donc pas se contenter de faire le con avec lui ? Ce serait bien plus difficile de rester lui-même, intelligent, logique, déducteur, tout en était ce chaton inférieur… Mais il y arriverait. Il y arrivait toujours.

Lorsque son maître s’écarta de la cage, Matthew, malgré lui, fut surpris de ce geste brusque. Jamais ses maîtres ne l’embrassaient. Jamais ils ne le caressaient. L’on n’embrassait pas un animal à son achat, alors c’était maintenant normal pour Matthew. Il fut tout aussi surpris de voir aussi rapidement le regard de son maître. Il n’avait pas pu l’éviter, puisque c’était totalement voulu qu’il le regarde dans les yeux. Un autre fou, violent, un autre qui le traiterait en ‘objet’ un autre qui le battrait. Matthew n’avait même pas peur de ce genre de regard, en fait, il le cachait merveilleusement bien, ça lui plaisait un peu. C’était un terrain connu et cette violence, cette sauvagerie incontrôlable chez ses maîtres avaient su lui plaire à la longue. Lorsque la cage s’ouvrit, il ne sortit pas tout de suite. Il resta en fait longtemps accroupit dans sa cage, gardant le regard fixe là où il avait croisé celui de son maître. Son esprit vagabondait, il pensait à tout et n’importe quoi, imaginait ce qu’il pourrait lui faire. Fantasme ? Peut-être pas, mais presque. Les paroles de l’homme le sortirent de ses pensées. Il lui demanda son nom, avec une voix froide et presqu’effrayante pour un pauvre petit chaton comme Matthew. Il se releva, décrispant enfin tous les muscles de son corps. Une fois debout, tout son corps déplié, tous pouvaient remarquer à quel point il était maigre. Tremblotant sur ses jambes faibles, il toussota un peu, faiblement. Il garda la tête baissée, tremblant sincèrement devant l’autre, de faim, de fatigue, mais très peu de crainte. Il savait déjà ce qu’il l’attendait.


« Je… Je m’appelle Matthew… Omasaki… Vous pouvez me nommer comme vous le désirez, monsieur… »

Étais-ce vraiment la bonne manière de l’appeler ? Monsieur, c’était si sérieux. Mais le jeune neko avait appris à ne pas demander le nom de ses maîtres. C’était impoli. Il lui donnerait s’il voulait entendre autre chose que ‘monsieur’. Et l’autre question… Sa taille ? Lui-même ne le savait pas. Il portait toujours les plus petits points, et souvent dans les vêtements pour enfants. Il cherchait quelque chose à répondre à son maître, mais il se contenta de faire une moue triste, haussant les épaules. Il se sentait mal de ne pas connaitre la réponse exacte.

« Je crois… Je… Je n’en sais rien… Vous… Hm… »

C’était insuffisant, effectivement, mais c’était tout ce dont il était capable, surtout dans son état, face à cet homme devant lequel il avait du mal à se tenir droit.
Sans attendre ensuite, son maître sortir, et sans se poser la moindre question, Matthew le suivit. La rue, l’air frais, enfin. Il était bien trop heureux d’enfin être sorti de ‘là’ pour penser à se sauver. Il était loyal, c’était un bon animal, et il savait aussi pertinemment que s’il courrait, son maître le rattraperait sans problème. Par contre, celui-ci marchait bien vite, et l’hybride avait du mal à le suivre. Il n’osait pas se plaindre, de peur de vexer son maître, mais chemin faisant, au beau milieu d’un trottoir, ses jambes ne le supportèrent plus et il trébucha. Face contre terre, il hoqueta, honteux, il se releva péniblement, sans faire attendre son maître, il releva la tête, se sentant si sal, si dégoutant. Il était en pleine rue et tous les gens l’avaient vu tomber. Il baissa les yeux, détournant le visage. Ils étaient devant le magasin, mais Matthew avait du mal à se soutenir lui-même. Étais-ce pour cette faiblesse qu’il était si difficile à vendre ? Mais s’il était bien nourrit, si quelqu’un s’occupait de lui, il serait plus fort. Mais pour le moment, il faisait franchement pitié à voir, et avait si, oh oui si honte de lui-même.


« Pardon… »

Murmura-t-il en secouant ses vêtements. Il se contenta de faire un pas vers son maître, lui signifiant qu’il pouvait encore marcher – bien qu’il doive se forcer. En plus de son état physique, son état mental ne faisait que le décourager encore plus.
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MessageSujet: Re: Magasinage ? ~ Pv Nao   Mar 9 Fév 2010 - 21:30


    Il était troublé. C'était évident. Une approche aussi rapide et directe... Le résultat ne pouvait être que celui ci. En même temps, il n'avait pas vraiment le droit de dire quoi que se soit, et donc encore moins de se plaindre de la folie de Nao. Sans doute espérait-il juste avoir un toit, de la nourriture mangeable, ou d'autres luxes que seuls les humains peuvent lui procurer. De fait, mieux valait qu'il se taise et acquiesce, gentiment. Nao parlait sur un ton tranchant et, à sa grande surprise, au lieu se ne pas bouger, le Neko s'écarta. Il était donc encore plus faible qu'il ne l'imaginait? Quel dommage. Mais ce n'est qu'un détail. Il faut aussi savoir que Nao n'a rien de rassurant, alors disons que des deux, le plus humain est le neko. Mais ce qui suivait n'avait pas suffit à déstabiliser l'adorable chaton derrière ses barreaux. Perdre sa débilité devait lui paraître incompréhensible, mais il ne devrait pas avoir trop de mal à réactiver sa cervelle trop longtemps restée silencieuse. Après, la question du sexe était une toute autre chose. Une légère amertume s'était vue dans le regard de son interlocuteur, et Nao ne put réprimer un sourire en coin provoquant; et bien, il semble voir les humains tels qu'ils sont; des bêtes, ne pensant qu'a la reproduction, et à l'argent. Sauf que Nao était différent un en point. Lui, il pensait aussi aux autres. Enfin... Une a deux secondes par jour, en somme. Quand il ne pense pas lui-même. Mais où est le mal? Qu'un être laid, infâme, désire quelqu'un, est certes, une horreur! Mais où se trouve l'infamie ici? Nao se trouve suffisamment attirant que pour penser que ses demandes sont flatteuses... Encore faut-il que ce ne soit que pour ça. Car si le destin l'a fait ainsi, c'est juste parce qu'il ne lui a pas flanquer une seringue dans l'bras, remplie de drogue. Réfléchissons. Pour la plupart des toxico's, humains ayant une vie sans aucun doute morne et/ou horrible, la dose d'héro, les fix, c'est le pied. Dieu à juste décidé que Nao serait un obsédé. Mais pourtant, il est aussi une victime. Victime de son passé, de sa rage, et de son incompétence à gérer le tout et à l'admettre.

    Son regard n'atteint pourtant pas l'animal, lorsqu'il s'écarte. Il devait avoir connu pire. Mais pas mieux. Pourtant, il ne savait pas qu'il connaîtrait les deux à la fois. A la fois une personne qui fait du mal, mais aussi et surtout, qui le fait car c'est ainsi qu'elle est faite. C'est comme un don, c'est une chose que l'on doit accepter sans forcément l'aimer, et dont on doit tirer profit de toutes les manières possibles. Foutu don. Nao se serait bien passé de sa violence, et de son sexe par la même occasion, si seulement l'un ne l'aidait pas à oublier l'autre. Il aurait pu être un type bien, si son père n'aurait pas détruit sa vie. Il aurait pu être sympathique, malgré sa froideur, si sa propre mère n'était pas un débris, un déchet que l'on oublie. Non, il ne pouvait définitivement pas être un ange, car il était l'enfant de l'enfer. Alors, il laissa le chaton affronter son regard, et se dit en silence que ce n'était pas plus mal, qu'il n'ai pas peur de lui. Ce n'était pas de ses airs que l'on devait se méfier. Mais de ses mots. D'ailleurs, il décidait de plus souvent parler de façon claire. Être sans arrêt sur ses arrières, ça allait le tuer à la fin. Et là, face au neko, franc, il se sentait incroyablement bien! Alors autant que ça dure. Autant que ça dure... Ce plaisir d'être affronté du regard par un être minuscule qui n'avouera jamais qu'il adore avoir peur. Et cet être sortait de sa cage, l'air rêveur, la tête ailleurs. Il se mit debout, et les jambes flageolantes, il répondit à Nao. Décidément, il était bien petit. Mais ce n'est pas grave, ça avait un certain charme. Le maître répondit simplement en hôchant de la tête. Matthew, c'était bien. Très bien. La même initiale que Makoto. Mentalement, Nao s'imaginait les initiales accouplées à son nom de famille, formant deux M. A. A ses oreilles, ça résonnait bien. Ça raisonnait comme..."MA propriété."


    Ét, évidemment, il ne connaissait pas sa taille. Il fallait s'y attendre, contrairement à Makoto, Matthew devait être plus souvent enfermé pour être tabassé qu'envoyer faire du shopping avec madame. Il semblait moins débrouillard aussi. Mais c'était sans du à cette image qu'il voulait donner de lui; l'idiot du quartier. Maintenant, ça allait changer! Il sortirait, et bougerait. Nao savait qu'il serait plus attirant une fois qu'il aurait reprit sa pleine forme et son appétit. En parlant de ça, maigre comme il était, le rayon enfant suffirait largement! Mais c'est qu'en plus, il économiserait, avec un neko aussi petit. Pratique.


    Une fois dehors, l'air frais eut sur lui l'effet d'une bonne nouvelle. Le neko semblait bien, sur l'instant, et dans ses yeux brillait une chose qui rappelait à Nao ces soirs où il entendait, par miracle, ses parents se dire des mots doux. C'est la rareté qui crée l'intensité du bonheur... Et c'est dans cette psychologie que le maître s'égara, avançant d'un pas toujours plus rapide, ne pensant qu'à lui et sa rêverie. Mais bien entendu, cela ne dura pas. Un bruit le réveilla, et quand il se retourna il vit son nouvel achat étalé sur le sol, sans aucun doute épuisé. Il le regarda sans bouger, l'air frustré. Quelle mauvaise marchandise. Ce gros crétin de vendeur ne savait décidément pas s'occuper des nekos. Et après, on s'étonne que les maladies se propagent. Vraiment écœurant. L'animal, faible, se releva, tant bien que mal, et marmonna une excuse pathétique. Nao serra les poings. Bravo, on les sauve, et ensuite ils vous remercie en vous humiliant en ville? Quelle utilité, c'est un grand n'importe quoi. C'est même pire que ça. Des foutaises. Putain de foutaises. Et après y'a encore des gens assez cons que pour aimer ces choses là au point de les laisser vivre heureuses? Jamais! Jamais. Les esclaves ne sont là que pour être obéissants, et parfaits. Les pensées de l'humain s'embrouillaient, et il ne put se retenir. D'un pas décidé, il s'avança vers l'animal et c'est avec violence que sa main rencontra sa joue. La gifle était encore faible, à comparer de la vraie force de Nao. Mais il n'avait pu s'en empêcher, alors à part se contenter de retenir sa force, rien n'avait été possible. Rapidement, les gens autour d'eux s'activèrent. Des murmures soucieux s'élevèrent, et Nao lâcha un inaudible :

    -Merde...



    Il grogna intérieurement puis pris brusquement la main de Matthew. Il détestait jouer. Le théâtre, quelle belle merde. Il retint un soupir puis sourit tristement, ses yeux turquoises comprenaient une sorte de gentillesse. Nao tira ensuite la main vers lui, avec le corps tout entier, la glissa dans le dos de Matthew puis s'abaissa adroitement, tandis que de son autre main, il attrapait les faibles jambes et les soulevait. Portant le poids plume comme une mariée, il se contenta de dire;

    -Ouvre ma poche. Mange ça.



    Il y avait une chose essentielle dans la vie de tout homme. La nourriture. Et en cas de chute de tension, Nao avait toujours sur lui une barre chocolatée, un biscuit, de quoi revigorer quelqu'un le temps d'une heure. Il ne mourrait pas d'envie de la manger, et puis, hors de question d'avoir un cadavre sur les bras. Restait maintenant à savoir une dernière chose...

    -As-tu assez d'énergie?


    Car oui, si Matthew était trop faible pour que Nao puisse passer prendre quelques vêtements, il devait le signaler. Aussitôt, ils rentreraient, le temps d'une nuit de repos, ou d'un bon repas. Peut-être son coeur est-il de pierre, mais notre Nao sait tout de même prendre soin de tout ce qui l'environne. Du moins, d'un point de vue purement médical.

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MessageSujet: Re: Magasinage ? ~ Pv Nao   Ven 12 Fév 2010 - 5:25

Tous les gens dans la rue avaient remarqués la chute de Matthew. Un vrai gamin qui ne savait même pas se tenir sur ses jambes. Les gens devaient se dire que son maître – en fait Nao – était un vrai monstre pour laisser son animal se balader dans un tel état dans les rues. Même Matthew le pensait. Pourquoi n’avait-il pas plutôt été chez lui pour lui laisser le temps de prendre une douche, de mettre des vêtements – même trop grands – plus propres et de rencontrer l’autre neko… Ou étais-ce peut-être justement pour ça qu’il n’avait pas été à la maison... L’homme désirait surement connaitre un peu son nouvel achat avant de le présenter à l’autre. Bref, Matthew, honteux, avait fait de son mieux pour ne rien laisser paraitre de son malaise et de son mal. Il n’avait même pas eu son repas aujourd’hui. Oui, son seul et unique repas de la journée. Il maudissait mentalement l’enfoiré qui tenait cette fourrière. Pourquoi étais-ce toujours dans celle-ci qu’il était placé ? Il y en avait tout de même d’autres ? Non ? Il se doutait que ses maîtres connaissaient la réputation de cet endroit et l’y plaçait tout simplement pour qu’il soit maltraité. Les humains étaient si méchants, ils en étaient bien capables ; Le jeune neko en savait quelque chose.

Il observait son maître, les yeux piteux, remplis de tristesse. Allait-il lui en vouloir ? C’était évident, vu la tronche qu’il tirait. Matthew se contenta de baisser les yeux, ne sachant quoi faire pour se rattraper. Il fut si surpris de sentir l’homme s’approcher et le prendre ainsi dans ses bras. Serais-ce de la gentillesse ? Le chaton n’y croyait pas, mais peut-être voulait-il tout simplement bien paraitre.
Troublé d’insécurité lorsque ses pieds ne touchaient plus le sol, l’hybride s’accrocha sans vraiment réfléchir, instinctivement, au cou de son maître, se retenant de trop se coller contre lui. Il devait tout de même éviter d’être trop affectueux. C’était si facile de se rapprocher des gens, et il se doutait que s’il se mettait à ressentir quelque chose pour ce mec, il lui ferait la vie encore plus dure, en jouant avec ce qu’il ressentirait. Non, se dit-il intérieurement ; Ne jamais s’attacher aux humains. Il entendit l’homme lui dire clairement d’ouvrir sa poche pour manger ce qui s’y trouvait. Le neko se contenta d’hocher la tête pour signifier qu’il avait compris. Il glissa ses petits doigts, hésitant, vers la poche du veston, y glissant à peine sa main attrapant faiblement la barre de chocolat. Soudainement heureux, il approcha l’emballage de sa bouche, restant accroché d’un bras à Nao, il l’ouvrit avec les dents, mordant sans même se retenir dans le chocolat. C’était si bon, il n’avait rien mangé d’aussi délicieux depuis un bon moment ! C’était bien entendu les plus petites joies qui rendaient son existence vivable. Et cette barre en était une !

Il se souvenait vaguement des meilleurs repas qu’il avait mangés. Certains étaient plus que délicieux, et il appréciait toujours d’avoir de la bonne nourriture. En fait, il appréciait, comme un humain, tout ce qui était sucré, tout ce qui était ‘excellant’ et d’ailleurs, c’était pareil pour tout. Il ne chialait pas s’il devait dormir dans un endroit qu’il n’aimait pas, mais préférait de loin les grandes maisons… Quelle princesse. Le nouveau maître lui demanda s’il avait suffisamment d’énergie ; Certainement pour continuer le chemin et faire les achats qu’il désirait faire. Matthew ne s’interrogea pas bien longtemps avant de hocher doucement la tête, d’un mouvement lent, encore un peu hésitant. Il n’en était pas bien sur, comme il était encore dans les bras de Nao, ne touchant pas au sol, ne devant pas se soutenir, mais l’énergie procurée par cette barre – énergie tout aussi mentale que physique, une sorte de motivation – lui semblait suffisante. Il devrait pouvoir le suivre correctement maintenant.

Les gens autour d’eux continuaient leur route, en bavassant toujours – quelques murmures sur eux ne purent échapper aux oreilles de l’animal – sur tout et n’importe quoi. Matthew détestait devoir écouter les commentaires des gens, il en avait assez de ses propres démons pour ne pas en plus devoir s’attarder sur la vision des gens sur lui. Tout ce qui l’importait, pour le moment, c’était de plaire à cet homme. Les autres gens, il n’en avait rien à faire. Sauf bien entendu si Nao désirait qu’il se montre sous un meilleur jour en public.
Il leva lentement les yeux, observant le visage du maître, espérant secrètement – et inutilement – qu’il le porterait encore. Quelle demande idiote, il se doutait bien que l’autre ne le garderait pas ainsi comme un enfant dans ses bras toute la journée. Soudainement, en observant pensivement son visage, il se rendit compte qu’il ne l’avait même pas encore remercié pour sa barre de chocolat. Quel ingrat faisait-il ! Il entendait dans sa tête répéter encore et encore qu’il n’était qu’un insolent, qu’il était si peu reconnaissant. Il ferma les yeux un moment, tout pour les faire taire, ces sales voix… Il les rouvrit rapidement, souriant doucement, faiblement, plutôt, tout simplement pour mieux paraitre. Il lui était si reconnaissant, il méritait bien un sourire. Et c’était en souriant un peu – forcé – que le chaton finissait par vraiment avoir envie de sourire.


« Merci monsieur pour la nourriture. »

Et malgré le faux dans son sourire et dans son air ‘heureux’ il le remerciait vraiment. Il aurait, en fait, aimé le remercier de l’avoir sauvé, de l’avoir sortir de là… Mais il ne voulait pas paraitre trop reconnaissant pour une telle chose alors qu’il ignorait – en fait, il le savait – ce qui l’attendait. Il frissonna, entendant un passant murmurer qu’il faisait pitié ‘ce petit neko’ dans les bras de son maître. Pourquoi tout le monde disait sans cesse qu’il était faible ? (Il se posait vraiment la question sans se douter que c’était tout simplement parce qu’il l’était). Cet homme – contrairement aux autres – avait dit assez fort ce qu’il pensait de la situation, et Matthew craignait maintenant la réaction de son maître. Il avait si peur qu’il le lâche et le laisse tomber au sol, la chute serait courte mais la douleur bien présente. Il n’aimait pas tomber ; Il n’aimait pas le vide.

« Vous pouvez me déposer, si vous voulez… »

Mieux valait prendre les initiatives là-dessus. Il voulait lui sembler sur de lui-même, pour lui assurer qu’il était en forme. Son maître ne devait pas le prendre pour quelqu’un qui ne savait même pas se tenir debout ! Il devait bien lui montrer qu’il n’était pas toujours aussi impotent ! Il désirait qu’il parle de lui comme il avait précédemment parlé de son autre hybride. En bien, en se disant qu’il en était bien heureux… Et ainsi, Nao ne le renverrait pas à la fourrière et il serait satisfait de son achat.

Matthew sourit intérieurement en se disant cela ; satisfait. Peut-être même l’apprécierait-il au bout d’un moment… (Bien entendu, Matthew restait naïf sur bien des choses)




[Pardon si c'est bourré de trucs mal formulés j'me suis pas relue ^^'' Je me reprendrai la prochaine fois >~< (Mais bon je crois que c'est pas trop mal)]
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MessageSujet: Re: Magasinage ? ~ Pv Nao   Ven 12 Fév 2010 - 21:08

    [T'as zappé l'épisode de la gifle, mais c'est pas très grave mdr. J'pense pas nécessaire qu'on entre dans le lieu "Magasin", si jamais.]


    Faible, innocent, adorable certes, mais presque pitoyable. Son regard pinça le cœur pourtant bien peu sensible de Nao. Il y voyait la confusion, l'appréhension, sans doute l'inquiétude. C'était un sentiment qu'il connaissait, ô combien de fois il l'avais ressenti. Lorsqu'il le giflait. Lorsqu'il le frappait. Lorsqu'il lui hurlait à la gueule les pires mots du monde. Quand on a un fou comme père, on a qu'une seule peur; Lui ressembler. Et si une chose, une seule, avait été transmise dans sa famille, Nao aurait tout voulu plutôt que ça. Mais ce fut la colère. Comme passant d'un cœur à un autre, il du accepter ce présent. Un don qu'il a haït pendant des années. Mais qui désormais lui offrait eut-être la possibilité de changer, un jour? Car si Nao peut ressentir l'envie, l'espoir, la nouveauté, la grandeur, la gentillesse, la générosité,.. C'est bien grâce à toute cette haine. Elle le détruit, lui et ses proches. Mais quand l'image de sa mère lui revient en mémoire, il comprends sa maladresse, et devient alors plus humain. Peut-être n'est-ce qu'une apparence, ou peut-être est-ce l'excuse dont il se sert pour ne pas admettre que lui aussi, peut être quelqu'un de bien? Mais être quelqu'un de bien, pour Nao, c'est mal. Être sympathique, serrer la main aux gens, et parler avec douceur, c'est avant tout les critères du meilleur débile qui soit. Si l'un est extrême, celui ci est du bord opposé. Balancé entre sa rage, et son humanité, il décida de ne pas choisir, et d'être ce qu'il faut quand il faut.


    Une fois contre lui, Matthew se rapprocha, sans doute pour se sécuriser. Nao sourit intérieurement, cette petite tête chaude lui procurait du bien. On peut dire ce que l'on veut, même si c'est une personne qu'on aime pas forcément, ce genre de contact est toujours agréable. Les cheveux du neko chatouillaient son cou, et le visage sur proche semblait si frêle qu'on avait l'impression qu'il s'agissait d'une poupée. Nao réfléchit un instant, il est vrai que comme avec Makoto, manger et se vêtir aurait été le mieux, mais dans ce cas ci, l'animal devrait patienter. Hors de question de craindre une mauvaise réaction de l'un des deux. Mieux valait bien connaître ce nouveau venu. Nao n'avait juste pas vraiment prévu qu'il soit à ce point faible... Le marchand avait-il ses favoris? Difficile à croire. Est-ce peut-être dû à sa carrure? Sans aucun doute... Soit, les fins doigts se glissèrent dans sa poche, et il vit les yeux de Matthew briller à la vue de la barre chocolatée. On aurait presque dit... Qu'il avait Jésus devant les yeux. Mais le plus épatant allait suivre! Il dévora la barre avec un appétit que Nao lui même n'avait jamais eu! C'était à la fois peu poli et peu agréable à regarder... Du moins pour les autres. Car vu de Nao, c'était juste un chaton qui dévorait son repas, tout en se pourléchant, c'est à dire, une peluche adorable. Il n'était pas du genre à s'attendrir, mais il n'avait jamais vraiment eut de Neko, hormis Makoto, qui est plutôt quelqu'un d'assez froid, du moins à comparer de cette boule de poils digne d'un véritable animal de compagnie. Donc, il constatait, ravi, mais inquiet pour sa propreté, que son nouvel achat mettrait un peu de vie dans le morne quotidien des deux autres. Sincèrement, il comprenait encore pourquoi il l'avait giflé, mais se demandait si il devait toujours en arriver là pour ensuite éprouver un minimum de compassion? De toute façon, ces instants rares l'aidaient à mieux comprendre le fonctionnement de monsieur tout le monde, ce qui aurait été une gageure, auparavant.

    Évidemment, l'hésitation se marquait dans la réponse de Matthew. A quoi d'autre pouvait-on s'attendre? Il ne pouvait pas vraiment réagir. Nao soupira et réfléchit... Que faire? Mais à peine voulut-il réfléchir que les grand yeux bleus se fermèrent. Tient? Un problème? Un sourire, puis, un merci. Nao ne répondit rien. Il n'avait rien à répondre. Une barre de chocolat, pour lui, c'est rien. Mais quand il s'agit d'un neko cadavérique qui s'écroule en rue, ca devient carrément un Messie. Alors, après, les remerciements... Disons que ça coulait de source. Mais Nao ne pouvait pas dire "De rien", pour lui ce n'était pas rien... Enfin bref, il aperçus le magasin de vêtements, plus loin, et se dit qu'il allait prendre beaucoup de tailles uniques... Comme ça, ce serait rapide, et après ils pourraient aller manger dans un snack. Cela éviterait une rencontre malencontreuse ou une nouvelle chute de tension. Mais dans le fond, était-ce si bien de le faire manger d'un coup? Nao était cultivé. Il savait qu'un poids plume pareil avait dû être mis à un régime sec. Ce qui signifiait que son estomac avait rétrécit. Si il lui offrait un bon repas, et qu'il partait aussi vite que le chocolat, le retour en masse aux toilettes, c'était le résultat le plus probable. Mieux valait opter pour de petites quantités, fréquemment. Dans ce cas, après le magasin, un sandwich peut-être?

    Le coupant dans sa brève réflexion, un inconnu n'hésita pas à lâcher de façon audible une remarque déplacée. Nao se contenta de lui lancer un regard noir; ses quelques centimètres de plus que la majorité de la population suffisaient à faire taire pas mal de cancans. Mais le fait était là, c'était assez pitoyable. Mais avant de dire quoi que se soit, le neko entreprit de descendre. Du moins, peut-être ne le voulait-il pas, mais la demande était faite. Nao s'abaissa doucement et lâcha délicatement les frêles jambes. Une fois debout, il lui tendit son bras ;

    -Tu devras te contenter de ça. Je marcherai moins vite.


    Nao parlait sur un ton autoritaire, comme à son habitude, mais pas forcément agressif. Il avait bien compris qu'il tenait entre les mains un vase de porcelaine d'une grande beauté, et qu'il ne pouvait l'user qu'à force de le rendre plus beau encore. La patience serait un point sensible. Mentalement, biensûr, il resterait le même. Mais sans doute devrait-il canaliser sa colère en cris et engueulades, le temps que l'animale remette d'aplomb.
    Soit, leurs pas les avaient tout de même déjà menés dans la boutique. C'était un magasin pour Neko, et l'utilité de leurs affaires étaient, par exemple, des pantalons dont l'arrière avait prévu l'espace nécessaire pour la queue des chats. Quand on y pense, pour un bout de tissu en moins, le prix monte énormément! Mais qu'importe. Nao poussa la porte d'entrée, et aperçus, au fond, le rayon enfant. Bien, Makoto, rayon homme, il devait y avoir pas mal de vêtements classiques... Mais chez les enfants, c'était particulièrement coloré. Matthew en rose paillette, pas top. De fait, il s'avança et commanda;

    -Prends cinq ensembles de ton choix. Et un pyjama si tu veux. Pas trop chers. Puis rejoins-moi.


    Bon, c'est clair, Nao ne faisait cela que parce que l'autre rayon était très proche, histoire qu'ils puissent se voir, se surveiller. Il lâcha donc le bras de son neko pour se diriger quelques mètres plus loin. Prenant quelques vestes, chemises, au passage. Son regard allait et venait, d'un vêtement à l'autre, attendant le retour du neko. Il se murmura alors à lui même;

    -Pitoyable, pitoyable, c'est plutôt Objet fragile qu'ils auraient dû noter... C'est qu'il me rendrait presque sympa celui là... Merde...!


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MessageSujet: Re: Magasinage ? ~ Pv Nao   Mer 17 Fév 2010 - 0:57

[Omgg la gifle ._. Je l’ai complètement zapé u_u Bref je vais faire un petit retour là-dessus pour pas trop péter l’ambiance xD Je crois que j'me suis pas trop mal démerdée avec mon Rp s'te fois... Mais j'suis Off ces temps-ci désolé de mettre du temps ; Très occupé ^^'']

Son maître ne lui semblait plus trop fâché, bien que la gifle le lançait encore… Matthew avait préféré l’ignorer, comme il se doutait que ce n’était qu’un simple début. Il n’était pas trop du genre à se plaindre, par ailleurs, il ne l’avait pas raté et le chaton pouvait imaginer sa joue toute rouge, et peut-être même pouvait-on y distinguer les traces des doigts de l’homme. Les marques du genre ne restaient jamais, par chance, c’était mieux que les habituels coups de bâton ou de ‘tout ce qui leur tombe sous la main’. Le neko avait préféré se montrer entièrement passif face au coup, comme il en avait d’ailleurs d’habitude, se doutant que s’il pleurnichait l’homme serait soit plus violent, soit plus doux. Inconsciemment, ce qui redoutait le plus, c’était le deuxième choix.

Lentement, il s’habituait maintenant à être dans ses bras, totalement soulevé de terre. Ça devenait même un rien agréable, malgré la froideur de son maître. S’il y avait bien quelque chose qui savait toujours amuser Matthew, c’était quand les hommes qui lui servaient de maîtres s’adoucissaient. Pour le moment, celui-ci cachait toujours ses vraies envies, sa véritable force, sa rage. Le neko se doutait que la gifle de tout à l’heure n’était qu’une parcelle de ce qui l’attendait, et se retenait de rigoler en se demandant pourquoi il ne l’avait pas frappé. Tant de choses qu’il ne comprenait pas, mais peut-être étais-ce par gentillesse ? Non. Bien que Matthew lui ait dit être capable de marcher seul, il regrettait déjà ses paroles, serrant un rien plus fort ses bras autour du cou de l’homme. S’il pouvait maintenant rester dans cette position, il en serait bien heureux. Il était si fatigué qu’il s’en dormirait surement dans ses bras. Sauf que l’homme le déposa tout de même, et dès qu’il eut les pieds au sol, le neko se remit à trembloter sur ses jambes. Rien de bien grave, un petit tremblotement presqu’imperceptible. Il se releva un peu, se secouant un peu. Il tenait maintenant en boule le petit emballage de la barre chocolatée dans sa main, tirant avec l’autre une mèche de ses cheveux qui descendait contre son cou.
L’homme lui tendit son bras, qu’il prit sans hésiter. Il devait tenir, bien entendu. Ils marchèrent jusqu’au magasin, qui n’était plus bien loin, d’un pas plus lent. Pourquoi l’homme faisait-il tant de compromis ? Serait-il plus gentil que Matthew l’avait évalué ? Adoucit, il était bien plus vivable que les autres… Bien que d’une froideur qui glaçait le sang du neko. Mais peut-être étais-ce différent dans d’autres situations – bien entendu plus ‘personnelles’ si l’on peut dire – m’enfin, Matthew l’espérait, car un bloc de glace comme lui n’avait rien de bien amusant… M’enfin, les nekos ne devaient pas se soucier de cela.

Une fois à l’intérieur du magasin, le jeune neko était enfin un peu heureux. Des vêtements partout, propres, si beaux. Il en oubliait la faim et la douleur, il en oubliait même qu’il était fatigué. Se contentant de froidement lui dire quoi faire, l’homme partit de son côté, laissant Matthew libre dans le petit endroit. Bien entendu, il ne pouvait se sauver. C’était une évidence, mais à la fois, cette liberté, même restreinte, était la preuve que le maître n’était pas si méchant que ça. Enfin, c’était ce qu’avait en tête à l’instant le neko, alors qu’il se dirigeait vers le rayon enfant. Avec lenteur, bien entendu, il tassait chaque vêtement, observant la couleur, le tissu, et le prix. Ses fins doigts glissaient sur les chandails, alors qu’il les fixait, pensivement. Il était bien heureux de pouvoir choisir ses vêtements et en fait d’en avoir, mais il ne le laissait pas trop paraitre. Il grimpa sur une petite étagère, tentant d’attraper un petit pull bleu grisonnant trop haut pour lui. Assez agile, il l’atteint sa problème – et sans faire tomber l’étagère. Il choisit ainsi cinq ensembles ; Ses favoris. Certains pour les temps plus chauds, d’autres pour les journées où il ferait froid. Il appréciait plus que tout les vêtements douillets, longs et chauds. Et malgré les couleurs presqu’agressantes que comptait le rayon enfant, il trouva son bonheur dans les pastels et les plus gris. Il avait maintenant une panoplie de vêtements dans les mains, tous abordables selon le neko qui avait appris – avec son dernier maitre – à faire des compromis sur les prix. Un vêtement ne devait pas valoir trop cher, sinon c’était du gaspillage d’argent, selon l’autre homme. Matthew termina dans un rayon différent, pour son pyjama, prenant un petit pantalon de coton, ainsi qu’une camisole qui lui semblait grande, mais il en aimait bien la couleur, et se doutait qu’il ne porterait pas bien souvent des vêtements au lit.

Rapidement, il alla ensuite rejoindre son maître. Il ne pouvait s’empêcher de sourire un peu, adorant ses nouveaux vêtements. Il bougeait légèrement, ne sachant pas vraiment si l’homme voudrait lui faire essayer avant de les acheter ou s’ils partiraient tout de suite. Il regardait le visage, toujours aussi méchant, de celui qui l’avait sauvé, ne s’attendant pas vraiment à le voir sourire.


« J’ai terminé… Est-ce que les vêtements que j’ai choisis vous conviennent ? »

Le jeune neko avait mis un bon bout de temps à choisir, comme toujours, il avait été très lent et il espérait ne pas avoir trop fait attendre Nao. Ce dernier ne devait pas être doté d’une grande patience, Matthew s’en doutait. Il tendait maintenant la pile de vêtements vers l’homme, pour qu’il en examine les couleurs et les prix surtout. Le chaton craignait toujours choisir quelque chose dont le prix était trop élevé. L’air de rien, il avait même du mal à tenir ses achats. La force lui manquait beaucoup et les quelques vêtements lui semblaient être aussi lourds qu’un altère. Ses yeux étaient, cette fois, suppliants. Il ne voulait surtout pas devoir rapporter l’un ou l’autre des morceaux qu’il avait choisis. À bout de force, il les déposa sur le comptoir, pour que l’autre puisse à sa guise les observer s’il en avait envie.

« J’ai pris cinq ensembles et un pyjama. Comme vous me l’aviez demandé. »

C’était une habitude, il ne le faisait pas que par plaisir ; Dire tout ce qu’il avait fait. Lorsque son maître le laissait seul, il avait appris ensuite à devoir détailler chacune de ses actions. Avec Nao, il donnait un minimum de détail, cherchant à savoir si cette habitude lui plaisait ou pas. Comme c’était ennuyant de devoir toujours tout recommencer au début ; Connaitre par cœur un nouvel homme, apprendre chacune de ses manie et chacun de ses désir. Le vendeur du magasin, non loin, les observait, attendant avec impatience de voir le fric, inévitablement, les vendeurs étaient tous les mêmes. Tirant les manches de la chemise blanche – tachée aussi, d’ailleurs – qu’il portait, Matthew avait une telle hâte de pouvoir enfin se laver. Il aurait moins honte face à son maître et il pourrait porter ses nouveaux achats. Il avait aussi bien hâte de voir où il vivrait. Se posant tout pleins de questions, comme ‘où dormirait-il ?’ car il imaginait bien que l’autre neko, le premier, dormais dans le lit de Nao. Serait-il jaloux ? Surement, il ressentait déjà une certaine ‘haine’ si l’on peut dire envers son semblable ; Qu’il ne connaissait même pas encore. Il savait qu’il serait surement le deuxième et ça le mettait légèrement en colère. Il voudrait dormir dans le lit de son maître, et être celui duquel il s’occuperait le plus, celui qui aurait droit à tout – même les choses peu agréables. Il n’arriverait surement jamais à bien apprécier Makoto pour cette jalousie maladive qu’il cachait derrière une soumission parfaite.
Il savait, par intelligence, que s’il se mettait à détester ouvertement l’autre Neko, Nao n’en serait pas très ravi. Il se débarrasserait de l’animal lui posant problème, et Matthew ne serait pas plus avancé…

Intelligence, oui, mais bien entendu, il n’était qu’un Neko qui n’avait eu qu’une très pauvre éducation. Il avait surement un bon Qi naturellement, mais chose qu’il n’avait jamais pu cultiver. Savoir compter ou lire les étiquettes, c’était bien déjà ça. Savoir parler, et même lire, un tout petit peu, c’était bien aussi. Mais le fait de ne pas pouvoir être ‘parfait’ comme un humain énervait parfois Matthew. S’il était né sans ces sales petites oreilles et cette queue sans importance, il aurait surement fait de grandes études. Il aurait aimé, ah tant aimé pouvoir être quelqu’un. Lorsqu’il y pensait, la nostalgie s’emparait de lui. Juste le fait de regarder les prix sur les étiquettes de ses morceaux lui avait donné un certain moral. Il avait même, juste pour le plaisir de pouvoir le faire, additionné les prix mentalement, remontant un peu son estime en faisant s’éloigner les vilaines voix.
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MessageSujet: Re: Magasinage ? ~ Pv Nao   Jeu 25 Fév 2010 - 19:58


    Matthew n'était visiblement pas un neko comme les autres. Non seulement il ne réagit pas à la gifle, mais en plus il sembla ne pas s'en inquiéter. Toute personne normalement constituée n'aurait vraiment pas aimée ça, quelque soit la réaction fournie. Mais dans le cas présent, le néko ne réagissait tout simplement pas. Nao préféra faire comme si c'était dû à son manque d'énergie. D'ailleurs, c'était peut-être ça, la cause. Avouez, un être à moitié cadavérique, ça ne devait pas avoir les idées tout à fait claires. Et puis, d'un autre point de vue, cela réjouissait Nao, qui se sentait soulagé. Si ses réactions étaient toujours aussi agréables, au moins, voilà un néko sur lequel sa violence ne poserait aucun soucis. C'est ce qui s'appelle avoir la conscience tranquille, n'est-ce pas? Qui n'en rêverait pas. En tout cas, quand le maître s'apprêta à déposer l'animal fragile sur le sol, ce dernier semblait réticent. Apprécierait-il d'être traiter comme une princesse? Mais il n'avait pas le rang adapté pour ce genre de gout, quel dommage pour lui. Surtout que Nao n'allait pas le porter toute la journée comme ça! Ce n'était que dans l'unique but de ne pas avoir l'air mauvais en public, rien de plus. Quant au bras qui suivit le mouvement, c'était pour éviter d'avoir un mort dans les pieds dans les minutes qui suivaient. De plus, Nao n'était pas fondamentalement que méchant. Il avait une part de sympathie lointaine, qui faisait de lui un être humain. N'oublions pas ça. Même si cette part était infime. Le neko observa Nao comme si il était le bloc de glace qui avait fait couler le Titanic, en personne. L'humain soupira discrètement et ils parvinrent enfin dans le magasin. Il était temps. Nao donna ses ordres, puis partit de son côté


    Le néko obéit sans broncher et fit avec précision ce qu'il avait à faire. Pendant ce temps, lui même faisait ces petits achats. Il se marmonnait son incompréhension. Ce Matthew était comme la peluche que l'on donne au gamin rebelle de l'école. En gros, le seul être qui ne subira pas trop de violence. Sacré veinard. En attendant, il déchire la morale du gamin, qui ne comprend pas trop cet attendrissement soudain. Mais ici, Nao n'est plus un gamin. Il se peut qu'il arrive à récupérer les rênes. Tout va bien, dans ce cas. Un autre soupir, et Nao avait déjà tout ce qu'il fallait. Ne cachons pas qu'il avait sélectionné des vêtements qui étaient aussi faits pour rendre Makoto plus beau encore. Sans doute parce qu'il le désirait, mais aussi parce que c'était une nouvelle façon d'apposer son "territoire". Enfin soit, le petit neko revient à ses côtés, et Nao observa rapidement ce qu'il avait choisit. C'était bien dans son genre, oui. Une vrai petite femme celui là. Bah; de toute façon il fallait bien quelqu'un comme ça dans la "famille". Nao regarda unedernière fois le teint pâle du neko. Il s'approcha de lui et s'abaissa même un peu, de façon à ne pas être trop grand. Il posa simplement sa main sur sa joue :

    -Tu as beau sourire, ta tension restera toujours aussi basse. On essayera tout ça à l'appart'. Au pire, on pourra les échanger. N'est-ce pas?


    Finit-il en ce tournant vers le comptoir ou se trouvait une caissière au sourire commercial. Elle acquiesçait. Nao était un futur avocat, et elle le savait. Qui ne le savait pas dans cette rue. Qui ne remarquait pas un géant de deux mètres qui casse tout le monde sur son passage. C'était pas la meilleure des popularités, mais parfois il vaut mieux inspirer la crainte. Le neko posa les vêtements sur le comptoir. Nao ne les regarda pas, mais observa les prix. Il savait qu'il aurait le temps de regarder le reste plus tard. Il calcula brièvement le total et posa ses choix à côté. La jeune femme s'activa et passa chaque code barre avec rapidité. Soigneusement, elle retira les anti-vols et rangea le tout dans deux sacs. Nao paya par carte, question de facilité. Il en avait pour une quarantaine d'euros, ce n'était pas si cher. La vendeuse les remercia, puis l'humain s'empara des deux sacs avec une seule de ses mains. Il tendit l'autre à Matthew.

    -Bon, dépêche toi.


    A force, Nao finissait par avoir presque peur que le neko fasse une chute de tension effroyable. Il était d'une fragilité constante, contrairement à Makoto qui aurait pu tenir un moment comme ça. Il avait bien du mal à se presser, pour ne pas bousculer le petit neko, mais son pas restait rapide et impatient; il fallait absolument qu'ils rentrent à la maison. Une fois en dehors du magasin, Nao parla. Il sentait qu'il devait le faire, non pas par conscience humaine, ni pour une autre raison du genre, mais simplement parce qu'on lui avait appris en psychologie qu'il valait mieux prévenir que guérir. Son nouvel achat semblait intelligent, mais il n'en restait pas moins une personne avec ses qualités et ses défauts. Il ne pouvait pas deviner ce que son maître désirait par divination. Nao était une brute, mais il savait, entre deux colères, réfléchir un tant soit peu.

    -Tu pourras sortir. Le temps que je crée le collier. Mais tu devras me dire ce que tu as fais. Je pourrais le vérifier. Pas besoin d'en faire autant en public. Aussi, a cette heure, Makoto sera aux courses. Tu auras donc le temps de visiter, et de te remettre en état.


    Nao avait été, d'après lui, suffisamment clair. Il acceptait la façon de faire de Matthew, mais voulait que cela reste purement privé. Question d'image. Enfin soit, une fois arrivés au pied du grand immeuble, Nao se rendit compte que ses deux mains étaient prises. Et, dans un sens, lâché le neko était un risque de le voir s'écrouler comme un chateau de cartes. Il lui demanda donc, d'une voix neutre :

    -Prends mes clefs, dans ma poche. Ensuite, on prends l'ascenseur. Tout en haut. Pareil pour la porte de l'appartement. Et tu as le droit de te dépêcher, surtout si c'est pour te changer.


    [Tu peux répondre dans l'appartement de Nao ;]]
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Magasinage ? ~ Pv Nao

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