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 Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]

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MessageSujet: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Ven 28 Mai 2010 - 20:35

Abigail devait aller faire les magasins en cette journée ensoleillée mais quelque peu frisquette. Cela ne semblait pas déranger la jeune femme qui sortait du taxi, même si elle n'était pas bien habillée pour ce genre de température. Les gens portaient, pour la plupart, une veste ou un petit manteau, car le vent refroidissait l'air de ses bourrasques intermittentes. Elle était la seule sur tout le marché en robe désigner en tissus épais d'un rose pâle avec deux coutures stylisées faisant tout le long de la robe sur la verticale, des collants blancs avec des talons très hauts en plate-forme de la même couleur que la robe montant jusqu'aux genoux. Ses cheveux, éternellement en bataille, volaient au vent alors qu'elle soupirait. Shibuya... l'endroit où elle pouvait le plus perdre les pédales. Elle devait toutefois s'habituer. Tirée de sa contemplation par le conducteur du taxi qui venait de sortir sa mallette en cuir avec de l'écriture anglaise dorée près de la poignée -"Bad Girl" pour ceux qui savaient lire l'anglais- tout en lui demandant de payer son transport. C'était une habitude de choisir cette compagnie; ils commençaient à la connaître, elle et son caractère endiablé... surtout par le peu de pourboire qu'elle laissait.

Soupirant après avoir vu que ce que la jeune Totman laissa comme billets, l'homme partit. Elle, sortant de l'ordinaire avec ses yeux bleus et ses cheveux blonds, restait là. Elle ne savait pas que faire; entre dans un magasin pour neko ou bien dans ceux pour humains et faire les retouches pour la queue d'elle-même... Ne voulant pas se retrouver dans un tel endroit entourée d'hybrides, la jeune femme se mit à arpenter les vitrines qu'elle connaissait un peu mieux et qui ne faisaient pas parti des collections pour ces satanés hybrides. La crinoline dans le vent faisait aussi ballotter le petit sac rose en satin avec quelques imprimés mignons dessus qui contenait ses cartes et le peu de comptant qu'elle portait sur elle-même. Finalement, elle posa pied dans une boutique au hasard, contenant des vêtements pour hommes, heureusement. Passant entre les allées, sa tête était ailleurs. Son téléphone cellulaire entre les mains, elle y regarda pour retrouver les tailles de la personne pour qui elle achetait les vêtements. Elle savait très bien à quoi il ressemblait; étant artiste, sa mémoire visuelle était très bonne. Même si elle avait ouvert sa galerie à Tokyo peu de temps avant, elle n'avait pas eu beaucoup de visiteurs. C'était ouvert le jour même lorsqu'elle n'était pas là. De toute manière, si quelqu'un touchait à une seule de ses toiles, elle recevait un message et pouvait demander à la police de venir illico.

Elle ne regardait pas trop les vêtements; elle était plutôt d'un air absent, comme si quelque chose la perturbait... ce qui était en effet le cas. Se rappeler de la première fois qu'elle avait vu des nekos lui avait aussi rappelé la réaction brutale qu'avait eu son frère; une allergie très sévère aux hybrides. Cela l'avait mise dans tous ses états et avait définitivement parti sa colère incessante. Là, dans le magasin, prenant un pantalon ample noir avec une multitude de poches et de fausses bretelles pendouillant pour faire un style décontracté et rebelle, Abigail n'était pas vraiment présente. Tiens, un paquet de camisoles blanches en coton. La jeune femme était plutôt plongée dans ses pensées et ne remarquait pas qu'on pouvait -avec cette robe- très bien voir les muscles définis sur ses bras. Aucune dentelle pour les recouvrir. C'était bien une des seules fois qu'elle ne se cachait pas... surtout dans un froid pareil! Si quelqu'un lui rentrait dedans, elle ne le remarquerait sûrement même pas... même en talons elle tenait très bien sur ses pieds et, maîtresse d'arts martiaux, elle s'entraînait tous les jours! On pouvait assez bien le voir dans ses bras et, si on regardait, bien distinguer les muscles de ses jambes sous ses collants... Oh, une chemise noire avec de l'écriture rouge dessus pour aller avec le style rebelle des pantalons!
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Hatsu Koï
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Mer 30 Juin 2010 - 17:27

Dire qu'elle la suivait serait faux. Koï appellerait plutôt cela un enchaînement de hasards. Elle avait eu envie d'aller à Shibuya pour laisser ses hybrides faire connaissance – même si la douce Minna lui manquait un peu – et, éventuellement, leur acheter des vêtements; et le taxi qu'elle avait pris suivait celui d'une dame en rose, blonde et aux cheveux en bataille. Elle connaissait cette tête. Elle s'arrêta au même endroit. Elle, au moins, ne faisait pas tâche : Elle était vêtue d'un simple jogging gris foncé et d'une veste de jogging assortie, ainsi que de baskets de même couleur. Subitement, elle avait eu envie d'acheter des fringues à ce cher steward dont elle avait fait connaissance et qui l'avait mise en cloque. Il faudrait qu'elle aille à l'hôpital bientôt, d'ailleurs. Elle pouvait s'estimer heureuse que son ventre soit encore plat. Ses futures actions le concernant étaient claires : Hôpital, cadeau pour se faire pardonner et le saper avec un peu de classe, et ciao l'homme de l'air. Comme tous les autres. Elle entra donc dans un magasin de vêtements pour homme au pif, sans vraiment se rendre compte qu'il s'agissait du même que celui de la demoiselle Totman. Fort heureusement, elle ne prit pas les mêmes rayons. Allez, il fallait chercher un costume décent à ce gars : Pas que le rouge était déplaisant, mais le noir était d'avantage passe-partout. Elle sortit un bout de papier de sa poche. Vu que monsieur était une marmotte, elle avait eu tout le loisir de jeter un oeil aux tailles de ses fringues. Un costume noir, simple et élégant serait amplement suffisant. Une chemise blanche ou grisâtre irait bien avec, aussi. Elle prit le tout, puis traîna dans les allées. Jusqu'à se retrouver face à miss rose bonbon. A en voir ses muscles, la jeune femme avait d'avantage l'impression qu'il s'agissait là d'une musculature d'homme. Un petit sourire ironique se dessina sur ses lèvres; sourire qui disparut dans la seconde alors qu'elle s'approchait, l'air de rien, farfouillant entre les cintres d'un air tout à fait innocent. Une fois suffisamment rapprochée d'Abigail pour que celle-ci puisse l'entendre sans qu'elle n'aie à crier, elle prit la parole.

- Dis-moi, miss Totman, ces fringues, c'est pour toi ou ton frangin?

Bien sûr, elle la provoquait ouvertement, tout en continuant de fureter entre les chemises. Il lui en fallait une blanche. Elle aperçut du coin de l'oeil ce que celle à qui elle s'était adressée avait en main. Et à vrai dire, elle imaginait très mal Fabio dans ce genre de vêtements.

(HRP : Désolée, c'est plus court que ce que je ne pensais.)
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Ven 9 Juil 2010 - 20:51

Abigail n'était pas dans l'humeur de faire quoi que ce soit d'autre que de prendre ces vêtements et filer dans un autre magasin pour prendre les effets de toilettage pour le neko qu'elle gardait captif. Certes, il ne fallait pas qu'elle dise que c'était pour lui, mais ce n'était pas un soucis pour elle; la jeune Totman savait très bien mentir puisque sa propre vie n'était qu'un gros mensonge... même si elle préférait de loin se frustrer que devoir prononcer quelques mots faux. Des fois, il fallait se contenter de faire le plus logique, même si c'était difficile pour la furieuse blonde. Rien pour elle n'était mieux qu'un bon coup de batte en pleine figure, batte qu'elle traînait toujours amoureusement dans son beau coffret en cuir avec les gravures dorées près de la poignée "Bad Girl". Elle pouvait facilement tenir cette lourde valise d'une main alors qu'elle furetait de l'autre; avec tout son entraînement physique, c'était un jeu d'enfant. Un peu inconfortable de dévoiler ainsi ses muscles, elle ne le démontrait toutefois aucunement; c'était un prix à payer pour porter les vêtements qu'on aime! Elle sortait peu à peu de cette léthargie pour être plus présente dans le monde et, ainsi, plus frustrée...

Les vêtements qu'elle prit ne furent pas du tout du même style que ce que son frère portait. De toute manière, le magasin dans lequel elle se trouvait ne vendait sûrement pas des vêtements de la qualité qu'elle prendrait pour son aîné. Pourtant, elle aimait ces vêtements et trouvait qu'ils iraient bien à ce cher... peu importe son nom. De toute manière, pourquoi Abigail Totman devrait se souvenir du nom de son souffre douleur? Lui avait-il au moins dit? Elle s'en fichait de toute manière. Il était là que pour son bon plaisir et lorsqu'elle en aura fini avec lui, ce sera les déchets qui le ramassera... ensuite, une fosse. Les nekos n'ont pas d'enterrements de toute manière; qui voudrait enterrer ce sac à viande inutile et répugnant? Des cinglés. Que des cinglés. De toute manière, la société est cinglée. Ils sont tous des menteurs. Se mentent à eux-mêmes. Obligent les autres à mentir. À se mentir. À être détesté! À se détester! Bande de tarés! Je vais tous vous...

Du calme Abigail, du calme. Achètes tes truc et sacre ton camp. Achètes tes trucs et retourne peinturer. Retourne sculpter. Vas essayer de coudre. Va apprendre à coudre, comme ça, t'auras plus à magasiner pour un imbécile de neko répugnant! Quelqu'un fouillait dans la même section. Abigail s'apprêta à partir, mais sembla reconnaître cette personne... Figeant en remarquant le regard glacé, mais enchanteur, les courbes féminines sculptées dans le plus séduisant sablier, les cheveux blonds... Son regard devint froid. Glacial... aussi glacial que la lame d'un katana. Aussi glacial que la crosse d'un fusil. Aussi glacial que le regard de la faucheuse lui-même. Peut-être qu'il aurait plus de boulot, aujourd'hui, finalement.

Des paroles qui visèrent à la provoquer. Pourtant, la regardant, habillée de la sorte, la jeune Totman ne réprima aucunement un sourire. Peut-être que ce tissus était confortable, mais la blonde -étant élevée dans la haute classe- n'en avait jamais porté. Elle préférait porter autre chose pour faire ses exercices, ses entraînements. De la tête aux pieds, elle scruta la femme devant elle avant de répondre, son sourire narquois et méchant toujours affiché à ses minces lèvres.

"Oh? Pas assez d'argent pour venir en vêtements, tu dois venir magasiner en pyjamas? Tu es partie trop vite, la dernière fois, pour que Monsieur Totman te paie? C'est vrai, y'avait d'autres gens; il ne voudrait pas se voir les pantalons baissés avec une chose comme toi après devant ses alliés."

Abigail avait eu envie de divaguer en anglais, mais s'était retenue; c'était mieux de se faire comprendre tout à fait quand on voulait être insultante. Peut-être ne serait-elle pas insultée, mais la jeune femme s'en fichait et partait déjà, sur ses gardes au cas où on voudrait la frapper... ou lui tirer les cheveux. De son physique, c'était plus la peur de se casser un ongle qui la ferait agir que la soif de donner un bon coup de poing dans la tronche de son adversaire. Il ne manquait pas grand chose pour que la jeune Totmant pète un câble et lui saute dessus, par contre. Elle paraissait déjà énervée, mais qu'est-ce qui était nouveau, avec elle? La femme musclée paraissait toujours énervée, comme sous l'effet de stéroïdes... même si ce n'était pas le cas. Elle voulait être forte, non musclée.

Quittant ce rayon pour aller chercher un autre ensemble pour le neko, Abigail partit sans rien ajouter. Un autre rangée de vêtements. Tiens, un long gilet ample à manches longues blanc avec de minces rayures bleu marin à l'horizontal. Joli. Une ceinture noire avec des pics de métal. Des jeans noirs serrés aussi, pour compléter l'ensemble. Deux ensembles vont être assez pour l'instant. Elle ne voulait pas rester en compagnie de la peste de bonne femme alors qu'elle était dans un humeur pareil; la police n'allait pas être contente si elle devait arriver sur une scène de meurtre... Se dirigeant vers la caisse sans plus tarder, prenant au passage des chaussettes et des sous-vêtements masculins, la femme blonde et musclée laissa derrière cette autre blondasse sans laisser tomber sa garde...
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Hatsu Koï
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Dim 11 Juil 2010 - 21:49

Koï sourit intérieurement en entendant la réplique de la jeune femme. Stupidité, ô stupidité. C'était vraiment risible. Elle répondit d'un ton cassant, dans la seconde, juste avant que la blonde ne déguerpisse.

- Eh bien quoi, ta blondeur t'a grillé le cerveau au point que tu ne sais pas faire la différence entre un jogging et un pyjama? En tout cas, tu ne sembles pas remarquer la différence entre une tenue décente et une tenue de carnaval.

Un sourire en coin, rictus malsain, étira ses lèvres. Elle se souvenait du coup de poing que le bonbon rose lui avait asséné; et justement, c'était pour cela qu'elle la cherchait. Elle voulait montrer qu'elle aussi pouvait être forte. Peut-être serait-elle plus efficace sur le plan psychologique, néanmoins. Eh oui, méfiez-vous des écrivains. La japonaise fit semblant de regarder les rayonnages, alors qu'elle suivait cette femme. Son sourire avait disparu dans la seconde où l'autre était partie : Inutile d'avoir l'air ridicule sans raison valable. Elle se dirigea elle aussi vers la caisse, tout en attrapant au passage une fine ceinture de cuir noir. Se glissant derrière la blondinette, venant murmurer discrètement derrière son oreille.

- Mais en tout cas, merci, j'irais draguer ton frangin pour voir. A moins qu'il ne t'arrive d'être aimable?

Bien entendu, elle voulait jouer avec ses nerfs. Vu l'intérêt que cette demoiselle semblait prêter à son frère, elle pouvait bien essayer de jouer là-dessus. Mais si elles arrivaient à s'entendre sur un point ou à avoir une discussion sans en venir aux poings, cela arrangerait peut-être les choses. Peut-être se ressemblaient-elles plus qu'elles ne le pensaient.

- Soyons réalistes, on a démarré d'un mauvais pied. Je vais être charitable : Je t'offre un verre, si tant est que tu arrives à parler autrement qu'avec les coups.

Elle jouait à un jeu dangereux. Et elle en avait conscience. Mais après tout, la vie ne représentait pour la nippone qu'un vaste terrain de jeu. Une grande partie de poker, où chacun devait être le meilleur bluffeur.

(HRP: Là aussi, le post est petit T.T Désolée *se sent petite*.)
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Mer 14 Juil 2010 - 8:27

Abigail essayait fort de ne pas se frustrer. C'était un lieux publique et si elle ne se contenait pas, la police pourrait s'en mêler et son frère ne serait pas content... quel scandale cela ferait si la petite sœur du grand Fabio Totman se retrouvait en taule? Un GROS scandale. La jeune femme devait donc se retenir de faire trop de conneries... Sinon comment pourrait-elle gagner un peu d'affection de la part du millionnaire? Calmer. Se calmer. c'était pourquoi elle s'était dirigée vers la caisse. Pourtant, on la cherchait, c'était évident. Trop évident. Tellement évident qu'elle-même pu le comprendre et garder son calme. De plus, les premières paroles n'étaient pas blessantes. Même que ces paroles-là étaient ridicules. Tellement ridicules qu'elle en ricana tout en gardant de son sang froid, se dirigeant toujours vers la caisse sans se soucier de ce que l'autre faisait derrière elle... en gardant toutefois sa garde haute; on sait jamais, avec les femmes. Elles sont plus dangereuses que les hommes parce que c'est jamais certain quand elles vont éclater et devenir violentes... surtout entre-elles. Après avoir ricané un peu, elle répondit au tac-au-tac.

"Pour les gens comme moi, les jogging sont au stade du pyjamas; c'est pauvre, des joggings. Même que je dormirai sûrement jamais dans du jogging comme ça; le satin me va mieux. De plus, mes vêtements sont en vogue au Japon; c'est la mode Sweet Lolita. Renseigne-toi avant de parler, blondasse."

Abigail souriait, elle aussi, de façon maligne. Elle ne regardait pourtant pas derrière elle pour voir si on la suivait ou si on essayait de se moquer d'elle; les jugement qu'on portait à son égard lui passaient dix pieds au-dessus de la tête. Pourtant, elle entendit bien ses pas la suivre alors qu'elle se dirigeait vers la caisse en attrapant, au passage, des sous-vêtements et autres. Pourtant, ce ne fût pas de tout repos; on se glissait juste derrière elle. Cela prit tout son sang froid pour retenir un réflexe de défense; quand on entrait dans sa bulle, la jeune femme blonde devenait encore plus agressive. Son espace contrôlée devait rester à elle et elle seule. Respirant un bon coup, la cadette mit ses effets plutôt brusquement sur le comptoir caisse, ce qui lui valu un regard de travers de la part du caissier un peu efféminé. La furie lui renvoya une grimace de dégoût, de colère et de mécontentement qui le fit se mettre au boulot et puis vite! Les paroles qu'on prononça lui donna une bonne envie de lui casser la figure d'un bon coup de coude bien placé, mais elle se retint quelque peu, sans pouvoir s'empêcher de se retourner brusquement, bousculant ainsi son interlocutrice.

Sa poigne se fit plus intense contre sa malle, mais elle n'en fit rien. Sortir une telle arme dans un magasin de vêtements serait l'arrestation immédiate... surtout dans un quartier commercial tel que Shibuya; plein de gens, plein de nekos, plein de gens de la fourrière et, surtout, plein de police. Ces foutus agents de la paix peuvent bien aller se faire foutre, d'après Abigail Totman. Si ce n'était que d'elle, elle tuerait tous les êtres humains de cette planète pour avoir son Fabio rien que pour elle... en commençant par cette blondasse qui la suivait partout comme un chien de poche... chien de poche plutôt fatigant. Comme un petit chihuahua jappeur lui mordillant férocement les chevilles sans toutefois lui faire vraiment mal. Juste être achalant. Ou même une mouche; bourdonnant ainsi autour de ses oreilles, venant se poser trop près pour lui faire aller la main avec frustration pour l'écrabouiller sous ses doigts puissants et agiles... Son regard était celui d'un assassin; froid, cruel et, surtout, plein de dédain pour la personne se tenant face à elle.

Pourtant, avant qu'elle puisse faire ou dire quoi que ce soit, l'autre femme reprit la parole... pour se reprendre, on dirait presque. Abigail fût surprise par l'offre, mais n'en démontra rien. Elle garda ce même regard froid et distant qu'elle venait de lui offrir sans aucune gêne. La jeune femme resta un moment à la fixer ainsi, jusqu'à ce que le caissier annonce le montant de sa commande avec une voix gênée. Une somme médiocre pour la jeune Totman, mais moyennement grande pour une personne ayant un revenu normal... surtout que ce n'était pas pour elle! Se retourna, elle déposa brusquement une carte de crédit sur le comptoir pour se retourner vers son interlocutrice avec un regard arrogant.

"Toi? Offrir un verre à Abigail Totman? Vas-tu au moins être capable de payer ce verre? Ou même de m'amener dans un endroit décent?"

La cadette préférait laisser tomber les répliques cinglantes -autant physiques que verbales- pour elle et laisser tomber les problèmes que cela engendrait... pour l'instant. Elle avait la bonne intention de donner la raclée de la vie à cette femme. Pourtant, sortir d'ici l'intéressait. Aller dans un café désert, loin dans les rues de Tokyo, là où peu de gens allaient serait bien. Elles pourraient sortir, marcher un peu, aller dans une ruelle sombre et boum, lui arracher la tête. Elle se retourna pour signer son achat crédit et prendre son sac. Elle fit un pas de côté, la fixant, indécise, pour la laisser passer à la caisse. Roulant finalement les yeux au ciel, elle soupira.

"Maaaais bon. Puisqu'on me l'offre, pourquoi pas. Un endroit tranquille, par contre. Être entourée d'imbécile ne me plaît pas. Je vais pourtant payer ma propre nourriture puisque j'ai un petit creux."

Abigail croisa les bras sur sa poitrine; sac d'une main et malle de l'autre. Cette malle, elle ne la lâcherait pour rien au monde; c'était ce qui se rapprochait le plus à une meilleure amie. Sa meilleure amie. Sa malle à elle, sa meilleure amie à elle... ou plutôt ce qui avait à l'intérieur de cette malle. Impatiemment, la jeune blonde attendit, tapant du pied, son talon faisant résonner un son dans tout le magasin, ce qui fit bouger le caissier encore plus vite puisqu'il voulait cette étrange femme enragée en dehors de sa boutique le plus rapidement possible.



[Pas de coup de coude finalement x) ]
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Ven 16 Juil 2010 - 9:49

Koï ne réagit pas aux bousculades de la demoiselle, pas d'avantage à celles-ci qu'aux regards froids que la furie lui lança. Le pauvre caissier devait se demander ce qui se passait, sans comprendre l'apparente rivalité des deux femmes. Ledit caissier annonça d'ailleurs le montant des achats de la jeune femme, avant de se faire brusquement déposer une carte de crédit devant le nez. L'écrivain se contenta d'un petit soupir blasé en constatant le regard arrogant de son interlocutrice.

- Tu serais surprise de voir les endroits ''décents'' que je connais, ainsi que de te rendre compte des revenus que je gagne.

Avoir des coups d'un soir à droite et à gauche, cela apportait souvent de bonnes adresses. De même, le précieux argent dont elle écopait grâce au trafic de nekos la laissait bien loin d'être dans la misère. Elle était en tout cas moins sur la paille que lorsqu'elle vivait uniquement de son maigre salaire d'écrivain.
Blondie se retourna brusquement, allant signer son achat crédit et récupérer son sac avant de faire un pas sur le côté et de la fixer, indécise semblait-il, puis de rouler les yeux au ciel et de soupirer assez bruyamment. La japonaise haussa les épaules et déposa ses achats sur le présentoir de la caisse, répondant sans regarder la demoiselle.

- Si tu y tiens.

Elle ignora autant qu'elle le pût le désagréable bruit du talon du bonbon rose, puis paya et se dirigea vers elle d'un pas volontairement traînant.

- Au fait, je suis japonaise. Je sais ce qui est en vogue au Japon, je n'aime juste pas faire comme les autres. Cela donne l'air trop commun. Et je suis sûre que tu pourrais être plus belle dans d'autres vêtements que ceux-là.

Elle l'avait dit d'un ton presque ennuyé. Elle trouvait vraiment que cette robe n'allait pas à la blonde, mais en même temps, elle ne l'imaginait pas autrement qu'avec. Sans s'attarder dans le magasin, elle sortit, son sac pendant nonchalamment à son poignet alors qu'elle gardait les poings enfouis dans les poches de sa veste de jogging. Une fois à l'extérieur, elle jeta quelques mots par-dessus son épaule, sans regarder mademoiselle Totman.

- Je n'apprécie moi non plus d'être entourée d'imbéciles. Cependant, je ne suis pas folle, et le peu que je connais de toi suffit à ne pas me pointer seule dans un café désert en ta compagnie.

Elle voulait bien laisser cette femme se payer un casse-croûte si elle le souhaitait, mais hors de question d'être seule avec elle sans témoins. Elle se mit à marcher jusqu'à un café à proximité. Ce dernier n'était pas bondé, mais était en même temps loin d'être désert. Le lieu idéal, en somme. En plus, Koï connaissait les serveurs. Elle en salua vaguement un d'un signe de menton et se dirigea à une table sur la terrasse, avant de s'y asseoir. Elle attendit que la soeur du mafioso se soit assise, et reprit de plus belle.

- Je t'ai dit que tu serais plus belle dans d'autres vêtements que ceux-ci. Et je ne mentais pas : Pour accéder aux faveurs de ton frère, je suis sûre que si tu te mettais d'avantage en valeur, il daignerait bien t'accorder un regard. Parce qu'honnêtement, le rose, ça rebute pas mal de mecs.

Et elle parlait en toute connaissance de cause : Nombre de ceux qu'elle avait séduits haïssaient le rose Barbie. A chaque femme convenait un type de vêtements, et elle était certaine qu'en cherchant bien, Abigail pourrait trouver le style qui la mettrait en valeur. D'autant que si elle voulait que son frère la remarque, il fallait peut-être justement casser la routine. Parfois, avec peu de changements, on se faisait d'avantage remarquer.

- Et quoi que tu dises ou que tu penses de moi, je veux bien t'aider. Enfin, si tu arrives à être un minimum gentille. Et encore, la gentillesse n'est pas exigée. Si tu arrêtait un moment d'être aussi détestable, ce serait déjà amplement suffisant. Et je te jure sur mon honneur que tu n'as aucune raison de te méfier. Sans rancune.

Une fois sa tirade achevée, elle se replaça une mèche de cheveux derrière l'oreille. C'était la vérité, elle n'avait aucune mauvaise intention. Un serveur arriva, tout disposé à prendre leurs commandes. La nippone n'avait pas besoin de regarder le menu, elle le connaissait presque par coeur.

- Je te laisse choisir la première. Honneur aux dames.

Elle avait prononcé les trois derniers mots de sa phrase d'un ton humoristique. Les mains toujours dans les poches, elle était presque avachie sur sa chaise. Elle s'en fichait bien peu : Elle était une habituée de ce café, qui était l'un des plus chers de Tokyo. D'autant que ces derniers temps, elle laissait toujours un gras pourboire à la fin de ses visites. Alors, ils n'avaient aucune raison de se plaindre. Et elle avait encore assez de billets pour tenir un long moment! Qu'importait ce que commanderait la jeune Totman, elle était toute disposée à payer la somme à trois zéros qui composerait l'addition.
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Jeu 5 Aoû 2010 - 7:34

Abigail n'était pas du tout impressionnée par cette jeune femme. Peut-être était-elle belle, mais la beauté n'avait aucune signification aux yeux de la blonde. Même si elle était belle, elle n'aurait pas ce qu'elle voulait. L'argent, c'était bien... mais c'était -pour la plupart- celle de sa famille. Certes, ses œuvres -lorsqu'elle avait des contrats ou bien quand on venait acheter de ses créations à sa galerie d'arts- rapportaient, mais elles étaient loin de valoir autant que ce qu'elle dépensait. La jeune femme avait des goûts excentriques et -surtout- tout devait être de la meilleure qualité. TOUT. La nourriture, les tissus, les coutures, les peintures, les pinceaux... Oui, vraiment tout. Élevée dans une famille de gens plus qu'aisés, elle avait retenu que ce qui était lié à l'argent. Même si sa mère l'adorait, la jeune femme, elle, la détestait. Rien de son "ancienne vie" lui manquait. Rien sauf le temps passé avec ton frère. Ce temps passé à partager leur existence, leur demeure, tout... Ils étaient assez proche, l'un de l'autre, mais ce temps semblait fini, maintenant. Le grand Totman était bien occupé et -surtout- hypnotisé par son projet. Elle l'aiderait du mieux qu'elle pouvait, mais elle n'était pas parfaite. Bête en fait. C'est pourquoi elle ne faisait pas grand choses...

Pensant à cela, les bras croisés, elle fronça des sourcils; elle n'avait presque pas écouté les paroles que l'autre lui avait adressé. Elle prit un court moment à les enregistrer et les repasser dans sa tête donc ne prit même pas la peine d'y répondre. Qu'un soupir d'exaspération. De plus, l'autre femme pensait qu'Abigail Totman tenait à prendre un verre avec elle? Elle s'était fait inviter et la seule raison pourquoi elle avait accepté était qu'elle voulait lui foutre la raclée de sa vie. Sinon, elle se fichait bien d'être accompagnée. Si elle le voulait, elle irait à son appartement voir ce cher neko qu'elle gardait captif. Son regard devint dur alors qu'elle continuait à fixer sa rivale. Elle avait véritablement un problème à la provoquer ainsi. Peut-être ne se rendait-elle pas compte dans quel pétrin elle se mettait... mais elle le verrait assez vite. Abgiail ne la laisserait pas filer sans l'avoir au moins tabassé un peu.

Puis cette blondasse en jogging rajouta quelque chose sur sa culture japonaise et la mode... cela n'impressionna aucunement la riche jeune femme. Même qu'elle eût un sourire amusé aux lèvres. Elle la suivit presque en trottinant, comme pour faire l'enfant dans sa robe rose. La remarque qui suivit la fit pouffer de rire. Un rire qui, de sa voix nasillarde, sonnait à moitié comme un rire enfant ou bien un rire de sorcière. Enfant pour son côté mignon et sa voix aiguë tandis que sorcière pour sa voix nasillarde ainsi que pour sa cruauté. La fixant d'un œil moqueur, elle s'approcha à sa hauteur pour marcher à ses côtés.

"C'est comme un enfant. Il ne veut pas être pris seul avec un étranger et veut quand même le braver ailleurs. Vouloir être différent, c'est aussi ce que tous les enfants recherchent. Toi, t'es laide dans tes joggings, mais dans tes robes noires moulantes, c'est différent. Je porte ce que j'aime, la beauté -si tu n'as pas remarqué- c'est pas trop mon truc. Je suis une artiste, les vêtements me représentent."

Son ton n'était pas prétentieux, tout simplement blasé et instructif. Elle aurait pu paraître arrogante, mais ce n'était pas son but... et si jamais on prenait cela ainsi, elle s'en fichait. De plus, elle avait fait un compliment -à sa façon- à sa propre rivale, c'était quelque chose de rarissime! Il fallait s'habituer à sa façon d'être; ce n'était pas tous les jours qu'on allait rencontrer une femme avec si peu de gêne ou même de pudeur. Elle disait ce qu'elle voulait et faisait ce qu'elle voulait en autant que cela ne la mette pas trop dans la merde... elle ou son frère. Comme si rien n'était, elle sortit un mouchoir avec les lettres BG brodées en lettres d'or dans un coin, dans une belle calligraphie anglaise pour essuyer le banc. La pluie n'avait pas encore commencé, mais au cas où. On n'était jamais trop certain. Elle prit ensuite place, devant la belle jeune femme. Pourtant, ce qu'elle continuait de dire ne l'intéressait pas trop trop... jusqu'à ce qu'elle parle de Fabio. Le rouge monta à son visage... mais ce n'était aucunement de la gêne. De la rage. De la rage noire. Il lui fallu toute sa concentration pour ne pas lui sauter au visage à ce moment là donc elle n'entendit pas le restant de sa phrase. Tous les gens étaient aussi tordu qu'elle-même ou quoi?! Ce n'était pas SI évident que c'était plus que de l'amour fraternel qu'elle éprouvait! Un regard de dégoût total s'imprima sur son visage alors qu'elle fixait son interlocutrice. Un peu plus et elle semblait sur le point de vomir.

"Mais c'est quoi ton problème?! Penser que j'veux des faveurs de mon frère; t'es vraiment tordue toi! J'aime mon frère assez pour frapper une traînée en plein visage dans le milieu d'une importante rencontre parce que je veux son bien."

L'animosité envers Koï était gratuite et, surtout, énorme. Vivante, même. Elle croisa les bras sur son infime poitrine, serrant des poings. Ses jointures étaient blanches sous l'effort tandis que ses bras, à découverts, laissaient aussi paraître ses muscles puisqu'elle forçait. Elle forçait pour se retenir de la défigurer à ce moment même, avec la chaise ou la table. Elle n'écouta pas les autres paroles sinon elle allait vraiment se déverser sur cette nippone; la colère d'Abigail était assez violente, surtout lorsqu'il s'agissait de Fabio, son frère adoré. Étant très bonne menteuse depuis son jeune âge -sa vie n'était qu'un mensonge de toute manière-, elle n'eût aucune difficulté à paraître tout à fait sincère sur ses paroles. En plus, ce qu'elle disait étaient des demis vérités; pas tout à fait vrai, pas tout à fait faux. Donc très difficile à décerner le mensonge.

Sans s'en rendre compte, le serveur s'était approché et attendait patiemment sa commande. Lorsqu'il se racla la gorge pour attirer son attention, elle leva ses yeux de meurtrière vers lui, ce qui le déstabilisa. Pourtant, elle n'ouvrit même pas le menu pour commander; elle savait déjà ce qu'elle voulait. Fermant les yeux pour respirer un bon coup, se calma, elle expira très lentement, telle une experte. Le yoga avait de bons côtés après tout! Même si c'était rare que cela la calmait bien longtemps... Aussi eût-elle un sourire aux lèvres, les yeux toujours fermés, alors qu'elle se rappelait ce qu'elle avait fait à son professeur...

"Une tisane à la mangue. Je veux l'infuser moi-même donc emmène-moi le tout dans une tasse en porcelaine foncée. Une grosse tasse et une grosse portion de thé. Je veux aussi trois biscottes oranges et chocolat avec des cubes de sucre véritable et un petit verre de lait 3.25%. Ce sera tout pour l'instant."

Comme pour en rajouter à son attitude snob, elle balaya l'air de sa main pour indiquer qu'elle avait fini. Elle était venue ici une fois... C'était correct comme endroit. Pourtant, il manquait une chose qu'elle aurait aimé avoir, à ce moment-là. Ce café -comme bien des autres d'ailleurs- n'avait pas de narguilés. Elle en aurait loué un volontiers... Soupirant, elle ouvrit à nouveau les yeux, les joues encore une peu rosées de sa colère. Son air était pourtant comme à son habitude; blasé de la vie. Abigail semblait normale, même si elle bouillait intérieurement.

"Cet endroit n'est pas super. Il n'a aucun narguilé, chose que j'aurais aimé profité. Le thé n'est pas si mal, mais je connais un endroit meilleur... même si ce n'est pas un des plus chics endroits... surtout que ce ne sont pas que des clients "normaux" qui s'y trouvent non plus."

C'était une invitation, mais Abigail doutait que la jeune femme allait accepter. L'endroit qu'elle mentionnait était reconnu pour ses trafiques de drogues et ses putes exotiques. Il y emmenait des esclaves pour danser, avec un thème du moyen orient comme on verrait dans les films... donc pas nécessairement comment c'est vraiment. En plus, le décor était fait avec du drapé bon marché et des objets en plastique. Contrairement à ici, la jeune Totman était connu là-bas. C'était un peu le contraire de cet endroit; Koï y était connu. La nourriture était bonne, le thé excellant. Elle regrettait de ne pas avoir proposé de choisir l'endroit...
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Hatsu Koï
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Sam 7 Aoû 2010 - 23:25

Koï retint de justesse un soupir franchement blasé, voir ennuyé, lorsque la jeune femme se mit à trottiner pour la rattraper; le tout en riant comme une enfant. C'était vraiment... Risible. Elle l'écouta vaguement lorsqu'elle parla, haussant les épaules à la fin de sa phrase.

- Comme tu le vois, je ne cherche pas à être excellemment belle tous les jours. Mais je te remercie du compliment. Et puisque tu te dis artiste, sache que je le suis moi aussi.

Oui, l'écriture était un domaine artistique. Et si au niveau de l'art elles pouvaient parvenir à trouver un terrain d'entente, ce serait déjà ça de gagné. Elles arrivèrent rapidement au café, et la nippone dût se retenir de laisser transparaître sur son visage une expression d'intense dégoût en voyant Bonbon Rose sortir un mouchoir en tissus pour essuyer le banc. Il n'avait pas plu et la japonaise venait assez souvent pour savoir qu'ils faisaient attention à garder leur terrasse impeccablement propre. M'enfin; elle se gardait bien laisser transparaître toute expression : Mine impassible oblige.
Mais le fait de voir le rouge grimper aux joues de son interlocutrice une fois qu'elle eût abordé le sujet de son frère lui fût pratiquement... Jouissif. Elle avait touché un point sensible, et elle le savait. Mais à en voir la force avec laquelle elle serrait les poings, ce n'était pas de l'embarras. Et elle fût prise d'une joie malsaine en constatant qu'un sujet tel que celui-là pouvait énerver aussi facilement la blonde. Elle souriait intérieurement, et de toutes ses dents. Elle était habitée de ce genre de fierté malsaine.

- Tu veux son bien, mais voyons. Si tu voulais vraiment son bien, tu lui aurais au moins laissé clore la réunion. Ca crève les yeux. Tu peux servir ce petit numéro à n'importe qui, mais pas à moi. Je ne suis pas idiote.

Elle fixait son ennemie droit dans les yeux. Intérieurement, elle jubilait. Et pas qu'un peu. Oui, elle la provoquait, et elle le savait. Et après? Il était impossible qu'elle soit l'unique personne que cette femme détestait. Ce serait lui donner bien trop d'honneur! Les insultes? Cela ne lui faisait plus rien. Certes, elle n'aimait pas, mais son neko lui avait assez balancé de noms d'oiseaux au moment de son achat.
Le serveur se racla la gorge pour attirer l'attention de la furie. Afin d'éviter de lui balancer une vanne ou deux sur son attitude plus qu'exécrable envers lui, Koï croisa elle aussi les bras sur sa poitrine. C'était une chance qu'ils aient tout ce que cette odieuse femme demande en stock. Le serveur nota la commande, ignorant visiblement le geste snob de la blonde.

- Pour moi, ce sera la même chose que d'habitude. Merci.

Le serveur hocha la tête et s'en alla d'un pas rapide. Et la demoiselle en rose soupira, les joues encore couvertes d'une légère teinte rosée. Mais Koï ne cessait de la fixer dans les yeux. Même malgré les critiques qu'elle émit, et qui auraient pu la vexer. Elle se contenta de hausser les épaules.

- On ne peut pas tout avoir.

Elle décroisa les bras et s'étira un instant. Le tout sans cesser de fixer la donzelle, s'entend. Elle ne détournerait pas une seule seconde le regard : Qui savait ce qu'elle mijotait. Mais malgré tout, le risque qu'elle encourait si elle accompagnait la jeune femme l'attirait inévitablement. Comme si ce pouvait être le plus merveilleux des délices.

- Mais si tu veux, nous pourrons aller à l'endroit que tu as mentionné. Après.

Elle ne comptait pas partir maintenant qu'elles avaient passé commande. Voilà pourquoi elle avait pris soin de préciser le moment où elles pourraient y aller. Mieux valait qu'elle assure un minimum ses arrières.
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Mer 25 Aoû 2010 - 19:21

La rage. La rage noire. Tellement enragée qu'elle lui sauterait à la figure là et maintenant. Elle lui ficherait son poing en pleine figure, elle lui arracherait les yeux avec ses propres doigts, lui casserait les doigts un à un, lui tordrait le cou jusqu'à ce qu'il cesse d'exister... Bref, elle la tuerait, là et maintenant, des façons les plus atroces imaginables. Pourtant, elle ne pouvait pas. Elle remarqua alors qu'elle avait cogné ses poings, jointures premières, contre la table de vitre qui avait craqué. Certes, la vitre était épaisse, mais la force -déculpée par sa rage sans bornes- d'Abigail Totman était si brutal que même cette épaisse vitre industrielle ne tenait pas le coup. Elle s'était aussi avancée dans sa rage sans même le remarquer et avait plongé son regard -qu'à quelques doigts de celui de son interlocutrice- dans le sien. Puis, ainsi en colère, ses gestes aussi brusques, rapides et imprévisible en avaient surpris plus d'un. Un petit garçon s'était mis à pleurer alors que la mère, effrayée, entra dans le petit café. La jeune femme en rose, elle, la fixait avec son regard colérique... pour un bon moment.

Jusqu'à ce qu'elle se mette à rire. Au début, doucement; qu'un gloussement quelque peu lugubre. La jeune femme baissa la tête en se reculant un peu, ses cheveux en bataille recouvrant quelque peu son visage. Son rire se fit plus fort; plus intense. Elle ne touchait toutefois aucunement son interlocutrice. Quelques cheveux frivoles, peut-être, elle n'était pas parfaite, la pauvre! Mais sans plus. Elle finit par se reculer contre son siège, s'y laissant tomber alors qu'elle pouffait de rire. Elle se tenait les côtes et se tortillait sur sa chaise, vraiment folle de rire. Cela lui prit quelques minutes avant qu,elle ne cesse, essuyant doucement une larme sur le bord de son oeil tellement elle avait rit. Tout aussi soudainement qu'elle avait commencé à rire, elle tapa de la paume ouverte sur la table, démontrant des jointures douloureusement rougies même si cela ne semblait pas la déranger du tout. Le fait qu'elle ait gardé la main ouverte fit un autre bruit flagrant qui fit sursauter le serveur qui était revenu, méfiant, avec les commandes des jeunes femmes. Il déposa le tout rapidement sur la table et puis repartit sans dire un mot. Abigail prit le temps de commencer à couler l'eau bouillante de la bouilloire dans sa grosse tasse pour commencer à infuser le tout. Tout en préparant sa collation tout en parlant.

"Tu sais, ma fille, ce qui est le plus tordu dans cette histoire? C'est toi pauvre idiote! C'est toi qui est assez tordue pour penser que j'irais faire ça par... quoi? Jalousie? Amour? Je ne sais trop, moi! Ce qui se passe dans ta tête de malade, c'est trop pour moi! Je ne l'ai pas laissé finir parce que ça sautait trop aux yeux et moi, j'vais pas le laisser aller avec si bas."

Les derniers mots qu'elle prononça changea de son regard amusé à un regard de dégoût alors qu'elle ne se gênait pas de reluquer le corps de la femme devant elle. Certes, ce n'était pas parce qu'elle avait envie d'elle, mais c'était certain qu'elle ne pouvait pas nier le fait qu'elle était belle. C'était tout simplement qu'elle n'était pas assez bien pour son frère. Cinglée comme elle l'était, personne ne serait jamais assez bien pour son frère... même elle ne l'était pas. Parce qu'elle était sa soeur. Tout le monde sait que l'inceste, c'est mal. Même Dieu. Parce que les incestueux ne peuvent pas avoir d'enfants ensemble... mais si jamais le rêve de l'anglaise venait à se réaliser, elle s'en ficherait, elle. Dieu pouvait bien aller jouer dans le trafic s'il voulait se mêler de sa vie. Elle avait été seule tout au long de sa courte existence donc elle ne commencerait pas à demander de l'aide à quelque chose qui n'existait peut-être pas.

Abigail finit de tout préparer son thé et prit une biscotte pour la tremper dans son breuvage et la croquer. Ensuite elle prit une gorgée, tenant son assiette en dessous de la tasse d'une main et le petit doigt tenant la tasse légèrement relevé. Elle venait d’Angleterre et mettait en pratique les bonnes manières du thé puisqu'elle venait aussi d'une famille aisée. Plus qu'aisée. Après sa gorgée, elle reposa sa tasse sur son assiette sur la table et prit la serviette qu'on lui avait offert pour tapoter ses lèvres. Ensuite, elle eût un sourire en coin tout en tapotant sa biscotte dans son assiette comme pour enlever les miettes. Elle plongea un regard remplit de malice et de moquerie. Sa posture changea. Elle n'était plus sur la défensive; elle attaquait, là. S'appuyant d'un coude à la table, mettant son minois dans une main, biscotte dans l'autre.

"Et après tout ça, on dit que c'est moi la folle? Moi je ne fantasme pas sur les autres en croyant qu'ils sont incestueux. Mon frère est un entrepreneur. Un riche entrepreneur. De plus, il est bel homme et a une personnalité très intéressante. Je serais une vilaine petite soeur si je n'essayais pas de l'aider -à ma façon- à garder ce qui lui importe le plus en tête: Sa carrière. Tu n'es qu'une associée. Rien de plus. Peut-être que tu aurais pu être une soirée de plaisir aussi, mais bon. Je préfère qu'il ait de la qualité."

Elle prit une autre petite bouchée, arrachant presque la biscotte entre ses dents blanches, la mâchant avec avidité, comme si elle mâchait la tête de son interlocutrice en la regardant de son regard espiègle. Celle-là, elle ne passerait pas une belle fin de journée, ça, c'était certain. Abigail ne la laisserait pas partir de sa vue sans l'avoir tabassé au moins un peu... sinon elle n'était pas Abigail Totman. Sa rage semblait pouvoir venir aussi vite qu'elle pouvait partir.... puisqu'elle semblait plutôt s'amuser. Certes, elle se fâcherait sûrement d'avantage un peu plus tard, mais là, les regards s'étaient dirigés sur elles et ils semblaient les prendre pour des folles. Une incestueuse? Une enragée? Mais quel monde étaient-ils tombés dedans!
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Sam 4 Sep 2010 - 21:40

Koï n'avait pas l'intention de se laisser intimider, loin de là. Elle aimait au contraire jouer avec le feu, surtout avec cette furie blonde. Elle la regarda droit dans les yeux même après ses coups de poing sur la table et malgré le fait qu'elle se soit considérablement rapprochée d'elle, lui offrant son regard le plus glacial. Alors que la donzelle se reculait en riant, elle croisa les bras sur sa poitrine, sans jamais quitter le bonbon rose des yeux. Un enfant s'était mis à pleurer mais avait vite été calmé, alors qu'un silence olympien avait pris place dans le café ainsi que sur la terrasse. Le serveur revint et déposa sans un mot les commandes sur la table. Elle le remercia d'un signe de tête – pour ne pas briser le silence – avant qu'il ne s'éloigne. Elle observa Abigail sans rien faire, buvant presque ses paroles. De sa propre tasse s'élevait une légère fumée qui lui faisait sentir le si doux arôme du café. Elle ne bougea pas d'un pouce, laissant Blondie ''s'agiter''. Elle ne daigna changer quelque chose que lorsque le dernier des mots de mademoiselle Totman eût résonné à ses oreilles, un grand sourire en coin quelque peu cynique et méprisant venant étirer ses lèvres. Comme si elle considérait la blonde comme une vermine à l'état pur. Elle posa les coudes sur la table en se prenant le faciès dans les paumes. Regardant la jeune femme avec un regard encore plus glacé qu'un iceberg, bien qu'un air légèrement amusé flotte dans ses prunelles.

- Sache que si je voulais coucher avec ton frère, je ne te demanderais certainement pas ton avis. Et si je lui plaisait, y as-tu pensé? Si au fil des rencontres, il venait à tomber amoureux de moi? Que ferais-tu? Et puis, tu l'as dit toi-même : Je ne suis qu'une associée. Ce n'est pas comme si j'étais un danger public. Celle qui essaie de briser sa carrière, entre nous deux, c'est toi : Je suis son associée parce que son projet m'intéresse. Mais quelqu'un d'autre aurait sans doute rompu le contrat après s'être pris un poing, ruinant ainsi les efforts de ton cher frère. Qui te dit que je veux nuire à sa carrière? Absolument rien. Et qu'est-ce qui t'indique que je ne veux pas en aparté découvrir sa ''personnalité intéressante'', comme tu dis? Je suis quelqu'un de curieux.

Elle aimait jouer avec les mots, enfoncer le couteau dans la plaie. Elle voulait lui faire mal, sans pour autant qu'il n'y ait de confrontation physique. Elle pencha un peu la tête sur le côté, son regard étant devenu espiègle. Quelques murmures incertains avaient recommencé à habiter l'enceinte du café.

- Hum, et qui te dis que je ne suis pas une amante de qualité? Tu ignores tout de moi, je te rappelles. Peut-être veux-tu voir de quoi je suis capable? Tu pourrais très bien faire l'affaire toi aussi.

Un petit gloussement de rire franchement amusé franchit les lèvres de la nippone. Elle devait remercier cette fille : Il était bien rare qu'elle quitte son masque impassible. Délaissant finalement son sourire, elle se recula dans sa chaise, venant prendre une gorgée de son café noir avant de poursuivre sur sa lancée.

- En tout cas, je ne fantasme certainement pas sur toi. Sois réaliste, que diable : Qui pourrait fantasmer sur une fille comme toi?

Elle ne se privait pas d'être vraiment méchante. Si auparavant elle avait essayé de donner un coup de main à cette folle, elle préférait maintenant de loin l'enfoncer. Glissant les deux sucres fournis avec son café dans sa boisson chaude, elle prit ensuite la petite cuillère encore disposée sur son assiette et mélangea doucement le tout, avant de finalement porter une nouvelle fois la tasse à ses lèvres. Vraiment, elle ne se lassait pas des jeux dangereux. Le fait que le neko qu'elle avait ''embauché'' pour la protéger ne soit pas là l'excitait un peu, aussi. Elle était bien curieuse de voir comment finirait son après-midi. Elle bût une nouvelle gorgée de caféine, avant de continuer à parler. D'un ton indéniablement moqueur.

- Je mettrais la facture des réparations à ton compte, tu veux?

Ce n'était pas une question. Elle allait le faire. Tout en parlant, elle avait pointé du doigt la vitre fissurée de la table, ledit doigt allant ensuite poursuivre l'une des fêlures dans le carreau; et ce avec une infinie lenteur. Après quoi, elle revint croiser les bras sur sa poitrine dans une posture volontairement hautaine, comme si elle méprisait sans se cacher celle qui lui faisait face. Bien sûr, ce n'était guère faux. Elle avait cependant récupéré son regard froid et son air inexpressif avec une aisance dûe à l'habitude. Les murmures étaient devenus des chuchotis, puis petit à petit, les gens s'étaient remis à parler normalement. Certains leurs lançaient encore des regards fugitifs méfiants, mais la plupart étaient retournés vaquer à leurs occupations et à leurs discussions. L'enfant qui s'était mis à pleurer en arrivant était à présent assis avec sa mère à quatre tables d'elles, et mangeait paisiblement une glace; encore habité de la douce et tendre insouciance de l'enfance.
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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Mer 15 Sep 2010 - 17:10

[Disolée pour le temps pris pour poster cette merde... J'suis pas du tout fière de mon coup ._. ]

Qu'on la regarde de la façon dont on voudra, rien n'atteindrait ainsi la grande Abigail Totman. La colère sera de mise qu'avec les paroles provocantes ou les actions entreprises pour la rendre dans un état second. Là, elle était tout simplement perdue dans les dédales de l'amertume. Tout finirait par passer, un jour ou l'autre, un moment peu occupé, en violence. C'était la réponse ultime de la jeune anglaise. Rien ne lui ferait plus plaisir que de tabasser quelqu'un... et en ce moment, sa victime de choix était cette autre blonde devant elle qui avait cet allure si sûre d'elle, si fière... Eh bien, le joli minois qu'elle chérissait tant ne sera plus aussi mignon une fois qu'elle aura fini avec elle. Ce visage sera enflé, boursouflé, tuméfié, de toutes sortes de couleur (oui, oui, sans maquillage), déchiré, fendu, cassé... Bref, ce serait son endroit de prédilection. Certes elle adorait aussi frapper dans le ventre; ça laissait moins de marques. Pourtant, juste avec le regard de dégoût qu'on lui donnait à ce moment-là, la jeune Totman était déjà en train de planifier ce qu'elle ferait à cette femme. Peut-être serait-ce un défi de l'emmener en quelque part pour ne pas se faire prendre par la police. Les japonais en avaient déjà assez sur les mains avec cette histoire d'hybride, peut-être réussirait-elle plus aisément à cause de cela...

Peu lui importait; elle aurait sa revanche, elle lui ferait mal. Elle la punirait pour avoir osé parler ainsi du grand Fabio Totman, oser essayer de se croire plus maligne qu'elle. Rien ne l'arrêterait... rien ne l'avait jamais arrêter. Abigail était une jeune femme bien rancunière; si ce n'était pas de cette alliance avec son frère, cette femme serait sûrement déjà morte dans le marché noir à coups de batte. Facile, le meurtre serait rapidement résolu pour réglage de compte. Pourtant, cette femme qui lui faisait tant résistance la faisait aussi rire intérieurement... et extérieurement. Alors que son interlocutrice disait sa toute première phrase, l'anglaise ne put s'empêcher de glousser, serviette devant la bouche, biscotte dans l'autre main. Elle était ridicule. Et puis elle enchaîna. La suite la fit encore plus rire; comme si Fabio allait tomber amoureux d'une garce comme elle. Cela ne lui faisait aucunement mal; elle trouvait la situation risible. Une femme de sa classe ne serait jamais aussi bonne pour l'homme d'affaire qu'était son aîné. Abigail le savait. Il méritait mieux. Une femme docile, silencieuse, qui savait faire ce qu'elle avait à faire. Pas cette excuse de femme d'affaire qui voulait coucher avec son patron. Cette pensée la fit grimacer de dégoût.

"Dans les affaires, y'a que les opportunistes et les salopes qui veulent coucher avec le patron... Les opportunistes ne sont pas bonnes pour le boulot puisqu'elle sont lèches culs et ne travaillent que pour les avantages, pas vraiment pour le boulot en tant que tel. Les salopes... eh bien, ce sont des salopes."

Des murmures recommencèrent à peupler l'endroit. Ce n'était point pour déplaire l'étrangère. Moins les gens écoutaient, moins ils sauraient, moins ils se douteraient et moins ils essaieraient de l'arrêter. Ce n'était pas comme si elle n'était pas capable de se débrouiller, mais tout simplement parce qu'elle voulait éviter les ennuis pour son frère... quoique l'argent faisait des miracles. Pourtant, si on essayait de payer Abigail, cela ne fonctionnerait sûrement pas sauf si cela tombait dans ses intentions de toute manière. Pourtant, les prochaines paroles de la femme devant elle la dégoûtèrent. Son visage l'exprima bien, elle était purement dégoûtée de toute évidence. Pourtant, les paroles qui suivirent la lancée la laissa de marbre; elle en haussa même les épaules. Elle se fichait bien si quelqu'un fantasmait sur elle ou non. Ce n'était pas quelque chose dans ses intérêts. Sauf si c'était une personne et une seule... mais cela n'arriverait pas. Pourtant, l'envie de ridiculiser cette femme était intense. Son regard neutre avec une touche d'haine la fixait alors qu'elle brassait son café. La jeune blonde allait prendre une nouvelle gorgée du liquide au doux parfum, mais se fit arrêter par de nouvelles paroles... qui la firent sourire de mesquinerie. Elle prit le reste de sa biscotte en bouche, grimaça en mâchouillant comme si c'était désagréable et finit par prendre une gorgée. Une fois sa bouchée fini, son sourire avait disparu alors qu'elle plongeait son regard froid dans celui de la nippone.

"Les dégâts sur ma facture? J'imagine, même si tu étais supposée me sortir."

Son sourire malin revint alors qu'elle fit un mouvement brusque de la main... qui contenait son thé très chaud. Évidemment, le thé était visée contre son interlocutrice, l'arrosant du liquide brûlant alors que, regardant la dégâts qu'elle venait de causer, l'anglaise souriait et ricanait. Ceci n'était que le début. Certes, c'était sûrement douloureux puisque le liquide était brûlant, mais Abigail lui ferait subir bien pire! Prenant sa serviette, elle déposa la tasse et essuya les quelques gouttes qui étaient tombées sur sa main, jetant ensuite la serviette de table sur la vitre craquée pour aller vers l'intérieur payer. Par-dessus son épaule, elle lança quelques mots d'un ton railleur.

"Y'a que les dégâts de la table que je vais payer puisqu'il n'y en a absolument aucun autre... Au moins maintenant tu vas sentir convenablement."

Elle avait dit ces mots que pour faire sentir l'autre femme comme une moins que rien. Ce n'était pas parce qu'elle trouvait que cette femme sentait mauvais ou qu'elle aimait que les gens sentent fruité, mais tout simplement pour sous-entendre que puisqu'elle n'avait pas de dédommagement à faire envers cette japonaise, elle ne valait moins que rien. Aux yeux de la britannique, c'était tout à fait vrai. Elle entra dans le café sans mot de plus, sans laisser le temps à la nippone de faire quoi que ce soit et partit payer.


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MessageSujet: Re: Comment tournera une simple séance de magasinage avec Abigail Totman? [LIBRE À TOUS!]   Mer 29 Sep 2010 - 14:45

Koï n'écouta que très vaguement les paroles de son interlocutrice, feintant d'être intéressée par les voitures qui passaient. Juste pour l'énerver. Si elle ne répondit d'abord rien pour parfaire son masque, elle ne parvint à s'empêcher de répliquer à sa remarque. Juste parce que la tentation était trop forte.

- Oh, pardon, c'est vrai, j'oubliais : Il faut quelqu'un pour te sortir, tu n'es pas assez grande pour le faire toute seule.

Elle avait presque interrompu son interlocutrice, mais tant pis – non, tout compte fait, tant mieux –. Cependant en sentant le thé brûlant lui être déversé dessus, elle se releva brusquement, manquant au passage de faire tomber sa chaise. Elle vociféra et s'empressa d'ôter sa veste de jogging, qui avait pris pas mal du liquide. La rage monta en elle d'un coup sec, et elle jeta un regard noir à la blonde; qui continuait de parler en s'essuyant la main comme une bienheureuse outrée par quelques gouttes. Elle se retint de l'insulter uniquement par politesse, et pour la bienséance qui sied aux personnes qui ne coupent pas la parole aux gens auxquels ils parlent. Même si l'envie de faire fi de tous ces chichis était tentante. M'enfin, il y avait des enfants, néanmoins. Elle ne pouvait pas tout se permettre, non plus. Bref. L'autre se releva elle aussi pour aller vers l'intérieur, lançant une dernière remarque. Alors que ce bonbon rose lui tournait le dos, elle ne s'empêcha guère de la foudroyer et de la mitrailler du regard. L'envoyant mentalement brûler dans les flammes du pire des Enfers. Une insulte s'échappa malgré tout de ses lèvres, mais elle l'étouffa autant que possible. Avec un dernier regard méprisant vers cette ignoble femme, elle bût le reste de son café et mit l'argent sur la table; un petit pourboire en plus pour le serveur – qui avait vraiment eu des clientes difficiles –; puis se dirigea vers l'intérieur en empoignant au passage sa veste de jogging dégoulinante de thé. Par chance, il y avait foule. Elle essaya un instant de s'imaginer la réaction de la teigne blonde si elle en venait à lui faire quelques attouchements. Ainsi, profitant du surnombre de personnes et ayant repéré la femme recherchée, elle passa discrètement derrière elle en lui passant la main sur les fesses. Même pas une caresse, juste un effleurement. Après lequel elle se hâta de se glisser entre les inconnus pour sortir du café. Une fois à l'extérieur, elle se dépêcha de rentrer par chez elle en prenant volontairement des ruelles très peu connues, histoire de semer la furie avec laquelle elle avait pris une boisson. Elle l'avait échappée belle.

(HRP : Désolée, court >.<).
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