Un Neko n'existe que pour servir son maitre, enfin, en principe... [ Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -16 ]

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 Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].

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MessageSujet: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Dim 6 Mar 2011 - 16:19

    Sous la bise froide et impitoyable, les poils de Sugar se hérissèrent. La seule chose qui l’empêcha de claquer des dents fut son ego. Tâchant de se composer une attitude noble et digne, il ferma les yeux quelques instants. Un bruit de conversation parvint jusqu’à lui et il lâcha un petit soupir, très vite étouffé et emporté par le vent. De toute façon, les personnes en questions étaient bien trop occupées pour faire attention à la dite mimique. Crétin numéro 1 et Crétin numéro 2, comme le Neko avait décidé de les nommer, étaient en train de débattre, penchés tous les deux sur un objet que tenait le premier. Pendant ce temps, ils l’avaient attaché là, à cet arbre, comme un vulgaire toutou galeux. Entrouvrant ses paupières, l’hybride donna une petite pichenette à son collier, faisant teinter le stupide médaillon en forme d’ananas qui y était accroché.
    Cet « ornement » ne l’avait jamais quitté, comme pour enfoncer encore un peu plus le clou. Visiblement, sa ridicule coiffure n’y suffisait pas. Au dos du bijou en plaqué or, était inscrit son patronyme complet. En fait, les gens ne savaient pas à quoi ressemblait un ananas de nos jours, et ils s’étaient donc cru obligés de repréciser derrière, sait-on jamais. Tch. Certes, les types de RainbowNeko auraient pu le rebaptiser, il n’empêche qu’il trouvait ça complètement crétin et superflu.

    En parlant de crétins, ces derniers continuaient de parler, chacun tentant de hurler plus fort que son comparse pour répondre. Le vent était bruyant, oui, mais ils en faisaient des tonnes. Même d’ici, c’est-à-dire à plusieurs mètres, il aurait juré que c’était à lui qu’on braillait dans l’oreille. Sugar jeta un regard en biais à la chaîne dorée qui le reliait au frêle arbre. Elle avait été fournie pour aller avec le collier, même si en bon Neko éduqué et docile, ses maîtres n’en avaient jamais eu besoin. D’ailleurs, Crétin numéro 1 et 2 n’en avaient pas eu l’utilité non plus, jusqu’à devoir consulter leur carte. Ayant besoin de toute leur attention, ils l’avaient alors attaché ici. Cela faisait déjà dix minutes. Et cela ne faisait que cinq minutes que Crétin numéro 1, visiblement un peu plus intelligent que son congénère, avait invectivé l’autre en lui disant qu’il tenait sa carte à l’envers. Autant dire qu’ils n’étaient pas sortis de l’auberge…Fort heureusement, cinq autres minutes plus tard, Crétin numéro 1 (décidément, il était bien la « lumière » du duo) décida d’appeler une collègue. Celle-ci eut l'air de le renseigner correctement car un bon quart d’heure plus tard, tout ce joyeux monde débarquait sans encombre à la fourrière.

    - Ça pue, déclara Crétin numéro 2.

    Pour une fois, Sugar était tout à fait d’accord. Les odeurs qui émanaient des divers coins de la pièce et qui pour leur plus grand bonheur semblaient converger droit sur eux, étaient tout sauf plaisantes. Le Neko avait été habitué à des environnements nickels, voire très propres, mais jamais…comme « ça ». Malgré son vocabulaire pourtant assez étendu, il n’arrivait pas à trouver de terme exact. Il y en avait trop qui se bousculaient dans son esprit, et ce n’est pas son odorat félin qui allait le détromper. Parier sur le fait qu’il devait en sentir vingt fois plus que ses accompagnateurs était inutile. Et quand on voyait leurs grimaces, ce n’était pas rien. En plus de ça, le boucan était innommable. Ça geignait, piaillait, miaulait, ou criait pour les plus humanisés, mais pas une seule des bestioles présentes ne se taisait. Mis à part Sugar, cela va sans-dire. Pour l’instant, il n’avait aucune raison de le faire, et surtout, il ne s’abaisserait jamais à ça. Même s’il savait pertinemment que très prochainement, il irait rejoindre cette bande de pièges à puces.
    Quand il avait vu, quelques heures plus tôt, un type ouvrir la porte de sa cage et un tout jeune Neko pointer le bout de son museau derrière l’homme en question, il avait compris. Il ne fallait pas être un génie pour capter que son remplaçant était arrivé, et qu’on préférait lui laisser l’espace bien en vue dans l’animalerie bien cotée et bien grande. Logique. Mais ça l’agaçait quand même. Il avait été leur égérie pendant près de quatre ans, et voilà qu’à la moindre glissade, on le remplaçait comme une vieille chaussette. L’hybride avait été habitué à plus d’égards que cela, mais n’avait pas eu le temps d’être outré. Il s’était retrouvé dehors avant même d’avoir pu dire « Ouf », en compagnie des deux fameuses fines fleurs qui se trouvaient maintenant devant lui.

    - Je parie qu’ils sont pleins de puces, renchérit soudainement Crétin numéro 2.

    Il se tourna vers son comparse.

    - Je veux pas avoir des puces, dit-il en prenant un air apeuré.
    - Tu resteras pas assez longtemps pour ça, répondit Numéro 1. Mais j’ai pas envie qu’on nous retourne la marchandise car lui, il en aura. Je crois que…


    Mais avant qu’il ait pu continuer, la porte situé dans son dos s’ouvrit avec pertes et fracas, envoyant valdinguer l’homme qui les avaient accueilli. Une femme se tenait sur le seuil, jeune, tirée à quatre épingles, dans un costume bien trop chic pour l’endroit, des traits crispés, un rouge à lèvre cinglant…Une personne qu’on mourrait d’envie de prendre dans ses bras, quoi. Elle dévisagea Crétin numéro 1 et 2, puis le propriétaire. Le bout de son nez se retroussa, mais pas à cause de l’odeur. Crétin numéro 1 balbutia quelque chose, mais fut noyé sous le ton sec et les directives de sa collègue. Apparemment, en entendant leur mésaventure avec la carte, elle n’avait pu rester sans rien faire, inquiète qu’ils gâchent un futur bon profit. C’est-à-dire moi, pensa intérieurement Sugar en la regardant faire. Les deux crétinman étaient décidément une honte envers tous les Mâles de l’univers, au vu de la façon dont ils se jetaient presque au sol au moindre geste de la femelle.

    Tellement pathétiques que le Neko décida de s’accroupir dans son coin et d’attendre, les yeux clos, que tout ce barouf soit fini. Pas question de s’adosser au mur vu son état, idem pour le sol, alors il ne lui restait que cette solution-là. Inconfortable, mais moins que de rester debout. C’était toujours ça de pris. La nouvelle arrivante fit nettoyer l’endroit, ou du moins, tout ce qui était en dehors des cages. Pour les cages en question, elle se contenta de faire vaporiser sur les barreaux divers produits qui sentaient exactement comme ceux qu’on utilisait pour les toilettes (et qui devaient l’être, d’ailleurs). L’air était donc maintenant saturé d’une « rafraichissante et charmante odeur de prairie printanière relevée d’une petite note de citron tout à fait vivifiante », comme le clamait l’étiquette de la bombe. En gros, ça empestait désormais le citron artificiel à fond la caisse et on aurait du mal à trouver un autre parfum là-dedans.

    Certains Nekos avaient posé leurs mains sur leurs nez, terrassés par cette attaque aussi inattendue qu’efficace. Après avoir manqué d’intoxiquer l’intégralité de la fourrière, la femelle ordonna qu’on vire l’hybride qui occupait la cage centrale, au fond de l’allée. Ce n’était pas la plus visible, mais c’était la plus grande, et la plus présentable. En revanche, cette cage-ci, elle eut le droit à un vrai brin de toilette. Quoiqu’un « brin » n’était pas vraiment le bon mot. Nettoyer de fond en comble conviendrait mieux. La femme ne voulait pas que leur produit attrape une quelconque saloperie, qui l’empêcherait alors de se vendre à bon prix ou pire, qui ferait qu’on leur renverrait l’achat ou qu’on se plaindrait de sa qualité. RainbowNeko avait une certaine réputation, et ce n’est pas parce qu’ils vendaient leur ancienne égérie qu’ils allaient la céder n’importe comment et à n’importe quel prix.
    Il restait un Neko de luxe, et même si on le vendait ici, il ne serait pas entassé dans un box trop petit avec une armée de mouches et de puces comme comparses. C’est ainsi qu’au final, deux bonnes heures après son arrivée, Sugar se retrouva dans une cage toute proprette, assit en tailleur, à laisser son regard dériver sur les allées pour le moment vides de la fourrière. Le calme était revenu depuis que les employés de RainbowNeko étaient partis et tous semblaient soulagés de ce « retour à la normale ». Aussi bien les Nekos que le propriétaire, qui pour se détendre, avait passé ses nerfs sur ses propres employés. Cette femme lui avait fichu les jetons.

    Mais « rassurés » restait un terme très relatif, quand on parlait des hybrides qui se trouvaient ici. Il ne leur avait pas fallu longtemps pour se remettre à piailler et miauler en tous sens, vrillant les quatre oreilles de notre Neko à cheveux bleu. Deux minces parois de cartons avaient été fixées sur les côtés pour séparer sa cage des autres, histoire qu’un des machins poilus n’abîme pas la marchandise, mais elles étaient aussi épaisses qu’une feuille de papier, et il entendait tout. Oh, bien sûr, ça ne venait pas que des côtés, mais de partout à la fois. Pour se calmer les nerfs et atténuer un peu le bruit, Sugar se colla à la paroi de droite, puis à celle de gauche. Trente minutes plus tard, sa voisine de droite pleurait (en silence) dans un coin, complètement traumatisée par les malédictions et autres horreurs que son congénère lui avait soufflé sur un ton doucereux à travers la paroi de carton. Il ne s’était arrêté qu’au moment où entre deux sanglots elle avait juré de geindre en silence.
    Avant, elle miaulait pour qu’on la remarque. Après, elle commençait à sangloter en entendant les dires du Neko qui lui parlait, et à la fin, elle jurait de ne plus pleurer « aussi bruyamment ». Elle qui avait cru tomber sur un ami, un maigre soutien dans cette galère, était tombée sur une espèce de monstre qui ne voulait même pas qu’elle pleure trop fort ! Sugar entendit un couinement plus fort que les autres mais ne releva pas, se contentant d’esquisser un bref sourire. Le Neko de gauche quant à lui, ne disait tout simplement plus rien.

    Notre jeune hybride savoura l’atténuation du bruit dans son entourage proche et croisa les bras derrière sa tête, s’appuyant gaiement sur le mur. Parfaitement zen, il attendait qu’on l’adopte. Il avait vécu pendant quatre ans dans une espèce de vitrine pour montrer ses cheveux à longueur de journée, alors être dans un espace réduit ne le choquait pas du tout. Il avait l’habitude. Et en plus, là, on finirait peut-être par l’en sortir. Donc, aucune raison de paniquer. Cela ne servirait de toute façon à rien, sauf dégoûter d’éventuels clients. Finalement, il croisa les bras sur son torse, sans pour autant rouvrir les yeux et laissa son esprit vagabonder.

    Il devait offrir un bien étrange contraste, là, au milieu de ses bruyants semblables, pour la plupart blessés ou vêtus de haillons, quand ce n’était pas les deux. Lui, il portait une tunique simple beige, avec pantalon et ballerines assorties. Pas une tenue de très grande classe, mais pas des loques non plus. C’était les fringues qu’il portait encore hier, pour la promo de la teinture. Pas un truc qui moulait son corps, ni qui attirait le regard dessus. Quelque chose de neutre, pour qu’on remarque plutôt la couleur et la brillance de ses poils, mais pas non plus d’ignobles frusques ou un simple sous-vêtement. Bref, tenue passe-partout et globalement uniforme, pas spécialement confortable mais pas inconfortable non plus. Puis, encore une fois, il avait l’habitude. Sugar rouvrit les yeux quelques instants et lorgna les barreaux, puis referma ses paupières de nouveau.

    Au final, une cage, c’était juste un gros carré.



    (En plus du nettoyage, on avait accroché un écriteau à la cage :

    « Pineapple Sugar, Neko Mâle de luxe créé et élevé par les laboratoires Pineapple. 18 ans.
    Anciennement égérie de RainbowNeko.
    Parfaitement docile. Peut s’occuper d’une maison sans problème. Sait très bien cuisiner (cuisine occidentale comprise). N’a besoin que de peu d’heures de sommeil. Complètement vierge et pur.

    Le prix et tout autre renseignement sont à demander au vendeur qui se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions.
    *Un lot de teinture RainbowNeko de la couleur de votre choix est offert pour cet achat.
    *Le collier et sa laisse assortie sont compris dans le prix d’achat, en plus d’un collier et d’une laisse simples en cuir de remplacement.
    »)


Spoiler:
 
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Takahashi Saitô
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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Mar 8 Mar 2011 - 0:27

[Hrp => Je crois que j'ai battu mon nombre de page écrite xD. Mais je pouvais pas répondre un poste aussi grand que d'habitude ça ferait... tâche après un long poste comme le tient é_è]

C'est le matin, Saitô se lève comme d'habitude. Un coup d'œil à son portable l'histoire de voir s'il n'a pas reçu des appels ou des e-mails. Tient, un client à laisser un courriel, bon, ce n'est pas urgent, y a pas de crochet avec le mot "urgent" en rouge dessus. De toute manière, il ne se réveille jamais à heure fixe, bien que l'humain se fixe midi comme dernier carra pour se lever. Il est dix heures, pas mal pour quelqu'un qui a passé sa soirée sur l'ordinateur à trier les dernières informations de la veille. C'est qu'il fait bien son boulot. Sans compter qu'il devait hacker un pc pour le compte de Yakuza. Hacker pour ensuite voler toutes les données qu'il contenait et ensuite les trier par importance et les mettre sur disquette avant de les transmettes à un intermédiaire. Ils n'avaient pas confiance, normal, surtout que c'était la première fois qu'ils avaient recours à ses services. Qu'importe, ils découvriraient bien plus tard que l'homme est fiable contrairement à certains.

C'était toujours le même rituel le matin. Après un coup d'œil rapide à son téléphone, c'était un petit-déjeuner tout aussi rapide. Surtout vu l'heure, il n'avait pas besoin d'en faire un énorme pour tenir jusqu'à midi, un cappuccino ça suffit. Bon après, il ne faut pas s'étonner si Saitô est mince avec le peu qu'il mange. Non pas qu'il fait attention à sa ligne ou qu'il est anorexique, plutôt qu'il n'a pas tellement d'appétit alors forcement, il mange comme un piaf. Puis un coup dans la salle de bain pour un brossage de dent et d'une toilette qu'on qualifierait de chat. Le nippon préférait prendre plus son temps le soir avant de se coucher que le matin. Ainsi que d'autres détails dont la description ne servirait à rien et surtout risquerait plus d'embêter ou de mettre mal à l'aise. Bref, tout cela pour finir habiller de ses vêtements habituelles. Un haut noir à manche long dont le col est en "V", suivi d'un pantalon assortit et des chaussures.

Paré pour la journée. C'était bien beau tout cela, mais n'avait-il pas des choses à faire ? Des commandes ou des demandes ? Très certainement. Sauf que ce n'était pas ce qui lui venu directement à l'esprit. En effet, depuis son départ de chez sa mère il y a bientôt trois ans, sa maison est dans un état. Pas forcement sale avec de la casse, bien que sa cuisine laisse grandement à désirer... Surtout qu'il y a un grand bazar. Saitô à pourtant le temps de s'en occuper, mais lui et les tâches ménagères, ça fait deux. Le rangement aussi, enfin, mis à part ses dossiers, tout reste en bordel, même quelques cartons toujours présent depuis l'aménagement sont présents, entasser dans le deuxième bureau qui sert aussi de chambre d'amis, bien que l'humain n'en ai jamais eu l'utilité. Il lui fallait quelqu'un de toute urgence. Une neko comme sa mère ? Première option. Mais cela allait de paire avec l'achat d'un mâle afin d'avoir un certain équilibre. Bon, vous allez me dire que l'informaticien est un homme, donc c'est déjà équilibré. Oui mais non, il lui faut un de chaque sexe pour pouvoir les analyser, les comparer. Les neko étaient bien les seules choses que l'humain ne maîtrisait pas totalement. Il en avait entendu parler forcement, il y avait aussi été confronter, mais jamais adopter.

Alors, pourquoi ne pas profiter de cette journée pour faire un achat utile pour une fois ? Non pas que l'informateur soit quelqu'un qui achète toutes les babioles qui passent à la télévision, surtout que de son point de vue, ce ne sont que des bêtises. Saitô regarda ses quelques informations sur les différentes boutiques vendant des neko. Ho bien sûr pour lui qui travaille dans l'ombre, le marché noir serait le plus approprié. Sauf que voilà, la marchandise est souvent de moins bonne qualité et les marchants en profitent. Non, le mieux restait les fourrières pour en adopter un. Ce n'était pas forcement les plus propres, mais c'était l'un des endroits où l'on pouvait trouver des perles rares avec des risques moindre d'escroquerie qu'au marché noir. Une fois l'adresse en poche, il ne lui restait plus qu'à s'y rendre. Son manteau fétiche sur les épaules, celui donc la capuche et chaque extrémité son ornementés de fausses fourrures. C'est sympathique et ça ne contribue pas à l'extinction d'une espèce. Ne croyez pas que l'informaticien soit un écologiste en puissance ou un truc à la peace and love. S'il trafique avec des Yakuza, c'est certainement pas pour apporter des choses bénéfiques à ce monde. Mais au moins, la fausse fourrure dure plus longtemps que la vraie qui ne fait que se dépiauté.

Saitô sorti enfin de chez lui. La fourrière ne se trouvait pas à côté et il ne comptait pas y allait directement, mais faire quelques achats pour sa futur acquisition. Pour tout ce qui était de la couchette, il avait déjà tout pour avec ses trois chambres dont la chambre d'ami qui servait de débarra et de bureau lorsque son autre pc décidait de faire des siennes. Pour la toilette, il verra bien lorsqu'il aura fait son achat. Non, ce qui primait restait le collier, la laisse et peut-être quelques accessoires de dressage au cas où ou des objets moins décents pour s'amuser un peu. Peut-être que ça servira ou pas. Peut-être pour lui, peut-être pour l'animal. Quoique, s'il prenait un mâle, quel serait l'intérêt d'acheter de tels objets ? Un neko, c'est bien plus distrayant. Tout cela pour dire que l'humain monta dans sa voiture. Un véhicule noir tout ce qu'il y a de plus simple. Avec cinq places et tout équiper. C'était suffisant à son sens. L'informaticien fit rapidement le tour d'une boutique, proche de la fourrière de préférence, celui lui évitait les allés et venu en voiture. Pour ce qu'il manquerait, il verra en fonction de l'hybride.

Il faisait froid dehors lorsqu'il dut marcher plusieurs mètres pour arriver à la fourrière. Avec une petite brise, tout pour entretenir l'hiver, il ne manquerait plus que la neige, froide et blanche. Valait mieux pas y penser. Trop tard, quelques flocons tombaient. Enfin, cela ressemblait plus à de la neige fondue et obligea l'homme à mettre sa capuche sur sa tête. C'est ça le problème quand la neige est fondue, elle devient comme la pluie et mouille. Saitô entra, claquant ses talons au sol pour enlever le plus d'humidité possible avant de poursuivre plus loin, la capuche retirer, balançant à l'arrière quelques cristaux qui se liquéfiaient rapidement avec la chaleur supérieure à celle de dehors. Pas très haute non plus, mais assez pour faire fondre un glaçon. Cela ne sentait pas très bon, enfin dans un sens si, c'est une odeur de citron qui lui parvenait au narine, odeur de bombe à chiottes... Mais ce n'était que pour camouflé les mauvaises odeurs. Un simple coup d'œil dans les cages suffisait à se rendre compte à quel point l'endroit était insalubre. Il n'empêche que l'informateur trouvait que cette odeur donnait un affreux mal de crâne. Où avaient-ils apprit qu'une bombe pour les toilettes s'utilisait ainsi ? Ne connaissaient-ils pas les nouveaux produits qui se déclenchaient à intervalles régulier et avec la possibilité de changer de parfum à chaque diffusion ? C'était bien des gens de la fourrière, des imbéciles pas capable de trouver mieux en job tant leur Qi est si peu élevé.

Mais Saitô n'avait pas vraiment le choix, il devait passer par la s'il voulait acquérir l'un de ces neko. L'odeur pestilentiel le força à remonter la fermeture éclair de son manteau et remonter le haut de son manteau jusqu'aux narines afin de limiter l'odeur infecte de citron. Il n'y avait personne. Pas un seul client. C'était la crise ? Ou bien étaient-ils tous pauvre après les fêtes ? Sans doute. En tout cas, c'était un vacarme assourdissant que régnait et cela ne s'arrangeait pas avec sa venu. La plupart des hybrides s'étaient jetés aux barreaux pour supplier le client de le sortir d'ici. Même les femelles qu'il croyait plus coquette et avec une certaine dignité, ne ressemblaient plus à rien. Pourtant, l'humain s'arrêta devant une première cage, lisant les informations écrites sur une petite pancarte. La féline de la cage passa sa main à travers les barreaux pour agripper le pantalon de l'informaticien qui tira dessus. Voyant que cela n'avait pas d'effet et qu'elle n'en démordait pas, suppliant, les yeux humides, des yeux de biche en somme, pour faire craquer. Mais cela ne marchait pas avec lui qui lui attrapa les cheveux, de longs cheveux dorés, et les tira hors de la cage, obligeant la chatte à avoir la joue compresser contre les barreaux. Saitô s'accroupit calmement.

"Je déteste quand on me supplie."

Un ton sec, sans rajouter autre chose, une certaine neutralité dans la voix, comme si la condition de l'animal ne le touchait pas. La neko lâcha prise, elle avait compris, ce n'était pas lui son futur maître. Le vendeur vient d'ailleurs bien vite pour tenter de calmer le jeu et proposer de lui montrer d'autres modèles. L'informateur n'aimait pas tellement qu'on lui montre un produit, il préférait toujours choisir lui-même après avoir épié les pancartes et poser des questions à la personne concerner et pas à un simple vendeur. Mais passons, pour une fois, il allait laisser l'employer lui montrer ses marchandises. Cependant, avec la petite crise de la féline, l'homme comptait bien avoir un dédommagement. Bien sûr son pantalon n'avait rien, mais le simple fait qu'elle avait agi ainsi n'était pas présentable. Le vendeur lui promis, en fonction de l'achat, une réduction.

L'employé lui le fit passer devant des cages, en ouvrant certaines à la demande de Saitô. Malheureusement, aucune ne lui convenaient. Il cherchait l'originalité aussi, pas une vulgaire neko qui a été programmé pour servir les humains comme de véritable lèche-botte. Certes, il fallait qu'elle en ait les capacités aussi, sinon, elle ne serait que purement décorative et ce serait un achat de plus qui ne lui servirait à rien. Puis, ils passèrent devant une cage où l'esclave entreposer dedans ne disait pas un bruit, puis une seconde et enfin une troisième. C'était bien calme ce coin-là comparer aux autres. L'humain fit quelques pas en arrière. Il était venu à la recherche d'une femelle pour s'occuper de corvées, mais aucune ne lui plaisait, il était sur le point de repartir, mais cette cage l'intriguait et il ne fut pas déçu d'avoir fait marche arrière. Un neko aux cheveux... bleu ? Se trouvait-là. Dans les cages alentour, ses deux compagnons d'infortunes s'étaient tut. Ce n'était pas courant cette couleur, mais l'explication lui vient rapidement en lisant la pancarte. Ainsi RainbowNeko avait décidé de vendre leur neko publicitaire ? Allaient-ils le remplacer ? Sans doute, ses ventes ne sont pas trop mauvaises, bien qu'une baise avait été enregistré récemment. Non, l'informateur ne connaissait pas tout, mais habitant tout de même à Tokyo, passant son temps à rechercher de nouvelles informations, il se devait aussi de savoir ce qui existait pour les neko, puisqu'il serait bientôt l'heureux propriétaire d'une de ses bestioles.

"Monsieur ? Ce n'était pas une femelle que vous cherchiez ?"

C'était son intention de départ en effet, mais il venait de trouver mieux, sa perle rare qui pouvait être en même temps une source d'information, faible, mais toujours bonne à prendre. Saito relis la fiche, accroupie devant la cage, disant quelques commentaires parfois, à voix haute tel que "Pas besoin" ou bien au contraire "Intéressant". Cela dit, il fallait être dans sa tête pour comprendre à quoi faisait référence les mots prononcer par l'homme par rapport à l'annonce. C'était plutôt simple, enfin pour lui... Il était venu pour une neko femelle afin d'avoir quelqu'un pour s'occuper de la maison, mais ce n'était pas le rôle qui serait destiné à un mâle. C'était plutôt pour que lui, le maître s'occupe et se divertisse. En tout cas, le fait qu'il était vierge et pur pouvait avoir ses bons côtés, comme ses mauvais. Mais un neko déjà bien expérimenté ne l'intéressait pas, il ne passe pas derrière les restes. Et puis ce neko, se serait sa propriété, il lui appartiendrait jusqu'à la mort de l'un d'eux. Face à l'impatience du vendeur qui venait de se prendre un vent monumental, l'humain daigna à lui répondre.

"Celui-ci m'intéresse."

Directement, le prix vient rapidement à la bouche du vendeur, mais l'informaticien n'en accorda pas d'importance, il voulait s'assurer de plusieurs choses avant d'acheter son neko, à commencer par la couleur de ses cheveux. Est-ce que cela allait partir ? Et puis, c'est bien beau ce qu'ils marquent sur les pancartes, cela ne remplace pas un dialogue qui permettrait aussi de voir le caractère du félin. Saitô demanda à l'employer d'ouvrir la cage pour qu'il puisse s'approcher du neko et s'accroupir de nouveau devant lui. Le sol était bien plus propre que dans les autres cages, mais cela ne le convaincue pas de poser ses genoux au sol pour avoir plus d'équilibre. L'homme passa une main dans les cheveux du félin, ils étaient doux, plutôt étonnant après toutes ces colorations qu'ils avaient subi. Remarque, cela n'était pas étonnant dans le sens où une marque prestigieuse prend soin de leur mascotte. Sa main quitta les mèches de cheveux et un sourire s'afficha sur ses lèvres. Un sourire déconcertant à vrai dire. Était-ce pour le mettre en confiance ou bien un sourire qui en cachait long sur ses futurs intentions ? Tout dépend de vous et votre manière de pensez. En tout cas, le mini interrogatoire commença...

"Sugar c'est ça ? Tes cheveux, c'est une teinture ou bien est-ce leur véritable couleur ?"
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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Mer 9 Mar 2011 - 21:11

    Quand un client potentiel avait franchi les portes de la fourrière, Sugar avait manqué de finir sourd. Définitivement. Le boucan, qu’il croyait pourtant déjà à son maximum, avait subitement doublé, juste après quelques secondes de silence assez intenses. En effet, toutes les créatures présentes ou presque s’étaient figées au grincement de la porte d’entrée, qui n’était plus vraiment de première jeunesse. Certains connaissaient ce bruit caractéristique par cœur maintenant, d’autres l’entendaient pour la première fois, mais il ne fallait pas être bien intelligent pour comprendre. Surtout quand on rajoutait que les premiers Nekos, ceux avec la charmante vue sur la dite porte, avaient tout de suite repéré le nouveau venu et avaient alors recommencé leur fameux barouf, mais en pire. Comme si crier ou miauler plus fort et avant le voisin apportait un véritable avantage.
    Ça cassait surtout les oreilles oui, grommela mentalement Sugar en s’appuyant un peu plus sur le mur. Il aurait aimé pouvoir s’y fondre, ne faire plus qu'un avec, si cela lui permettait de ne plus entendre ce vacarme. Le jeune homme n’était pas omniscient et il n’avait aucun moyen d’atteindre les autres cages, histoire d’en traumatiser un ou deux de plus. Il devrait donc subir le bruit dans toute son ampleur. Chouette. Son action de tout à l’heure ne semblait plus qu’être une goutte d’eau dans l’océan maintenant, et il sentit sa patience vaciller. Certes, certes, les cages, c’était un peu son quotidien, mais dans son ancien « lieu de travail », les Nekos savaient se tenir. Faut dire qu’ils étaient sûrement mieux traités qu’ici. Mais tout de même. Là, ils ne faisaient qu’empirer les choses. Stupides bestioles. Sugar ne ressentait pas la moindre compassion pour ce qui était soi-disant ses congénères. Ni pour les humains. En fait, il les logeait tous à la même enseigne. Pas de racisme : le seul qui comptait ici, c’était lui. Point barre.

    Après une petite ode mentale à la gloire de sa propre personne, l’hybride se sentit mieux. Bien que sa position n’ait pas changé d’un iota, les muscles qui s’étaient crispés se détendirent et il s’autorisa même un petit soupir de bien-être. Rien de tel qu’une séance de regonflage d’ego pour se faire du bien et conserver un parfait self-control. Il avait entendu ce terme de la bouche des humains, et avait très vite compris qu’adopter cette pratique se révélerait cruciale pour sa survie. Dans son cas, ne pas montrer ses véritables émotions, ses véritables pensées, était essentiel. Et si le mensonge et la parole peuvent tromper jusqu’à un certain point, le corps n’hésite pas à trahir au moindre relâchement. C’était d’autant plus vrai pour les Nekos. Brider sa part animale n’était pas toujours une mince affaire, loin de là, et ça lui donnait même parfois des sueurs froides…Comme maintenant.

    Sugar n’avait pas cillé d’un poil quand l’humain était entré, ni quand le brouhaha avait graduellement augmenté, prouvant bien que le dit humain se dirigeait droit dans sa direction. Il n’avait pas non plus bougé quand il avait perçu l’autre s’arrêter, puis marmonner suite à la probable lecture de la pancarte. L’hybride était resté dans sa position, assis en tailleur, bras croisés sur le torse, imperturbable. Sa queue, bien enroulée autour de lui, était restée inerte. Bref, une vraie statue. Sauf que l’humain avait eu l’idée saugrenue de fourrer sa main dans sa chevelure bleue. Il était habitué à ce genre de geste, après tout, il avait été l’icône d’une marque de teinture et avait subit pas mal de shampouinages en tout genre. Mais. Mais shit quoi ! Voilà que son côté félin s’émoustillait d’une telle caresse. Sugar avait beau intérieurement refuser ce contact, combattre son instinct tout ça, tout ça, il ne pouvait empêcher sa nature profonde de chat de réagir.

    Ainsi, ses oreilles félines frémirent sans son consentement et il pencha imperceptiblement la tête sur le côté pour approfondir la dite caresse. Heureusement, se fut tout, et c’est bien parce qu’il se contrôlait de toutes les fibres de son être. Manquerait plus qu’il se mette à ronronner tiens ! Cela aurait été le pompon. Grimaçant à cette honteuse perspective dans son esprit, il continua de se concentrer. Ne pas bouger. Ne pas bou…Ouvrir les yeux. Sans le savoir, l’humain venait de lui offrir une pause bien méritée. Sugar ne l’admettrait jamais mais il avait presque failli frôler l’infarctus là. Il n’y avait pas que le fait de s’abaisser plus bas que terre et d’agir comme un animal qui était entré en compte, mais aussi ce qui en aurait probablement découlé. Il savait lui-même qu’il ne se serait pas pardonné un tel geste. Et qu’il aurait agi en conséquence.

    Au lieu de s’excuser, gêné, comme le Neko docile qu’il était censé être, son poing serait probablement entré en collision avec le visage du fautif. Violemment. Ou avec toute autre partie sensible de son anatomie. Une réaction qui aurait aussitôt signé son arrêt de mort. Mais, plus besoin de ressasser des pensées aussi sombres et fatales, vu que l’humain avait parlé et retiré sa main. Quoi qu’il en soit, comme dit plus haut, Sugar ouvrit les yeux, plantant derechef ses iris si dissemblables dans celles de son interlocuteur. Il nota, avec surprise, dans un coin de son cerveau, que son vis-à-vis avait deux yeux rouges. On dirait que mon œil droit vient de se trouver des copains, pensa-t-il, presque amusé. Néanmoins, toujours dans son esprit, il retrouva bien vite son sérieux. On lui avait posé une question, il avait une réponse à fournir, et surtout, un rôle à jouer. Après avoir hoché la tête à la mention de son nom pour confirmer, il prit la parole de son ton calme habituel.

    - C’est une teinture. À l’origine, ils étaient noirs. Mais…

    Avant qu’il ait pu finir sa phrase, une forme grassouillette réussit l’exploit de se placer entre eux. Ou plutôt, elle se jeta carrément entre les deux interlocuteurs et le Neko dû s’éloigner d’un bond pour ne pas finir écrasé contre le mur. C’est que le vendeur, il devait un peu abuser des beignets pendant ses pauses. Sugar ne chercha pas à comprendre comment ce type avait fait pour arriver si vite compte tenu de sa masse corporelle et pour finir assis sur ses genoux en un temps record. Tout ce qu’il pouvait comprendre là, c’est qu’on venait de lui couper grossièrement la parole et que…

    - Si la couleur ne vous plaît pas, un lot de teinture RainbowNeko est offert avec cet achat, et il y a un grand choix de coloris, vous pourrez ainsi choisir à votre convenance la teinte de votre animal, s’empressa d’expulser à toute vitesse de sa bouche le vendeur, comme s’il craignait que le potentiel acheteur ne disparaisse dans un nuage de fumée sans prévenir.

    Hé hoh, les humains étaient certes des créatures pathétiques, mais ils avaient un minimum de cerveau, tout de même. Enfin, pour certains. Mais vu la tête de l’humain aux cheveux noirs, c’était tout à fait son cas. Bref, Sugar ne doutait pas une seule seconde qu’on ait besoin de lui répéter des informations qu’il avait déjà lus, il y avait à peine cinq minutes. Et encore moins qu’on interrompe ce qu’il était en train de faire. Les doigts de la main droite du Neko pianotèrent dans le vide, geste anodin pour la plupart des gens, mais qui dans son cas trahissait son grand agacement. Il se fichait qu’on embête l’humain, mais qu’on l’interrompe alors qu’il parlait, ou, pire, qu’on débite une ânerie à la place de la constatation judicieuse qu’il allait faire, le mettait en rage. Néanmoins, encore une fois, il se contint parfaitement et fit un pas dans la direction des deux hommes. Il ne voulait pas qu’on l’oublie non plus hein. Il ne manquerait plus que ça.

    Mais avant que qui ce soit puisse dire ou faire quelque chose, il se passa un truc bizarre. Sugar sentit son nez le gratter, pouf, comme ça, sans raisons. Alors qu’il portait machinalement sa main à la hauteur de son visage, l’éternuement le pris totalement par surprise. Ainsi, le résultat fut plutôt tonitruant, et impressionnant, du moins pour le vendeur qui s’éloigna d’un coup avec un petit couinement apeuré. Il avait beau savoir que ce Neko n’était pas là depuis longtemps, il avait quand même peur d’attraper on ne savait quelle horreur s’il entrait en contact avec. Le dit Neko, de son côté, était pétrifié. Oh, il lui était déjà arrivé d’éternuer, comme tout le monde, mais ça ne l’avait jamais pris de façon aussi violente, et il avait toujours pu mettre la main devant sa bouche. Histoire d’éternuer gracieusement et presque sans bruit dans son coin, comme on le lui avait appris. Mais là. Là.

    - Je. Je vous prie de m’excuser, je ne…

    Sugar était cramoisi, totalement mort de honte. Ce n’est pas tant le manque de politesse envers un « maître » qui le dérangeait, bien que tout autre bon Neko serviable en aurait été horrifié, lui, c’était juste le fait de ne pas avoir pu contrôler son corps…D’avoir dévié de sa ligne de conduite qu’il estimait classe et noble. Bref, d’avoir réagi comme la plus stupide et basique des bestioles. Ce qu’il ne pouvait pas savoir, n’ayant jamais été encore malade, c’est que sa sortie de tout à l’heure, dans une tenue un peu trop légère pour la température ambiante, lui avait fait prendre froid. Il n’avait aucune expérience avec l’extérieur, et ne pouvait même pas imaginer que l’éternuement serait probablement suivi de bien d’autres, ainsi que de conséquences bien pires. Bienvenue dans le monde réel et dans les joies d’un bon gros rhume des familles !

    Mais, pour l’instant, Sugar se contentait de balbutier, incrédule, complètement rouge, face à son éventuel acheteur (le vendeur étant dans son esprit pas plus important que la poussière sous ses chaussures). Après quelques secondes de paroles et marmonnements incompréhensibles ainsi que d’un petit mouvement de tête pour se remettre les idées en place, le Neko reprit la parole.

    - Je vous présente de nouveau mes excuses pour cet incident. Cela n’arrivera plus.

    Le jeune homme profita aussi de l’éloignement momentané du vendeur pour enfin finir sa phrase de plus tôt.

    - La teinte n’est certes pas d’origine, mais elle restera probablement. Mes anciens maîtres se sont fixés un moment sur le bleu, et, à l’heure actuelle, ma dernière teinture remonte à un petit moment. Les cheveux risquent donc de foncer un peu, mais pas vraiment de retrouver leur couleur naturelle.

    Il n’ajouta rien de plus, estimant que le vendeur avait déjà bien assez rabâché qu’un lot de teinture serait à disposition de l’acheteur s’il en avait envie. Par contre, l’espace d’un instant, Sugar fut pris d’un terrible doute. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas conversé, se contentant d’obéir aux ordres des gens de RainbowNeko. Ses derniers échanges remontaient à l’époque où il vivait encore au laboratoire et il avait alors affaire à des scientifiques. Ils l’avaient créé pour avoir un minimum de conversation et de vocabulaire, mais pas trop. Enfin, ils étaient quand même habitués à un certain niveau quoi, mais là…Peut-être qu’il en avait trop dit. Certes, il avait une certaine éducation, tout ça, tout ça, mais ça faisait tellement longtemps. Il n’était plus habitué. Il n’arrivait plus à bien définir dans son esprit les limites sur lesquelles il devait jouer.
    Sa survie se retrouvait de nouveau menacée. Et il n’aimait pas ça du tout. Sugar avait vraiment l’impression de marcher sur des œufs là. Heureusement, le vendeur, trop stupide pour comprendre, ne faisait que les fixer d’un regard parfaitement vide.

    Mais pour son interlocuteur, c’était sûrement une autre paire de manches…


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Takahashi Saitô
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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Sam 12 Mar 2011 - 18:46

[Hrp => C'est pas grave t'en fais pas ^^. Moi par contre, j'ai pas réussit à faire autant que la première fois xD. J'espère qu'il y a assez, sinon dit le moi, je modifierais =p]

C'était vraiment une créature intéressante, non pas parce que ses cheveux étaient bleus. Après tout, il appartenait anciennement à RainbowNeko, cette enseigne qui vendait des teintures pour neko, sans doute que Sugar était la mascotte de cette marque, d'où les cheveux bleus. Mais cela ne le gênait pas, en plus il pourrait bien rendre jaloux des humains qui auraient souhaité une telle acquisition. Par contre, l'informaticien ne serait pas contre voir les yeux de l'hybride, l'histoire de savoir quels couleurs elles avaient. Surtout que la pancarte ne donnait pas ce genre d'information. C'était pour cela qu'il s'adressait directement à l'animal et pas au vendeur, même si un vendeur se doit de connaitre sa marchandise... Mais leurs intérêts c'est de pouvoir vendre l'une de leurs bestioles, la plus chère au possible à tout client qui viendrait pointer le bout de son nez dans leur fourrière miteuse. Il était mal barré, Saitô n'était pas du genre à se laisser guider par un vendeur, c'était à lui seul de choisir.

Le félin pencha un peu plus sa tête pour approfondir les caresses ce qui fit sourire le jeune homme. Alors, les neko réagissaient aussi comme un chat malgré leur apparence humaine ? Très intéressant, il pourrait bien s'en amuser. Il ne restait que les ronronnements à tester, l'histoire de voir si une tel bestiole peut aussi agir ainsi. Mais il avait tout le temps pour cela lorsqu'il aurait acheté d'un d'eux. L'informateur n'en savait pas assez pour savoir s'il prenait ou pas l'animal de cette cage. Sans doute que son prix serait exorbitant, mais avec la neko de tout à l'heure qui l'avait importuner, cela lui permettait d'avoir une réduction. Certes, le jeune homme n'était pas pauvre, mais il ne voulait pas non plus y mettre trop d'argent. Il parait que certains de ces félins ne sont pas assez résistants, ils ne tiennent pas au mauvais traitement. Saitô en veut un capable de tenir aux coups et autres mauvais traitement qu'il pouvait lui faire subir. C'était peut-être là qu'il y avait un couac. Sugar était un neko vivant exclusivement pour une marque, il était encore qu'un hybride totalement ignorant des dangers. La preuve étant qu'il était encore vierge et pure d'après les vendeurs. De toute manière, s'il le choisissait, il aurait bien l'occasion de le vérifier tôt ou tard...

Les deux yeux du neko s'ouvrirent enfin. Dans un premier temps surpris par la couleur des pupilles. C'était des yeux verrons. Une pupille bleu, l'autre rouge. Une manipulation génétique ou bien des lentilles ? Peu probable, ces choses-là coûtent chères. Après tout, les albinos existaient bien, sans doute que ses créateurs voulaient faire original, c'était réussit. Cela changeait de ses congénères aux yeux unicolores. Saitô pouvait parler, la vraie couleur de ses yeux est bleu, hériter de son père, un Italien blond aux yeux bleu. Pourtant, il mettait des lentilles... Rouges. Non pas qu'il détestait ses yeux d'origine, au contraire. C'était pour faire peur en quelque sorte. Les yeux rouges sont souvent associés au mal. Il n'ait pas non plus un ange, loin de là. Ce n'était pas pour rien qu'il travaillait avec les mafieux. Et encore, même eux se méfier de lui, ils ont tout simplement peur qu'un jour il retourne sa veste et les mettent dans de beaux draps avec toutes les informations qui sont en sa possession. C'est vrai qu'il est parfois intervenu dans des enquêtes policières et donc quelque part, avec des personnes qui faisaient régner la justice contrairement à eux.

Sugar lui répondit, enfin, il tenta plutôt. Le félin eut juste le temps de dire que c'était une teinture, qu'ils étaient noirs à l'origine quand survient le vendeur oscillant entre sur-poids et obésité, une quarantaine d'années à tout casser, vient se placer entre eux deux pour faire un monologue qui n'intéressait pas du tout le futur acheteur. Quand avait-il dit que la couleur ne lui plaisait pas ? Sans compter qu'il n'était pas aveugle, il avait bien vu l'offre qui disait qu'un lot de teinture au choix était vendu avec l'hybride. Et puis... Saitô avait manqué de se retrouver sur les fesses, il faut dire qu'en étant accroupit, on a peu d'équilibre. Il était pas gêné, vu la taille du vendeur et celle du jeune homme accroupi, on peut dire que l'informaticien avait une sacré vue. Ironie, bien sûr. Il avait face à lui des jambes, jusque-là, pas vraiment de problème si ce n'est que l'entre-jambe arrive juste en face de ses yeux. En tant que pervers, cela ne le gênerait pas à plusieurs détails près. D'une l'âge de l'homme, plus son physique loin d'être alléchant pour vouloir lui fait un quelconque gâterie et puis il détestait le vendeur, donc forcement, cela le rebutait pas mal. En tout cas, le neko lui avait reculé, vu la masse de l'homme, ce n'était pas étonnant, ni l'un ni l'autre ne voudrait finir écraser par un mec pareil. L'informateur soupira, posant sa main sur son front avant de lever les yeux vers le vendeur.

"Merci pour cette magnifique vue..." Puis il se releva et recula un peu l'histoire de ne pas finir coller à l'homme. "Mais je ne suis pas aveugle et je n'ai jamais dit que cela me déplaisait."

Saitô allait poursuivre lorsqu'un éternuement violent se fit entendre derrière le vendeur. C'est vrai que Sugar était juste derrière. Sauver part le gong en quelque sorte, il lui revaudra ça ou pas. En tout cas le tas de graisse partait en couinant, pas content de se faire éternuer dessus, le jeune homme fit un sourire amusé puis sorti un paquet de mouchoir qu'il envoya sur le neko, qu'il se nettoie un peu tout de même et qu'il se mouche. L'informaticien n'avait pas tellement peur des microbes, mais le laisser avec la morve au nez, ce n'était pas terrible. Et puis il l'avait balancé comme ça, au neko de l'attraper et de l'utiliser ou pas. Il était capable de se moucher seul tout de même, non ? En tout cas la créature devenue écrevisse, perturber par ce qu'il venait de faire. N'avait-il pas l'habitude d'éternuer ? Quoique, là d'où il venait, il devait sans doute bien se tenir. Il avait bien des choses à apprendre ce félin.

Et l'animal reprit, s'excusant tout d'abord pour ce qui venait de se passer. Saitô y répondu par un signe de la main, restant debout. Cela ne servait pas à grand-chose de s'accroupir à nouveau. Puis il l'écouta continuer, reprenant les paroles qui avaient été coupé par le vendeur. Ajoutant donc que la couleur bleue venait d'une fixation de ces anciens propriétaires. Le jeune homme regarda un peu plus attentivement le neko, un collier avec un ananas, celui dit dans la description, il attrapa le pendentif un instant pour l'observer, puis le relâcha et recula. C'est bien beau tout cela, mais il n'avait eu que peu d'information en plus de ceux déjà afficher sur la pancarte. Il fallait qu'il interroge un peu plus le neko. Par où commencer ? Déjà le mettre debout, c'est mieux pour l'observer. Mais avant, il allait s'adresser au vendeur, sortant donc de la cage un instant pour se diriger vers l'homme. Il montra du doigt la phrase de la pancarte celle qui disait que le client pouvait demander tout renseignement au vendeur.

"Puis-je vous posez une question ?" Sans attendre une réponse il poursuivit : "Pouvez-vous nous laissez tranquille ? Je n'ai pas besoin de vous pour faire mon choix, merci."

Et sans en attendre davantage, il retourna dans la cage encore ouverte. Il avait été clair, pas de nouvelle intervention, il était capable de choisir la marchandise qu'il voulait. En l'occurrence ce neko là. Il avait tout pour être le choix de Saitô, niveau physique et pour le peu d'information qu'il avait. Certes, certaines informations ne lui servaient à rien puisqu'il ne voulait pas d'un mâle pour les tâches quotidiennes de la maison. En tout cas, le seul à se connaitre mieux que quiconque, c'était bien soi-même, donc, le félin était le plus apte à lui dire ce qu'il savait faire, son parcours, ses goûts, etc... En tout cas, un trait apparaissait déjà sans même qu'il ne le lui demande. D'ailleurs elle semblait même pencher pour ce qui était marqué sur la pancarte. L'hybride était docile, tout du moins, pas rebelle, sinon il l'aurait déjà envoyé balader et le jeune homme aurait dû serrer la vis. Après, était-il toujours comme cela ou bien cachait-il son jeu ? Sans doute que l'informaticien ne le serait pas avant de l'avoir acheté et ramener chez lui. De toute manière, avec ce qu'il avait acheté, il avait de quoi le dresser. Mais pour le moment, ce n'était pas la question qui lui trottait le plus...

"Aller, lève-toi." Avait-il fait en tendant la main, non pas pour l'aider puisqu'il s'agissait plus de le montrer du doigt avant de poursuivre : "Bon et si tu me disais un peu ce que tu savais faire et pourquoi pas, pourquoi je te prendrais toi plutôt qu'un autre ? A moins que tu veux moisir ici."
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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Mar 15 Mar 2011 - 23:47

    Les doigts du félin se refermèrent sur le paquet de mouchoirs. Machinalement, il en sortit un. Malgré son état d’agitation intérieure, ses réflexes avaient pris le dessus. Sugar avait beau avoir été élevé comme un domestique, il n’en avait pas moins quelques capacités autres que passer l’aspirateur et faire la vaisselle. Il était quand même à moitié chat après tout. Puis, là, sa première priorité était de remédier à ce manque de classe flagrant : c’est-à-dire se débarrasser de l’immonde morve qui coulait de ses narines. Bien sûr, le « mal » était déjà fait, mais pas besoin d’aggraver la situation. Plus vite il se remettrait sur ses pieds, plus vite on oublierait sa petite, hum, déviation. Et plus vite il l’oublierait lui aussi. Bref, il se moucha, marmonna encore un peu dans sa barbe et reprit le fil de la conversation.

    Les paroles ayant déjà été évoquées plus tôt, nous passerons sur cet épisode et reprendrons pile au moment où l'acheteur potentiel s’était de nouveau manifesté. Le vendeur voulut alors répondre, mais le regard rouge du dit acheteur potentiel l’en empêcha. Il émit un petit couinement pitoyable et détala en quatrième vitesse. Tentant de se cacher derrière un bout de cage malgré sa masse imposante, il resta tout de même dans leur champ de vision. En effet, juste avant de s’éloigner un peu rapidement dirons-nous, il avait dit quelque chose comme « Je reste dans le coin, au cas-où, si vous avez besoin de moi… », et ce naturellement avec un regard noir envers le Neko aux cheveux bleus. Sugar plissa légèrement les yeux. Il est vrai qu’il était une dangereuse créature de dix mètre de haut, bardée de piques et de rangées de crocs monstrueux avec en plus de longues serres du même acabit. Pfff, non mais vraiment ! Certains spécimens d’humains étaient décidément en dessous de tout.

    Mais ce n’était pas la peine qu’il s’énerve pour si peu. Justement, en ne réagissant pas, il montrerait d’autant plus son mépris. Satisfait intérieurement de lui-même, il esquissa un sourire, feignant de devoir se moucher de nouveau pour que personne ne s’en rende compte. Oh, of course, personne ne le verrait son mépris, ni le sentirait, mais il avait l’habitude. Pour l’instant, il se satisfaisait de ses malédictions et autres calomnies mentales. Il ne doutait pas qu’un jour, il pourrait les envoyer à la face du monde sans problème. Mais ce moment n’était pas encore venu. Oui, il n’était pas encore venu, et c’est bien pour ça que quand l’homme aux cheveux noirs parla, il lui obéit. Réflexe ? Véritable volonté ? Sugar n’en savait rien. Il n’avait plus trop envie de cogiter trois heures sur le moindre de ses actes là, son esprit était un peu embrouillé. Un peu. Mais il ressentait comme une pointe de douleur, quelque part. Un début de migraine ? Formidable. Manquait plus que ça à son bonheur.
    Après s’être relevé souplement (parce que oui, il avait de nouveau atterri sur les fesses après son éternuement, surpris par sa violence), il prit le temps de s’étirer de tout son long. Ses muscles étaient bigrement engourdis, après être resté assis si longtemps. La cage, ça, il gérait parfaitement, mais avant, il devait souvent bouger, histoire de montrer ses cheveux and co à chaque client qui passait. Alors que là, outre le fait qu'il n'avait plus besoin de faire ça, la fourrière avait été déserte depuis son arrivée. Légères crampes, donc. Il s’accorda aussi le luxe d’épousseter son pantalon avec de petits mouvements brefs et élégants. On l’avait élevé pour qu’il se comporte de cette façon un peu « snob » et, aussi bizarre que cela puisse paraître, il était rentré dans ce moule avec plaisir. Cet ensemble de gestes faisait partie de lui, maintenant. Puis, il avait beau se comporter comme cela, il n’en restait pas moins maître de ses pensées, ce que personne n’avait vraiment prévu, et que personne ne savait.

    Néanmoins, les paroles de l’humain stoppèrent son nettoyage et, la main toujours en l’air, il releva légèrement les yeux vers son interlocuteur. Ce type voulait « quoi » ? Sugar se redressa tout à fait et ne put s’empêcher d’arquer un sourcil, seul témoin de sa surprise. Il observa l’autre pendant quelques courtes secondes. Oui, pas de doutes. Cet homme voulait que lui, grand et noble futur maître du monde, prouve qu’il n’y avait pas de meilleur choix que sa personne pour son achat. Non, mais, il attendait quoi exactement ? Qu’il se jette à ses pieds et se torde sur le sol en le suppliant ? Qu’il agisse comme toutes les sous-créatures qui les entouraient et qui continuaient leur cirque sonore ? Le Neko croisa les bras et ferma les yeux. Encore une mimique, comme son sourcil, que l’on pouvait interpréter de nombreuses manières. Après tout, afficher de la surprise ne voulait pas toujours dire qu’on avait envie de faire ravaler les paroles de l’autre sur le champ. Et sembler réfléchir ne signifiait pas forcément qu’on pesait le pour et le contre, mais que l’on pouvait aussi préparer ses arguments.

    Sugar ne s’en faisait donc pas, et préférait faire cogiter sec les petits rouages de son cerveau. Franchement, là, il avait envie d’envoyer chi--heu, au diable, toutes ses bonnes résolutions, ses certitudes ancrées depuis des années visant à ce qu’il survive. Ce type l’irritait au plus haut point. Quoique, non, ce n’était pas particulièrement de sa faute. Il aurait réagi de la même manière avec une autre personne. C’était la demande qui posait problème. Depuis sa naissance, sa création, on avait toujours désiré sa présence, ce qui, soyons honnête, était tout à fait normal. N’était-il pas supérieur à tous ces crétins ? Si, bien sûr que si. Alors, pourquoi ? …Peut-être que cet homme était trop stupide pour ne pas voir ce qu’il avait à portée de mains. Ou que, au contraire, trop intelligent, il sentait le danger sous la couche de miel ? Hmmm. Point qui méritait réflexion.

    Une plainte particulièrement stridente d’une Neko à proximité lui vrilla alors les oreilles. Il retint de justesse un grincement de dents évocateur en entendant ce cri. Visiblement, ses pseudos-congénères s’impatientaient, ou bien désespéraient. Sûrement la deuxième option, en fait. Il fallait avouer que l’acheteur potentiel, il était dans sa cage là, et pas dans la leur. Hohoho, mais en voilà une pensée qui était sympathique. Si c’était lui, Sugar, qui repartait avec l’humain, cela déchainerait probablement une vague de déception dans toute la fourrière. Sans compter que les gens de RainbowNeko les avaient déjà un peu malmenés plus tôt, cette « sortie » serait pour ainsi dire, la cerise sur le gâteau. L’hybride rouvrit les yeux et fixa son interlocuteur.

    L’humain voulait jouer, heh bien, ils joueraient.

    Dans un sens, c’était un peu un défi pour ses neurones, et aussi une occasion de rendre malheureux plein de gens (du moins jusqu’au moment où un nouvel acheteur entrerait). Éloignant toute autre pensée parasite, l’hybride décida de se concentrer uniquement sur l’homme. Lui, et juste lui. Surtout qu’il sentait étrangement un coin de son cerveau s’engourdir. Mieux valait plier l’affaire avant que le phénomène ne s’étende. Au pire, il n’avait rien à perdre s’il échouait. Son ego serait meurtri, mais après tout, le déni était son ami. Hum, hum. Quoi qu’il en soit, Sugar fit deux ou trois pas dans la direction de l’humain, histoire que des oreilles indiscrètes n’entendent pas leur conversation. On ne savait jamais : parfois, les Q.I trop faibles prenaient tout pour une conspiration en puissance ou une tentative dangereuse dont on ne sait quoi. Et il y avait un Q.I extrêmement faible, qui les observait, non loin. Pas besoin que le vendeur entende ce qu’il allait dire, donc. Le Neko inclina légèrement son buste, main sur le cœur, pour saluer son interlocuteur. Une fois redressé, il commença à parler.

    - Heh bien, monsieur, je crains ne pas avoir grand-chose à dire sur moi-même...J’ai été élevé et crée pour être une sorte de majordome. Je servais, écoutais et supportais mes créateurs durant leur travail. Je leur préparais à manger, lavais leurs vêtements, refaisait le lit de ceux qui dormaient sur place...Il y a quatre ans, j’ai changé de maîtres et mon rôle est devenu celui d’un mannequin pour cheveux. A moins que les techniques pour faire briller le poil et le mettre bien en valeur sous des spots ne vous intéresse, je ne pense pas qu’il soit utile de m’étendre sur cette partie de ma vie. Mes compétences se résument à tenir une maison, faire la cuisine et m’occuper des gens, je le crains. Néanmoins, mes créateurs aimaient parfois converser avec moi sur des sujets divers, et je me pense capable d’apprendre. Je saurais m’adapter.

    Oh, bien sûr, les sujets en question étaient bénins, et on n’attendait pas beaucoup de réponses de la part d’un Neko mais Sugar cherchait à montrer par-là que, il avait un peu plus de neurones que la moyenne de ses semblables. Pas assez pour inquiéter qui que ce soit, mais en quantité suffisante pour ne pas rester bras ballants devant n’importe quel petit problème. Ce qu’il se gardait bien de dire, en revanche, c’est qu’en réalité, il était bien plus intelligent que cela. Cet état de fait ne regardait que lui, et pour sa survie, cela durerait encore longtemps.

    - Bien sûr, reprit-il, si je ne vous conviens pas, je suis sûr qu’un de mes congénères se ferait un plaisir de vous servir, Monsieur.

    Serviable, humble, pas désintéressé mais compréhensif…Rien pour acculer le client et l’irriter, donc. Le sourire doux qui avait orné ses lèvres se fana alors très légèrement, comme pour trahir une trop grande déception qu’il n’aurait pu cacher. Il ferma les yeux pendant quelques instants puis les rouvrit, de nouveau tout à fait avenant.
    Bien sûr, tout cela n’était que mensonges et mimiques orchestrées à la perfection. Sugar jouait le rôle qu’il jouait depuis des années. La mécanique était bien huilée et en cet instant : inébranlable. Ce qui n’était pas forcément le cas 24h/24h…

    Mais pour le moment, c’était parfait. Pour le moment.


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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Ven 18 Mar 2011 - 18:27

Décidément se vendeur était plutôt embêtant à être dans ses pattes. Le neko n'était pas un gamin, il savait parler et répondre aux questions qu'on pouvait lui poser. A moins bien sûr de n'avoir jamais apprit à parler, mais si cela aurait été le cas, Saitô s'en aurait déjà aperçu après la première question poser. L'employer n'avait donc toujours pas compris que le jeune homme n'aurait besoin de lui que pour payer l'adoption d'un neko. C'était comme les colorations, franchement, s'il n'était pas obligé de les prendre, l'informaticien s'en passerait bien. D'un autre côté, ils pourraient lui être utile pour ridiculiser un neko. Il y avait bien un lot offert au choix non ? Alors se sera la couleur la plus horrible qu'il choisira. Un rose flashy, peut-être même fluorescent si cela existe, l'histoire de bien enfoncer le couteau dans la plait en sortant le soir. Lui qui aime sortir le soir, au moins, la teinture se verra même dans le noir. En tout cas, c'est cette teinture-là qu'il choisirait s'il achetait ce neko-là et c'était bien partie pour.

Les autres étaient bien trop bruyant, près à céder n'importe quoi en échange de sortir d'ici, c'était pitoyable. Certes, ils devaient sans doute connaitre le boulot d'esclave sur le bout des doigts, mais quand on voit leur corps maigre et affaiblie, on se demande s'ils arriveront à retourner dans une demeure pour servir des humains. D'ailleurs, une femelle poussa un cri strident dans la fourrière. Comme s'il n'y avait pas assez de brouhaha dans cet endroit. Le vendeur semblait même pas s'en occuper, à croire que c'était normal pour lui, à moins qu'il ne soit sourd. En tout cas, cela lui cassait les oreilles et commençait à irrité Saitô qui sortit juste dans l'aller, restant face à la cage de Sugar, enfin, il s'approcha des barreaux de la cage d'en face pour cogner dedans. Remarque, il valait mieux cela à des ongles qui glissaient sur un mur reproduisant un bruit semblable à celle de la craie qui dérape sur un tableau. De toute manière, ses ongles n'étaient pas assez long pour pouvoir le supporter. Un silence s'installa dans la fourrière et il choisit ce moment-là pour enfin donner une explication au coup donner dans les barreaux.

"Vous allez vous la fermer ? Ce n'est pas en suppliant de cette manière que vous trouverez un maître."

Puis, sans rien ajouter d'autre, il retourna dans la cage, les autres neko, limite fourrer maintenant au fond de leur cage se taisaient. De toute manière, ils avaient tout intérêt, sinon la fourrière pendrait chère et l'employer ne voudrait sans doute pas perdre son emploi qui lui permet d'être tranquille et d'avoir un salaire sans faire grand-chose. Pour preuve, l'endroit était loin d'être propre, au contraire, cela ne l'étonnait même pas de voir des marchandises aussi abîmer vu l'état des lieux. Enfin bon, vivement qu'il en ait fini avec ça, l'odeur de citron ne se sentait, mais elle était encore là, c'était juste ses narines qui en avaient prit l'habitude. Peut-être même que c'était cette odeur qui était à l'origine de l'éternuement. D'ailleurs, le neko avait utilisé le paquet de mouchoir, heureusement, il savait s'en servir. A quoi cela lui servirait-il d'acheter un animal si c'est pour tout lui apprendre ? Ce n'est pas un père, d'ailleurs il ne veut pas d'enfants. Avec ce qui c'était passer avec sa demi-sœur et en voyant l'état de sa mère, cela suffisait à le stopper. Mais la chose que le rebutait le plus restait ce qu'il fallait faire pour avoir un enfant. Il n'en était pas question pour l'instant. De toute manière Saitô préférait encore jouer avec la gente masculine plutôt qu'avoir une relation stable.

Sugar s'était rapproché de l'humain qui était retourné dans la cage, les mains dans les poches, toujours debout, droit devant le neko qui commença à parler de sa vie d'avant. Il n'avait pas grand-chose à dire ? Mais la moindre information est importante, peut-être le comprendra-t-il en vivant au côté de l'informateur. Il avait bien des projets pour son futur animal et participer à la collecte d'informations en faisait partie. D'ailleurs, parmi tout ce qu'il venait de cité sur ses occupations passer, s'occuper des gens reviendra au goût du jour avec l'homme, avec sans doute la cuisine, bien que Saitô sait cuisiné, il ne sera pas contre un peu d'aide, surtout que les repas devront nourrir deux, voir trois personnes à l'avenir. Cela allait bien changer son quotidien et les proportions à mettre dans les plats, finit la vie seul et quelque part un peu triste. Il aura bien besoin d'apprendre, le travail d'informateur ne s'apprend pas du jour au lendemain, mais contrairement à l'humain, le félin aura quelqu'un pour le lui apprendre, l'informaticien à apprit sur le tas, en fréquentant des mafieux en Italie. Il faut dire que le jeune homme avait des facilités au niveau de la mémoire, ce qui était plutôt pratique et lui avait même permis d'obtenir de bonne note sans réviser des cours.

En tout cas, le futur acheteur ne disait pas un mot, se contentant juste de faire un sourire en coin. Il n'allait tout de même pas interrompre quelqu'un qui lui divulguait des informations pratiques. Surtout qu'après un bref silence, le neko poursuivit en disant qu'il y avait ses congénères s'il ne convenait pas. Saitô regarda derrière lui. Pas question de prendre des neko aussi faible d'esprit qui ne sont bon qu'à pialer pour un rien. Non vraiment, Sugar avait assez d'intelligence et avait sa propre façon de penser. Tout du moins, c'est se que déduisait l'humain en l'entendant se moquer des scientifiques qui l'avaient créé. S'il avait assez de critique pour cela, il était capable de différencier le bien du mal. Se retrouver avec un neko naïf, ce n'était pas non plus son but. Certes, un animal est censé obéir, mais s'il n'a pas assez de caractère, il ne survivra pas aux traitements de Saitô ou alors, il deviendra un animal craintif qui sera toujours replié sur lui-même et ne servira plus à rien. Un jouet cassé, ce n'est jamais amusant.

Satisfait par les paroles du neko, il sourit retourna les talons vers le vendeur qui, sorti plus où moins de sa cachette. Il fait dire qu'avec sa masse corporel, il avait bien du mal à se faire tout petit. Bien sûr que ce n'était pas pour aller voir un autre produit que l'humain était sorti de la cage. Il ne voulait pas non plus de renseignements supplémentaires, celles qu'il avait lui suffisait amplement pour faire son choix. En plus d'avoir un minimum d'intelligence, l'animal était beau et cela rentrait dans ses critères. Même si ses cheveux avaient prit une teinte bleuté et ses yeux étaient bicolore, au contraire il appréciait ces différences. Pour ce qui était du corps, il aurait bien l'occasion de se faire une idée chez lui. Mais Saitô ne s'en faisait pas, il ne semblait pas être un neko maltraité et comme il était vierge et pure, sans doute que son corps n'a pas de cicatrises, ni de traces faites par un sadomasochiste. A moins bien sûr qu'il soit tombé un jour et qu'une cicatrise soit resté. Cela m'étonnerait... En tout cas, l'employer finit par demander, presque timidement avec la "claque" qu'il s'était prit par le futur acheteur.

"... Vous le prenez ?"

"Est-ce que j'ai l'air de vouloir un autre neko que celui-ci ?"

Question stupide, réponse stupide. En tout cas, le vendeur ne chercha pas à répliquer et partit chercher des papiers. Pendant ce court lapse de temps, Saitô sorti son carnet de chèque pour payer, n'oubliant surtout pas la réduction promise par l'employer pour le petit diffèrent avec une neko. Revoilà le vendeur avec un papier constituant tous les engagements et désengagement de la fourrière à la vente d'un animal. Dans l'autre main, la laisse qui allait avec le collier de Sugar. Il gardera cet exemplaire pour le moment, plus tard, s'il doit toujours garder son neko en laisse, il changera et mettra celui qu'il a acheté avant de venir. Il n'avait rien de plus, juste la couleur différente, mais c'était pour marquer le fait que désormais, ce sera sa propriété. La somme fut donné, après la réduction sur lequel appuya le jeune homme avant de remplir son chèque. Puis il prit la laisse que lui tendait le vendeur. Mais il manquait encore des choses et apparemment l'employer faisait comme si de rien n'était. Homme cupide... Il pense quand même pas que l'acheteur va se laisser avoir comme ça ? Restons calme, même si cela commençait à faire lourd. Saitô haussa les épaules puis soupira avant de fusiller du regard l'employer.

"Et le collier avec la laisse de rechange, ainsi que le lot de teinture ? J'aurais bien voulu un lot rose fluo ou fluorescent moi... C'est pour demain ? C'est à croire que vous voulez couler votre "entreprise"."


"Heu... Non bien sûr... Je vais vous chercher ça."

Et le voilà reparti en couinant. Décidément, il n'en fera pas de la pub pour cette fourrière au contraire. Bon certes, ses clients lui avaient pourtant conseillés le marcher noir, il aurait dû les écouter. Mais toutes les saloperies qui trainent par là, Saitô préfère largement choisir une fourrière. Il n'était malheureusement pas tombé sur la bonne en matière de service, mais avait quand même trouvé l'animal qui lui convenait. Bon, en attendant, le jeune homme n'allait pas rester les bras croiser tout de même. Il s'avança vers la cage pour rentrer à l'intérieur et s'approcher de Sugar, sans geste brusque, pour lui passer tranquillement la laisse. Puis se reculer, tenant l'autre bout en souriant. Il ne tirait pas dessus, de toute manière, il n'avait pas l'intention de devoir trainer de force le neko, surtout qu'il n'avait pas encore dit qu'après il lui appartenait, même si le document et le chèque de tout à l'heure était plutôt parlant, tout du moins pour un adulte habitué à faire des transactions.

"Oublie presque tout de ta vie d'avant, cela ne te servira pas à grand-chose maintenant que je t'ai acheter." Mais il restait encore une chose à dire, après tout, c'était même l'une des premières choses qu'on fait habituellement, on se présente. "Et je m'appelle : Takahashi Saitô. Mais tu peux m'appeler "monsieur Takahashi" ou bien "maître Takahashi" ainsi que "maître Saitô" ou tout simplement "Saitô", voir "maître". Je n'ai pas de préférence, tant que tu ne m'appelles pas par autre chose que par mon prénom, mon nom ou mon statut par rapport à toi, tu auras déjà moins de risque que je te malmène."
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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Mar 22 Mar 2011 - 0:28

    Le désespoir et le contentement avaient engagés un solide match de boxe. Le combat était serré et les rounds se succédaient sans qu’aucun gagnant ne soit déclaré. Sugar ne savait plus où il en était. Devait-il se réjouir ou au contraire hérisser tous les poils de son corps ? Pendant que les deux humains parlaient et ne s’occupaient pas de sa personne, il se prit la tête entre les mains. Sa langue avait fourché. Il avait royalement foiré. Il avait employé un mot à double sens. On avait beau être le meilleur acteur du monde, quand on utilisait un terme aussi ambigu et surtout que l’on pensait sincèrement l’un de ses sens, on était cuit. Et cuit, il ne l’était pas, il avait sauté à l’étape suivante : la carbonisation en règle. Le Destin n’avait même pas été ironique et avait signé sa mise à mort de deux yeux rouges aussi flamboyants que l’enfer. La lueur qu’il avait captée dans ces derniers avait été claire. Son interlocuteur avait eu un bref aperçu des sentiments enfermés dans la carapace. Sugar écarta deux de ses doigts et jeta un œil aux deux humains. Enfin, à l’humain plutôt, vu que le deuxième venait de s’éclipser assez prestement. Humain, humain…Il ne devrait plus l’appeler comme ça désormais mais « Maître ».

    Le Neko avait été acheté, et il le savait parfaitement, c’était l’une des raisons de sa prise de tête intérieure. Il ne savait quoi penser. Et Dieu que ça ne lui arrivait pas souvent. Souvent négatif, rarement positif, il avait tout de même un avis sur chaque chose et chaque événement. Ne pas en avoir, ou ne pas réussir à se fixer sur un sentiment ou un autre, était un peu traumatisant. Beaucoup en fait, surtout quand on prenait en compte sa gaffe de plus tôt. Bon sang, il avait dit « supporter » dans le sens « aider », pas « subir ». Même si ses véritables pensées tendaient vers le dernier sens, ce n’était pas une raison ! Sugar éloigna les mains de son visage juste avant que son pseudo nouveau maître ne se retourne. Reprenant son rôle d’obéissant serviteur, il laissa l’humain installer la laisse sans broncher.

    Pourtant, rien qu’à la vue de ce honteux accessoire, il n’avait eu qu’une envie et c’était de lacérer le visage de celui qui la tenait. Ses ongles n’étaient pas de longues griffes, mais ils étaient quand même naturellement pointus, bien que limés souvent. Cela aurait fait mal. Très mal. Et le Neko aurait adoré. Mais bien sûr, il n’en fit rien. La survie avant tout, hein ? Néanmoins, au moment où l’hybride pensait avoir atteint des sommets en termes de nouveautés, son « maître » parla et déclencha de nouveau un vrai tsunami intérieur. Par tous les saints qui existaient, la journée des premières n’était décidément pas finie. Avant même d’avoir pu se contrôler ou émettre une pensée à peu près cohérente, Sugar ouvrit la bouche.

    - Très bien, Monsi…Maît…Taka...

    Oh, seigneur ! Sans chercher à se cacher cette fois, il plaqua sa main droite sur son visage. Le match de boxe avait repris de plus belle et il se sentait glisser un peu plus sur la pente imaginaire qui trônait dans son esprit. Encore une fois, cet humain, l’air de rien, balayait des principes salvateurs bien ancrés et jetait le doute dans son cerveau. Le vendeur choisit ce moment pour revenir, traînant en soufflant, rouge à cause de l’effort fourni, son imposante carcasse dans leur direction. Visiblement, il y avait un parcours du combattant entre cette salle et la remise, plus une bonne vieille jungle des familles et quelques crocodiles : l’homme se plia en deux, épuisé, et respira bruyamment pour tenter de reprendre un tant soit peu son souffle. Finalement, il tendit ses articles à l’acheteur.
    Sugar, quant à lui, bien trop perturbé, ne remarqua même pas le lot de teinture rose et flashy parmi les dits articles. À la place, il ne put que bêtement faire rouler le prénom de son nouveau Maître sur sa langue. Saitô. Saitô. Saitô…On ne lui avait jamais accordé un tel semblant d’intimité, et il ne s’en remettait pas. Au lieu de choisir un qualificatif, de façon normale, il avait hésité, ne sachant que faire. Ses neurones étaient partis promptement en vacances.

    Son côté enfantin, naïf, niais et plein d’autres qualifications dont l’aurait traité le Neko habituel s’il était encore là, était maintenant aux commandes. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Le contentement décocha alors une droite magistrale au désespoir, le mettant K.O pour un petit moment. Pourtant, le jeune homme ne ronronna même pas, se contentant de murmurer doucement le prénom, de le savourer, d’appuyer les syllabes et de balader joyeusement le tout entre ses lèvres. Il ne reprit ses esprits que quand l’humain bougea, et il lui emboîta machinalement le pas, sans un bruit.

    La vue de la porte, et donc de la sortie de la fourrière, le réveilla. Ou disons que cela lui remit un peu les pieds sur terre. Un nœud d’angoisse tordit sans plus attendre son estomac avec violence. Son « moi » habituel relégué de nouveau aux oubliettes, c’était la peur de l’inconnu qui l’étreignait désormais. Servir, la vie dans un laboratoire, la vie dans une cage, ça, il connaissait, il maîtrisait. Mais ce qui l’attendait derrière cette porte…Trop perdu dans ses pensées, il la franchit sans s’en rendre compte, et c’est une véritable bourrasque qui le sortit définitivement de ses pensées incohérentes et de son esprit sens dessus dessous. La météo, durant le laps de temps qu’avait passé Saitô dans la fourrière, avait empiré. La température avait chuté drastiquement, et si la neige n’avait toujours que peu de prise, ce qui avait fondu sur le goudron, avait ensuite gelé.

    Certaines surfaces, anodines, scintillaient légèrement et même si elles n’avaient l’air de rien, personne ne s’y laissait prendre : un bon vieux verglas des familles régnait désormais sur la rue. Ce qui pouvait expliquer le fait que malgré cette heure, l’endroit était complètement désert. Pas un chat ne pointait le bout de son museau. Ils étaient visiblement les deux seuls assez cinglés pour ça. Bien sûr, Sugar, n’ayant jamais expérimenté un tel phénomène, et encore trop secoué pour penser clairement, ne tarda pas à faire les frais du dit verglas. Ni une ni deux, il glissa. Sans avoir eu le temps de même pousser un petit cri surpris, il se retrouva étalé sur le sol, les quatre fers en l’air, dans une position aussi ridicule que parodique.

    Une gamine qui passait par là, ravie de ce spectacle comique, gloussa joyeusement, sa moufle en laine appuyée sur le bout de son nez rougi. Le temps que le Neko se redresse quelque peu et ne se mette en position assise, elle avait sautillé vers eux et posait sa petite main sur le genou de l’hybride. Toute jeunette, elle avait une frimousse adorable, le bout du nez et les joues légèrement rosies à cause du froid. Elle portait un large bonnet rose (trop grand pour elle), avec des yeux de chat dessinés sur le tissu. De fausses oreilles en laines pendaient à moitié en son sommet. Elle regarda solennellement Sugar, comme si elle s’apprêtait à dire ou faire l’un des trucs les plus graves de l’univers. Puis elle ôta son bonnet, libérant ses boucles de jais, et le fourra sur la tête du Neko. Le dernier neurone de Sugar implosa. La gamine sourit.

    - Bonnet mazique, affirma-t-elle d’un ton bas malgré son sourire.

    Puis elle hocha la tête, satisfaite, et s’en alla joyeusement, sautillant dans la direction d’une rue quelconque, rejoignant probablement sa mère qui devait se faire un sang d’encre.

    Notre vaillant hybride, toujours au sol, retira alors le bonnet et le contempla en silence, les yeux écarquillés. Il était le seul à être tombé, la laisse étant trop grande et ayant trop de mou pour entraîner Saitô dans la chute (heureusement). Mais cette constatation ne lui vint même pas à l’esprit. Une morveuse lui avait donné un bonnet. Et elle lui avait mis sur la tête. Un bonnet rose. Un bonnet rose bonbon. Un bonnet de fille. De petite fille.
    Sugar geignit doucement et eut envie de se pendre. Mais il remit quand même le bonnet. Parce que ses oreilles félines, tout là-haut, elles se les gelaient. En constatant que ses véritables oreilles poilues s’installaient parfaitement dans les fausses petites cavités en laine, il eut un bref soupir. A croire que ce bonnet rose avait été fait pour lui.

    Mais...Seigneur, qu’avait-il fait au destin pour mériter ça ?
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Takahashi Saitô
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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Jeu 24 Mar 2011 - 21:54

Le neko s'était laissé faire, la laisse autour du cou. D'un autre côté, lorsqu'on voit son passer, ce n'est pas étonnant que cet animal soit si obéissant. Il faudra peut-être le forcer à relever son caractère. Juste un peu, pas des masses, mais l'histoire que l'humain ne s'ennuie pas. Après tout, la raison première de cet achat était pour se divertir. Mais Saitô n'était pas au bout de ses surprises. Après son monologue dit à une vitesse dépassant la normalité, Sugar ne savait pas trop quoi dire. Ou plutôt, il avait trop de possibilité pour arriver à faire un choix. Il mélangea "monsieur", "maître" et "Takahashi", à vrai dire, il ne prononçait même pas les mots en entier, ils étaient coupé pour laisser le début du suivant passer entre ses lèvres. Seul son prénom n'avait pas filtré, enfin pas encore. En tout cas, le fait de dire ces mots le firent mettre sa main devant sa bouche. Cela le gênait de parler ainsi ? Comment pouvait-il bien nommé ses précédant propriétaires ? Peut-être ne leur adressait-il pas la parole. Sauf avec les scientifiques, comme il lui avait dit. Mais sans doute qu'il n'utilisait jamais de pronoms personnel envers eux.

Revoilà le vendeur avec les objets manquant, pas trop tôt. Heureusement qu'il avait mit le tout dans un sac plastique, avec juste une main de libre, Saitô se voyait mal triballer tout ça jusqu'à la voiture en plus de tirer son animal jusqu'au véhicule. Quoiqu'il semblait docile, sans doute n'aurait-il pas à trop tirer sur la laisse, tant mieux, c'était toujours ça de gagner. Peut-être qu'à l'avenir il n'aura plus besoin de laisse. Oui, c'est ça, il commandera un collier avec une télécommande. Non, il ne va pas faire de son neko un jouet téléguidé, faut pas rêver non plus. Juste, par précaution, si son animal tentait de se faire la malle, une pression sur le bouton et il aura le droit à une belle petite décharge électrique. Au moins, le félin sera stoppé. Il pourrait en acheter qui diffuse un anesthésiant, mais c'est qui après qui devra le porter pour le rentrer à la maison ? C'est lui. Le sonner devrait faire l'affaire, au pire des cas, il augmentera la dose afin de le calmer vite fait bien fait. En tout cas, le neko se mettait à répéter le prénom de son maître. Était-il si choqué que ça ? Ou alors il aimait bien ce prénom, mais ça, c'était peu probable. L'humain lui l'aimait bien, mais sans doute que pour le neko, c'était nouveau d'avoir le prénom de son maître, sorti comme ça.

Quoiqu'il en soit, maintenant qu'il avait tout réglé, autant partir. Le jeune homme était resté suffisamment longtemps, entre puanteur et saletés. Dans les hurlements presque agonisant, c'est à se demander si certains n'étaient pas sur le point de crever. Tant mieux, le monde n'a pas besoin de neko si faible. Des humains faibles c'est amusant, mais pas des bestioles sans intérêt. Saitô sorti, ouvrant la porte de la fourrière, la porte de la libération pour certain, pour l'informateur, ce n'était qu'une banale porte comme tant d'autres. Un coup de vent à leur sorti, ses cheveux jais virevoltèrent dans tous les sens. La température avait chuter depuis son entrer dans la fourrière, heureusement qu'il avait une capuche qu'il s'empressa d'ailleurs de mettre sur sa tête pour protéger ses oreilles du froid. L'humain n'aimait pas le froid, ni la neige et le verglas qui était maintenant au sol. Super, rien de tel pour avoir un accident en voiture. Mais il n'avait pas vraiment le choix, il habitait bien trop loin pour rentrer à pied, surtout que c'était tout autant dangereux à pied.

En parlant de ça... Sugar venait de tomber par terre. Heureusement que la laisse était longue, sinon Saitô serait sans doute à ses côtés par terre dans une position loin d'être confortable. Se pourrait-il que l'animal n'ai jamais eu affaire à ce type de temps ? Probablement. Personne n'était dans la rue, dommage, ça aurait pu être drôle de voir des personnes se moquer du neko et voir ensuite la réaction du félin. Malheureusement, tout ne se passe jamais comme on aimerait. La neige tenait à peine, c'était déjà une bonne chose, bien que la gadoue qu'elle faisait était presque aussi dangereux que du verglas. Quelle idée de sortir par se temps, s'il aurait su, il serait resté bien au chaud chez lui à répondre des e-mails. Avec une tasse de cappuccino dans les mains pour se réchauffer, ça lui donnait envie rien que d'y penser. Mais voilà, il fallait déjà arriver jusqu'à la voiture, avec le neko entier si possible. Puis, arriver sans encombre jusqu'à chez lui. Pourvu qu'ils aient passer la machine pour faire disparaitre ce satané verglas. Le jeune homme regarda l'animal étaler sur le verglas en soufflant, une légère buée blanche sortant en même temps que les mots :

"Ce n'est pas gagner."

Sans doute que Sugar n'allait pas comprendre, mais lui se comprenait, c'était le plus important. Et contre toutes attentes, alors qu'ils pensaient être seul dans la rue, une fillette arriva. Elle s'était perdue toute seule dans Tokyo ? Apparemment non vu sa mine joyeuse. Les gamins sont vraiment des personnes insouciantes, innocentes, pleines de crédulités et cela exaspérait Saitô. Pourtant, comme tout le monde, il est passé par là. Pas plus haut que trois pommes, à jouer avec tout ou rien, s'illuminer à la moindre chose nouvelle comme s'il s'agissait d'une avancer majeur pour le monde entier. Ca lui faisait presque peur de repenser à ça. "Ho, un nouveau dessin animé ! Je voudrais bien voir le héros un jour... Ça se passe à Tokyo, alors on peut le rencontrer !" quelle naïveté affligeante... Mais il n'avait pas le cerveau assez développer à l'époque, comme tous les enfants, dont la petite fille. Calme, elle allait sans doute faire que passer. Tout du moins, c'est ce qu'espérait l'humain.

Malheureusement, comme si cela ne suffisait pas. Après que le neko se soit assit sur son arrière train, la fillette s'avança vers lui, posant ses mains sur les genoux de ce dernier. Pour qui se prenait-elle ? Qu'elle aille jouer avec la neige à faire des bon-hommes de neiges ou... Des batailles de boules de neiges. Bref, qu'elle aille voir ailleurs. Même s'il était vrai que voir Sugar se laisser mener par une gamine qui lui posa son horrible bonnet rose sur la tête. On voit tout de suite qu'avec la création des hommes-chats, les produits sur les félins n'ont cessés de se vendre à une vitesse fulgurante. Pour preuve, la fille avait un bonnet à l'effigie d'un chat. Et l'animal ne bougeait pas, se laissant faire lorsqu'elle lui mit le bonnet rose sur la tête. Ajoutant en zozotant que le bonnet était magique. C'est bien une enfant pour penser ainsi. Malheureusement fillette, la vie est tout autre.

Dommage qu'elle parte aussi vite, s'amuser avec elle aurait pu être amusant au final. La faire tourner en bourrique pour ensuite contempler au loin la gamine fondre en larme. C'était amusant, mais apparemment pas pour aujourd'hui. Remarque, il fallait que Sugar se familiarise avec son environnement. D'après les informations qu'il avait, il n'a jamais vécu dans une maison, cela allait le changer, il avait intérêt à le tenir à carreau et à bien définir les règles dès le départ. Un véritable animal qu'il faut éduquer. Vraiment chère le prix pour un félin qui en savait si peu. Il avait payé la marque, c'est tout. Alors, oui, certes, il allait avoir de l'occupation et en plus il était vierge. Mais c'était bien ce qu'il désirait non ? Un neko très peu expérimenté. Oui, mais pour la vie quotidienne, il allait passer du temps à lui apprendre des choses et sans doute à le faire réfléchir sur la notion du bien et du mal. Il avait l'air d'en avoir quelques notions, mais pas assez encore du point de vue de Saitô. D'ailleurs, en parlant de l'animal, il avait retiré le bonnet, en voilà une bonne chose, il n'avait pas la permission de son maître pour le mettre. Malheureusement, le neko le remit rapidement. C'est vrai qu'il avait des oreilles au-dessus du crâne, pas comme un humain. Bien, son apprentissage sur la réalité du monde et là où est sa place, va commencer.

Pour commencer, il allait lui faire retirer le bonnet par la force. Tant pis pour ses oreilles, s'il se tient bien jusqu'à la voiture, ils auront déjà la chance d'arriver plus vite au chaud. Mais encore faut-il que l'animal ne tombe pas sur chaque plaque de verglas. Il faudra penser à lui dire comment repérer une plaque glissante afin déjà d'éviter un minimum de tomber. Mais d'abord... Il passa sa main sur un rebord recouvert de neige. Pas beaucoup, mais juste un peu. Sans gants, ses mains le piquaient un peu, mais pas grave. Saitô ne prit pas la peine de faire une belle boule blanche vue à quoi elle allait servir, cela n'en valait pas la peine. Il s'approcha prudemment, l'histoire de ne pas finir lui aussi par terre. La neige dans sa main, cacher dans son dos alors qu'il affichait un faux sourire innocent. Puis, arriver devant lui, paf ! Le tas de neige finit sur le visage de Sugar, de quoi rafraîchir les idées du félin. Et sans attendre davantage, l'humain arracha le bonnet du crâne de l'animal avant de l'envoyer au loin, derrière lui, sans faire attention qui était derrière.

Se fut le vendeur de tout à l'heure qui le reçu sur la tête. Il n'avait que ça à faire de sortir juste après avoir vendu une bête apparemment ? Quoique... Mais non, il avait plus de stock de beignet dans son bureau, pauvre chou. Enfin bon, Saitô ne s'en occupait pas, pourvu juste qu'il tombe sur une plaque de verglas et qu'il se casse quelque chose. Le maître fixa son neko, bon, il avait des choses à mettre au clair et déjà des consignes à donner avec un apprentissage de la vie, enfin surtout, de "comment ne pas tomber sur une plaque de verglas". Le jeune homme tira légèrement sur la laisse. Non pas pour le forcer à se relever, quoiqu'il y avait un peu de cela aussi, mais ce n'était qu'un petit coup sec et pas un grand coup à le faire décoller de la glace, mais plutôt pour insister à se relever. Pas question de tendre sa main pour l'instant si s'est pour finir à terre avec lui. Le maître leva son index de la main gauche devant Sugar.

"Premièrement, ne pas accepter les cadeaux venant d'inconnus." Il relevant ensuite son majeur. "Deuxièmement, tu vois les endroits qui brilles sur le trottoir ? Tu les évites et tu éviteras de finir par terre. Ça nous permettra aussi de rentrer plus tôt, à moins que tu veuilles te geler les oreilles ? Tu as compris ? Maintenant on y va, il faut retourner à la voiture."

A espéré que l'animal ne fasse pas de bêtise en voyant la voiture. D'ailleurs, sans doute devra-t-il lui apprendre comment s'attacher dans la voiture. Un scooter aurait été tellement pratique dans ces moments-là. Mais Saitô n'aime pas les deux roues. Un frisson le parcouru, une nouvelle rafale venait de souffler pour son plus grand déplaisir, il dut se résoudre à remettre sa capuche tomber à cause du vent. Le jeune homme tira à nouveau sur la laisse, un petit coup, espérant que le neko se lève, sinon, il le tirait de force jusqu'à la voiture. Et s'il reste à terre ? Tant pis pour lui, il ramassera la neige tomber au sol et s'usera les genoux voir les mains. L'informateur commença à avancer avec le félin, prenant garde aux plaques de verglas, incitant son neko à le suivre lorsqu'il changeait de trajectoire pour éviter de glisser sur la glace. Heureusement que la voiture n'était pas trop loin, bien qu'il fallait traverser un parking avec du verglas presque omniprésent.

Arriver à son véhicule. Une voiture basic, avec toutes les options, mais passe partout et bien pour débuter, même si cela faisait bien deux ans qu'il avait son permis, sa petite voiture noire lui suffisait amplement, se confondant dans le trafic routier et évitant ainsi d'attirer les regards de curieux. Les clefs de sorties, il appuya sur la télécommande, un petit son se fit entendre, les phrases clignotèrent avant de s'éteindre. La voiture était ouverte. Saitô déposa son sac avec le reste, dans le coffre, puis le referma en soupirant. Non pas que le sac de la fourrière était lourd, non plutôt qu'il devait expliquer à Sugar comment s'attacher pour ne pas se prendre une amende. Le jeune homme s'approcha de lui, flattant sa tête avant de l'inciter à le suivre vers la porte de devant, du côté passager. Porte qu'il ouvra bien sûr. Puis, il attrapa la ceinture, la montrant au neko avant de la clisser dans le petit appareil rouge et noir du milieu. Une fois la démonstration faite, vient l'explication, tout à fait logique de montrer puis dire à quoi ça sert, en même temps, c'est sa logique...

"Tu vois ce que je viens de tirer, c'est une ceinture. Tu la mettras sur toi. Et surtout pas derrière toi. Et tu l'emboîteras sur dans le boitier du milieu, tu as une fente pour ça." L'humain se recula, allant du côté conducteur pour s'installer avant de poursuivre : "Surtout, tu fermes la porte quand tu es assit sur le siège. Et si tu as des questions sur ce que je viens de dire ou autres, va-y, je peux conduire et répondre en même temps."
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MessageSujet: Re: Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].   Mer 15 Juin 2011 - 15:30

Sugar ne venant plus depuis fin Mars et n'ayant pas répondu au mp, j'abandonne ce rp.

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Au final, une cage, c’est juste un gros carré… [PV Saitô].

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