
Un Neko n'existe que pour servir son maitre, enfin, en principe... [ Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -16 ] |
|
| | Que rien n'échappe à mon regard [PV Alice] | |
| | Auteur | Message |
|---|
Invité Invité

 | Sujet: Que rien n'échappe à mon regard [PV Alice] Dim 8 Aoû 2010 - 0:49 | |
| Akira allait l'acheter. De cela, il était certain. Le choix n'avait pas été spécialement facile, mais il avait été évident. Cette néko avait un petit quelque chose d'intéressant. Et, chose étrange, délicieux paradoxe, ce petit truc en plus que possédait l'hybride, c'était ce qu'elle n'avait justement pas. Oui, ce manque qu'il avait pu sentir dès le début en venant auprès d'elle. On aurait dit qu'elle manquait de tout cette jeune demoiselle. D'autorité, de liberté, d'attention, de douceur, de violence, et de ceci et de cela. Ce n'était pas une mauvaise créature, c'est sûr. Mais il allait devoir fournir un effort pour rester avec elle. Cela le laissait déjà à soupirer. Mais surtout, un pressentiment lui venait. Parce qu'il disposait maintenant de cette mi-féline, il allait pouvoir évacuer son impatience, sa frustration et ses ennuis avec elle. Sur elle, peut-être. Quoi qu'il en soit, elle ne le laissait pas indifférent, et il ne comptait pas la laisser ainsi non plus. Aussi, quand elle était partie vers le comptoir, il avait lâché un long et lent souffle retenu jusque-là. Il s'était bien amusé à s'approcher d'elle, et à pouvoir sentir cette odeur de fatigue, de laisser-aller, d'ignorance qui restait sur elle. Il n'avait pas voulu y faire gaffe sur le moment, mais n'avait pu que le souligner. S'il l'avait légèrement agressé, c'était parce qu'elle semblait avoir une drôle d'idée de sa situation. Tout d'abord, il la trouvait à plaindre, si elle pensait vraiment tout ce qu'elle lui avait déballé. Et ensuite, il était assez ennuyé de se rendre compte qu'elle espérait le suivre et sortir d'ici. En un instant, il s'était trouvé accroché à elle, et vice-versa. Lui, parce qu'il cherchait finalement un nouveau jouet. Elle, parce qu'elle voulait servir. Etrange comme les coincidences font que les gens adéquats se trouvent.
" Allez, on se casse... "
Dit-il, légèrement entre ses dents, après avoir récupéré sa carte bancaire des mains du vendeur souriant. L'humain, nouvellement propriétaire, avait tourné la tête vers son acquisition pour lui énoncer ces quelques mots. C'était un signal. À cet instant, elle était devenue sienne. Il lui donnait donc une indication de plus, un ordre qui devait passer tout en douceur. C'était l'heure de la libération pour l'hybride, mais aussi de sa toute nouvelle aliénation. Une chose était sûre, Akira ne la lacherait jamais plus. L'observant de la tête aux pieds, puis dans le sens inverse, il attendit qu'elle ait un mouvement de compréhension pour prendre la direction de la porte. Bien des questions trottaient dans la tête du jeune homme. Pourtant, il allait falloir attendre un peu avant de poser mille et unes interrogations et de laisser Alice crouler dessous. En franchissant le palier et se retrouvant dans la rue, il la regarder une fois de plus. Longuement. Ses yeux détaillaient chacune des parties de son corps, évaluant ce qu'il allait pouvoir en penser et en dire. Il devait interragir avec elle, dorénavant.
" Tu n'étais pas donnée... même si le type m'a dit que tu étais en promotion, ça fait presque de toi un produit de luxe... "
Son regard s'aventura aux alentours, comme s'il cherchait quelque chose dans le décor. Malgré cela, il n'y avait rien à voir. Seulement des piétons pressés ou non, des bâtiments tout autour, des magasins, des restaurants, un ciel oscillant entre le bleu et le gris, et un souffle... oui, un souffle marin. Clignant des yeux à ce souvenir, le grand blond revint à sa néko.
" Qu'est-ce qui fait que tu sois si chère ? "
Peut-être y avait-il un peu de dédain dans son ton, alors qu'il disait cela. Un léger mépris aurait presque pu être perçu également dans ses yeux. Et finalement, ce fut un sourire qui détrompa tout ça. Non pas un grand sourire franc et amical, mais plutôt l'expression d'un amusement et de son assurance. Qu'importe ce qu'allait répondre cette gamine. Il se demandait même si elle lui dirait quelque chose à ce propos, de toute façon. Il songea d'ailleurs à lui dire son nom, à la volée, mais haussa les épaules pour lui-même.
" En tout cas, tu ne peux pas rester dans un tel état. Viens... "
Le maître s'en alla donc, prenant le sens de la marche quasiment au hasard, afin d'aller vers une destination qui resterait un moment inconnue pour la demoiselle. Il fit quelques pas, d'abord, et se retourna à moitié pour voir si elle suivait. Les mains dans les poches, il ne put s'empêcher de lui jeter une fois de plus ce fameux regard la détaillant. Cette fois-ci, il s'attarda une seconde sur cette poitrine qui n'avait pas l'air de manquer de forme, puis retrouva ses yeux. Ceux-ci étaient d'une couleur qu'il n'avait jamais vue. Il les admirait d'autant plus. Mais ce n'était certainement pas ce qu'il dirait à la jeune fille, préférant l'inciter à avancer d'un nouveau signe de tête insistant. Il voulait l'avoir auprès de lui, plutôt qu'être devant. Au mieux, il serait derrière. Mais un nouveau sentiment était né en lui du fait d'avoir cette fille aux oreilles de chat rien que pour lui. Il se savait jaloux, mais éprouvait actuellement un rien d'énervement à savoir que d'autres pouvaient croiser son regard ou l'observer dans la rue. Etonnant, il n'avait jamais vécu cette sensation si rapidement. Ce n'était pas forcément de l'attachement, mais probablement que son côté possessif y n'était pas pour rien. La gardant sous sa surveillance, il observait son environnement en avançant. Mais c'était surtout les yeux de ceux qu'ils croisaient qu'il n'avait de cesse de vérifier. La destination qu'il avait choisi était la mer. Elle ne devait être loin. Alice ne saurait que le nécessaire.
" À quoi t'attends-tu, maintenant ? "
Il dit cela simplement, la voyant en coin, presque avec indifférence. Il se moquait bien de son avis, mais elle pouvait fort bien parvenir à susciter son intérêt. Sait-on jamais... |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: Que rien n'échappe à mon regard [PV Alice] Lun 9 Aoû 2010 - 19:01 | |
| Il était étrange ce maître, toujours à la faire passer devant lui. Pour aller à la caisse d'abord, et maintenant pour sortir du magasin. Avait-il peur qu'elle s'enfuit ? Elle lui avait pourtant clairement expliqué que ce n'était pas du tout son genre. Enfin bon, elle n'avait rien à redire, c'était lui le maître, à lui de décider. En franchissant le pas de la porte, elle ressentit comme un léger frisson. Comme si un courant électrique avait parcouru son corps. Revoir enfin le monde à l'extérieur de la boutique lui fit un choc. Elle avait oublié à quel point c'était animé. Après avoir passé tout ce temps enfermée dans la même cage jour après jours dans la petite boutique, quoi de plus normal que de trouver fascinantes le flot de voitures allant et venant? Elle fut bientôt rejointe par son nouveau maître. Apparemment il avait dû la payer assez cher. Marcher auprès de lui était un vrai bonheur. Elle avait enfin une nouvelle raison d'exister et la fierté se lisait presque dans ses yeux. En tout cas elle était heureuse de ne plus être enfermée dans cette affreuse cage. Une brise salée parvint jusqu'à ses narines, chassant sa propre odeur qui était devenue un mélange de toutes les odeurs ambiantes dans la boutique. Une bonne douche, des nouveaux vêtements et elle pourrait enfin tourner la page, oublier cet épisode funeste de sa vie. Le maître qui avait l'air de s'être perdu dans ses propres pensées lui demanda soudain pourquoi elle était si chère. En vérité elle n'en savait pas grand-chose, elle ne s'était jamais vraiment posé la question. Il y avait cependant certains éléments de réponse qu'elle pouvait lui apporter.
-Et bien, la première fois déjà j'avais été vendue pour une grosse somme d'argent. On m'avait vendue aux enchères en fait, mais le prix de départ était déjà assez élevé. Je suppose que ça doit venir du fait que je suis une sorte de série limitée. - Tout en disant cela, elle souleva une mèche de cheveux, découvrant un tatouage sur sa nuque, presque derrière son oreille. Il s'agissait d'un zéro et d'un neuf, tatoués très sobrement en noir. - J'étais la numéro neuf, on m'appelait Nine. Dans le centre on était plusieurs comme ça. On a eu droit à la meilleure éducation qu'un neko puisse souhaiter ! Et en fait, ce n'est que mon nouveau maître qui m'a donné le nom d'Alice. - Elle resta quelques instants pensive, puis elle reprit - Vous allez me donner un nouveau nom ?
La curiosité et l'enthousiasme étaient latent dans ses paroles. Un nom c'était comme la marque qu'un homme acceptait d'être votre maître non ? Comme un lien invisible qui les uniraient jusqu'à ce qu'un autre lui donne un autre nom. Peut-être qu'elle en avait besoin, pour définitivement tourner la page sur son passé. Oublié son précédent maître et pouvoir se consacrer entièrement au nouveau. Pendant qu'elle lui donnait toutes ces explications, il l'avait guidé à travers la ville, parcourant les rues les une après les autres. À vrai dire elle n'avait pas vraiment fait attention. Elle l'avait suivi, sans poser de questions. De toutes façons, un neko n'avait pas à poser de questions. Un neko devait suivre, obéir et se taire, sauf si le maître lui demandait le contraire. Elle ne put s'empêcher de sourire en repensant au Centre. Si seulement les autres nekos avaient pu passer par là, ils souffriraient beaucoup moins de leur condition. Servir les humains n'était pas le calvaire qu'ils décrivaient. Ils avaient tout simplement décidé de tout voir en noir, c'est tout. La question de son nouveau maître la surpris. À quoi s'attendait-elle ? Quel genre de question était-ce ? Elle n'en savait strictement rien puisqu'elle ne s'était pas posé la question. Elle lui dirigea un regard interrogateur, ne sachant pas quelle attitude elle était censée adopter.
-Et bien je....je ne m'étais pas posé la question à vrai dire. Je suppose que vous allez m'emmener chez vous, à moins que vous ne vouliez aller quelque part avant de rentrer.
La chute de sa phrase se fit sur un ton discrètement interrogatif. Avait-il prévu quelque chose ? La brise salée s'était légèrement intensifié depuis qu'ils avaient quitté la boutique. C'était peut-être là-bas qu'ils se dirigeaient.
-Nous allons à la plage maître ? J'ai l'impression qu'on s'en approche.
Elle avait dit ça timidement, comme craignant de s'être trompée. Mais le maître lui avait posé une question, elle avait peur de ne pas avoir répondu comme il fallait précédemment. Décidément elle n'était vraiment bonne à rien. Combien de temps allait-elle mettre à redevenir efficace ? Surement le temps de connaître son nouveau maître. Avec le précédent ça n'avait pas non plus été facile au début. Elle avait toujours peur d'être à côté de la plaque. Puis ça s'était arrangé au fil des jours. Elle avait appris à le connaître, à savoir ce qui lui plaisait, l'attitude qu'elle devait avoir. Malheureusement elle ne pouvait rien faire à part prendre son mal en patience. Elle apprendrait à le connaître petit à petit. |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: Que rien n'échappe à mon regard [PV Alice] Lun 9 Aoû 2010 - 21:12 | |
| Cette néko continuait à lui faire une drôle d'impression. Peut-être était-ce ce côté presque jovial qu'il sentait naître en elle, après qu'elle se soit définitivement retrouvée collée à un homme comme lui. Après tout, il en allait de sa vie, maintenant. Elle avait été achetée, telle une esclave, et ne pourrait faire autre chose que partager chaque instant à venir avec lui. Sa vie n'était plus entre ses mains. Sa liberté n'avait plus court. Tout ce qui comptait, dorénavant, c'était la pure et simple satisfaction de son humain de maître. D'un côté, heureusement qu'il était véritablement humain. Cela, elle ne pouvait le savoir, et peu de gens en faisait une affaire d'importance. Pourtant, sans aller le crier sur tous les toits ou s'en vanter auprès de qui que ce soit, Akira avait la sensation, et le plaisir, de se sentir pleinement humain. Il n'était pas un homme que d'aucuns qualifieraient de banal. Non, il était plus que ça. Il ne voulait pas être ni devenir comme le commun des mortels. Pauvres êtres terre à terre. Il lui fallait mieux que ça, et il avait toujours fait en sorte d'obtenir plus que la morosité. Sa vie devait être trépidante et vivante. Sa condition en dépendait. Il était un être humain avant d'être un individu social et conditionné. Il était l'expression de sa liberté avant d'être un consommateur, un acheteur, un profiteur. En aucun cas, Akira ne voulait que son existence ne ressemble à celle des milliers de millions de non-êtres peuplant ce monde. Il agissait donc comme il se devait. La plupart du temps. Quoi qu'il en soit, humain voulait aussi dire soumis à des émotions. Et là, la lassitude s'était presque emparée de lui. Il allait faire se battre pour découvrir tous les intérêts que pourraient lui apporter cette néko. Splendide demoiselle...
Il écouta donc tout ce qu'elle put lui dire et lui en apprendre. Ses yeux se plissèrent un instant, alors qu'elle lui disait avoir reçu son prénom de son premier maître. Mais elle fut plus rapide que lui dans sa proposition. L'idée de lui offrir un nouveau nom avait surgit en lui, comme s'il pouvait apposer sa marque sur sa petite possession. Et, bien qu'il ait été tenté de dire cela juste pour la provoquer, pour obtenir d'elle une réaction amusante, il avait vu ses espoirs fondre d'un seul coup. D'elle-même, elle lui avait proposé de recevoir une appellation différente. Du coup, au yeux de rapetisser, ses yeux s'ouvrirent plus grand. Chose inattendue, il cligna et attendit la suite. Finalement, non, il ne lui donnerait même pas cette opportunité. Et puis Alice lui allait très bien. Trop, peut-être.
" Est-ce que tu n'aimes pas Alice ? Ton prénom sonne bien... à quoi bon en changer ? Au pire, je pourrais simplement t'appeler ma néko et me contenter de te donner des ordres pour te voir répondre et venir... "
Pour ce qui est du reste, oui, elle avait raison. La plage n'était pas loin. Encore une fois, quelque chose l'étonnait chez elle. C'était comme si elle pouvait anticiper tout ce qu'il allait dire ou faire, tout ce qu'il voulait ou attendait. Alors il l'observa, comme il savait si bien le faire, de son regard dur et froid. Ce n'était qu'une analyse de plus. Il fallait trouver les réponses à ces questions. Drôle d'hybride que voilà. Elle était la sienne, et tant mieux.
" Nous allons à la plage, oui. Peut-être juste pour y passer. Peut-être pour y manger, ou bien y dormir, y vivre, qui sait... "
Elle lui avait rappelé qu'il n'avait plus de logement. Sa vaste demeure était de l'histoire ancienne. Elle était revenue à sa chère famille. Il faudrait donc trouver un autre endroit pour dormir. Un lieu qui puisse être à la fois utile et agréable. Le jeune avait également abandonné sa voiture, d'ailleurs. Autant dire qu'il n'avait plus rien, hormis son porte-feuille très bien rempli. S'il ne comptait plus vivre dans un luxe trop matériel, cela ne l'empêchait pas de pouvoir obtenir encore tout ce qu'il désirait. Il avait besoin d'une vie parfaite, qui lui convienne en tout point, pas d'une existence superficielle. Avec la jeune fille aux cheveux si sombres et brillants à la fois, malgré le terne accumulé par le temps sans servir, il était certain d'avoir ce qu'il nécessitait.
" Tu utiliseras une des douches mise à disposition des baigneurs, pour le moment, si tu veux te passer sous l'eau. À moins que tu ne veuilles piquer une tête dans l'immensité de l'océan. Libre à toi de faire ce que tu veux, après tout. Mais pour l'instant, il va falloir que tu attendes pour te changer. "
En fait, les idées du jeune maître arrivaient au fur et à mesure. Il n'avait absolument pas prévu ce qu'il allait faire maintenant. La plage serait reposante. Ou bien elle ne le serait pas. Mais, en tout cas, il voulait y passer. Même si c'était pour voir toute cette foule entassée sur le sable. Il avait envie d'y faire un tour, c'est tout. D'ailleurs, maintenant qu'il y songeait, il voulait voir les bateaux. Il se sentait capable d'examiner les navires nippons aller et venir lentement dans le port, évoluant à vitesse réduite sur les flots légèrement tumultueux. Quelque chose de relaxant lui conviendrait bien. Une longue et incessante séance d'observation. C'est pourquoi il commençait par réflexion en scrutant la demoiselle à ses côtés. La plage était enfin là, ils avaient fini de marcher et se trouvaient sur le trottoir la longeant. Un long muret de pierre les séparait de cette étendue sableuse. Il fallait aussi emprunter un escalier taillé à même la roche pour descendre profiter de ce soleil estival. Mais le programme du grand japonais ne pressait pas. Il s'assit d'abord sur le large rebord et passa ses yeux sur celle qui l'accompagnait, la voyant une fois de plus de haut en bas.
" Tiens-tu tant que ça à rentrer quelque part ? C'est ce que tout hybride digne de ce nom recherche, j'imagine... "
Sa voix traina quelque peu sur la faim. Il l'étudiait toujours. À chaque minute, chaque seconde, ses réactions lui donnaient une multitude de renseignements fort utiles sur elle. Cette gamine devait avoir des attentes bien spécifiques concernant sa vie. Théoriquement... |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: Que rien n'échappe à mon regard [PV Alice] Lun 30 Aoû 2010 - 14:48 | |
| Alice acquiesça lorsque son maître lui fit part de sa décision concernant son prénom. Elle garderait son ancien nom alors. Elle était un petit peu déçue, mais en même temps ça lui convenait. S'il voulait qu'elle s'appelle Alice alors elle s'appellerait ainsi. Une vague de nostalgie la submergea alors qu'elle repensait à son premier maître, celui qui lui avait trouvé ce nom. Il l'avait alors regardé droit dans les yeux, elle se souvenait encore de la chaleur que ces yeux sombres transmettaient. C'était une de ces personnes que l'on ne peut pas haïr. Trop gentils, trop parfaits. Même pour une neko qui était prête à obéir à n'importe quel maître, elle fut heureuse d'être tombée sur lui. Lui faire plaisir, lui faciliter la vie, c'était les véritables raisons de son obéissance. Son regard devint vitreux l'espace d'une seconde tandis qu'elle se remémorait ces années vécues auprès de son tout premier maître. Lorsqu'elle émergea enfin du flot de souvenirs elle regarda l'homme qu'elle devait à présent servir. Serait-il comme lui ? Peut-être que sa vie allait pendre une nouvelle tournure... elle n'en savait rien. Elle s'efforça cependant de retrouver le sourire qu'elle affichait habituellement. Personne ne voulait d'un neko triste. Et pourtant... lui l'avait achetée alors qu'elle était au plus bas, lorsqu'elle avait touché le fond et se contentait d'y rester allongée au lieu d'essayer de regagner la surface. Tandis qu'elle tournait à nouveau le regard vers lui il lui confirma ce qu'elle avait déjà deviné. C'était donc à la plage qu'ils se rendaient. Ce lieu plein de sable et d'eau. Pour quelqu'un qui était à moitié chat c'était sans doute l'enfer. Du sable et de l'eau. L'un sali, l'autre mouille. Le cauchemar de tout félin. Elle espérait en tout cas qu'il plaisantait lorsqu'il parlait d'y vivre. Ce serait le cauchemarabsolu. Une fois arrivés sur la plage il lui proposa d'utiliser les douches destinées aux baigneurs en attendant de trouver mieux. Elle lui lança un regard aussi surpris que soumis.
-En fait...prendre une douche sur la plage serait surement tout sauf utile. Je n'ai pas de vêtements de rechange et comme je serais mouillée tout le sable se collera sur moi.
Elle vint s'asseoir à côté de son maître tandis qu'elle lui donnait ces quelques explications. Elle avait beau ne pas trop aimer l'eau, elle devait admettre que la mer était vraiment très belle. Les vagues allaient et venait dans le murmure qui leur était propre. La mer ronronnait à sa façon tandis que son dos ondulait sous les caresses d'une main invisible. La mer était-elle un chat ? Cette pensée la réconforta d'une certaine façon, sans qu'elle sache réellement pourquoi. Son nouveau maître la tira de ses pensées par une nouvelle question. Rentrer quelque part.... avoir un foyer. C'était sans nul doute ce que tout le monde souhaitait avoir. Savoir que quoi qu'il arrive il y aura toujours un endroit où aller. Un refuge, une forteresse. Là où rien de mauvais ne pourrait jamais arriver... Mais dans son cas à elle, c'était différent. Et cette certitude qu'elle avait était renforcée par ces longs jours passé à l'animalerie.
-Tout ce que je voulais c'étais avoir un maître, et désormais j'en ai un. C'est cela que tout hybride digne de ce nom doit rechercher.
Reprenant les paroles de son maître elle lui répondit sur un ton satisfait. Puis, après une courte hésitation elle ajouta :
-Mais c'est vrai qu'un toit et peut-être des vêtements neufs ne seraient pas de refus ! Je ressemble à un neko de gouttières habillée de cette façon, c'est affreux !
Elle n'avait finalement pas put s'empêcher de lui parler de ce sujet qui la gênait depuis qu'elle était sortie de l'animalerie. Elle était véritablement très mal habillée, sans parler du fait qu'elle avait besoin d'une bonne douche. Les passants devaient s'imaginer les pires horreurs sur son compte, et par conséquent sur son maître. Elle aurait voulu leur expliquer ce qui se passait, les arrêter, éclaircir la situation, mais c'était bien évidemment impossible. Elle aurait voulu être digne de son nouveau maître. Au lieu de ça elle attirait la honte sur lui. Elle le voyait bien dans les regards qu'il lui jetait. Elle aurait voulu lui expliquer aussi à lui. Qu'elle serait belle une fois ces quelques détails réglés. Qu'il n'avait pas à avoir honte d'elle. Mais elle était trop gênée pour avoir le cran de l'affronter pour lui expliquer tout cela. De plus il n'avait pas l'air d'une personne qui tolérait ce genre de lamentations. Elle prit donc le parti de se taire. Elle espérait avoir bientôt l'occasion de lui prouver qu'il ne s'était pas trompé en l'achetant. |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: Que rien n'échappe à mon regard [PV Alice] Lun 30 Aoû 2010 - 15:51 | |
| Akira regardait la néko. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire, selon lui. Et il est possible que cela devienne une de ses principales occupations à partir de maintenant. Oui, l’observer était… merveilleux ? Peut-être pas tant que cela. Mais cette activité demandait un effort important pour la comprendre et réaliser à tel point elle pouvait être particulière, atypique et attachante. Le jeune homme l’avait donc écouté, dans un silence qui n’était troublé que par les vagues de cette mer houleuse, par les bruits de passants, des occupants de la plage, et des quelques véhicules s’obstinant à passer malgré la gêne occasionnée. Il l’admirait, tout en faisant cela, et lui trouvait un air faussement noble. Elle n’était qu’une créature destinée à servir au mieux son possesseur, mais une étrange intelligence se révélait chez elle à mesure qu’il la voyait s’exprimer. Sûrement se retenait-elle. Pauvre petite fille. Il aurait certainement dû abandonner cette stupide attitude fermée et la laisser être plus libre, plus apte à parler librement. « Tu pourras te changer très bientôt, dans ce cas, ne t’en fais pas. Et nous trouverons bien un endroit pour dormir ce soir. Je ne te garantie pas le grand luxe. Quoique… » Il pouvait se permettre de dépenser des mille et des cents, après tout. La néko méritait très probablement qu’il prenne soin d’elle. Qu’il l la gâte ? Peut-être pas à ce point. Mais au moins, il ne la laisserait pas dans une situation aussi déplorable que celle dans laquelle il l’avait trouvé. S’il l’avait sorti de là, c’était au moins pour qu’elle vive les mêmes galères que lui, qu’elles soient véritables ou fictives. Tout qu’il y avait de quoi s’amuser et s’ennuyer un peu, il ne serait pas contre. Il ferait en sorte d’apprendre à connaître sa nouvelle compagne de fortune. « Ne te préoccupes pas de ces regards. Aussi hostiles soient-ils, ils ne peuvent pas t’atteindre, seulement t’effleurer et te pousser à n’être qu’une autre, une partie de toi-même. Et ce n’est pas ce que je veux. » Akira se redressa. Debout, il la dominait aisément de sa haute stature. Mais aussi, il pouvait l’observer entièrement, l’inspectant tout comme il en avait prit l’habitude. Ses yeux la détaillèrent alors une fois de plus, sa tête se pencha pour évaluer sa taille, la largeur de ses hanches, puis remontèrent sur ses épaules, jusqu’à son visage qui n’avait pas grand-chose de félin et dénotait qu’elle était clairement humaine. Elle n’était qu’une jeune femme aux gènes de chat, pas l’inverse. Son esprit devait être aussi clairvoyant que celui de n’importe qui. Sa présente condition n’était que le fruit d’un triste hasard. Mais c’est par ce fait qu’il avait pu l’obtenir, malgré tout, alors le jeune homme n’allait pas s’en plaindre. Elle était une charmante néko. Sa néko. « Que mange une jeune fille comme toi ? » La question était sortie subitement, comme ça, sans explication. Avait-il envie de la manger ? Ce n’était pas qu’il ne la trouve pas appétissante, mais cette possibilité ne devait certainement pas suffire à démontrer la raison de sa soudaine interrogation. Enfin, peut-être que si. Le jeune homme continuait à se demander cela en la regardant longuement. Puis sa main se tendit pour qu’elle se lève. « Le contraste risque d’être trop grand entre ce lieu que tu viens de quitter et celui où je vais certainement t’emmener. Alors profite bien de cet air frais, symbole de ta liberté retrouvée. Prends une grande inspiration, ou tu pourrais te sentir perdue. Ce serait ennuyeux, j’imagine… » En fin de compte, il allait prendre une chambre à l’hôtel. Pour un soir, ou deux, ou peut-être davantage. Ce ne serait probablement pas dans n’importe lequel, puisqu’il n’était pas avec n’importe qui. Par la suite, il faudrait qu’il donne à cette demoiselle des explications plus amples sur ce qu’il attendait d’elle. À première vue, il souhaitait qu’elle lui apporte beaucoup, mais n’en disait rien. Et finalement, il voulait simplement qu’elle ne se force à rien et fasse en sorte que ce soit lui qui lui donne. Les rôles ne seraient pas inversés. Mais il fallait tout bonnement qu’ils arrivent à vivre ensemble et puissent communiquer le plus parfaitement possible. Le grand blond voulait qu’elle soit celle qui lui permettrait de passer du bon temps et d’avoir le meilleur avenir qui soit, ce n’était pas grand-chose, si ? En échange, il lui apporterait tout ce qu’il pouvait. Du temps contre de l’attention, de la patience contre de la passion, de la douceur contre de l’écoute. Du partage, en fait, c’est tout ce qui comptait. Le jeune homme s’apprêtait donc à aller vers d’autres endroits. Ils longeraient la plage pour trouver un hôtel le long de celle-ci. Et ensuite ? Tout se passerait le mieux possible, évidemment. Du moins, c’est ce qu’il lui restait à espérer… |
|  | | | | Que rien n'échappe à mon regard [PV Alice] | |
|
Sujets similaires |  |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
| |