
Un Neko n'existe que pour servir son maitre, enfin, en principe... [ Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -16 ] |
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| | This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] | |
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| Auteur | Message |
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Invité Invité

 | Sujet: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Ven 28 Mai 2010 - 10:50 | |
| Tout était fade. Dehors, le ciel s'était recouvert d'une épaisse couche nuageuse, et un épais rideau grisâtre englobait toute la rue. Pas de rayon de soleil perceptible. Nobu plissa les yeux, tentant de voir à travers ce masque de brouillard. Il détestait les temps brumeux. Ils avaient le don de détraquer sa perception sensorielle et il n'appréciait vraiment pas ça. Énervé. Il était de mauvaise humeur aujourd'hui. Plus qu'hier et moins que demain. Comme toujours, me direz-vous. En effet. Il était prêt à attraper violemment le premier venu pour lui abattre son poing dans le crâne pour calmer ses pulsions. D'habitude il évitait de sortir par des temps qui lui rendaient la vie insupportable. Aujourd'hui, il y avait été obligé. Sa chère amie anglaise, Cynthia, n'avait pas eût la chance d'avoir les bonnes grâces de Nobu au point qu'il veuille bien l'héberger. Il l'avait donc casée dans une charmante suite du Tsubasa Palace, histoire de s'en débarrasser pour le moment. Grave erreur. Cette fille était perdue sans lui. Elle ne connaissait personne d'autre. C'était bien sa veine. Il lui avait déjà payé une suite, nom de Dieu, une suite. C'était déjà comme les yeux de la tête, mais en plus il a avait dû aller lui chercher de quoi se changer. Alors imaginez les regards pesants sur lui alors qu'il trainait au rayon des sous-vêtements pour femme. À présent, s'il y avait bien une chose qu'il lui payerait de son plein gré, ce serait un aller simple pour l'autre bout du monde.
Cynthia était sans nul doute une fille gâtée et capricieuse d'une famille riche d'Angleterre. Autrement, elle ne se montrerait pas si fastidieuse avec Nobu. Qui soit dit en passant en avait déjà marre. Cela faisait combien de temps qu'elle était arrivée à Tokyo ? Une semaine, peut-être un peu plus. Sans aucune affaire. Mais malgré cela, il suffisait de voir la soie de ses vêtements de qualité et les bijoux en or qu'elle arborait et qui lui seyaient à merveille. Rien que pour ça, elle énervait Nobu. Ceci dit, il aurait pu lui raccrocher au nez lorsqu'elle lui avait téléphoné. Il ne l'avait pas fait. Peut-être qu'il éprouvait de la pitié à l'égard de cette femme. Sans doute la première fois de sa vie. Il faut dire qu'elle était tellement pathétique que n'importe qui se serait apitoyé sur son sort.
La ville semblait vide. Ses rues en tout cas. Personne. Tant mieux. Il ne manquerait plus qu'une personne croise son chemin pour que son moral ne soit définitivement tué. Non, il n'en fallait pas plus pour que cela arrive. Pire. Il espérait qu'il n'aurait pas le malheur de tomber sur un sale neko, plus il les voyait et plus ils lui étaient insupportables. Comme tout le monde, évidemment. Mais eux plus que n'importe qui d'autre. Leur manière d'être, leur regard, leur seule existence était un véritable supplice pour Nobu qui avait déjà un certain mal à supporter la race humaine. Paradoxal pour un être étant lui-même humain. C'est ainsi. La constitution-même de l'Homme le rebutait. Trop de réflexion pour pas grand chose au final. Ses yeux brillaient comme deux jolies billes bleues bien lisses, il s'humectait les lèvres, détestant qu'elles ne soient sèches. C'était le soir peut-être. Ou bien le matin. Il ne savait trop comment le déterminer. Disons qu'il avait bu la nuit précédente. Et la gueule de bois ça ne lui allait vraiment pas. La fatigue. La rage. La lassitude. Toutes ces choses énervantes s'amassaient et gravitaient autour de lui sans cesse, depuis le début de la journée. Avait-elle seulement commencé la journée ? L'atmosphère lui sembla irréelle, tout d'un coup. Le Tsubasa Palace était juste de l'autre côté de la rue. Il avançait en chancelant, et tout lui paraissait avoir un effet de recul. Plus il avançait, et plus le bâtiment s'éloignait de son champ de vision. Il grogna. Deux secondes plus tard, l'entrée était franchie.
Cette vague de lumière lui fit écarquiller les yeux. Il commençait à faire sombre dehors. Alors évidemment, la puissance des lampes de l'entrée lui agressait la vue déjà suffisamment trouble à cause du brouillard. Il se frotta les yeux, laissant doucement sa pupille s'adapter à la lumière, avec une mine de jeune homme à peine sorti du lit après une très mauvaise nuit de sommeil. Patraque. Négligé. Il avait vraiment tout de l'homme alcoolique, dans cet état. Il se laissa tomber sur un fauteuil de l'entrée, pour piquer du nez et bâiller tranquillement, sous les regards indiscrets du gars de la réception. Sa main agressa la surface du fauteuil, crispée. Il respira un grand coup avant de se calmer. Cynthia l'attendait sans doute. Il ignora le réceptionniste et le laissa ébahi devant son comptoir. Il ne se souvenait pas dans quelle suite se trouvait la jeune femme. Tant pis. Il monta les marches, sans les compter, abandonnant dans un coin le sac qu'il avait pris avec lui, sans raison particulière. Son poing cogna violemment dans la première porte venue. L'adrénaline lui collait aux veines comme de la glu, il aurait bien frappé une seconde fois dans la surface de bois qui lui faisait face. Si, du moins, elle était bel et bien en bois. Ses yeux restèrent rivés un moment sur les chiffres calligraphiques gravées dans la porte, avant qu'on ne l'interpelle. Qu'on ose le déranger de ce petit instant de transe qui n'avait de toute façon pas lieu d'être.
« Excusez-moi ? J'apporte le repas du soir, et vous êtes... en plein milieu du chemin. - Ta gueule. »
Les deux mots prononcés par Nobu eurent presque l'effet de la foudre. Il tourna la tête automatiquement, comme attiré par une force magnétique. L'homme faisait sans nul doute partie du personnel, et comme il l'avait précisé, il amenait le repas du soir. Le chariot qu'il poussait était entièrement garni de plats en tout genre qui dégageaient diverses odeurs délicieuses. Nobu s'avança vers le type, la main posée sur le bord du chariot, la faisant glisser sur toute sa longueur avec délicatesse, les yeux posés sur tous les plats disposés équitablement sur les trois étages du chariot. Tout ça avait l'air d'être un vrai régal. Tant mieux, d'un côté. Le jeune homme souleva le couvercle d'un des plats, sans faire attention à ce qui se trouvait en dessous. Il avait pris le couvercle le plus volumineux, naturellement. Non par intérêt pour le plat en question. Violemment, il abattit la surface arrondie de son arme sur le crâne du type qui l'importunait. Le sourire aux lèvres. Sa phase de mauvaise humeur excessive pouvait l'amener à agir de façon totalement déraisonnable. Et encore, pour le coup, il avait été gentil.
Le blondinet qu'il avait assommé demeura étalé au sol, et Nobu l'éloigna en poussant légèrement son corps endormi avec ses pieds. Il se retrouva à la place où était initialement le pauvre garçon. Devant le chariot. Il réajusta son costard, levant légèrement le menton avec un air hautain. Comme d'habitude, il portait un costard. Il ne portait que ça quand il sortait de chez lui. Toujours avec un modèle différent. Il ne se sentait à l'aise que dans ces vêtements hauts en couleur. Celui qu'il portait actuellement était blanc. Sa cravate arborait un turquoise fade. La veste était sans manches, il n'y avait donc que celles de sa chemise d'un bleu marine qui lui couvraient les bras. Et avec tout ça, il avait l'allure d'un serveur dans un restaurant chic. Pourquoi s'habiller classe pour apporter des affaires à sa protégée ? Qui sait. En vérité, il n'y avait pas de raison particulière. Il aimait ça. L'odeur de son propre parfum refit surface dans ses narines lorsqu'il entreprit de renouer sa cravate.
La porte dans laquelle il avait frappé s'ouvrit. Surprise. Les pupilles de Nobu roulèrent sur le côté pour jeter un coup d'oeil rapide à la personne, sans daigner tourner la tête. Ce n'était pas Cynthia. |
|  | | Dampeyron Mika

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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Ven 28 Mai 2010 - 15:34 | |
| Ses doigts se serrent sur la hanse en porcelaine de la tasse de café infect qu'il porte à ses lips crispées. Le liquide poussiéreux brûle son palais. La boisson trop amer a faillit à plusieurs reprises lui arracher une grimace de dégoût. Heureusement, pour lui, la promesse d'un cognac de qualité est parvenue à lui faire oublier la saveur infâme de ce met. C'est donc, avec un grand sourire hypocrite accroché à son faciès qu'il complimente sa potentielle éditrice sur ses talents de cuisinière. Celle-ci, rougit ostensiblement à ses flatteries. Évidemment, elle ne résiste pas à la tentation et, lui assure de lui préparer quelques biscuits à l'amande pour sa prochaine visite. Ses traits s'affaissent à cette initiative. Il retient tant bien que mal un rire nerveux. Il n'ira certainement pas lui rendre d'autre visite. Une fois sa signature posée sur le contrat, il s'en va et, ne passera plus jamais la porte de son salon de thé rose aux odeurs de pisse de chat. Dire que cette vielle bique à la peau ridée pense réellement qu'il apprécie sa fille. Une jeune bécasse de dix huit ans au parfum d'olive. Si, seulement, cette pauvre femme qui le voit déjà comme son gendre savait à quel point elle se trompait. Kano n'aime pas les hanches proéminentes et les petits seins crémeux. Il préfère les torses virils et les pénis durs. Une vérité peu appréciait dans le monde de la littérature, pourtant, milieu ouvert. D'un mouvement leste, il repose la coupe vide dans l'assiette ouvragée prévu à cet effet. Le tintement cristallin qui en ressort lui arrache un léger frémissement. Des petits doigts potelés s'empressent de venir ramasser le bol vide. Les ongles griffus des menottes sont atrocement long et légèrement vernis. Cela fait smart sans doute. Ses prunelles remontent pour croiser les iris gênés d'une neko à la fourrure blanche. Ses chaussons de bois claquent sur les dalles avec hâte lorsqu'elle sort. Quelle précipitation.
-I believe that i frightened her. (Je crois que je l'ai effrayé.)
''Lily is shy, do not care thus about her.'' (Lily est timide, ne vous souciez donc pas d'elle.)
-Good, and for my book? (Bien, et pour mon livre?)
''Oh, yes, i signed the contract, hold.'' (Oh, oui, j'ai signé le contrat, tenez.)
C'est avec un soulagement non fin qu'il récupère le dossier jaune criard. Dans sa tête, résonnent des trompettes victorieuses. Les feuillets rangés dans son sac de cuir noir, au coté de son manuscrit prêt à être imprimé, ne lui reste plus qu'a prendre très aimablement congé de sa chers collègue...
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''Vous avez mit quatre heures Kinsuke.''
-Vincent, c'est la troisième fois que vous me le répétez. Vous devriez pourtant savoir que les dames du grand monde sont particulièrement, comment pourrais je dis ça sans être désobligeant...insistantes? Chauffeur arrêtez vous là s'il vous plaît.
''Oui, mais...''
ClAC!
C'est le bruit violent que produit la portière de la limousine quand elle se referme à la barbe et au nez du français outré. Kano, lui, se contente de lui envoyer un dernier sourire charmeur alors que, la voiture de luxe se retrouve happée par la file. Il est déjà dix-neuf heures. Sa fin d'après midi gâché par Mme. Jonhson, -sa jupe plissée et ses pâtisseries du diable- ne semble que vouloir empirer avec, l'annonce par message d'un gala ce soir. Un soupire désabusé quitte ses ourlés. Cette nuit, il va devoir affronter la mauvaise humeur de son manager. Il entend d'avance, les remontrances sur sa conduite déplacée. Un mal de tête prématuré le gagne tandis qu'il traverse les grandes vitrées de l'immense hôtel derrière lui. La lumière du chandelier qui éclaire la salle, réchauffe passablement son humeur tempétueuse. Les piliers aux sculptures détaillés soutiennent un dôme de marbre aux dorures dont, le jeune homme adore les reflets riches. Dans sa poche de pantalon en flanelle, son portable vibre avec force. Sa joie momentanée se dissipe. C'est avec contrariété qu'il s'empare du mobile pour affronter un nouveau requin. Les tempes ressorties sous l'énervement, il s'engage dans le grand escalier avec la ferme attention d'en finir rapidement. Ses phalanges impatientes appuient sur le bouton vert. Il inspire puis se susurre: courage.
-Allo?
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Ses annexes mouillés passent à ses épaules son peignoir en soie douce. Le tissu léger vient saillir ses fesses et cuisses avec vulgarité. Ses cheveux imbibés d'eau relâchent moult gouttes transparentes. Ces larmes se perdent dans le plis de ses clavicules, le rond de ses tétons jusqu'au creux de son nombril. Lorsqu'il quitte la salle de bain, celle-ci, fume encore de la douche brulante qu'il s'est vu contraint de prendre pour calmer ses ardeurs. Ne lui manque plus que Charlie pour être entièrement relaxé. Charlie, c'est le petit serveur blond avec qui il s'envoie en l'air à l'occasion. Le garçon en question, n'a rien d'un canon. Ses dents de cheval le dérangent certes mais, un trou reste un trou. La philosophie de l'écrivain est là dessus intransigeante. Ses paumes glissent sur le mur. Un œil septique s'accroche à l'horloge mural qui affiche vingts heures. Plus que deux heures, soit une heure trente pour baiser. Dieu, qu'il en a marre de cela. Il devrait y avoir une loi contre, les fêtes mondaines qui empêchent les bonnes gens de se repaitre de sexe et de cul bombé en paix. Une moue moqueuse nait sur son visage, à l'idée d'écrire un roman sur le sujet. Il risquerait de provoquer quelques crises cardiaques parmi les plumes anciennes (*). Serait-il accusé d'assassinat?
Son cheminement tortueux est arrêté par des coups sourd. Le cœur battant. L'appareil masculin engorgé à l'idée de ses fantasmes lubriques qu'il va pouvoir réaliser, son excitation retombe quant-il ouvre la porte. Il reste dubitatif. Ce n'est pas son amant. Ses sourcils se haussent. Sa main agrippe le bord du chariot qu'il tire vers lui avec brusquerie afin, de faire entrer l'inconnu. Dans ses pupilles dansent la curiosité. Son pouce se pose avec intrigue sur les lèvres pleines de son vis à vis. Un nez en pointe, des pommes hautes, sans compter un habit froissé de deuxième classe. Ce n'est définitivement pas Charlie.
-On dirait que le patron a retrouvé un semblant de goût.
(*) désigne, les grandes personnes du monde de la littérature et surtout, les plus vielles!
Dernière édition par Toshikazu Kano le Jeu 10 Juin 2010 - 10:53, édité 1 fois |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Ven 28 Mai 2010 - 19:47 | |
| Un homme en peignoir. Effectivement, ce n'était pas Cynthia. Il était même son parfait opposé sur tous les points. Même si, d'un côté, on peut difficilement comparer une femme à un homme, physiquement parlant. Nobu l'observa un moment. Ce type sembla perturbé. Comme n'importe qui de normalement formé l'aurait été, après tout. Le couvercle du plat avait fait résonner un grand bruit sourd dans tout le couloir lorsque le brun avait assommé le petit serveur avec. Ce qu'il avait mérité. Sa seule existence lui était insupportable. Il dévisagea le gars en peignoir avec un air mauvais. Étrangement, lui, ne représentait pas un ennui conséquent pour sa petite personne. À l'inverse du petit blondinet. À peine leurs regards s'étaient croisés, Nobu savait déjà qu'il finirait par l'envoyer dans le décor d'un coup de poing. Ses ennemis, il les voyait déjà dès le premier coup d'œil. Celui qui venait de sortir de sa luxueuse suite n'avait pas ce petit quelque chose qui faisait monter la haine chez Nobu. Ce dernier plongea son regard bleuté dans les charmants yeux de l'autre. Mais il n'eût pas le temps d'en placer une que son vis-à-vis avait déjà tiré brusquement le chariot à l'intérieur de sa suite, et Nobu, qui avait appuyé ses coudes sur le bord de ce tas de ferraille, suivit le mouvement en manquant de tomber. Il se retrouva dans une position peu avantageuse, le derrière levé légèrement et dépassant de l'embrasure de la porte, alors que son buste appuyé sur le chariot avait pénétré la pièce. Plié en deux, devant un étalage de bonnes choses et d'un mec en peignoir, ce n'était peut-être pas si mal finalement.
Il se redressa légèrement pour ne pas que son dos ne se coince, ou qu'il ne lui arrive une autre bricole de ce genre, et leva les yeux vers l'homme qui lui faisait face. À peu près de la même taille que lui, les yeux en amande, un visage fin, des lèvres pulpeuses, attirantes... alors qu'il s'attardait sur ces dernières, des paroles s'en échappèrent, qui interpellèrent fortement Nobu. De quoi parlait-il ? Le coude posé sur le chariot et la tête appuyée sur son avant-bras, le brun le toisait un instant, de haut en bas. Il devait être riche pour se payer une suite au Tsubasa Palace. Ce qui expliquait tout. Généralement, Nobu n'aimait pas fréquenter les « pauvres », autrement dit tous ceux qui n'avaient pas les mêmes moyens que lui. Lui-même était un riche héritier et jugeait les gens en fonction de leur statut social et de leur compte en banque. C'était donc naturel qu'il n'ait pas ressenti le besoin d'assommer le type en face dès le début. Il poussa légèrement le chariot de façon à se retrouver entièrement à l'intérieur de la pièce, puis il leva son pied et s'arrangea pour refermer la porte derrière lui avec son talon, au hasard, sans détourner son regard de sa cible principale. Il sentit un doigt se poser sur ses lèvres, mais ne tarda pas à s'en dégager d'un revers de la main.
« Le patron ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler... mais ne vous méprenez pas trop sur mon compte. »
Il lui adressa un rapide clin d'œil avant de se saisir des baguettes qui étaient déposées sur le plateau du dessus. Il était tard, et Monsieur commençait à avoir faim. Comment résister à une étendue de nourriture d'un tel luxe quand on nous l'agite sous le nez de cette façon ? Il constata alors que le plat duquel il avait pris le couvercle pour s'en servir à mauvais escient était garni de sushis. C'était définitivement et sans conteste possible le met qu'il préférait. Le riz utilisé semblait être merveilleusement bien préparé, et ne parlons pas des morceaux de poisson cru disposés sur les gros sushis du côté gauche du plat. Ils brillaient presque à la lumière diffuse de la lampe de la suite. Ç'aurait été inhumain de ne pas répondre aux réclamations de ces magnifiques sushis qui hurlaient depuis dix minutes d'être mangés voracement. C'est une image, bien sûr. Mais Nobu le voyait ainsi. Monsieur était une fine bouche qui savait distinguer la nourriture de qualité aux conserves de supermarché. Il remarqua également la bouteille de vin rouge, et tous les autres plats aux odeurs alléchantes qui ne demandaient qu'à être avalés. C'était tentant. Horriblement tentant.
« Ce repas était le vôtre ? »
Il lui demanda ceci en toute innocence, avant d'attraper adroitement un sushi entre ses deux baguettes, qu'il porta à ses lèvres, humant tout d'abord l'odeur délicieuse qu'il dégageait. Il le glissa ensuite entre ses lèvres d'un geste élégant. Monsieur se permettait de piquer dans un repas qui ne lui était même pas destiné. Eh bien, navré, mais Monsieur le fin gourmet ne résiste que très rarement à l'appel de la nourriture lorsque son estomac hurle la famine. Par dessus le marché, dans sa phrase, il avait bel et bien employé l'imparfait pour signifier que le repas en question était désormais en sa possession. Sa langue passa sur sa lèvre supérieure où s'était posé inopinément un grain de riz. Sa mauvaise humeur s'était évaporé d'un seul coup. Il n'y avait qu'à l'appâter aux sushis pour cela. C'était amplement suffisant, la preuve.
Nobu acheva d'avaler sa portion de nourriture bienfaitrice, avant d'attraper un deuxième sushi. Cette fois-ci, il planta ses baguettes dans le sushi, geste considéré comme maudit par les superstitieux. Avec un petit sourire aguicheur et provocateur, il tendit le bras vers son interlocuteur qui se trouvait de l'autre côté du chariot, effleurant ses lèvres avec ses baguettes. Et rapidement, il ramena son bras de son côté du chariot, avant d'engloutir le sushi. Non, il ne se sentait pas de trop. Il n'avait pas non plus l'impression de squatter ou d'importuner ce monsieur. Nobu avait toujours cru avoir tous les droits sur tout le monde. De toute façon, seuls les fous se retournaient contre lui. La mauvaise humeur du brun était une arme de destruction massive à elle seule. Il n'avait qu'à claquer des doigts pour que l'insecte qui l'importunait ne soit remis à sa modeste place bien comme il faut. Mieux, étant ceinture noire de karaté, il pouvait s'arranger en toute circonstance pour faire subir une chirurgie faciale à quiconque osait le contrarier. Le bonhomme en face de lui ne se rendait probablement pas compte qu'il venait de laisser rentrer un démon humain dans son antre.
« Ce n'est pas la peine de me regarder comme ça... faites donc comme si je n'étais pas là. »
Un nouveau clin d'œil. Nobu avait parfaitement conscience de son charme diabolique. Mais il s'attendait à tout et n'importe quoi de la part de cet inconnu. Et il y avait de quoi. Peut-être. Sans doute. |
|  | | Dampeyron Mika

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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Sam 29 Mai 2010 - 19:12 | |
| ''Ce repas était le votre?''
Son sourcil gauche se hausse plus haut encore. Ses iris suivent avec un amusement certain, la courbe décrit par les baguettes de bois. Leurs pointes se déposent presque avec grâce contre, la bouche sensuelle qui happe le met raffiné. La provocation, c'est un art que notre richissime ami trouve dés plus agaçant quant-il est employé par quelqu'un d'autre que lui même. En revanche, quand ce trait de caractère est utilisé par un serveur sexy en pantalon serré -qui plus est se trouve a à peine un mètre de lui- il considère cela comme une invitation explicite. Son sourire en coin s'agrandit à ce qu'il croit être une autre tentative du garçon pour l'attirer. Sans vouloir être désobligeant, sa technique de séduction manque cruellement de subtilité. Il ne blâmera pourtant pas, un pauvre paysan -de rang secondaire- qui n'aura connu qu'une éducation modérée. De plus, il adore son infime vulgarité. Pour une fois qu'il tombe sur un employé avec un semblant de répartie voir de personnalité; il va en profiter un maximum. Sa main s'étend pendant que ses doigts vont effleurer un sushi au hasard. Il ne tarde pas à refermer sa paume sur l'un d'eux au dédain des couverts. Il se fait instinctivement maître des lieux. Pourquoi? Parce que lui, n'a pas besoin d'être poli dans sa propre demeure. Ses ourlés s'entrouvrent pour accueillir le riz garni d'avocat avec délice. D'un mouvement éloquent, son majeur va appuyer sur le rondelet prédécoupé. La phalange joue de l'articulation jusqu'à ce que la gourmandise disparaisse dans le tréfonds buccale. Celle-ci aspirée un instant au coté de l'aliment quitte les lips envieuses après un léger bruit de succion. Kano apprécie dans un frémissement la saveur de se savoir supérieur. La supériorité, il en a un besoin maladif. C'est un complexe qui lui noue les entrailles depuis que son père a décidé qu'a aucune minute de son existence il ne mériterait de porter son nom. Cette forme pathologique de son caractère est dévoilée par ses attitudes.
Ses annexes trempant dans le plat s'agrippent à une nouvelle friandise qu'il enduit au préalable de wasabi -sauce piquante et sirupeuse d'une couleur verdâtre qui rappelle la guacamol-. Sa dextre libre, elle, se saisit de la cravate ciel entourant la nuque de l'importun. Après, s'être assuré avoir une prise confortable sur le vêtement, il laisse son pouce remonter le long du tissu fin. Ses hanches suivent la cadence et, c'est le sushi encore en main qu'il vient coller son bassin à celui du jolie brun. L'innocence ne sera pas de mise pour la partie futur, n'est ce pas? De ses brins de chair expert il va dénouer le nœud que forme la lavallière au toucher de soie. Il se fait la réflexion momentanée que cela à du être coûteux pour un petit roturier. La sauce qui se met à goutter le long de ses autres phalanges l'alerte. Il s'empresse de défaire les premiers boutons du col de chemise de son inconnu.
-En tant que mon invité, je préfèrerai vous voir en tenu décontracté. N'est il pas? Néanmoins....
Sa voix prend une intonation chaude en comparaison à son souffle froid. Son nez effleure l'oreille de la fleur de macadam. Parce qu'il n'y a que les fleurs de macadam qui se présentent à sa porte avec un chariot. Tout ceci est en réalité, le fruit d'un arrangement personnel avec le patron de l'hôtel. Même, s'il n'avouera pas, avoir souhaité garder Charlie plus longtemps que ses prédécesseurs. Cependant, au vue de ce qui lui a succédé, il ne pourra empêcher son favoritisme de décamper vers un autre horizon. Doucement, il porte enfin, l'encas saucé aux lèvres pâles de son prostitué. Ensuite, sans se soucier de voir s'il l'avale, l'écrivain relâche le morceau de nourriture pour reprendre sa phrase là où il l'a cassé.
-J'espère que tu as conscience que chaque bouchée avalée équivaut, à une gâterie que tu dois payer dument...
Il se retire, les mèches frôlent sa joue. Elles lui apportent la fragrance d'un parfum sucrée. Il tente de ne pas le déprécier. Il est certain qu'une odeur plus épicé irait mieux à l'impétuosité de cet étranger à peine connu. Ses prunelles retournent au plateau repas dont il délaisse les innombrables délices au profit du vin rouge. A l'étiquette légèrement jaunie par les années, le sombre profond du pourpre liquide, il sait déjà que son palais sera délecter par un bourgogne jeune. Les français restent les primeurs du vin. Il a un léger rire moqueur. C'est bien la seule chose pour laquelle ils restent doués. Il fut un temps où il était heureux de se savoir de souche française -grâce à une grand mère né aux alentours de Paris-. Ce n'est plus le cas à présent.
Son dos se courbe tandis qu'il s'abaisse pour prendre deux flûtes et un tire bouchon en cuivre. Lorsqu'il remonte -tout en déposant les verres en attente près des plats- il se demande si, ouvrir lui même le vin, ne semblera pas trop romantique à son gigolo du soir. Il faut dire, qu'il préfèrerait finir leur rencontre sur une note plus animale que tendre. Imaginer le corps en sueur de l'autre déchiré sous des cris inhumains...Ça en est si troublant qu'il entend à peine le plop produit quand le liège saute. Il secoue légèrement la tête pour retrouver une contenance. Ce n'est pas le moment de se perdre dans quelques rêves fantasmagoriques malgré que, ceux-ci soient honteusement charmant. Un soupire d'envie le quitte alors qu'il incline le goulot de la bonbonne pour remplir une première coupe cristalline. La dame jeanne encore dans le creux de la paume, il récupère son verre puis, le porte aux barrière de sa bouche. Il savoure ainsi une ou deux gorgées du sirop juteux avec extase. A la suite de quoi, ses yeux redessinent la silhouette de son interlocuteur.
-Alors, Ma dame aux Camélias, un verre contre notre nuit, ou n'est ce point assez?
Ironie qui a voulue qu'il ai lue, un vieux roman dans lequel ce pseudonyme ravissant fut usité pour désigner une fille de joie. De Alexandre Dumas, 1848 s'il ne se trompe pas.
Dernière édition par Toshikazu Kano le Dim 13 Juin 2010 - 22:29, édité 2 fois |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Sam 29 Mai 2010 - 23:06 | |
| Vulgarité. Grotesquerie. On pouvait difficilement voir autre chose émaner de la situation présente. C'était la première fois que Nobu voyait une personne jouissant visiblement d'une vie de prestige manger sans baguettes. Alors que trois paires étaient disposées sur le plateau, pour une certaine raison que le brun ignorait et ne chercha pas à comprendre. Il suivait chacun des gestes de son passionnant vis-à-vis. Énumérant tout dans les moindres détails. Il l'observait avec une fascination étrange et suspecte. Pourtant, cet homme n'était pas vraiment le genre à susciter l'intérêt chez Monsieur. Tellement peu de gens disposaient de ce privilège. Ils étaient même quasi-inexistants. Il ne fallait donc jamais espérer pouvoir jouir des bonnes grâces de Nobu. Lorsque c'était le cas, on était assuré de mener une petit vie des plus délicieuses jusqu'à nouvel ordre. Il croulait sous l'argent et le luxe. Il était né dans ce petit monde de prestige et cela lui paraissait d'une normalité déconcertante. Ce qui ne l'empêchait bien évidemment pas de mépriser les petits statuts sociaux. L'homme en face de lui faisait sans doute partie du même monde que lui. Cela se voyait. La façon qu'il avait de dévorer Nobu du regard avec un air hautain, purement dédaigneux, comme en face d'un mendiant, montrait clairement qu'il était en manque de pouvoir et de puissance. Pauvre jeune homme. Monsieur se ferait un immense plaisir de l'enfoncer encore plus dans les méandres des ténèbres, le faisant à sa propre sauce bien évidemment. Nobu ne supportait pas qu'on le regarde ainsi.
L'imprudent osa se saisir de la cravate de soie bleutée pour y balader son pouce. Surpris, Nobu plongea son regard d'une couleur similaire au tissu empoigné dans les yeux de l'autre. Ni passion, ni intérêt, son regard était plutôt interrogateur et menaçant. L'homme en peignoir était-il en train de céder à une tentation interdite ? Il se rapproche. Lentement. Mais sûrement. Le brun observait attentivement les faits et gestes de son interlocuteur, presque avec de l'intérêt. Il ne bougeait pas, pour le moment, se laissant faire, juste pour voir jusqu'où l'autre était capable d'aller. Pour le plaisir de le tester. De savoir à quel point il pouvait lui résister. Pour peu que cela soit envisageable. Il sentait déjà la chaleur de son corps d'ici. Leurs bassins se retrouvèrent collés l'un à l'autre. Un homme en peignoir... Nobu tiqua. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? L'effet sushi sans doute... c'était son péché mignon. Avec le saké aussi. Dommage que le petit serveur blond ait plutôt apporté du vin. Le nœud de cravate commença à être défait, et il sentit le tissu qui entourait son cou se desserrer. Puis les boutons de son col y passèrent. Le brun resta impassible devant cette incitation à la débauche, continuant de fixer l'homme en peignoir dont il ignorait toujours le nom par ailleurs.
Il était près. Très près. Nobu pouvait sentir son souffle dans son cou. Ce contact n'était pas aussi déplaisant qu'il ne l'aurait imaginé. Peut-être parce que c'était justement le type en peignoir. Le sushi qu'il avait pris dans ses mains se présenta devant les lèvres du brun qui recula légèrement la tête. Presque dégoûté. Ses iris bleues disparurent sous ses paupières fermées, et avec un air de lassitude plaqué sur la face, il donna une pichenette prudente – comme s'il ne voulait pas salir son joli doigt fin – dans le sushi. Lui qui était né et avait grandi dans un milieu très aisé, il refusait d'avaler un encas précédemment touché par des doigts baladeurs. Il sourit. Alors comme ça, il lui ferait payer ? Il continua de se forcer à sourire. Une veine battait violemment sur sa tempe.
« En quel honneur vous permettez-vous de me tutoyer ? »
Il aurait volontiers rajouté un petit « grossier personnage ! » à la suite de sa phrase, mais il se retint. Cela le fit sourire. Il se mordit légèrement la lèvre, toujours avec son sourire taquin forcé. Ne pas céder à la provocation. C'était sans doute ce que l'autre recherchait. Ne pas y céder. Ne pas y céder. Ne pas y céder. Ses yeux bleus ne quittèrent plus une seconde son interlocuteur. Ce dernier porta son attention sur la bouteille de vin. Cette boisson que Nobu appréciait, pour les grandes occasions dirons-nous. Parmi les différents alcools, les innombrables sortes de saké restaient de ses saveurs favorites. Ses yeux sombres et doux se posèrent un instant sur la bouteille encore pleine. Le liquide coula à l'intérieur du verre de cristal. Nobu l'observait avec attention. Ses prunelles azures tremblèrent. Il le fixait. Non pas l'homme, mais le verre. Avec fascination. Passion. Oh, qu'il le voulait. Il se retint de lui arracher le verre des mains pour en profiter à son tour. Les yeux rivés sur l'alcool concentré, il écouta les paroles de l'homme en peignoir, encore plus irrité. La dame aux Camélias. C'est cela oui.
« Vous êtes ridicule... on ne m'achète pas avec un verre de vin. Aussi succulent soit-il. »
De son petit air de défi, Nobu agrippa la bouteille de vin, avant de la porter à ses lèvres d'un geste gracieux. Il en but quelques gorgées au goulot, laissant couler un léger filet de vin sur son menton, qu'il prit la peine d'essuyer avec son pouce. Puis comme si cela était la chose la plus normale du monde, il leva le bras et retourna la bouteille au dessus de la tête de son vis-à-vis, vidant tout son contenu sur le crâne de l'homme trop prétentieux à son goût. Une fois entièrement vidée, il lâcha la bouteille de vin qui vola en éclat dans un grand vacarme assourdissant.
« Vous voulez boire ? À la votre. »
Il recula en toute candeur et s'éloigna du chariot, anticipant la moindre des réactions de l'autre. |
|  | | Dampeyron Mika

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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Dim 30 Mai 2010 - 21:34 | |
| ''C'est quoi ça!!''
-Jack ça suffit! Il n'est qu'un enfant enfin!
''Je ne peux pas le croire! A son âge jamais je n'aurai...''
-Il n'est pas toi Jack!
Dans la petite cuisine, envahit par les boites de conserve, un garçon contemplait le contenu de son bol avec obstination. Il pouvait entendre le fracas des verres de la pièce voisine, les cris, les pas rageurs. Les portes claquaient parfois, avec, tant de violence qu'il avait l'impression de sentir la terre vibrait sous ses pieds. Son nez fin se retroussait lorsque sa gorge se serrait trop sous la peur. Il n'avait pas le droit de sangloter, ou de parler. Ce serait attirer l'attention sur lui. Il ne le souhaitait pas. Son univers immédiat, se résumait à ce lait chaud au goût de cacao disposé devant lui. A ce liquide préparé sans affection, jeté, un peu plutôt tel une gamelle à un chien. Des gouttes en avait giclées. Elles avaient entachés la nappe de caoutchouc vert fleuri -que l'ongle de son majeur grattait violemment quand le stress montait-. Ses mèches coiffées avec vitesse, étaient un amas sans forme que sa mère avait tenté d'aplatir le matin même -dans il le savait- un regain de honte. Sa respiration s'accéléra quant il entendit des pas se rapprochaient -signe que l'un des deux parents en avaient eu assez de la confrontation ou, que l'autre était parti-. Ses paupières s'alourdirent. Derrière son dos, le passage céda la place à un individu mince et furieux. Les muscles du gamin se tendirent, infime réflexe de protection mais surtout, d'angoisse face à l'attente du danger. ''C'est de ta faute tout ça! Kano, si tu n'existais pas, ta mère et moi nous aimerions encore. Je ne peux plus le supporter tu comprends ça?!
Le poing de l'homme s'abattit sur le meuble en plastique férocement. L'enfant, lui, se recroquevilla. Il écouta d'une oreille distraite les cris de son père se prolonger en une suite d'étranglements rauques. Il ne voulait pas penser à la suite. Il voulait disparaître et ne plus jamais revenir. Il aurait souhaité être une ombre, s'évanouir, s'envoler, comme si, rien de tout cela n'était vrais. Il ne serait alors, qu'un simple fantôme, un esprit égaré après s'être trompé de porte. Il détestait cet endroit. Il haïssait sa vie. Il exécrait l'haleine fétide de sa figure idyllique qui passait sa journée à boire. Ce lourdaud n'était pas Mr.Kinsuke. C'était un clochard au chômage qui avait pris possession du corps de celui-ci. Car, Kano refusait d'admettre qu'il ai pu ressembler à ça. Pourtant, les gestes, les paroles étaient éloquentes. Les reproches étaient les mêmes. ''Tu n'es pas comme moi''. ''Regarde moi quand je te parle, Kano! C'est un ordre!''
-Oui, mais je...je vous trouve inju...
''Combien de fois devrais-je te répéter que tu n'as pas le droit de me répondre!!''
Une paume large s'empara de la tasse encore pleine qui trainait là. Il suffit d'un mouvement pour la retourner puis, vider son contenu sur la tête du petit garçon.
---
Les débris de verres entaillent sa joue. La chair se creuse sous le coupant de leur éclat. Les orteils sont encerclés par les brisures. Le bruit du culot qui se fracasse est accompagné de celui des gouttes de vin s'échouant sur le parquet -larmes, qui coulent depuis les pans de peignoir qu'elles ont imbibés-. Lui reste tétanisé. Plus que la douleur cuisante. Plus que cette perle pourprine qui s'enfuit de l'entaille sur sa pommette. C'est cette acte, si semblable et, si différent. Ce souvenir d'être noyé pour une erreur involontaire. Ses iris se reposent sur le responsable de cette esclandre. Ses doigts s'écartent, tremblent, sous la rage inconsidérée qui le submerge. La panique enterre ses sens. Ses pupilles se dilatent. Elles sont teintées de cette folie douce que personne ne veut connaître. Il a froid. Avec lenteur, il remonte sa sénestre à son visage défait par la colère. Celle-ci, se pose tel un masque sur son faciès abîmé pour, ne redescendre que quand son propriétaire à retrouver une expression neutre. Les lèvres sèches du jeune homme esquissent à la suite un sourire ironique. -Qu'est ce que tu crois faire, franchement?
Un rire outrepasse ses ourlés tandis qu'il avance vers lui. Il cesse brutalement, quand, d'un geste féroce le richissime Kinsuke envoi le chariot rencontrer le mur. Celui-ci, bascule sous le coup puissant. Ses innombrables mets s'envolent. La nourriture se vide sur le plancher. Les assiettes s'écrasent les unes sur les autres, se scindent en deux comme autant d'annonces de malheur qu'un miroir fissuré. Kano lui se remet à sourire. Ses dents sont blanches des bains de bouche qu'il effectue régulièrement. Son parfum viril, se mêle à celui du sang -si tenté est de penser que le sang à une odeur-. Il n'a plus qu'une envie. D'un mouvement vif, sa dextre se saisit du poignet de l'importun qu'il relève avec force plaquant celui ci au marbre du mur. Ses lips s'étirent davantage. C'est avec jubilation qu'il s'empare de l'autre manche pour l'accoler au premier sans délicatesse. Ses hanches se joignent ensuite, au bassin adverse avec autorité.
-Tu n'as pas le droit de me répondre!
Il crache presque les mots, détaillant le cou en dessous de son interlocuteur avec un intérêt animal. La peau blanche de sa fleur de macadam lui semble si tendre. Ses grains de chair sont -pour le peu qu'il en voit- parfait. En-va-t-il de même pour le reste de l'enveloppe charnelle délicieuse? C'est avec un certain sadisme qu'il fait de cette question un désir impérieux. Le gilet de son compagnon a légèrement glissé, comble du bonheur. Assurément, ses dents vont dés lors, déchirer la chemise. De sa mâchoire aux crocs acérés, il arrache le tissu sur une grande partie. Les morceaux tombent en lambeaux. Ils dévoilent un haut de torse imberbe outrageusement excitant. Un frémissement le parcourt. Il a tellement envie de marquer cette épiderme. Sans gêne, il va enfouir le bas de son visage dans le plis qui relie la nuque à l'épaule. Ses incisives viennent s'enfoncer dans le derme doux à le rendre bleu. Ses paupières se ferment sous le plaisir. La peau roule entre ses molaires. Il appellera ça, un dessert de qualité.
(si tu ne l'aimes pas! ne te gêne pas pour le dire je le referai)
Dernière édition par Toshikazu Kano le Dim 13 Juin 2010 - 22:28, édité 3 fois |
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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Mar 1 Juin 2010 - 19:57 | |
| L'acte eût immédiatement l'effet escompté. La colère. La rage. Tous ces sentiments synonymes qui se rejoignaient en un seul et même point. Lui. Sa raison semblait s'être effacée sur le coup. Rien d'étonnant. Mais son expression traduisait à la perfection ce qu'il devait sans doute ressentir en cet instant. Une haine profonde et incontrôlée. Au fond, ces deux-là n'étaient pas si différents qu'on ne le pense. Nobu l'observa avec un petit air curieux, presque avec le sourire aux lèvres. Et même en admettant que celui-ci soit présent, il fût à peine visible pour n'importe qui. On ne pouvait déceler aucun sentiment sur le visage du jeune homme, qui, lui, se concentrait sur la scène, un peu dépassé par les événements. Il n'appréciait pas beaucoup le contact physique avec d'autres personnes, d'habitude. Naturellement, que l'autre ait bravé cet interdit en s'approchant de lui de si près avait eut le mérite de l'avoir troublé. Il n'y avait pas que cela. Il avait presque l'impression que son interlocuteur s'était attendu à sa visite, alors qu'il ne faisait que passer le plus inopinément du monde. Peut-être que non, finalement. Mais avait-il l'habitude de faire des avances aux serveurs de cette façon ? Irrité, Nobu fronça les sourcils, crispé à la vue de cet homme qui le dévorait du regard avec une désagréable fascination. Et une ironie des plus déplaisantes.
Il riait. Le brun pouvait entrevoir la démence dans son regard. Il était fou. Ce n'était pas possible autrement. Mais cette perspective n'était pas inintéressante. Bien au contraire. Il se redressa adroitement, le menton légèrement levé, fixant l'homme avec mépris, dans les règles de l'art. Avec subtilité. Il semblait être déjà vaincu par sa colère. C'était clairement visible. Oh, la soirée ne faisait que commencer, sans doute... s'en aller tout de suite serait refuser une partie de plaisir bien mérité. Pour Nobu, ce serait de remettre ce type à sa place, tout simplement. L'envie de le rembarrer avec subtilité lui brûlait les veines. Ce gars « pétait plus haut que son cul » comme beaucoup disaient. Il le toisait avec dédain. Les gouttes de vin s'accrochaient à ses cheveux, et tâchaient son peignoir d'un rouge bordeaux exquis. C'était jouissif, d'éteindre un feu vivant. Le brun se mit à sourire à son tour, avec calme et légèreté. On ne le battait jamais à ce jeu-là. Il s'énervait facilement en général. Lorsqu'il voyait nettement dans le jeu de son adversaire que celui-ci cherchait justement à ce que ses nerfs lâchent, ce n'était même plus la peine d'y penser. Il devenait aussi inerte qu'une quille dans laquelle on s'acharne à taper sans pouvoir espérer de réaction de sa part.
Il souriait faiblement. Il n'en avait pas envie, de sourire.
Le chariot fut poussé violemment sur le côté et entra en collision avec le mur, gâchant chaque plat qui y était déposé, sans exception. Force et fermeté. Nobu aimait ça. Néanmoins, il n'aurait pas été contre un ou deux sushis de plus. Dommage, tout était fichu à présent. Et même en admettant que l'on puisse toujours sauver l'un des plats, il y aurait sûrement des bouts de porcelaine brisée qui s'y seraient incrusté. Son attention ne resta que peu de temps sur cette masse de nourriture gaspillée sur un caprice, avant de se reposer sur la créature au caractère bestial qui animait cette pièce. Ce type était excitant. Rien que par sa nonchalance absolument charmante. Ou presque. Le brun en arrivait presque à s'avouer qu'une partie de galipettes avec cet inconnu ne le rebutait pas. Si, ça le dégoûtait. Non. Si. Non. Si.
Il n'eût pas besoin de mettre fin à son petit conflit intérieur, l'autre se chargea de le faire, indirectement. Violemment, Nobu se retrouva plaqué contre le mur sans même avoir le temps d'appréhender. Il l'observa, stupéfait. Ses grands yeux bleus ne lâchaient plus l'homme du regard. Il semblait que celui-ci ne contrôlait plus ses pulsions. À nouveau, c'est sans pouvoir réagir que le bassin de l'autre se trouve collé au sien. Il était bloqué. Il n'avait de toute façon tenté aucune auto-défense face à cela. Comme si la situation l'amusait. C'était peut-être le cas. L'ordre lancé férocement par l'homme en peignoir eût, en revanche, le don de l'énerver au plus haut point. Ça lui remémorait tellement de choses. Un père fantôme. Père qu'il ne voyait que très rarement, et généralement pas pour se faire complimenter sur ses compétences dans ses études. Nobu n'avait jamais été très doué à l'école. Et son père n'avait pas manqué de le lui faire remarquer avec cruauté tout au long de son adolescence. Pour certains, seules les études comptaient. Le comble, c'est que jamais ce père ne lui donna d'amour ou d'affection.
Rends-moi maman et j'apprends, salaud.
Ses pupilles noires tremblaient, à l'intérieur des deux cercles de saphir. L'autre ne se rendait pas compte du dégoût qu'il suscitait chez Nobu. Étrange, car autant ce type le dégoûtait, autant il l'attirait. L'humanité est bien mal faite. Et pourtant, il n'y avait plus que quelques millimètres qui les séparaient. Le brun ne supportait pas ça, d'ordinaire. Celui-là était sans doute l'exception qui confirme la règle. Il s'attendait déjà plus ou moins à la suite des événements, alors qu'il sentait un regard brûlant parcourir la peau de son cou avec envie. Lui resta silencieux. Que pouvait-il faire, bloqué comme il l'était ? Juste attendre qu'une occasion se présente. Mais pendant ce temps-là, l'homme au peignoir eût tout le loisir de s'en prendre à ses vêtements. Une odeur de vin envahissait ses narines. Le tissu déchiré de sa chemise dévoila une grande partie de son torse. À la rigueur, il aurait arraché les boutons, ça n'aurait pas posé problème, mais les vêtements que Nobu portait n'était pas du bas marché. Loin de là. Et ça coûtait beaucoup de pognon, quand on sait qu'il avait une garde-robe très grande et bien garnie. Oh, mais rassurez-vous, il comptait bien sûr à ce que l'autre la lui rembourse, incessamment sous peu. Puis ce fut le visage de l'autre qui vint s'introduire en terre interdite. Sans complexe, il le mordit jusqu'au sang, en plein dans la jointure de son cou et de son épaule. Le brun eût un frisson. Un frisson de plaisir. Contrairement à ce que l'on aurait put imaginer, cette morsure fut un réel régal. La douleur n'était pas quelque chose qu'il appréciait particulièrement, mais la sensation des dents de son vis-à-vis s'enfonçant dans sa peau, c'était jouissif. Atrocement.
Encore.
Il en voulait plus. Ses poignets se contractent. Ils finissent par se dégager de l'emprise de l'homme. De ses mains, il tâte le terrain, littéralement. Elles se promenaient dans le dos de l'autre, par dessus son habit. Son peignoir était encore trempé par le vin. L'une passa sur ses épaules, l'autre resta dans le bas de son dos. Il le laissa profiter de ce contact charnel sous ses crocs de fauve, jusqu'à ce que Nobu agrippe brutalement sa chevelure pour la tirer en arrière. Pour repousser sa tête qui continuait de le mordre sans modération. De son autre main, il vint se saisir de la nuque de l'homme, n'hésitant pas à y planter ses ongles. Tenant fermement ses cheveux, il lui tira la tête en arrière, violemment. La marque de morsure était profonde, il avait la sensation que les dents de l'autre étaient restées enfoncées dans sa peau. C'était douloureux. Encore et toujours.
« Tu me fais mal... j'aime ça. »
Sa voix suave traversa sa gorge lentement, alors qu'il articulait doucement ses mots pour laisser le temps à l'autre de bien les assimiler. Il lâcha finalement les cheveux du fauve, posant sa main raffinée sur la marque dentaire incrustée dans sa peau blanche. Il saignait. Le sang tâcha sa manche. Mais il fut camouflé par la couleur sombre de sa chemise. Néanmoins, celle-ci était clairement foutue. Tâchée de sang et déchirée avec sauvagerie. Tant pis. Il l'aimait beaucoup, mais ça ne serait pas bien difficile d'en trouver une autre d'une couleur similaire. Il acheva lui-même de la déchirer, faisant tomber par la même occasion le haut de son costard blanc encore intact. Celui-là, l'autre n'avait pas intérêt à y toucher. Il se retrouva donc entièrement torse nu, entre le mur et l'autre homme. Il se sentait déjà plus à l'aise comme ça qu'avec un habit – ou plutôt un haillon à présent – en lambeaux. Il observa son cher ami de ses yeux pétillants, avant de poser doucement sa main sur sa joue, la caressant presque. Il le fixait. Les yeux vides. Sa main se crispa. Sans chercher la douceur plus longtemps, il avait donné un violent coup de genou dans l'entrejambe de l'autre, souriant avec cynisme. Fier de sa fourberie, Nobu posa ses deux mains sur le torse de l'homme avant de le repousser sèchement, dans le seul but de ne plus se sentir comme le mulot face au serpent, coincé contre le mur. Il ne pouvait décemment pas être la victime. Nobu avait toujours été le prédateur, peu importe les circonstances. Mais les confrontations entre mâles dominants étaient on ne peut plus captivantes. Surtout dans ces conditions. Il s'en approcha à nouveau, lui attrapant le menton doucement.
« Allez, ne me fais pas attendre. » |
|  | | Dampeyron Mika

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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Mer 2 Juin 2010 - 21:20 | |
| Les doigts roulent sur lui, tâtent, moulent sa peau selon leur fou désir. Ils lui donnent l'impression qu'une langue enflammée brûle son derme parcelle après parcelle. Le moindre contact fait naître un brasier dans son estomac vide. Son crâne devient fournaise. Sa langue racle son palais sec dans un léger claquement appréciatif. S'il se regarde dans un miroir, il est certain d'y découvrir son reflet prit par les flammes. L'idée, d'un tel spectacle, lui donne la chair de poule. Il peut la sentir remonter dans son dos. Elle plante ses pattes d'araignée velue sous sa chair tendre puis, -sa bave blanchâtre et empoisonnée répandue sur les appendices de ses amygdales arachnéennes- se place pour mordre. C'est là qu'on ressent le grand frisson, que nos poils se hérissent sous un plaisir mêlé d'horreur. Il aimerait se contempler, torche humaine tandis que son visage par en cendre rougeoyante morceau par morceau. Il inspire mais, l'air n'est pas chargé de poudre comme il l'a imaginé un instant. L'atmosphère est au contraire, pesant de leurs contacts, de ses ourlés qui sucent la gorge , de leurs bassins qui s'effleurent plus que ne se frottent. Les hallucinations persistent, ses iris redeviennent troubles. Dans le creux de son oreille, ça bourdonne si fort. L'excitation grimpe avec une violence inouï qui frappe ses reins, gonfle sa verge emprisonnée. Sous ses molaires, la viande humaine éclate, libère son jus à la pulpe amer. On s'accroche à sa tignasse. Ce mouvement qu'il croit être alors abandon, le pousse à avancer sa langue pour mieux récolter le liquide pourpre. C'est le plongeon vers un enfer paradisiaque.
Pourtant, aussi soudainement que sa montée d'adrénaline, les portes du péché s'éloignent. Ses prunelles se dilatent sous la force du rejet. Le souffle déserte sa cage thoracique. Une douleur fulgurante remonte jusqu'à ses rétines. Son cerveau lui semble liquide. Son gland le tiraille comme si, on y passait la lame émoussée d'un couteau pour en taillader la fente et l'agrandir. Il ouvre la bouche, plié en deux devant l'étranger. Un filet de bave perle -liqueur de souffrance, mélangée à sa bile-. Une quinte toux transperce sa gorge. Les bras ramenés vers son intimité à vive, il s'écroule à genoux. La meurtrissure, flambante, l'empêche de sentir les infimes pointes de verres pénétrer son épiderme. Il se sent si misérable, si déconfit et naïf que toute sympathie pour son inconnu s'envole aussi surement, qu'un merle crieur à l'annonce de l'hiver. Lorsque les mots que la fleur profère s'élèvent, ses iris deviennent noir de haine. Il l'attend? Un sourire dément prend place sur son faciès. Sa respiration saccadée met quelques minutes à se calmer. Ses cheveux forment un rideau corbeaux qui empêche de distinguer clairement son expression. A vrais dire, il jubile. Sa colère n'a plus rien de moral. Ce sous homme va le rencontrer, ça oui! Pas de la plus belle des façons. Il est loin d'être un chien battu, il tient plus du loup enragé à en crever. La puissance, la force, la folie sont autant de parties de lui que son étrange pragmatisme de renard. Ce flegme horripilant qui lui permet de tenir des heures entières, devant, une page blanche. Autour de lui, l'ambiance n'est que tension. Il lui faut patienter. Le crétin qui s'est attiré ses foudres doit être sur ses gardes. Dans sa tête, mille schémas défilent pour ne lui offrir aucuns plans satisfaisants. Cela fait plusieurs minutes qu'il git contre le sol -jonché par les restes de son repas refroidit- quant-il remarque. Ce léger, manque d'appui sur la jambe droite.
Il n'en faut pas plus à sa menotte pour jaillir. Ses phalanges s'enroulent telles des pinces autour de la cheville. Sans tergiverser, il tire de toute ses forces faisant basculer le corps dans la poussière. Il entend le claquement mat, purement jouissif du plat du dos qui se fracasse à terre. Les muscles bandés, il ne se demande pas même, si le jeune homme s'est ouvert la tête ou évanoui. Il le traine au milieu des débris pour le faire venir sous son torse. Souplement, celui-ci une fois passé entre ses cuisses, il s'installe. Il pèse sans compter de son poids sur le paysan bien mince. Ses fesses écrasent littéralement le bas ventre de sa victime. Ses jambes et genoux sont rentrés dans l'encoche des omoplates pour immobiliser ainsi que contraindre, tous gestes de balancier qui permettraient d'inverser la situation. Comme au premier tour, il redevient le maître. Ça lui fait un bien monstre. Ses épaules sont dés lors secouées d'un vague rire silencieux. Ce ne sera pas le dernier. Aux alentours la pièce est dévastée. Leur position explicite, l'état du salon, -d'habitude d'un fringant pompeux- pourraient fait croire qu'ils se sont jetés l'un sur l'autre pour une partie de jambe en l'air torride, bestiale. Dans le fond, Kano songe qu'il y a une part de vérité. Il a réclamé de la baise sauvage, réclame toujours d'ailleurs. Il se concentre sur sa cible et se rappelle momentanément que celle-ci à encore les bras libres.
-Vraiment, tu es coriace. Sauf que, tu n'es qu'un valet là où je suis un cavalier...
Sur ces bonnes paroles, il s'empare des poignets de son adversaire. Il les emprisonne d'une seule prise étroite entre ses articulations de la dextre. Il a besoin de sa sénestre. Elle va lui permettre d'accomplir un droit dés plus naturel. Sa grimace moqueuse n'a plus rien avoir avec la précédente, autrement plus pitoyable. Enfin, après avoir gagné le premier round du jeu, quoi de plus justifié? Il hésite sur le choix de la récompense -qui lui est donnée de toute évidence-. Ses pupilles moreaux glissent sur le tapis à la recherche d'un indice. Ce n'est pas l'inspiration qui manque pour une fois, mais le jugement. Un baiser serait trop gentil. Une pénétration rapide sans apport de véritable plaisance. Il recommence presque à grogner quand, son regard embrase une fine coupelle brisée suffisamment tranchante pour laisser une cicatrice. Un frémissement de pur envie le parcourt. C'est diablement parfait. Il s'empare sans attendre de l'arme improvisée avant de la faire tourner avec précaution entre le pouce et l'index.
-Tu sais que l'on marque les bétails au fer rouge afin, de s'assurer une propriété sur eux? -sa voix descend pour ne devenir qu'un murmure bas- devine quoi...toi tu es le mien.
Son souffle érafle la pommette haute de la proie. Sa griffe, elle s'est déjà incrustée jusqu'à l'os dans le bord de l'épaule qui lie le haut du cartilage au poitrail. Elle déforme, trace, coupe la pâture comme du beurre. Dans le crépuscule qui décline, les deux lettres ''k.k'' sont irrémédiablement gravées.
Dernière édition par Toshikazu Kano le Dim 13 Juin 2010 - 22:28, édité 3 fois |
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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Lun 7 Juin 2010 - 20:30 | |
| Le sol sembla trembler un instant. Étrange sensation de vertige, l'espace qui englobait Nobu se déformait, remodelé par l'attraction terrestre. Non. Pas exactement. Il sentit qu'il basculait. Remarquant l'emprise de l'homme sur sa cheville, sa jambe se contracta. Tic. Tac. Tic. Tac. Cet effet de recul. Une poigne agressive fait pression sur sa jambe fragilisée par la balle qu'il avait reçue il y a quelques jours. Physiquement, Nobu était fort. Très fort même. Une décennie de pratique régulière du karaté, c'est toujours récompensé. Il était pourtant mince comme un fil de fer, mais pas dépourvu de force physique. Malheureusement ce petit accident lors de sa dernière rencontre avec Akira lui avait coûté une faiblesse temporaire de ce côté de la partie inférieure de son corps. Et il avait fallu que cet enragé pioche la bonne carte en se saisissant de son actuel point faible. Soit. Ce type avait une chance inouïe. Il avait une chance sur deux de tomber sur la bonne, c'était pas mal. S'il était tombé sur la mauvaise, il serait bon pour l'hôpital, à l'heure qu'il est. Tic. Tac. Tic. Ivresse. Défaillance. Quelque chose ne tournait pas rond. Toute cette colère pour trois fois rien au final. Nobu dévora l'homme du regard un instant. Cette façon qu'il avait de vouloir farouchement soumettre celui qu'il croyait être un simple serveur, c'était presque adorable. Avidité. Sadisme. À y repenser, il avait toujours un peu mal au mollet. Tic. Tac. Il n'avait plus qu'à profiter des quelques secondes de répit qu'il lui restait avant de perdre totalement la raison. Il savait ce qu'allait faire l'autre. Les secondes commencèrent à s'écouler comme des heures. Tic. Violemment, ayant eu tout le loisir d'appréhender le geste, ses jambes se dérobèrent sous son corps, tandis que celui-ci dû s'écraser lourdement sur le parquet. Comme fouetté, son dos se crispa, alors que sa tête fut cognée et secouée par le choc. Boum. L'ensemble de la pièce se dédoubla dans son champ de vision. Il voyait alors deux hommes face à lui. Étourdi voire presque assommé, il se laissa traîner sur le parquet, se faisant tirer par les jambes, qu'il avait la sensation de ne plus contrôler. Peut-être que ce n'était plus le cas. Peut-être même qu'il n'était plus Nobu. Sans doute ne l'avait-il jamais été.
L'homme pesait de tout son poids au dessus de lui, sans vraisemblablement s'inquiéter du sort de sa victime. Le brun n'eut pas l'occasion de s'en rendre compte, son état ne le lui permettait pas. Il ne parvenait pas à voir distinctement l'expression de son visage. Souriait-il ? Qui sait. Nobu, lui, garda le visage impassible, bien qu'il soit toujours sonné par sa chute plutôt brutale. Dormir. D'un seul coup, sans raison particulière, le sommeil le gagnait. La fatigue. Au final, était-ce un rêve ou vivait-il réellement cette situation ? Était-il vraiment étalé là, sur le parquet couvert de porcelaine brisée, la peau éraflée par toute cette cassure ? Il connaissait déjà l'issue de cette petite aventure. Mais il fit semblant de ne pas savoir. Il se mentait à lui-même. À cet homme qu'il voyait en double. Il transpirait. La chaleur qui régnait dans cette pièce était étouffante, suffocante. Et l'adrénaline n'arrange pas la chose. L'envie, la passion. Et la haine à la fois. Il passa sa main sur son front pendant qu'elle était toujours libre, plantant ses ongles dans sa peau par mégarde. Il ne s'en rendit pas compte par la suite. Il était, disons, dans un état second. Oui, c'est la bonne expression. Il aurait pu déchiqueter littéralement la peau de son front, il ne s'en serait pas aperçu. Mais l'autre homme ne tarda pas à se saisir de ses poignets pour l'immobiliser définitivement. Être dominé, soumis. Nobu détestait ça par dessus tout. Mais pour le coup, s'offrir tout entier à cet homme pour son bon plaisir serait entièrement volontaire de sa part. Il sentait encore le vin. Si ses deux mains n'étaient pas prisonnières de la poigne de son nouvel « ami », Nobu ne se serait pas fait prier pour faire ce qu'il avait à faire. Il le fixait de ses yeux bleus pénétrants, ne faisant pas attention à ce que l'autre trafiquait. Ses deux billes vitreuses ne cessaient pas de lire en lui. Il n'y voyait rien. Rien de spécial. Il commença à voir triple. Et alors que son cas s'aggravait de plus en plus, une douleur insurmontable s'empara de son épaule. Tout redevint net d'un seul coup. Il écarquilla les yeux. Il avait repris conscience, a priori. Mais pour ce qui est de retrouver sa raison, c'était une tout autre histoire. Assurément.
Son côté rebelle reprit le dessus. Montrer le moindre petit signe de faiblesse serait se jeter dans la gueule du loup. Quelque part, il en avait envie. Douloureusement. Son amour-propre le lui interdisait. Mais sa part de folie qui constituait la majeure partie de son humanité lui hurlait d'obéir à ses pulsions sexuelles. Oh. C'était tentant. Diablement. Mais l'attente ne faisait qu'augmenter l'envie et le plaisir de la débauche.
« Et est-ce que monsieur mon propriétaire aurait l'obligeance d'arrêter de m'écraser les couilles ? »
Il avait mal. Mal au crâne et mal à l'épaule. Cette dernière s'était teinte d'un liquide vermeil visqueux. L'entaille était très profonde, une telle blessure ne disparaitrait pas facilement.. mais actuellement, cette affaire se présentait comme le cadet de ses soucis. La signification de ces deux initiales lui passait à quelques kilomètres au dessus de la tête, et même si la douleur le rongeait agressivement, il n'en montrait rien. Mais la sueur sur son front le trahissait. C'était difficile à supporter. Une douleur aigüe de cette envergure aurait pu refroidir n'importe quel homme immédiatement, mais pas Nobu. Il était endurant. Les hommes ont tous leurs limites, bien évidemment. Les blessures et le sang n'étaient pas celles du brun. La preuve, il arrivait encore à s'adresser à son vis-à-vis de façon ironique. Alors que nombreux étaient ceux qui auraient pris leurs jambes à leur cou dans cette situation. À vrai dire, c'est sans exagération aucune que l'on peut affirmer que l'idée de cette future balafre excitait Nobu davantage. Masochiste ? Certainement pas... disons simplement que l'intérêt n'y était pas si l'on ne rajoutait pas une petite touche personnelle de sadisme et de dangerosité.
Inexplicablement, son cœur se mit à battre. Violemment. À lui déchirer la poitrine. Son regard continuait de toiser l'homme avec délice. Finalement, le voir trempé de vin ainsi le rendait encore plus attirant. N'agissant plus vraiment avec raison, Nobu se dégagea sans trop de mal de la main agressive qui avait emprisonné ses poignets. Il releva légèrement son buste, s'accrochant au peignoir de l'autre avec avidité. Il se laissa retomber en arrière, entrainant l'homme avec lui. La brusquerie de son geste poussa l'autre à finir à califourchon au dessus de lui. À quatre pattes. Avec un sourire de dément plaqué sur la face, Nobu arracha la ceinture du peignoir, ce qui eut l'effet d'écarter les pans de l'habit de bain, offrant une vue panoramique au brun sur tout ce qu'il était possible de voir. Ses bras s'accrochèrent au cou de l'homme. Il ne voyait plus son visage. Mais il sentait sa chaleur. C'était déjà plus que suffisant. La soie du peignoir effleurait la blessure. Sans qu'il ne s'en aperçoive, il fit apparaître une tâche de son liquide vital sur le tissu, qui se mêla à l'immense tâche de vin qui avait définitivement gâché cette soie si délicate. Avec vivacité et agilité, ses jambes se levèrent à leur tour, passant par dessus le bas du dos de l'inconnu – plus tellement inconnu – pour s'y accrocher. Nobu se retrouvait donc pendu à lui comme un koala à une branche. Ça l'amusait. Il ne parvenait pas à discerner si l'autre attendait qu'il lui rende ses actes pleins de sadisme. Si tel était le cas, alors le brun se ferait un plaisir de tester les limites de la patience de ce monsieur. Mais il est indéniable que derrière ses affections innocentes, le jeune homme préparait un sort équivalent à ce que l'autre venait de lui faire subir. Rien que pour lui. Il aurait droit à l'exclusivité. Mais la patience rend la chose plus intéressante. Alors patientons.
« J'en suis ravi... alors marque-moi encore plus profondément. »
À prendre au sens propre comme au sens figuré. Au choix. Dans les deux cas, cela lui convenait. Pour couronner le tout, il recula la tête légèrement, avant de déposer un baiser sur le bout du nez de l'homme. Accompagné d'un clin d'œil. Innocemment. Mais avec un sadisme invisible et non révélé.
Se réserver pour mieux frapper ensuite. Il avait toujours fonctionné ainsi. |
|  | | Dampeyron Mika

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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Jeu 10 Juin 2010 - 10:15 | |
| « Et est-ce que monsieur mon propriétaire aurait l'obligeance d'arrêter de m'écraser les couilles ? »
Ses prunelles s'écarquillent sous la vulgarité indiffère des mots et, finissent même par se dilater avec stupeur quand d'un mouvement simple, l'autre se libère de sa poigne destructrice. Ses doigts alors resserrés dans le vide, le laissent sur un goût amer d' irréalité. Il a suffit à cet homme blessé, d'une infime torsion pour rompre la prise qu'il maintenait sur lui pour, couper son attaque comme un couteau dans le beurre. Son égo déjà éprouvé ne s'émousse que davantage. Depuis, ses ourlés retroussés montent un grondement animal. Tout chez son jouet, le met à fleur de peau. Il a autant envie de l'étrangler que de le baiser sur le plancher. Il ne fait pas dans la dentelle. Il a toujours été doux pour lui de trouver une vérité à son existence dans, la souffrance d'autrui. Il est si facile de soumettre un homme. La sueur moite de ses paumes, le gêne passablement. Son souffle hiératique est le témoin omniprésent de l'angoisse qui grandit dans son ventre. Il ne peut empêcher son amour propre blessé de vaciller. Concentré à pleurer son apparent manque de puissance, il ne sent pas directement les mains fermes qui s'agrippent à lui. Seule la sensation de chuter inexorablement, la douleur des genoux claquant contre le bois, le ramènent à son éphèbe. Les yeux désormais exorbités, c'est la bouche ouverte dans une moue dubitative que le jeune riche se retrouve à contempler les traits de l'autre, si près. Ce faciès à la finesse androgyne et au charme viril. Un délicieux mélange qui lui donne de long frissons.
Ses iris s'attardent, a tenter de déchiffrer la signification de chaque plis en coin des expressions de son interlocuteur. Il admire religieusement, les lips pulpeuses qui se tordent pour former des rictus amer ou diablement tentant. Ces mêmes dames, qu'il aurait envie de croquer à pleine dents telle une exquise friandise. Un courant d'air froid vient le prendre en tenaille. Il glisse sur son poitrail découvert, descend sur ses omoplates et la base de son sexe durci. Sa peau se hérisse. L'araignée se fait plume pour ses délices. Elle le caresse, le laisse en proie à la fièvre. Son attention se reporte à son conjoint lorsque celui-ci, semblerait-il croire bon de l'exciter encore plus. De sa paume chaude, il va effleurer le dessous d'une cuisse venu entourer ses hanches. Ses doigts profitent ainsi, sans remord, de l'épiderme à feu de son partenaire. En explorent, la matière qu'il constate toujours aussi tendre. Il n'ose pas bouger. Cette position prise sans préavis, lui arracherait un gémissement au moindre frottement. Sa menotte remonte vers le haut. Son index se met à tourner autour d'un genou mince. L'anneau de son estomac, se déforme pour céder place à son concurrent le plus direct: l'envie. Il prend possession de ses sens dominateur impérieux. Lentement, Kano se transforme en flot de désir à son plus grand damne.
«J'en suis ravi...alors marque moi encore plus profondément.»
Une bouche tentatrice venant frôler la sienne après son nez. Une dame ravageuse qui, aspirant par mégarde, sa respiration et sa rancœur, finit de le mettre en appétit. L'animosité s'évanouit, ne reste en lui qu'une passion douteuse aux effets nocif. Ses iris agressif vont se poser sous la forme au dessous de son corps. Il convoite plus que jamais ce bassin étroit, ce ventre plat, ces muscles saillant, cette lignée de poil à ras d'un pénis d'un potentiel rose bambin. Enivré par la plastique du garçon, sa langue pointe. Ses cheveux d'ébène, humide de l'eau de vie abandonnent, sans le vouloir, une goutte contre le marbre sculpté de la poitrine. Avec ironie, la larme rouge s'écoule vers le téton gauche de son provocateur. Cette invitation involontaire, attire sa tigresse langue. Incapable de résister à l'appelle, celle-ci, va se déposer sur le bouton moelleux avec allégresse. Elle y trace une première ronde concentrique -qui vise à recueillir la perle égarée-. Elle aurait pu s'arrêter là, si son maître, n'avait pas été aussi hypnotisé par le derme à la saveur salé. De ce fait, au lieu de s'éloigner, elle monte et va s'écraser sur le bout du fleuron levé. Les phalanges du brun se crispent et arrêtent de parcourir la jambe enlacée à son bassin. La tétine est devenu son principal centre d'intérêt. Il l'aspire d'ailleurs, la happe entre ses reines mère alors que, la famélique humide qu'est sa langue, s'enroule autour dans un bruit de succion. Les yeux clos, il ne tarde pas à téter le bonbon avec gourmandise.
Il a tellement envie de lui. Il ne sera pas tranquille tant qu'il n'aura pu éprouver la profondeur de la croupe musclée. Aussi vulgaire cela puisse être, aussi mauvais cela est, voulu ou non, il s'enfoncera dans les entrailles de l'être qu'a l'heure actuelle, il adulerait presque. Ses remparts ont cédés -futile château de carte-. A regret, il finit par se détacher de la rose asséchée grâce, à ses soins. Ses annexes reprennent vigueur et, vont se déposer sur le bas d'un dos cambré. Les peaux collent, c'est désagréable à présent. Ses bras vont recouvrir entièrement le torse de son hôte. Il l'écrase contre lui sans pudeur. Ses muscles se bandent. D'un mouvement souple, -le prostitué loti entre ses bras- il se relève. Ses premiers pas sont saccadés, dépourvus d'équilibre. Malgré une beauté affriolante, son serveur pèse son poids. Grimaçant sous la charge, il parvient pourtant tant bien que mal à se trainer jusqu'à la salle de bain -dont-il ouvre la porte entrouverte du talon avec agilité-. La pièce carrelée de bleu révélée est très exiguë pour une grande suite. Son espace carré ne comporte qu'un lavabo et une cabine de douche en verre -dans laquelle, l'écrivain se jette avec son fardeau-. L'attente commence à peser. Il en faut bien plus. La sénestre tremblante d'avidité, Kano active le jet de douche. Une cascade bouillante tombe sur eux en un parfait rideau de vapeur. Elle lui voile la vue tandis qu'au comble de la frustration, il plaque son futur amant à la parois vitrée. Même pas nus, envahit par un besoin trop puissant, c'est le cœur en parade qu'il va dévorer les lèvres succulentes de son adverse dans un premier baiser extatique.
Dernière édition par Toshikazu Kano le Dim 13 Juin 2010 - 22:27, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Sam 12 Juin 2010 - 16:59 | |
| DOGS EAT DOGS ♫ Ses pieds quittèrent le sol, alors qu'il s'accrochait davantage pour ne pas tomber, sans hésiter à peser de tout son poids. La chose à laquelle il s'attendait le moins, dirons-nous. Mais Nobu était tout de même impatient de voir ce que l'autre mijotait. Ce n'était pas tous les jours qu'il avait l'occasion de rencontrer quelqu'un d'aussi... spécial. Oui, c'est le bon mot. Comment le qualifier autrement? Ce désir de pouvoir et de puissance qui émanait de lui était flagrant. Il semblait tourmenté. Voir la façon dont il s'était acharné sur le chariot suffisait à le prouver. Ce genre de type était foutrement amusant à titiller. Pendant que l'homme avançait maladroitement vers une porte – celle de la salle de bain sans doute – Nobu continuait de s'accrocher à lui, serrant sa poitrine nue contre la sienne. Au fond, ça avait quelque chose de pathétique tout ça. L'attirance physique, les plaisirs charnels... ou comment une situation tout à fait banale pouvait dégénérer. Il ne connaissait pas cet homme. Ce dernier prenait un malin plaisir à le traiter comme un mendiant alors qu'il paraissait évident lorsqu'on le voyait qu'il n'était pas à négliger. Nobu, le parfait stéréotype de l'homme riche à mourir étouffé sous des liasses de billets. Il roulait en limousine Mercedes, s'habillait d'un costard pour aller faire ses courses et portait des pompes en crocodile. Malgré tout ça, il s'abandonnait presque à un type qui ne lui arrivait même pas à la cheville, à son sens. Et jusqu'au bout de l'instant que dura cette étreinte virile, il songea sérieusement à s'en aller. Ce n'était pas pour s'envoyer en l'air avec le premier venu qu'il était ici, après tout.
Pourtant quelque chose lui hurlait de rester. Une voix lui ordonnait de s'offrir tout entier à cet inconnu. Un son tout droit sorti des tréfonds de son être.
Alors qu'il se perdait dans ses pensées, il fut lâché lourdement, ayant néanmoins le temps de s'appuyer sur ses deux pieds pour ne pas tomber comme une fiente. Ils étaient tous les deux entre quatre vitres, celles d'une douche mince et peu adaptée à une suite pourtant si spacieuse. Au premier coup d'œil, en tout cas. Il posa ses mains sur les épaules de l'autre, presque inconsciemment. Il n'était pas difficile de prévoir la suite des événements en de telles circonstances. Il s'approcha de l'homme, ses deux yeux bleus rivés sur le pommeau de la douche. Il n'eût pas à patienter un temps conséquent avant qu'un jet d'eau agressif et brûlant n'en surgisse. Nobu se recroquevilla sur lui-même, surpris par cette déferlante, se collant contre le corps de son nouvel ami. L'eau s'accrochait à sa chevelure onyx déstructurée, collait ses mèches à son visage pâle. Tel la propagation des ténèbres sur la lumière. Ce n'est pas qu'il n'aimait pas l'eau. Plutôt qu'il ne supportait pas les grosses températures. C'était sans doute pour ça que sa peau était si blanche. S'exposer au soleil était loin d'être de ses occupations favorites. Ceci dit, l'eau lui semblait au moins cent fois plus chaude que les rayons du soleil à son zénith. Peut-être était-ce aussi le corps de l'autre qui était tout aussi brûlant. Trop de réflexion tue la réflexion. À nouveau, il sentit quelque chose claquer dans son dos ; une vitre de la douche, cette fois-ci. L'autre homme lui servit presque de bouclier humain, comme ça. Mais l'endroit n'était peut-être pas le plus approprié. Nobu était encore à moitié vêtu. Il avait toujours son pantalon à présent trempé et ses chaussures dans lesquelles il pataugeait littéralement. Sentir ses vêtements coller à sa peau de cette façon était plus que déplaisant. Il grogna discrètement, tentant vainement de se dégager à nouveau de l'emprise de l'autre. C'était inutile. Ce type était une vraie bête sauvage. Et c'est avec la même sauvagerie qu'il s'empara des lèvres du brun dans une passion étrange. Bloqué entre l'homme et la paroi de verre, Nobu osa se laisser faire. Spontanément, ses longs doigts fins traversèrent la chevelure en bataille de l'autre, écrasant ses lèvres pulpeuses contre les siennes. Extase. Il en oublia presque la chaleur atroce de l'eau et la buée qui avait humidifié la pièce de façon très désagréable. Sa main se posa sur la joue de l'homme, alors qu'il prolongeait ce baiser langoureux autant qu'il le pouvait. En toute innocence, son autre main se glissa vers le robinet de la douche. Il continuait de profiter du baiser tout en baladant ses doigts doucement sur la forme cylindrique de ce qui lui permettrait de retourner brutalement la situation. D'un seul coup, il mit fin à cette embrassade et fit tourner le mitigeur du côté de l'eau froide. À son maximum. Alors que la température de l'eau descendait à une vitesse folle pour pouvoir être qualifiée de glaciale, Nobu s'échappa de la cabine de douche.
« Une douche, quelle bonne idée, ça te rafraîchira les idées. En plus tu empestes le vin. »
Il recula vers la sortie de la salle de bain, prenant le temps d'observer le reste de la pièce. Les tâches de sang à son épaule avaient disparu, grâce à l'eau de la douche. Dans le miroir accroché au mur, il pouvait voir distinctement que la blessure formait la lettre K. Il resta indifférent face à ça. Il n'empêche qu'elle était très profonde, ça ne partirait pas si facilement. Tant pis. Qu'est-ce qu'une si petite cicatrice ? Il en avait déjà une dans le bas du dos qui devait faire sept fois la taille de celle-ci, facilement. Reportant son attention sur son cher ami, le jeune homme se pencha pour ôter ses chaussures en peau d'alligator qu'il jeta à la figure de l'autre. Avec un sourire malicieux bien placé. Oh, ça, Nobu aimait se faire désirer. En général, non. Il avait toujours préféré être loin de la populace. Loin des gens. Seul, complètement seul. Et pourtant, en bon prédateur qu'il était, voir de quelle façon il réussissait involontairement à allumer un pauvre type comme celui-là lui plaisait diablement. Et au fond, même si l'inconnu n'était pas d'une exquise beauté, il était horriblement attirant. Il avait ce petit charme diabolique que Nobu aimait tant. Voyons voir comme il réagirait à cela. Passer d'une température ambiante à de l'eau brûlante, c'était une chose. De l'eau brûlante à l'eau glacée, c'en était une autre. Il souriait. Finalement, ses doigts vinrent défaire sa ceinture qu'il tira d'un geste gracieux pour ensuite laisser glisser son pantalon le long de ses jambes. Il s'en débarrassa, et s'éclipsa de la salle de bain en donnant un coup dans la porte coulissante qui claqua dans le mur, pour la laisser ouverte entièrement. Les « festivités » étaient ouvertes. Enfin peut-être pas pour tout le monde.
Presque complètement nu, limité seulement à son boxer noir, il traversa la suite le plus naturellement du monde, comme s'il était chez lui. D'un côté, à partir du moment où il y était entré, il se l'était approprié d'une certaine façon. C'était une suite de style occidental. Ce que Nobu n'aimait pas beaucoup en somme. Mais il repéra tout de même le large lit qui trônait au milieu de la suite, et qui le fit rire intérieurement. Qu'est-ce que deux hommes qui s'attirent comme des aimants peuvent-ils bien faire avec un tel lit à leur disposition ? Excellente question. Le jeune homme ramassa sa veste qu'il avait laissé tomber au sol pour récupérer son zippo de sa poche et un paquet de clopes. Il fumait rarement. Très rarement. C'était plus pour évacuer le stress si nécessaire. Mais à ce jour, il venait de trouver à ses cigarettes une utilité tout autre. Il se laissa tomber en arrière, sur le lit, avant d'allumer une cigarette. Il attendait que l'autre revienne à la charge. Il savait pertinemment qu'il ne lâcherait pas l'affaire si facilement. Nobu aimait tellement jouer avec la patience des autres... au point de donner des envies de meurtre aux gens. Il finit par élever la voix pour que l'homme au peignoir l'entende.
« Je t'ai dit de ne pas me faire attendre, j'ai envie de toi... j'aimerais bien du Otoro aussi, tu ne veux pas aller demander au blondinet que j'ai assommé devant l'entrée de m'en ramener ? »
Simple, net et précis. Ou comment jouer avec les nerfs des gens en changeant radicalement de sujet.
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|  | | Dampeyron Mika

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 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Mar 15 Juin 2010 - 22:48 | |
| Au début, c'est comme un délice. Ils se goutent. Leurs langues s'emmêlent. Son palais redécouvre la saveur des sushis dévorés plutôt, mais aussi, l'exquis parfum du sucre salé. Leurs étreintes semblent se raffermir. Il apprend à dessiner un paradis de luxure auprès de ses lips sensuelles jumelées aux siennes. Les doigts crissent dans sa chevelure de jais, ses propres paumes sont brulantes des hanches dont, il explore les encoches avec enivrement. Il n'y a pas meilleur sensation que celle de cette perdition infinie, source de chaleur si désirée. Il est sur le point de s'abandonner quand, la gifle vient s'abattre sur sa peau de porcelaine. Cuisante, humiliante et glacée, ses muscles s'étirent puis, se déchirent sous son abominable pression. Ce n'est plus de plaisir qu'il se meurt, seulement de douleur. Les prunelles dilatées, il perçoit à peine le corps qui se retire loin de lui, les sens embrumés par une fièvre naissante. Le froid lancinant le paralyse, gèle son corps et, son envie. Ses mains se crispent sur le carrelage du fond de la douche dans laquelle, il git à présent agenouillé. Son estomac se convulse, se retourne, au point qu'il ne sait plus si le nectar acre de sa bouche est celui de la bile ou, de l'amertume. Dans sa tête, résonne mille trompettes aux sons violents, à l'échine distordue, aux accords stridents à en réveiller un mort. Ses organes se liquéfies, son cerveau se noie dans l'eau qui envahit sa boite crânienne, ses oreilles lui sifflent plus que jamais. Le souffle hiératique, il tente une ultime fois de se relever. Sa sénestre agrippe avec désespoir le tourniquet salutaire qu'il tente d'inverser.
Sous ses annexes moites de sueur, la rivière se tiédit pour, ensuite, reprendre ses aspects bienfaiteur. Elle fume et lui donne la force de trainer sa dépouille contre, une vitre sur laquelle il pèse. Ses cheveux humides voient échapper quelques filets rosées -le vin qui imbibait sa chevelure-. Ceux-ci, se perdent, s'effacent comme lui. Les larmes aux yeux, il inspire longuement. Son calvaire est finit. Entre ses jambes blanches pend son sexe mou. Il reste assis un bref moment pantelant, à laisser ses souvenirs vagabonder sur les quelques scènes de sa journée. Sa menotte glisse contre le parquet mouillé. Elle le force à se redresser brutalement, afin, de ne pas se claquer à terre. Ses pupilles sont alors immédiatement attirées par, le pantalon cintré qui traine sur le carrelage immaculé. Ses sourcils se froncent, d'ici, il peut en sentir la fragrance gourmande qu'il aurait préféré d'épice. A ses prunelles ardentes se tracent la scène de sa déchéance. Ses dents se serrent. Sa mâchoire grince. L'œillade noir, la silhouette de l'autre qu'il s'imagine devient source de haine. Ses annexes craquent. les traits déformés par le dégout, on pourrait facilement le comparer à un chien enragé. Il se redresse doucement -faisant fit de ses pieds qui semblent ne plus vouloir le soutenir , de ses genoux qui tremblent- animé par son seul besoin de torture. Sa paume va enserrer la chambranle de la porte à en éclater des copeaux de bois, tandis qu'il franchit le seuil de la salle de bain. Au sol, de nombreuses traces encore fraîche lui font entrevoir le chemin emprunté par sa proie. Un sourire carnassier se fige sur ses ourlés. Il avance. --- Lorsqu'il entre dans la pièce, où, en tenue trop mince l'attend le ''félin'', sa volonté s'émousse. Ne vaudrait-il pas mieux s'exécuter? Profiter pleinement de cette éphèbe qui tache ses draps de cendre? Ne serait-il pas dommage de ne pas persévérer? Une bise fraiche provenant d'une fenêtre entrouverte vient taquiner ses omoplates. Son toucher belliqueux, lui rappelle l'épisode plus que récent. Ses orbes s'obscurcissent. Le pas conquérant, il va claquer les battants -qui laissent filtrer l'air- d'un mouvement féroce. Hors de question qu'il s'abandonne à ses chimères! Il se retourne vers l'éphèbe, le faciès fermé dans une grimace à faire couiner une hyène. Ses lèvres s'entrouvrent, et, il s'approche prêt à lancer une première pique sanglante.
« Je t'ai dit de ne pas me faire attendre, j'ai envie de toi... j'aimerais bien du Otoro aussi, tu ne veux pas aller demander au blondinet que j'ai assommé devant l'entrée de m'en ramener ?
Il reste pantois. Sa gorge se coince. L'immense image dégingandé de Charlie lui noue définitivement les tripes. Ses poings se convulsent à nouveau. Il va le tuer. Le rictus inhumain, la démarche rapide, il se jette sur le matelas qui grince sous les deux poids conséquent. Tel un rapace, il se saisit de cette cheville faible et attire le pauvre mouton à lui, crocs dehors prêt à trancher. Sa dextre véritable meurtrière va enfermer la gorge à l'étrangler. Les doigts de la main gauche répondent de même et s'enfoncent violemment dans la cavité buccale du stupide agneau -dont il griffe l'intérieur des joues-.
-Petit enfoiré....Tu me paieras ça!
Le cœur aux aboies, il relâche le jeune homme et se précipite en direction du hall. L'idée d'être nu, ne lui effleure pas l'esprit. N'importe que le pauvre Charlie qui risque de porter plainte contre lui. Il ne tient vraiment pas à ce que celui-ci, par vengeance est la brillante idée de parler à la presse. Sa carrière deviendrait poussière. Il ne peut pas l'accepter.
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|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Jeu 24 Juin 2010 - 17:22 | |
| L'avarice perd tout en voulant gagner.Illusions perdues. Honoré de Balzac. Violence, pulsion. La vision d'un homme qu'il croyait pourtant si facile à manipuler. Peut-être se trompait-il. Peut-être pas. Qui sait. Pour l'heure, ce changement radical dans son comportement fut une surprise, il faut bien l'avouer. L'atmosphère qui régnait dans la pièce devint pesante, d'un seul coup. Il faisait chaud. Insupportablement. Même en sous-vêtement, la chaleur lui était invivable. La clope au bec, Nobu attendait, sous une température insoutenable, chassant le mal par le mal ; la pression par le plomb répugnant que contenait sa cigarette. C'était désagréable. Vraiment. Encore que la brise qui soulevait légèrement les rideaux pour s'infiltrer dans la pièce était en quelque sorte un calmant. Finalement, il préfèrerait que l'autre reste dans la cabine de douche. Que le blondinet à l'entrée reste assommé et oublie ce qu'il lui était arrivé. Et que le temps s'arrête, là, tout de suite, maintenant. Un frisson lui parcourut toute la colonne vertébrale lorsqu'il entendit la poignée de la porte de la salle de bain grincer. Les lèvres entrouvertes, il laissa s'échapper un nuage de fumée grise opaque, qui flottait au dessus de lui innocemment. Les yeux à demi clos, le sommeil le gagna. Tenant la cigarette entre deux doigts à quelques centimètres de sa bouche, il tenta de reprendre une respiration à rythme régulier. Son cœur continuait de battre rapidement, ce qu'il ne s'expliquait pas. Perdu dans ses songes, il commença à se demander s'il voulait vraiment de cet homme. Peut-être. Peut-être pas. Au vu de ce qu'il venait de se passer, toute trace d'espoir s'évaporait vers d'autres horizons. Soudainement mal à l'aise, le jeune homme se crispa, serrant la sèche entre ses doigts chétifs. L'infect parfum de la nicotine remontait à son cerveau, lui brûlant les vaisseaux sanguins.
La fenêtre claqua. Il eut un furtif vertige.
Puis plus rien. Ce fut comme si le temps s'était arrêté d'un coup pour laisser place à une haine tellement grande qu'elle aurait perturbé le cours du temps. La lumière de la lampe disparut de son champ de vision, alors qu'à nouveau, il sentit une pression sur sa jambe blessée, pour ensuite se retrouver à nouveau sous l'homme qui était à l'origine de tous ses tourments. Il observa son visage déformé par la colère. La sensation n'était plus la même. Comme si toute trace d'envie s'était gelé en l'espace de quelques secondes. Les secondes passèrent comme des heures. L'air ne passait plus. Les poumons gonflés, le sang commença à affluer dans sa tête. La désagréable sensation d'une future mort lente et douloureuse le mettait hors de lui. Le mégot s'écrasa presque entre ses phalanges crispées ; de son autre main, il froissait le tissu du drap entre ses cinq doigts agressifs, inconsciemment. La main de l'homme était resserrée sur sa gorge sans pitié. Quelle force. Il n'aurait fallu que quelques secondes de plus pour que Nobu perde connaissance.
La prise se relâcha finalement, et le tortionnaire s'éloigna. Pour le plus grand bonheur du jeune homme qui détestait étouffer. C'était pour cette raison qu'il n'aimait pas la chaleur. Elle le suffoquait, le consumait de l'intérieur. Il se laissa glisser vers le bord du lit, entrainant les draps avec lui, avant de se retrouver assis au sol, adossé contre la bordure du lit. Le tissu fin et délicat du drap avait recouvert ses épaules. La main posé sur son cou souffrant, il aspirait longuement l'oxygène présent pour reprendre son souffle et un rythme respiratoire normal. Le fou. Il n'est jamais conseillé de s'attirer les foudres de Nobu. Ce dernier porta sa cigarette à ses lèvres à nouveau, les yeux fermés, l'air pensif. La réaction avait été bien surprenante, pour pas grand chose au final. L'homme en question avait-il une liaison avec le serveur blond pour s'énerver ainsi ? Quelque chose n'allait pas. Comment peut-on monter sur ses grands chevaux juste pour un misérable serveur de bas étage, qui plus est, a mérité ce qu'il lui était arrivé au vu d'un comportement inqualifiable à l'égard de Monsieur ? Eh bien Monsieur ne tolère pas qu'on lui manque de respect ainsi, à plus forte raison lorsqu'on passe la majeure partie de son temps aux courbettes et à servir le repas aux clients. Avec Nobu, on est riche ou on ne l'est pas. C'est tellement important, l'argent. Après tout c'est le fric qui a fait que les hommes se haïssent et s'entretuent. Elle est belle, l'humanité.
Tout sourire, Nobu se leva finalement, toujours avec le drap sur ses épaules. Il s'enroula dedans, gardant son mégot entre ses lèvres raffinés. Ce type voulait la guerre, il l'aurait. C'est indéniable. On ne provoquait pas le Diable en personne impunément, il allait le comprendre bien rapidement. De sa démarche impériale et audacieuse, il s'avança vers la porte de la suite où se trouvait sa cible suffisamment impudique pour sortir dans les couloirs totalement dévêtu. Il ne manquait pas de cran, c'est certain. Ou alors peut-être ne l'avait-il tout simplement pas remarqué. Que c'était idiot.
« Pourquoi t'énerves-tu ? »
Le félin déployait son sixième sens. Une évidence s'imposait dans tout ça ; l'homme était préoccupé. Par quoi, bonne question qui méritait que l'on s'y penche avec attention. Avant que l'autre n'ait le temps de montrer la moindre réaction face à sa question inévitable, Nobu apparut derrière lui, comme le chat noir qui vous suit dans la mélancolie de minuit. La suite était encore sombre, mal éclairée, alors que la lumière éclatante des couloirs du Tsubasa Palace était si forte qu'elle pourrait presque détruire une rétine un peu trop sensible. Le brun posa ses mains délicates sur les épaules viriles de l'homme, qui lui tournait encore le dos, visiblement alarmé et trop soucieux de ce petit incident pour reprendre où il s'était arrêté. Il suffisait de baisser légèrement les yeux pour le remarquer. De son œil de lynx, Nobu parcourut le couloir longuement, passant la tête par dessus l'épaule de l'homme devant lui. Il le frôlait. Il ne manquait que quelques millimètres pour qu'ils soient collés l'un contre l'autre, comme deux grains de riz. L'autre semblait en colère. C'était le cas, si l'on se fie à ses faits et gestes des dernières minutes écoulées. Et pourtant, cette rencontre avait été bien sympathique, il faut l'avouer. C'est indéniable qu'il devait le penser. Une main quitta l'épaule de l'homme avant de se saisir de la cigarette que Nobu avait toujours entre les lèvres.
« Ce n'est qu'un misérable serveur, pas de quoi s'affoler... ou peut-être aurais-tu quelque chose à te reprocher ? »
Il ne souriait plus. À peine venait-il de rencontrer sa nouvelle conquête qu'il voulait déjà tout savoir de lui. Difficile de déterminer pourquoi. Vouloir tout pour soi, c'était bien là le modèle de l'Avarice sous tous ses jours. Le parfait tableau pour représenter Nobu qui était en lui-même un concentré des sept péchés capitaux. D'une agilité féline, il se glissa entre l'homme et l'embrasure de la porte afin de se retrouver à nouveau dans le couloir, observant le blondinet étalé par terre. Ce spectacle était charmant. Un jeune homme accablé par on ne sait trop quelle raison et un petit serveur aux cheveux teints assommé sur le sol, en plein soir dans un hôtel si prestigieux, ce n'était pas tout les jours que l'on voyait ça. Mais pourquoi pas. Pour enfoncer le couteau dans la plaie, Nobu se pencha avant d'éjecter un nuage de fumée de ses poumons sur le garçon qui trainait à terre.
« Allez on se réveille, la belle au bois dormant... »
Son pied se posa brutalement sur le ventre du blond. Il n'hésita pas à peser dessus de tout son poids. Puis son regard ensorceleur se posa lentement sur l'autre homme qui semblait paniquer depuis qu'il avait vu le jeunot par terre. Sans raison particulière, d'après Nobu.
« Ce garçon m'a dit de dégager du chemin... il m'a manqué de respect et toi tu prends sa défense ? Tu me déçois. »
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|  | | Dampeyron Mika

Nombre de messages: 61 Orientation sexuelle: Bi' Maitre de : Akira Neko de : Libre.
 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Sam 31 Juil 2010 - 16:56 | |
| C'est une moue affligée qui prend place sur ses traits quand, le corps flasque de son ancien amant se dessine sur le palier. Sa main pale pend mollement sur le sol et, sa haute pommette anguleuse s'écrase contre la mousse du tapis rouge de la suite. Kano inspire une longue goulée d'air. Sur le visage de la catin se dessine plusieurs ecchymoses. Leur teinte mauve, pourpre presque jaune, lui arrache une grimace de dégout. Il ferme les paupières et, s'octroie au calme malgré l'angoisse qui persiste.
«Pourquoi t'énerves-tu ?»
Un tic nerveux fait tressauter son sourcil droit à ses mots. Ses phalanges blanchissent tandis qu'il les ferme une énième fois, dans un poing à la pression violente. Un grondement rauque de fureur quitte sa gorge. Ses dents grincent, il retient difficilement une réplique cinglante. Il n'a pas de temps à perdre. De toute façon, qu'est ce qu'un individu de catégorie moindre peut comprendre à ses soucis? Qu'est ce qu'un pitoyable ver de terre -aussi charmant soit-il- peut saisir au sens du mot ''Business''? Sa carrière est construite sur de l'argent, du charisme et une réputation. Comment expliquer à quelqu'un qui n'est personne, ce qu'il fait qu'en revanche, il est quelqu'un? C'est impossible. Il existe deux catégories sur terre: Les dominants, et les dominés. Il ne sera jamais de la deuxième. Un frisson remonte son échine alors que le responsable de son ennui se rappelle à lui. Sa simple présence, le hérisse, le fait grogner puis lui tord l'estomac. Un tel pouvoir d'excitation...S'en est rageant. Le désir vient l'étreindre de la même main sure qui se pose sur son épaule . L'autre est à un pas de lui et l'air se raréfie.
«Ce n'est qu'un misérable serveur, pas de quoi s'affoler... ou peut-être aurais-tu quelque chose à te reprocher ?»
Il retient tant que mal une nouvelle phrase moqueuse. Charlie, est tout sauf un simple misérable serveur. C'est un prostitué au fessier dodu, à la langue pendue, aux yeux de fouines et au sourire trop grand. C'est un lâche. C'est un être visqueux. Une larve répugnante mais, tellement étroite. Ses prunelles en reviennent à cette dite limace, étendue sur le parquet dans une position disgracieuse. La récente couleur cadavérique de son épiderme lui donne l'air d'un mort. Un mouvement venant de derrière, l'arrache à cette petite constatation désabusée. Le brun s'avance dans une diatribe de plus -sans grand intérêt- pour, écraser le ventre du blond déjà salement amoché par le coup précédent. Kano lève les yeux au ciel à l'action stupide. Ce type, commence à lui donner mal à la tête. Il n'a jamais été aussi exaspéré de sa vie. Il débanderait presque, s'il n'avait pas, pour merveilleuse exhibition, celle du sexe moulé par le boxer au gland -sans doute- agréablement rougit de son interlocuteur. Il ne peut s'empêcher de s'humecter les ourlés à chaque fois que le pénis volumineux se fait entrevoir au travers du tissu. L'écrivain trouve les organes génitaux laids, pourtant celui-ci, - avec ses bourses pleines et bien rondes- a le don de lui donner des envies lubriques guère saines. A coté, avec ses joues creusées et grisâtres de macchabée, son ancienne pute fait peur. «Ce garçon m'a dit de dégager du chemin... il m'a manqué de respect et toi tu prends sa défense ? Tu me déçois.»
Comme s'il devait quoi que ce soit à un énergumène. Son regard glisse sur le pan des murs de marbre. Les caméras du couloir sont cassées depuis un moment, et pour une raison quelconque, le propriétaire du Tsubasa ne les a toujours pas fait réparer. Ses pupilles se dilatent. Des caméras cassées.
-Vraiment je suis trop bête.
Sadisme est le maitre mot. Ignorant royalement son concurrent, il vient se saisir du poignet à peine tiède du domestique comateux, pour le trainer jusqu'au bord des grands escaliers de l'étage. Ses maux de têtes disparaissent d'avance. Sans un regard, il jette l'humain moue dans la tournante de marches. Un pincement au cœur se fait cependant sentir, quand il peut entendre au loin, la nuque craquer. Adieu Charlie. Son faciès fermé se reporte cruellement, sur le jeune homme dont il ne connait que le venin piquant. Il ne lui faut que quelques pas pour se retrouver près de cet effronté, à enrouler son bras aux muscles saillant autour de sa taille mince. En une menace implicite, il va frotter son bassin au sien, son souffle brulant tapant sur la bouche charnue qu'il se retient de mordre.
-Les morts ne parlent pas..Et toi?
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|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: This night, I'll be over you... [Yaoi/Pv Kano] Lun 2 Aoû 2010 - 16:28 | |
| L'amour est au cœur du mal.
Les intentions de l'homme vis-a-vis du serveurs étaient visiblement très malsaines. Ce qui était assez incompréhensible de sa part ; n'avait-il pas tenté d'étouffer Nobu parce qu'il avait assommé le blondinet ? Il serait intéressant de méditer longuement sur la question mais ce n'était pas le moment.. il devina immédiatement ce que comptait faire l'autre au moment où il traina le serveur dans le couloir. Des caméras étaient pourtant là... peut-être ne fonctionnaient-elles plus ? Enfin, ce type devait savoir ce qu'il faisait. Nobu sait très bien différencier les fous intelligents des fous idiots. Ça ne l'étonna même pas de voir cet homme jeter le serveur du haut des escaliers pour s'en débarrasser de façon radicale. En revanche, ce fut une légère source de surprise lorsque l'autre s'approcha de lui pour le saisir par la taille. Provocation gratuite. S'il croyait l'intimider, il se trompait.
« Mais je suis tout sauf mort moi... »
Il laissa sous-entendre dans un éloquent silence qu'il se pourrait très bien qu'il se taise, tout comme il se pourrait que l'envie lui vienne de le faire jeter en prison pour ce qu'il venait de voir de ses propres yeux. Heureusement, il n'avait aucune compassion pour ce Charlie, il ressentait même une véritable jouissance à voir cette larve se faire malmener. Se faire tuer, d'ailleurs. Le Tsubasa était grand, ses escaliers comportaient un bon nombre de marches. De toute évidence, lorsqu'on est jeté de cette façon du haut d'un escalier, peu importe sa taille, on n'en ressort pas toujours indemne. Mais quelle importance de toute façon ? Le blondinet n'était qu'un détail de sa journée, il ne faisait pas partie de sa vie et d'ici une ou deux minutes il l'aurait déjà oublié comme s'il n'avait pas existé. En tout cas, il n'avait pas tellement compris la raison de cet acte et se serait fait un plaisir de tenter de satisfaire sa curiosité mal placée si l'autre n'était pas revenu à la charge. Il était amusant de voir que cet homme qui enchainait humiliation sur humiliation depuis l'arrivée de Nobu continuait de s'accrocher. D'abord la bouteille de vin renversée sur le crâne, le coup de genoux dans l'entrejambe, et ensuite le jet d'eau glacée dans la douche.. le brun tenait à terminer tout ceci sur une note plus musicale, dirons-nous. Mais de quelle façon? Il n'y avait pas encore réfléchi. Ce type était tellement sur les nerfs qu'il lui en faudrait sûrement peu. Il l'avait déjà presque étranglé quelques minutes plus tôt alors évidemment...
Nobu pencha la tête légèrement sur le côté avec un petit air curieux, le visage néanmoins inexpressif. La scène était assez typique du mec en mal de puissance et de pouvoir. Lui, cela faisait bien longtemps qu'il ne le recherchait plus. Il en avait déjà trop, même si c'était quelque chose qu'il n'avait pas pour habitude d'exposer ouvertement aux inconnus. Ce type serait peut-être l'exception qui confirme la règle au vu de l'attirance qu'il suscitait chez lui. Mais il est indéniable que le baiser que l'on imagine est plus beau et plus savoureux que celui que l'on cueille. Le désir n'en est que plus grand. Et c'est pour cette évidente raison que Nobu se dégagea doucement de l'emprise de son vis-a-vis qui s'était à nouveau collé contre lui comme un aimant sur un frigo. Il retira le mégot coincé dans la commissure de ses lèvres avant de rejeter la fumée toxique de ses poumons, tapotant légèrement sa cigarette pour en faire tomber les petites cendres de celle-ci que le feu continuait de consumer. Le haut de son visage assombri par les quelques mèches de cheveux qui retombaient sur son front tel la propagation des ténèbres sur la lumière, il fixait cet homme avec toujours la même indifférence pesante qui laissait suggérer tellement d'issues pour la suite que cela en devenait plutôt inquiétant. Mais concrètement, à part lui casser la gueule avec une prise de karaté bien placée ou appeler ses gardes du corps qui l'attendaient en bas du bâtiment devant sa limousine, il ne pouvait pas faire grand chose contre l'autre. Il n'en avait pas réellement l'envie, pour l'instant. Mais avant de rentrer dans le vif de la rencontre, il tenait à faire un petit quelque chose qui ne lui prendrait sans doute pas un temps conséquent. Et il ne pu s'empêcher de meubler tout cela avec une réflexion cynique comme il avait l'habitude d'en faire.
« En fait, tu es vraiment ridicule, à poil au milieu du couloir. »
En gros : la pseudo menace du type perdait toute sa crédibilité. C'en était presque risible. Mais il avait son charme malgré tout. Après réflexion, Nobu s'en approcha à nouveau, pour n'être qu'à quelques centimètres de lui. Sa main se posa sur le haut de la cuisse de l'autre, caressant doucement celle-ci sans pudeur avant de remonter ses doigts jusqu'à la partie abdominale. Ce gars n'avait pas un corps d'athlète, c'est un fait ; néanmoins, il était tout de même assez bien monté dans l'ensemble. Sans se soucier du manque d'intimité que leur offrait ce couloir ouvert au public, il explora du regard tout le corps de son cher ami, avant qu'il ne s'arrête sur son poignet. L'ossature forte de ses bras était absolument délicieuse. Ce serait donc là. Il lui saisit le poignet violemment avant de le tirer vers lui sans aucune délicatesse, reluquant avec envie cette partie de son corps. Et la forme de ses mains. Nobu avait toujours eu un faible pour les belles mains.
« Et je te dois quelque chose, n'est-ce pas ? »
Lorsqu'il était sorti de la salle de bain, il avait pu apercevoir distinctement dans un miroir les initiales « k.k » gravées dans sa chair, malgré le sang qui s'en écoulait. Il se doutait évidemment que c'étaient les initiales de son nom, à ce type. Il avait tout de même un sacré culot pour s'approprier les gens ainsi. Mais cela lui convenait, d'une certaine façon. Lui aussi avait tout à fait le droit de propriété sur les gens, même si normalement cela ne se fait qu'avec les neko. Après tout, cette nudité n'était que de l'incitation à lui rendre la pareille. Avec une immense satisfaction et d'un geste élégant, il ramena sa main qui tenait la clope près de la main de l'homme. Il le fixa un instant pour lui laisser le grand plaisir d'appréhender le geste et écrasa la cigarette sur son poignet, non loin de l'os, la déplaçant nerveusement, lentement afin que la brûlure s'ancre bien profondément dans sa peau. Le dessin était maladroit au vu du crayon utilisé, mais on pouvait distinguer clairement la forme d'un N. N comme Nobu. Tout simplement. Il grogna, l'air mécontent.
« Tu m'appartiens maintenant. »
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