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 flâneries (pv Dalian)

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MessageSujet: flâneries (pv Dalian)   Jeu 14 Juil 2011 - 18:13

J’aime bien les cimetières.
Ce sont des endroits paisibles. Si paisibles. Coupés du monde, figés dans le temps. Entre les stèles moussues et patinées par les années, des herbes folles se battent dans la bise. De fausses fleurs en plastique ornent quelques sépultures ici et là. C’est très laid, ce genre de chose. Ça jaunit avec le temps en plus d’être de base moche et kitsch. C’est un moyen comme un autre de faire comme si on pensait souvent à la personne enterrée. Mais pour moi, rien ne vaut les fleurs fraîches. Leurs pétales vifs tranchent sur le marbre ou la pierre simple, vibrent au vent. De la vie et de la couleur, la fougue de la sève. Mais non, un cimetière n’est pas un lieu mort, loin de là… Comment peut-on trouver morbide et angoissant un endroit où les oiseaux gazouillent, ou les insectes volent de pistil en pistil? Partout, sur les chemins sablonneux plus ou moins bien entretenus, les stèles funéraires vous invitent à la contemplation. Des phrases sensées vous pousser à réfléchir sur la beauté de la vie et la paix de l’au-delà sont inscrites un peu partout. Là où certains se contentaient d’une plaque à leur nom, d’autres ne se sont pas gênés pour se créer un véritable sanctuaire aux portes blindées. Perchés sur des croix, des anges couverts de lichen tournent vers vous leurs saints visages, bras ouverts. Beaucoup de religions sont réunies ici en un seul et même royaume, celui de la Mort. Pourquoi avoir peur? Il ne faut pas craindre l’inéluctable. Nous y passerons tous, un jour ou l’autre.
Mère est morte il y a un mois. Je ne l’ai appris que ce matin, mais mieux vaut tard que jamais. Cela faisait des années que je n’avais pas entendu la voix de mon père. Je comprend qu’il n’ait pas osé m’appeler tout de suite. Nous sommes comme des étrangers maintenant. Ça m’a fait un effet très étrange. La mauvaise nouvelle ne m’a pas attristé. Mais elle m’a rendu bien mélancolique. Voila pourquoi j’en était amené à me promener, au soleil couchant, sur des chemins de gravier, à admirer des tombes qui n’étaient pas les miennes, à regarder des deuils que je ne partageais pas.
Elle est si loin… quand pourrais-je me recueillir? J’envie ces gens éplorés sur les cercueils de leurs proches, ces femmes qui viennent fleurir une tombe en murmurant quelques prières, ces hommes qui restent devant une sépulture en méditant. Avoir un mort, c’est encore avoir quelqu’un. Moi, je n’ai personne. Nous mourrons tous, oui. Mais il y avait la manière de trépasser aussi. Je savais la santé de Mère fragile, et j’ignorais qu’elle s’était dégradée depuis mon départ. Si j’avais su, j’aurais tenté de prendre un congé, afin de la voir une dernière fois.
Ça fait toujours une drôle de sensation quand quelqu’un disparait, n’est-ce pas? Il est là, vous pensez à lui… ou pas. Et un jour, on vous annonce que c’est fini. Tous vos souvenirs se teintent de gris et de poussière, et cela vous laisse un gout amer.
Encore une fois, je le précise : sa mort ne m’attriste pas. Mais elle me fait prendre conscience que le temps passe pour moi également, et qu’un jour je serais aussi dans une belle boite en bois, enfermé dans un coffrage de béton, dans le noir, sous la terre.
Ma condition de médecin et les méandres de mes pensées m’amenaient à des questions qui pourraient sembler malsaines, mais qui pour moi relèvent de la simple curiosité. Était-elle en pleine décomposition? Comment étaient ses vêtements? Et sa montre préférée, était-elle enterrée avec?
… Est-ce qu’elle marchait encore?
… Tic, tac.
La vision du corps putréfié de ma mère dans l’obscurité hanté par le tintement de sa montre me fit frissonner. Je ne dois vraiment pas être net pour avoir des idées pareilles. Je secouais légèrement la tête, agitant au passage ma longue chevelure blonde, et reprit mon cheminement, errant de ci de là. Il faisait beau et chaud. Je n’avais ni faim ni sommeil. Au point où j’en étais, je pouvais rester ici toute la nuit…

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MessageSujet: Re: flâneries (pv Dalian)   Jeu 14 Juil 2011 - 22:47


  • La nuit. Le calme. Le silence. Autrement dit le moment parfait pour lui qui était lentement devenu une créature de la nuit. Une créature qui ne supportait plus la lueur du jour et tout ce qu’elle représentait. La vie. L’espoir. Le bonheur. Tout ce à quoi il avait dû désormais dire Adieu. Oui, un adieu bien douloureux car non voulu. Mais que voulez-vous, on ne choisissait pas le moment où celui-ci désirait vous quitter et gentiment vous abandonner sur place, avec une flèche assassine dans le cœur. Fermant les yeux, Dalian se leva de son lit aux draps sombres, levant son visage vers la lueur lunaire qui s’infiltrait dans sa chambre et rouvrant son regard aussi rouge que le sang. Oui, il gardait ses lentilles. Mais c’était normal. Il n’allait pas dormir et ne s’était allongé sur son lit que pour réfléchir et songer, non pour dormir pour une fois. Alors qu’il passait le reste de son temps à se morfondre pourtant….Qu’est-ce qui pouvait ainsi le retenir de plonger dans son sommeil désespérant ? Une visite…Une visite qu’il avait envie de faire cette nuit-là, et pas une autre. L’homme se releva de son lit, s’approchant de son armoire.

    Vêtu d’un simplement pantalon noir, il y prit un sous pull à longue manche et col montant de même couleur et son blouson en cuir ainsi que ses bottes. Enfilant le tout, il alla dans sa cuisine prendre un splendide bouquet de roses blanches comme un nuage avant de les entourer d’un aluminium au niveau des tiges. Il termina en prenant ses gants et son casque de moto, prenant le tout et descendant la chercher, une fois son appartement fermé. Il n’y avait plus tellement de doute. Quoique…..On aurait pu croire qu’il allait à un rendez-vous galant et allait offrir ces fleurs à sa compagne ou compagnon pour s’excuser du retard. Pas du tout. Le rendez-vous qu’il avait était bien plus tragique que cela. Allumant ses phares, il fila rapidement parmi les rues de la longue ville, ne s’arrêtant que devant cette lueur rouge qui ordonnait l’arrêt avant de repartir lorsqu’elle devenait verte. Son chemin était tout tracé. Il se gara quelques instants plus tard devant…le cimetière. Et oui, c’est là qu’il allait à cette heure tardive, perdu au milieu d’une nuit noire ornée d’une lumière blafarde.

    Il coupa le moteur, la verrouillant et retira son casque, le passant à son bras, prenant le bouquet avant de pénétrer dans l’antre d’Hadès. Tout était silencieux, seuls quelques bruits d’oiseaux de nuit étaient perceptibles. Et ses propres pas. Qui résonnaient sur les pavés qui composaient le chemin. Son visage était impassible, silencieux, comme ces tombes autour de lui, immobiles et glacées. Il n’avait pas besoin de chercher, il connaissait le chemin par cœur. Traversant, serpentant au milieu des tombes, il parvint finalement à celle de ses parents. Les autres fleurs étaient fanées. Des roses rouges. Les préférées de son père. Chaque fois qu’il venait il intercalait. Une fois celles de son père. Une fois celle de sa mère. S’agenouillant, il prit les roses fanées et les posa à côté de la tombe et prit les blanches, retirant l’aluminium et vérifiant qu’il y avait assez d’eau avant de les y mettre et de reposer le vase sur la tombe. Créant comme un point lumineux dans cet endroit de noirceur. C’était là les seules fleurs. Mais toujours présentes. Dalian était leur unique fils. Normal qu’il soit le seul à en apporter. Il leva les yeux vers la statuette de la Vierge qui ornait la tombe, près des médaillons de ses parents.

    Oui, c’était une Vierge qui ornait la tombe. Une mère. Comme cette mère qui avait disparu bien trop tôt à son goût. Dalian sentit des larmes piquer ses yeux et se releva vite, observant la tombe en silence. Le vent venant soulever ses cheveux noirs pour qu’ils dansent autour de lui. Alors qu’il regardait, son oreille entendit des pas. Faisant volte-face il aperçut un homme. Un détail le frappa immédiatement. Il avait les cheveux aussi lumineux que les siens étaient sombres. Rencontre entre un ange et un démon ? Qui sait….



Dernière édition par Dalian Néril le Mer 10 Aoû 2011 - 23:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: flâneries (pv Dalian)   Lun 18 Juil 2011 - 16:03

Fatigué par mes allées et venues, je finis par m’assoir sur un banc, juste le temps de reposer un peu mes jambes engourdies. Cela faisait bien trois heures que j’étais ici, à errer de ci de là, mes muscles méritaient bien une petite pause… Mon crâne aussi d’ailleurs. Mais là, rien à faire. J’avais la cervelle en ébullition, et je me connais, quand je suis dans cet état, tout le paracétamol du monde ne peut rien pour moi.
Beaucoup de vieux souvenirs poussiéreux, patinés par le temps, refaisaient surface, certains flous et imprécis, d’autres d’une netteté stupéfiante. Des anniversaires, des fêtes, des cadeaux, des histoires le soir, de la tendresse. Mais aussi de l’indifférence, du mépris peut-être un peu. De la violence. Mère n’était pas une mauvaise femme, non. Mais elle était sotte et servile, toute dévouée à mon père qui lui, en revanche, n’avait rien de tendre ni même de paternel. Penser à disparition de ma mère me faisait tout naturellement penser à la mort de mon père qui viendrait bien un jour, et à celle de mon frère qui avait influé sur toute mon existence, jusqu’à ma procréation.
J’aurais peut-être préféré ne pas naître…
Le soleil se couchait et le ciel se marbrait de teintes rose-orangées, mais je n’avais toujours pas envie de rentrer. Je n’avais aucune envie que Rose me regarde avec ses grands yeux d’hybride pour me tourner autour en couinant et piaulant, je n’avais pas envie de lui faire à manger, je n’avais pas envie de lui parler. D’ailleurs, je ne voulais parler à personne, et ici, c’était l’endroit rêvé. Il n’y a guère que dans les cimetières qu’on respecte encore la peine de son voisin. Hors de ces grilles, c’était la jungle urbaine. Pas de place pour les faibles et les geignards.
Mes coudes sur mes genoux, mon visage dans mes mains, assis seul au milieux des stèles sur un banc en bois, je restais là à méditer. Sans que j’ose me l’avouer clairement, j’étais ulcéré que mon père ait attendu aussi longtemps pour me prévenir. Peut-être ne voulait-il pas de moi à l’enterrement. Surement même. Sous sa tutelle, je n’avais guère eu le droit à grand’chose. Maintenant que je suis adulte, de quel droit s’était-il permis de m’empêcher de me recueillir sur le cercueil de ma mère? Il pouvait donc encore me pourrir la vie, à des milliers de kilomètres de distance? Est-ce qu’enfin, un jour, je pourrais enfin vivre sans craindre que son ombre menaçante ne s’abatte sur moi? Des larmes me piquèrent les yeux et je les laissait aller librement. Je n’aime pas me donner en spectacle, mais ici, il n’y avait que les macchabées pour me juger. Et puis, cela fait du bien de pleurer, parfois.

Je me redressais en sursaut. Le ciel était maintenant noir et piqueté d’étoiles, il faisait froid. Combien de temps étais-je resté ici? J’avais du m’assoupir. Pestant contre moi-même, je me levais et étirais mes muscles endoloris. S’endormir dans un cimetière, il faut le faire quand même… Je me levait en frottant mes bras pour me réchauffer de mon mieux et me mis en route. Après quelques minutes, je me sentais moins frigorifié, mais perdu. La nuit, rien ne ressemble à rien et nos repères sont brouillés. Le moindre bruit prend une proportion énorme, la moindre ombre de feuille semble anormale, et il m’était impossible de retrouver mon chemin, malgré les réverbères aux lumières glauques qui luisaient ici et là pour guider les passants. Mon déplorable sens de l’orientation me perdra un jour… Je marchais donc, hésitant à chaque carrefour, essayant de retrouver une stèle déjà vue, une statue familière à laquelle me raccrocher. Mais que pouic. J’étais bel et bien perdu. Perdu dans un cimetière en pleine nuit, là encore, il faut le faire…! J’avais beau chercher, rien à faire. Un vent fort se levait, la pluie n’allait pas tarder à tomber, j’avais intérêt à me dépêcher si je ne voulais pas finir trempé et malade.
A force de fureter, je finis par apercevoir au loin une silhouette debout. J’eus un pincement au cœur. J’aurais préféré que personne ne soit témoin de ma maladresse. mais enfin, il semblait que je n’avais pas le choix. Je m’avançais donc, espérant tomber sur un gardien ou sur une personne de ce genre. Je n’avais nullement l’intention de déranger le deuil de quelqu’un.
Pas de chance. Plus je m’approchais et plus les détails se précisaient : c’était un jeune homme aux longs cheveux sombres et aux vêtements assortis, visiblement en train de se recueillir devant une tombe décorée d’un grand bouquet de fleurs blanches. Peut-être devrais-je faire parvenir des fleurs sur la tombe de Mère avant de pouvoir me déplacer par mes propres moyens pour lui faire honneur. Elle adorait les pivoines blanches et roses, aux larges pétales de dentelle cotonneuse. Oui, il faudrait que j’y songe…
Au loin, le jeune homme se retourna et la faible lumière se réverbéra dans ses yeux en une teinte rougeoyante. Il avait le teint hâve et fatigué de ces jeunes surpris par leurs dernières poussées de croissance, et ses cheveux avaient une longueur assez impressionnante. Sans doute une sorte de gothique. J’eus quelques hésitations : ces gens là ne sont pas très recommandables de ce qu‘on en dit. Je n’aime pas parler aux inconnus d’une façon générale. Je suis ici depuis quelques années, mais cela n’a guère suffit pour masquer mon léger accent français. Et puis, je n’aime pas avoir besoin des autres, tout simplement.
Mais avais-je le choix? Surmontant ma timidité, je continuais de m’avancer, le regard baissé, dégageant parfois les longues mèches blondes que le vent catapultait sur mon visage, et ce n’est qu’une fois assez proche de lui que je le regardais à nouveau. Lui aussi m’observait. Bon. Au moins, je n’aurais pas à le tirer de ses pensées.

« Excusez moi Monsieur, je ne voulais pas vous déranger… » Je passais nerveusement une main sur ma nuque, le regard à nouveau fuyant et les pommettes rosissantes. Ma voix était basse et mal assurée, mais au vu des circonstances, je pouvais difficilement faire mieux. « Je sais que ça peut sembler idiot, mais je ne sais plus par où je suis entré et… juste... est-ce que vous pourriez m’indiquer la sortie la plus proche? »


[je sais, c'est long, ne fuis pas ;0;]

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MessageSujet: Re: flâneries (pv Dalian)   Mer 10 Aoû 2011 - 22:59


La nuit était pourtant installée depuis bien longtemps déjà. Que faisait cette créature de jour ici. Contrairement à lui sa place n’était pas là. Ses cheveux étaient aussi blonds que les siens étaient noirs. Lui était une créature ne supportant que la nuit et l’obscurité, la même qui s’était abattue sur son cœur blessé. Mais cet homme, que faisait-il ici exactement ? Le vent se leva et frappa les cheveux de Dalian, les faisant voler dans son dos comme une longue cape sombre. Il faudrait peut-être qu’il se décide à les couper. Mais chaque fois c’était pareil, il allait chez le coiffeur et se retrouvait à lui dire de juste recouper pour faire les pointes sans rien ajouter de plus. Il les avait toujours eu plus ou moins long donc cela lui ferait un peu bizarre quand même. Bref, la question n’était pas là. Le regard rouge du jeune homme s’était posé sur l’intrus, du moins pour lui, afin de voir d’où pouvait venir un être de ce genre. Un ange face au démon. Car c’était un peu ainsi que lui se voyait. Il n’était pas avec un mauvais fond mais vu le mal-être qu’il avait en ce moment on lui aurait facilement donné le titre démoniaque en voyant la noirceur maladive de son cœur.

En l’entendant parler, l’homme se releva lentement, son regard posé une fois de plus sur l’inconnu, le dos parfaitement droit devant lui, le visage fermé, froid et neutre. On aurait pu croire que pour Dalian ce n’était qu’un insecte qu’il pourrait écraser à sa guise. Pas du tout, c’était simplement devenu son attitude habituelle. Une attitude qui n’offrait aucune vie à l’intérieur de ce corps. Si la vie se résumait à manger un peu, dormir, se laver alors oui il vivait. Mais la vie se résume à plus que cela, voilà pourquoi il semblait éteint depuis longtemps déjà. L’homme lui demandait pour sortir, il s’était apparemment perdu. Mmm c’est bien ce qu’il pensait. Il avait à faire à un véritable oiseau de jour complètement déboussolé dès qu’il était dans la nuit. D’un autre côté, lui-même était plutôt enfermé dans son appartement la journée donc il ne ferait pas de commentaire à ce sujet. La main du jeune homme se leva doucement pour indiquer quelque chose vers la droite.


-La sortie est vers la droite. Vous longez les arbres par ici et….

Dalian s’interrompit en observant le jeune homme et remarqua une chose : il avait l’avantage. Au niveau du caractère je veux dire. Il ne l’avait pas encore regardé en face, détournait le regard, semblait intimidé alors qu’il ne l’avait pas vu et parlait extrêmement bas. Dalian était donc en position forte ici. C’était assez inhabituel pour lui, généralement il suscitait des réactions c’est vrai vu son regard rouge, ses cheveux longs et son air froid, mais pas au point de terrifier ou intimider quelqu’un à ce point. Restait à savoir si c’était vraiment lui la raison de ce trouble chez l’homme.

-Suivez-moi.

C’était beaucoup plus sûr comme cela. La jeune copie de vampire n’aurait pas été étonné de voir son double solaire revenir d’un seul coup au bout de 5 minutes en lui disant qu’il n’avait pas trouvé la sortie en dépit de ses indications. Vu l’état de trouble dans lequel il semblait être mieux valait être prudent et l’accompagner de lui-même jusqu’à la grille. Un peu comme un enfant oui c’est cela, cet inconnu lui faisait penser à un enfant perdu qui demande de l’aide à un adulte. Dalian secoua alors la tête, ridicule, décidément il avait toujours des idées bizarres.

-Suivez-moi c’est par ici.

Jetant un dernier regard à la tombe de ses défunts parents, vérifiant que tout était à sa place, il se détourna et commença à prendre le sentier de gravier qu’il avait emprunté un peu plus tôt afin d’accéder au cimetière. Depuis le temps qu’il le faisait ce chemin il aurait même pu le faire les yeux fermés. Quand il entrait, c’était tout droit, puis à gauche, trois tombes et à droite vers le fond. Il suffisait de faire l’inverse quand on revenait. Quoi d’étonnant après tout qu’un fils connaissait l’endroit de la tombe de ses parents ? Dalian avançait d’un pas tranquille, surveillant que la personne le suivait toujours jusqu’à ce qu’il entende comme un petit bruit. S’arrêtant, l’homme aux cheveux noirs se mit à observer autour de lui. Pourtant à part des tombes il n’y avait rien ici, sauf eux deux évidemment. Restait à savoir d’où provenait le bruit pour savoir s’ils étaient accompagnés finalement. Restant immobile, le jeune homme tendait l’oreille et perçu un bruissement de feuille venant de sa droite. Faisant volte-face, il tendit alors son casque à l’inconnu.

-Gardez-moi cela un instant, je reviens.

Une fois cela fait, Dalian prit la direction du buisson qu’il vit remuer à son approche. Prudent, il s’agenouilla. Tout ce qu’il espérait c’est qu’un serpent ne lui saute pas dessus. Mais il fut rassuré en entendant un miaulement. Tendant la main, il écarta doucement les feuillages et aperçu un chaton de couleur qui remuait et tournait ses grands yeux verts vers lui lorsqu’il fut à sa portée. Miaulant, le petit tirait sur sa patte coincée par une ficelle à l’une des branches. Deux solutions : soit il était drôlement malin pour se mettre la ficelle tout seul soit quelqu’un l’avait mis là pour l’abandonner en étant sûr qu’il ne reviendrait pas. Deuxième cas sûrement. Les gens ne savaient vraiment plus quoi inventer….Tendant ses mains, Dalian défit la petite ficelle, libérant la boule de poil. Celui-ci n’avait pas l’air blessé, car à peine libéré il courut quelques mètres et alla se frotter au jambe de l’inconnu qui attendait Dalian plus loin.


[Désolée pour le retard. Moi avoir peur?? J'ai déjà eu bien pire comme taille de rep xD]
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MessageSujet: Re: flâneries (pv Dalian)   Mar 17 Avr 2012 - 16:54

Bonjour !

Je suis chargée de nettoyer cette catégorie. Est-ce que le RP est toujours d'actualité depuis le mois d'août ?
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flâneries (pv Dalian)
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