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 Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/

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Maitre de : Painson Koy

MessageSujet: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Jeu 17 Mar 2016 - 15:02

Opal patientait dans son salon, elle attendait sa mère qui devait arriver sous peu à en croire  ses précisions téléphoniques. Enfin, en y repensant elle était restée assez vague sur la raison de sa venue. La jeune femme haussa doucement les épaules, après tout… Une mère avait-elle besoin de ça pour rendre visite à son enfant ? Probablement pas mais elle était loin de se douter ce qui se tramait…
La jeune femme se leva du canapé pour aller se placer devant la grande baie vitrée qui illuminait la pièce de vie, elle l’ouvrit légèrement, histoire de faire passer un peu d’air, aérer son appartement. Elle se déplaça jusqu’aux portes de son bureau et de sa chambre qu’elle décida d’ouvrir également, toujours dans le but de faire circuler l’air afin de le renouveler. Elle alla ensuite dans la cuisine dans l’optique d’y préparer du thé mais à peine la théière déposée sur l’îlot central, elle entendit qu’on sonnait.

Opal se dirigea vers la porte d’entrée qu’elle déverrouilla sans aucune once d’hésitation. Elle lança, plutôt enjouée :

" Salut Mam…"

Elle coupa sa phrase dans son élan pourtant si spontané. Sa mère se tenait bien là devant elle, pas de soucis là dessus, ni sur la personne ou son apparence. C’est plutôt la silhouette qui se prolongeait dans son ombre qui l’interpella. Opal haussa un sourcil avant de les froncer faiblement. Sa mère venait toujours seule, vraiment toujours…

" Tu es venue avec quelqu’un ? "

Opal ne lui avait même pas laissé le temps de répliquer, de lui expliquer, elle leur fit un léger signe de la tête pour les inviter à entrer.

" Coucou mon petit cœur…"

Sa mère fit la première en emboiter le pas, une fois dans l’appartement elle serra chaleureusement son enfant dans ses bras, souriante avant de se replacer près du Neko. Opal avait le sens de l’observation, elle remarqua la position de ses oreilles qui se dissimulaient dans sa chevelure.

" T’es pas sérieuse maman ? Tu ne peux pas tous les accueillir chez toi, c’est malheureux je sais mais il faut penser à toi aussi par moment… Tu comprends ? "

Elle avait déjà fermé la porte à clé, Opal marcha pour atteindre la cuisine.

" Justement ! Je l’ai ramené pour qu’il reste avec toi. D’ailleurs les papiers que j’ai remplis à la fourrière sont à ton nom et prénom. "

" Quoi ? Tu n’as pas osé ?! C’est pas raisonnable, tu sais que je ne pourrais pas m’en occuper. "

Victoria se tourna vers le Neko :

" Tu vois, je te l’avais dis qu’elle dirait exactement ça, mot pour mot. "

" Et puis t’as oublié que je suis allergique aux poils de chat. "

" Oh ! Arrêtes avec ça, de nos jours on se fait désensibiliser en cinq minutes, une piqûre et c’est fini. Et si ça se trouve les laboratoires ont pensés à ça, ses poils n’auront peut être aucun effet sur toi. "

Opal passa une main sur son front, elle ne savait pas qui d’elle ou de sa mère allait craquer en premier à ce petit jeu d’arguments. Mais elle remarqua que Victoria tenait une pochette cartonnée entre ses mains, ce qui attira un peu plus sa curiosité.

" Bon et ça, c’est quoi ? "

" C’est une partie de son dossier médical, j’ai pensé que ça pourrait être utile. "

La jeune femme s’approcha et saisit le dossier du bout des doigts. Elle le feuilleta rapidement avant de reporter son attention sur le Neko. Pour la première fois depuis de nombreuses minutes elle lui accorda de l’importance. Doucement elle se rapprocha de lui tout en lui demandant :

Est-ce que vous pouvez vous présenter ? Et est-ce que vous accepteriez que je regarde votre corps de plus près ?

Elle le vouvoyait oui, après tout elle ne le connaissait pas et même si c’était un Neko, pour Opal il avait le droit à un minimum de respect. Elle se tourna vers sa mère :

" Ne vas pas croire n’importe quoi, je l’examine mais ça ne veut pas dire que je vais le garder avec moi. "

Elle clarifia la situation tout en reportant son regard sur le Neko :

" Je ne suis pas un médecin traditionnel, je suis ostéopathe… "


Dernière édition par Opal Aston le Lun 23 Mai 2016 - 16:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Jeu 17 Mar 2016 - 20:15

Je sortis de la voiture et vérifiais que je n'avais pas laissé de poils. Balayant les irréductibles sur la banquette, je me lançais à la suite de la grande humaine. Lorsqu'une porte d'entrée s'ouvrit, je me masquais derrière l'humaine, nerveux à l'idée de rencontrer la fille de la Dame.

On m'avait prévenu du scénario à l'avance aussi, j'étais curieux de savoir si les prédictions se révèleraient exactes.

" Tu es venue avec quelqu’un ? "

Je faisais la courbette, soucieux de bien commencer cette nouvelle vie. Que j'espérais calme. Servir pour une fois un maitre calme et juste jusqu'à ma mort.
Nous entrâmes dans l'appartement et les humaines se serrèrent l'une contre l'autre. Je restais dos à la porte, observant la configuration de l'endroit.
Première règle de sécurité en terme de survie:

Analyser les lieux et garder en tête les points d'extraction.

Pendant ce temps, les deux humaines discutaient. De ce que j'en entendais, elles ne devaient se voir souvent.


" Tu vois, je te l’avais dis qu’elle dirait exactement ça, mot pour mot. "

Je relevais la tête. L'attitude enjouée de la grande femme me laissait penser qu'un sourire conviendrait en guise de réponse.
CEPENDANT il était évident que je n'étais pas désiré par ma future maitresse. Je ne pouvais pas m'en moquer ouvertement et sourire à l'humaine gracieuse. Mais je ne pouvais pas non plus ignorer le comportement de celle-ci...

Sourire sans sourire. Ce paradoxe commençait à me brûler la cervelle et je crus qu'elle allait exploser.

Je tentais donc un sourire jaune, regardant le bout de mes pattes, me demandant si je ne me prendrais pas une volée pour la peine. Mais rien de cela ne vint et donc j'en profitais pour retirer mes chaussures et les ranger à côté de la porte d'entrée, après les avoir astiquées du bout de la manche. Puis je rangeais ma queue dans le pantalon. Cela me donnerait un air d'imbécile, mais cela m'éviterais de répandre mes poils partout. Je ne tenais en aucun cas à rendre malade la fille de la Dame. Qu'elle m'accepte à son service, ou non.
C'était inconfortable et irritant, mais je n'avais pas le choix.

Dossier médical.... J'entendis ces deux mots fatidiques et ma nervosité grimpa. On m'avait laissé tranquille à côté de ma porte d'entrée et je me sentais bien là, à végéter, ne pas être quelque chose d'intéressant. Mais c'était fini.

-"Est-ce que vous pouvez vous présenter ? Et est-ce que vous accepteriez que je regarde votre corps de plus près ?  Je ne suis pas un médecin traditionnel, je suis ostéopathe… "

Ma maitresse s'approchait doucement et je reculais à la même allure. Au bout de trois pas je me rendis compte de ce que je faisais et j'en fus horrifié. Mes yeux s'équarquillèrent. J'arrêtais mon mouvement arrière et déglutis. Baissant la tête je pris le parti de m'excuser d'une petite voix.

-"Je vous présente mes excuses. Je vous ai offensé en agissant ainsi."

L'humaine avait demandé que je me présente et que je lui montre mon état. J'ai cru comprendre qu'on me laissait le choix de ma réponse, mais je ne savais pas si j'avais le droit de refuser quelque chose à un humain. Et je ne l'avais fait jusqu'à maintenant, et aussi tentant que cela paraissait, je ne comptais pas commencer aujourd'hui.

Je retirais d'abord mon écharpe de mon cou et concentrais mon attention sur l'assiette posée là-bas. Je n'avais aucune confiance dans les médecins et je n'aimais pas voir ce que les gens pensaient de mon corps. Donc je me focalisais sur autre chose, exhibant ma joue ouverte, les dents visibles en dessous.
Puis je retirais mon haut et mon pantalon. En revanche inconsciemment, je refusais de retirer mes mitaines.
Ce faisant, je me présentais à petite voix.

-"Bonjour maitresse... (un blanc gêné. Je ne connaissais pas son prénom. D8) Je me présente Painson Koy, neko du laboratoire DX3 B4589. (Un blanc. Que dire de plus?) Je sais faire les tâches ménagères, les courses, et je ne suis pas très coûteux en termes d'entretien. Pour vous servir."

Parfait ça!

Nu ou presque, je fixais un point hors du temps en attendant un diagnostique. Ces médecins aimaient trouver tout ce qui allait, ou ce qui n'allait pas. Et je ne savais absolument pas quelle était la particularité qu'excerssait la femme dans son métier. Je me débrouillerais pour glaner des informations par la suite afin de mieux lui être utile.

Comment être utile à une humaine qui ne veut pas de vous?

En temps normal, j'aurais apprécié cette situation. Mais si je retournais à la fourrière, j'étais piqué! Aussi, j'avais peur. Je tremblais à l'idée de ne rien pouvoir faire d'intéressant pour l'humaine. Toute cette pression grimpa d'un coup et des points lumineux envahirent mon champ de vision.

Je perdis connaissance...

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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Ven 18 Mar 2016 - 11:45

Le Neko se recula de quelques pas maintenant fermement une sorte de distance formelle entre eux deux. Bien que son regard ne lâchait pas les yeux du Neko, on ne vit aucun signe de fermeté ou même de colère. Il baissa doucement la tête vers le sol puis s’excusa. Son attitude craintive ne la choqua même pas, elle se tourna légèrement vers sa mère en haussant les sourcils, l’air de dire : sans le toucher ça va être difficile de l’aider… Niveau visage il tourna faiblement la tête sur le côté laissant apparaître une joue un peu ouverte où on remarquait sa dentition. De plus prés elle aurait même pu observer les coutures qu’on lui avait déjà faite mais qui pour une raison qu’elle ignorait qu’on avait ensuite retiré. Mais c’était un détail que le Neko n’était pas prés à partager. Il se déshabilla ensuite, elle n’arrivait pas à savoir si ça le gênait ou pas, il se présenta dans les minutes qui suivit… Une petite voix qui lui parvenait, plutôt en adéquation avec le reste de sa personne.

Il l’appela maitresse, la jeune femme resta impassible même si elle avait envie de grincer des dents. La nervosité du Neko l’en empêchait, elle ne faisait pas ça pour lui (pour le ménager) particulièrement mais plus dans l’optique où elle avait accepté de l’examiner, rien de plus. Et qu’elle le faisait toujours sérieusement. Koy… Opal pouvait maintenant mettre un nom et un prénom sur le Neko. Koy… Drôle de prénom pour une personne avec des attributs de chat. Le laboratoire DX3 B4589 ne lui disait rien mais elle le garda en tête dans un coin de son esprit. Le reste de ses mots ressemblaient plus à un discours bien rôdé et répété plusieurs fois. Faire les tâches ménagères, les courses, peu couteux des mots magiques pour certains êtres dans ce pays. Pas pour elle… Dommage mais la jeune femme n’eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit. Le visage de son interlocuteur prit un air vague, les yeux fuyants. Oh… Il allait s’évanouir, Opal brisa la distance qui les séparait.

Elle le rattrapa de justesse, une seconde de trop et il s’explosait au sol. Opal profita de cette légère étreinte improvisée pour diagnostiquer deux ou trois points de son ossature. Elle l’avait fait inconsciemment, le plus naturellement du monde.

" Maman, tu peux venir m’aider s’il te plait ? "

Tenir cette position allait être compliqué, elle n’avait pas non plus la force d’un Mr Muscle même s’il n’était pas bien lourd. Victoria se plaça près de sa fille, l’aidant à porter Koy.

" On va le déposer sur le canapé, tu veux bien ? "

Un hochement de tête après, le petit Neko se retrouvait allongé sur son canapé. Victoria le couvrit d’un plaid molletonné pour qu’il ne prenne pas froid. Opal alla chercher ses vêtements, qu’elle posa sur la table basse près du canapé. Il respirait toujours et son cœur battait, il n’y avait rien à craindre pour sa santé. La jeune femme se détourna alors de Koy, allant se poser dans la cuisine. Sa mère en fit de même après une ou deux minutes à voir que le Neko ne bougeait pas plus que ça. Opal sortit deux tasses d’un placard et commença à préparer du thé. En silence elle reprit le dossier cartonné au bout de l’îlot pour le consulter plus en détail : elle y retrouva le nom du laboratoire. Le thé une fois prêt, elle servit sa mère avant de remplir sa tasse de thé chaud. Victoria reprit la parole pour jauger l’état d’esprit de sa fille :

" Tu veux bien l’héberger et l’aider ? "

" Où tu l’as trouvé ? "

Répondre à une question par une autre question, jolie technique…

" A la fourrière, je passais dans le quartier. Je suis allée dans la fourrière pour une sorte de repérage mais en le voyant je me suis doutée du sort qu’on lui réservait. Je n’ai pas pu le laisser. Et puis je suis sûre que tu peux l’aider à se remettre sur pied et je suis certaine également qu’il peut t’apporter en retour. "

Victoria ne parlait pas du ménage ou même des courses… Opal haussa doucement les épaules, pas de oui franc… Mais pas de non définitif non plus…

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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Ven 18 Mar 2016 - 14:25

Des tintements de vaisselle. Des petits bruits clairs d'objets délicats manœuvrés avec douceur.
Il faisait chaud. En tout cas, il ne faisait pas froid et mon mal de crâne s'était quelque peu dissipé. A vrai dire j'étais plutôt familier des pertes de tension, des évanouissements, et autres pertes de connaissances. Une surdose d'adrénaline, et un trop long moment passé sans dormir. Cette petite sieste forcée d'une demi-heure avait dû me requinquer.

Je profitais quelques instants les yeux clos, sans bouger pour faire le point du réveil. Je n'avais mal nul part, en tout cas, rien de plus que d'habitude. Je ne sentais nul ouverture fraichement fermée, et je ne sentais pas non plus l'odeur du matériel de chirurgie. Je n'avais pas de sensations étranges dans mon corps, bouche ou fessier...

J'ouvris grand les yeux soudainement. Il ne s'était rien passé durant mon évanouissement au milieu d'humains?! Où avais-je donc atterri?!

Je me redressais subitement pour observer tout autour de moi!

CATASTROPHE!

Le canapé sur lequel j'étais allongé se trouvait à côté de la table basse que les humaines utilisaient pour boire le thé!! Mon mouvement envoya la théière et au moins l'une des tasses se fracasser un peu plus loin dans une gerbe d'éclaboussure ambrée.


Mon coeur s'arrêta quelques instants.

N'importe lequel de mes anciens maitre m'aurait coupé la tête à la hache incendie pour pareil acte de rébellion.
Effaré, je me jetais par dessus la table basse pour atterrir à quatre pattes de l'autre côté et foncer nettoyer les dégâts. La terreur du châtiment me donnait des ailes et je fonçait telle la tornade afin d'attraper des griffes éponge, chiffons et cirage pour parquet.
En un clin d'oeil j'avais tout astiqué, les larmes aux yeux, j'avais prit soin des lattes de bois au sol, j'avais nettoyé les mains des humaines avec du sopalin double épaisseur douceur, servit de nouvelles tasses, et récoltés les morceaux brisés au sol, que je tenais dans mes mains.

Je m'inclinais profondément au sol, à genoux, m'entaillant sans le vouloir des débris de tasses que je serrais contre moi.

-"Ma maladresse est inexcusable. Je vous prie d'accepter mes plus plates excuses. Punissez moi à votre convenance."

Je restais sans bouger, figé, dans l'attente du fouet. Cependant, il apparut vite que non seulement aucune des humaines ne voulaient m'enfoncer des échardes sous les ongles, mais qu'en plus, toute cette activité avait rouverte ma plaie au ventre. L'opération de mon rein avait été menée très vulgairement et cette blessure n'avait jamais cicatrisée totalement.

Le sang. Je déteste voir ça. En voir tant dans une baignoire de glace vous marque à jamais. Surtout quand vous y êtes aussi.

Je relevais une tête à l'expression hagard vers les humaines.

-"Maitresse, je crois... que je ne vais pas bien. J'implore votre pardon, mais je crois qu'il me faut du fil pour traiter ça. Ou une compresse, et..."

Répugnant à saigner chez une humaine, je pris ce qui me restais dessus, mon caleçon pour le presser contre mon ventre.

Mais j'avais à peine finit ma phrase qu'une grosse boite à pharmacie était apprêtée. Je n'en avais jamais vu de telle!

-"Il est de mon devoir maitresse... de vous dire qu'il vaudrait mieux éviter des contacts avec moi afin de ne pas vous rendre malade."

Je fermais les yeux fort. Depuis quand un neko de la pire espèce se croyait habilité à conseiller un humain sur ce qui est bon pour lui? Je m'attendais à m'en prendre une, mais encore une fois, je fus surpris par l'absence de claque.

Qu'allaient-elle faire de plus qui pourraient bien me surprendre?
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Ven 18 Mar 2016 - 16:14

Tout se passa dans une hâte déconcertante. Koy s’éveilla, se crispa légèrement... Et en moins de deux secondes sa pauvre théière et sa tasse furent explosées au sol. Elle tourna la tête vers sa mère. Le plus surprenant resta la rapidité du Neko à se saisir de quoi tout nettoyer, ce qui fit en cinquième vitesse. C’est simple elle avait eue à peine le temps de se lever qu’il était déjà en train s’agenouiller pour implorer son pardon. Elle arqua un sourcil, punition ? Convenance ? Sa mère s’avança prés de Koy, laissant un peu de distance quand même pour éviter de le brusquer à nouveau. Opal se dirigea aussi vers lui, elle remarqua rapidement les petites entailles qui se dessinaient sur ses mains. Le jugeant dans son ensemble elle vit également une blessure au niveau de son ventre. Cette dernière se mit à saigner. Il la couvrit avec son sous-vêtement. Elle jeta un regard désespéré à sa mère, en mode : il est vendu en kit ou quoi ? Faut l’assembler soi-même ? Puis elle lui fit un petit signe de la tête en direction de la salle de bain.

Victoria comprit instantanément ce que sa fille lui demandait. Aller chercher la trousse à pharmacie enfin plutôt sa mallette de soin. On ne fait pas les choses à moitié chez les Aston. Koy continua de parler mais pour Opal ses mots s’envolaient trop faiblement et furtivement pour qu’elle y prête une réelle attention.

" Décidément, vous êtes vraiment un cas particulier Koy. Bon… "

Toujours en maintenant de l’espacement entre eux, elle s’agenouilla pour être à sa hauteur, elle essaya de capter au mieux tout son intérêt, ses yeux bleus à la recherche des siens qui se fermaient alors.

" Déjà vous avez un minimum de lucidité et ça, c’est déjà une bonne chose. "

Victoria ouvrit et poussa la mallette vers Opal.

" Maman tu peux aller me chercher l’écharpe en tissu sur le porte manteau, s’il te plait ? Et une serviette dans la salle de bain pour couvrir le canapé aussi. "

Elle s’exécuta pendant ce temps, Opal se concentrait sur Koy.

" Ok, vous allez m’écouter attentivement maintenant. Je vais devoir vous soigner et pour ça, je dois vous toucher. Je le fais par principe, on ne laisse pas mourir quelqu’un… Surtout quand cette personne est chez vous.  "

La jeune femme marqua une petite pause puis poursuivit, le ton toujours dans une autorité juste, au vu des circonstances :

" Alors pas de gestes brusques, je m’engage à faire en sorte que ça soit rapide et concis. Et dans la mesure du possible pas trop douloureux. Sérieusement Koy, on se tient tranquille et tout ça passera bien. "

Elle prit des gants dans la mallette, en ajoutant :

" Je vais enfiler ça et mettre l’écharpe pour éviter les poils, aucun risque donc. Allez, allongez-vous sur le canapé. "

Victoria lui donna le bout de tissu, Opal patienta, le temps que Koy se lève et s’installe sur le canapé d’opération…
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Ven 18 Mar 2016 - 22:13

-"[...]on ne laisse pas mourir quelqu’un… Surtout quand cette personne est chez vous. Alors pas de gestes brusques, je m’engage à faire en sorte que ça soit rapide et concis. Et dans la mesure du possible pas trop douloureux. Sérieusement Koy, on se tient tranquille et tout ça passera bien. "

Un ordre clair! Voilà, qui me rassurait!


D'une certaine façon, être téléguidé par une autorité supérieur et claire me rassurait. Ces dernières heures s'étaient révélées si incertaines que la demande polie, mais impérieuse me fit reprendre mes esprit, et le contrôle de mes angoisses.

Je m'allongeais donc sur le dos, raide comme une planche de bois, mais moins craintif que d'ordinaire. Je fermais les yeux le temps des soins. Je repensais à ce qu'on m'avais dit :

Pas trop douleureux... on ne laisse pas mourir quelqu'un... ça se passerra bien...

Quel humain pouvait bien dire ce genre de chose? Cela ne leur ressemblait pas du tout! J'étais passé de mains en mains et aucun humain n'avait eu de tels mots pour moi, ou un telle attention pour moi.
Déroutant.
Situation parfaitement nouvelle face à laquelle je ne savais absolument pas comment réagir.
En revanche, il était certain que les mains de l'humaines n'étaient pas cruelles. Dame Asami avait enfoncé son doigt dans une blessure fraiche par exemple. Dans le simple but de faire du mal. A l'inverse, 'Dame la Fille de Victoria' avait des doigts qui évitaient les zones sensibles. Qui palpaient et couraient sur les cicatrices avec retenue.

Il fallut recoudre mon ventre, et elle mde demanda d'inspirer pour que cela face moins mal. Se faire recoudre à l'arraché, ce n'est pas une perspective réjouissante. Mais rappelons nous qui je suis! Le plus grand souffre douleur de Tokyo n'a que faire d'une corde zigzaguant dans ses chairs.

En fait, je ronronnais.

 

Toujours allongé, je me laissais aller au savoir faire de la femme. J'obtempérais si elle me demander de me retourner, de lever le bras, et d'autres. Combien de temps cela dura? Aucune idée. Toujours est-il que mon ventre gronda de son propre chef à la fin de l'opération.
J'ouvris de grands yeux. Et je croisais pour la première fois le regard bleu captivant de ma maitresse. Deux grands yeux bleus intenses, profonds comme un lac volcanique.
Cela dura un temps ephémère qui me parut trop long, une éternité.

Je suis un neko, je n'ai pas à défier les humains en soutenant leur regard. Je récupérais mon haut, très bonne excuse pour regarder ailleurs.

-"Puis-je m'habiller maitresse? Je vous ai déjà donné bien assez de tracas. Comment puis-je vous servir?"  

Mes oreilles ne pendaient plus mollement. J'étais moins énervé que précédemment. C'était évident, et je comptais bien utiliser ce temps pour me montrer indispensable. Et si d'ordinaire ma gestuelle laisse voir que j'ai mal partout, à cet instant j'adaptais ma démarche comme un pro pour éviter de faire travailler mon ventre fraichement cousu. L'habitude faisait que je savais exactement comment me mouvoir pour éviter la douleur. Et puis bizarrement, je n'avais pas mal.

-" Je n'aurais pas fait mieux moi-même."

M'entendis-je dire à voix basse. Je ne sais pas si je voulu qu'elle l'entende, si elle l'avait entendu, si j'avais le droit de faire pareille remarque. Aussi je cachais mon embarras en me perdant dans mon haut. Ma tête ne trouvais plus la sortie. Miaulant de terreur je me débattis toutes griffes dehors pour mettre ne pièces mon haut et trouver, fier un passage pour mon coup. Ce n'était pas le bon, mais au moins, c'était enfilé!

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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Ven 18 Mar 2016 - 23:58

Koy s’exécuta, il alla se positionner sur le canapé. Opal noua l’écharpe derrière sa nuque pour camoufler le bas de son visage. Sa bouche et son nez étaient maintenant protégés par le tissu de son étole. Victoria resta en retrait, comme dit précédemment elle avait une totale confiance en sa fille. La jeune femme désinfecta sa plaie pour commencer, chose qui fut sûrement oubliée ces derniers temps vu l’état de sa peau à cet endroit précis de son corps. Il restait également quelques résidus de fil, qu’elle enleva également. La blessure traitée, il ne lui restait plus qu’à la refermer. Opal le fit sans trembler en prenant certes un peu plus de temps qu’un professionnel mais le résultat était franchement propre. Koy semblait très résistant à la douleur, il le cachait bien et véritablement cela lui avait facilité la tache. Recoudre une personne qui n’arrête pas de gigoter n’est pas une tâche aisée. Le plus surprenant était ce petit son qui s’échappait du Neko… Très curieux comme attitude, elle ne savait pas comment l’interpréter.

Opal se tourna vers Victoria en haussant doucement les épaules en mode : ça ronronne ? La jeune femme était assez surprise, après tout c’est la première fois qu’elle y était exposée, allergie oblige… Elle se reconcentra sur Koy, il ouvrit doucement les yeux. Elle croisa son regard lors d’un instant. Juste le temps de passer une dernière compresse imbibée de désinfectant. Le Neko lui demanda s’il pouvait aller se rhabiller, elle enleva l’écharpe alors qu’il se levait pour enfiler son tee-shirt sans pour autant y arriver. Elle l’interpella :

" Attendez… Un peu de patience, je vais bander la lésion, ça se tiendra mieux la couture les premiers temps. "

Elle sortit de quoi faire le bandage mais ne s’approcha pas de lui dans un premier temps. Opal se dirigeait vers Victoria. Elle regarda une dernière fois son travail, avant d’ajouter en direction de sa mère, la voix sarcastique :

" Tu vois maman, les poupées vaudou, c’est un excellent exercice…"

Sa mère arqua un sourcil, espérant que le Neko n’avait pas eu vent de ses mots décalés. Opal sourit, s’amusant de sa réaction avant de lui révéler une vérité plus probable :

" Je blague, ne fais pas cette tête. J’aidais bénévolement l’infirmière de mon école, j’ai appris à suturer avec elle… Une chance, n’est ce pas ? "

Victoria acquiesça silencieusement. Opal alla ensuite aux prés de Koy, elle attendit qu’il se calme et qu’il lui accorde un quelque conque signe d’approbation. Pendant ce laps de temps, Opal prit soin de revenir sur les mots du Neko :

" Me servir ? Je ne sais pas trop, je n’ai pas dis oui… Je ne suis pas votre maitresse. "

Sa mère soupira de désespoir avant de se lever, elle alla devant la baie vitrée tout en réfléchissant à ses prochains arguments. Opal parallèlement à ça savait que ses paroles n’allaient pas forcément plaire au Neko mais elle voyait déjà ses traits se courbaient dans un élan de profond désespoir.

" Je veux qu’on discute de certains points avant de conclure quoi que ce soit ? C’est clair ? "

Moment de joie extrême de l’autre côté de l’appartement, Victoria avait du mal à y croire pourtant c’était bien vrai. Opal n’avait plus un discours négatif à propos de l’adoption du Neko, jour de gloire…

" Mais avant ça, je panse, vous vous rhabillez, on s’assoit et on voit… Ok ? "

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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Sam 19 Mar 2016 - 16:00


-"… Je ne suis pas votre maitresse. "

Les coins de ma bouche tombèrent. Je commençais à me frotter les mains compulsivement.

Ça y est, je vais mourir, on va me piquer très fort et je vais mourir.

Je baissais mes yeux embués. Je n'avais pas à discuter. L'humaine allait me jeter. Fin de l'histoire. Fin de Painson. Fin de tout.
Je fus parcouru de tremblements. Mon nez commença à se boucher et je reniflais un peu. Pas trop fort, quand même. Si je devais mourir, je ne voulais pas qu'on aille dire que je n'étais pas un bon neko et que j'avais importuné une humaine avec mes narines.
(Cette phrase est étrange...)


-" Je veux qu’on discute de certains points avant de conclure quoi que ce soit ? " Mais avant ça, je panse, vous vous rhabillez, on s’assoit et on voit… Ok ? "

Alors j'avais une chance? Aussi infime soit-elle, j'allais peut-être ne pas me faire trainer le museau dans la boue. Ascenseur émotionnel. Le plus grand que vous pouvez imaginer.
J'avais une chance!

Je courus à la cuisine et prenais un sopalin pour me moucher discrètement puis je revenais le nez rougi et les larmes aux yeux me jeter aux pieds de l'humaine, le nez morveux.

-"Berci! Vous de le regrèderez bas!"

Et je la laissais finir son travail de docteur avant de me rhabiller et enfoncer ma tête dans mes épaules. Puis j'attrapais le bout de ma queue que je serais fort contre ma poitrine, le bout venant régulièrement tapoter contre ma bouche et mes joues. J'attendais qu'on discute de certains points. Debout devant la table basse du salon, les pieds un peu en dedans, les oreilles légèrement vers l'arrière je ne savais quelle serait la sentence.

Peut-être qu'elle n'aimais pas les nekos au dos brûler, comme moi. Ou peut-être qu'elle avait peur de dépenser une fortune en fils de chirurgie? Je décidais, au risque d'être effronté, de jouer mon va-tout!

-"Maitresse... Euh... Dame... Fille de Victoria, si c'est le coût des fils en pharmacie qui vous bloque, je connais un praticien qui fourni des monofilaments résorbables à un prix très intéressant. J'y allais avant pour traiter mes coupures de canettes de bière."

Je regardais Dame Victoria, lui envoyant un appel muet. Comme si elle pouvait me transmettre ce qu'il me fallait pour convaincre sa fille de me garder. Et puis je me tournais vers sa fille, les mains jointes sur ma queue qui battait toujours mon visage. Comme une prière. Posture frêle d'un petit être fragile qui ne demande rien qu'une chance.

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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Lun 21 Mar 2016 - 14:38

" Non, ce n’est pas une question d’argent. "

La jeune femme disait la vérité, l’argent n’était pas un souci. Elle avait des économies, des revenus corrects. Tout cela lui permettait de vivre convenablement. Question budget : vivre à deux était tout à fait possible. Après tout elle n’aurait même pas besoin de déménager puisqu’elle possédait un bureau qu’elle pourrait transformer en chambre. Il allait évidemment être sujet de quelques dépenses, vêtements, matos médical, nourriture et autre mais rien qui semblait insurmontable surtout pour la gestionnaire qu’elle était. Elle maitrisait ses flux financiers façon expert comptable et franchement elle s’en sortait bien. Opal observa le Neko blessé, fragile et silencieux qui tournait son attention vers elle puis elle jeta un regard à sa mère qui la suppliait des yeux. Ils formaient une belle paire tous les deux. La jeune femme ferma les yeux, passa sa main sur son front avant de masser l’une de ses tempes du bout des doigts. Les secondes étaient devenues des minutes. Victoria et Koy étaient suspendus à ce fil du temps dans l’attente d’une réponse, en espérant qu’elle soit positive.

Opal ouvrit les yeux à nouveau, elle scruta le Neko. La sentence tomba enfin :

" Je suis d’accord pour que vous restez avec moi, mais… "

Ce " mais " avait surtout pour effet de canaliser l’explosion de joie qui se préparait du côté de ses deux interlocuteurs.

" Comme je vous l’ai dis tout à l’heure, il y a des conditions. "

Sa mère sa rapprocha, elle se plaça vers Koy en laissant tout de même une certaine distance. C’était plus symbolique, pour le fait d’avoir été de son côté et que cela avait fini par payer. Opal croisa les jambes et ajouta :

" Tout d’abord. Je m’appelle Opal, alors pas de maitresse. Mais je conçois que ça soit difficile pour vous de m’interpeller par mon prénom. Alors… Dame Opal ou… Mademoiselle Aston fera l’affaire. "

Il était évident que Koy n’était pas habitué à ce genre de chose, il valait donc mieux y aller progressivement mais se faire appeler maitresse ce n’était pas son délire. Elle avait donc trouvé cette alternative. Le vouvoiement mettrait aussi de la distance entre eux, cela permettrait sûrement au Neko de faire la transition avec son ancien mode de vie plus sereinement. Car c’était certain, elle avait tout foutre en l’air dans son quotidien. Ça ne serait pas facile pour lui, ni pour elle d’ailleurs. Elle continua calmement :

" Je vous garde avec moi donc on installera mon bureau en chambre. Vous pouvez circuler librement dans l’appartement, salle de bain, cuisine, manger quelque chose, prendre des livres, aller sur la terrasse etc…Mais interdiction de sortir sans moi. Niveau organisation pour les prochains jours, j’irai me faire désensibiliser demain. Ah et vous viendrez au travail avec moi. "

Elle marqua une courte pause, cherchant ses mots pour lui expliquer au mieux :

" Vu que vous logez ici et que maintenant je suis comment dire… Responsable de vous, financièrement parlant aussi. Mais il est hors de question de rester dans l'appartement à tourner en rond, les tâches ménagères sont vites faites. "

C’est vrai que son apparemment n’était pas immense non plus et puis elle s’en occupait déjà très bien donc bon.

" Vous savez, je suis ostéopathe. Et j’ai mon cabinet où les gens viennent pour se faire soigner. Vous m’aiderez pour les rendez-vous, le téléphone. Des choses simples pour commencer, je vous expliquerai en détail les directives sur place après quelques aménagement. "

Opal ne l’avait pas quitté des yeux jusqu’à présent, elle poursuivit :

" Et enfin, dernière chose. Pour rester, je veux que vous vous laissiez soigner. Je m’occuperais personnellement de vos plaies visibles, dont celle sur votre joue. J’assurais vos soins mais je voudrais aller plus loin… Koy, vous savez ce qu’est un ostéopathe ? "

Son monologue se termina sur cette question…

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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Mar 22 Mar 2016 - 21:02

J'acquiesçais tout au long de ses phrases. On eu dit Oui-Oui. Ma tête montée sur ressort se balançait d'avant en arrière tandis que je validais tout ce qu'avais à me dire ma maitresse.
Oui des conditions. Oui 'Mademoiselle Aston' c'est bien. Oui j'irais sur son lieu de travail.

Mais quelle drôle d'idée tout de même! Plus personne ne voudra se faite soigner avec un pantin comme moi à l'entrée. Les humains sont quand même de drôles de bestioles!

Oui me laisser soigner. De toutes manières elle m'aurait demandé de porter la lune d'une main, en faisant le poirier tout en léchant ses chaussons, je l'aurais fais.

...

Un Oréo-patte? Heu, un biscuit américain qui se déplace et qui vous botte le derrière?!
J'ouvris de grands yeux surpris. L'air effaré.

-"Cela existe Mademoiselle Aston?!"

Ce genre de monstre était donc bien réel! Je connaissais aussi le Qui-nait-zizi-terre-à-pleutre. (Kinésithérapeute) Je ne parvenais pas à visualiser la chose, mais ça devait être terrible!

Puis je me rappelais que plus tôt elle m'avait dit :

-" Je ne suis pas un médecin traditionnel, je suis ostéopathe… "

J'étais donc dans une situation des plus extrêmes :

-Soit ma maitresse n'était pas une humaine mais une Oréo-Patte, et j'étais au service d'un montre assoiffé de sang.

-Soit je n'avais rien compris du tout, et en plus j'offensais Mademoiselle Opale avec mes sottes pensées.

Mais comment en avoir le cœur net? A bien y penser, les deux cas étaient très probables. Comment me sortir de ce pétrin? Je réfléchis quelques instants. Elle me répondrait. Et si je parvenais à la faire suffisamment parler elle aurait soif. Elle me demanderait donc de lui servir un rafraichissement. Mais seulement si elle était humaine! Si elle ne l'était pas, elle continuerais sur sa lancée.
Et quand bien même le biscuit mobile serait trop rusé pour demander de l'eau, il se dissoudrait dans le liquide, trahissant sa véritable identité!

Serviteur d'humain avant tout, je devais les protéger des espions Oréo-Patte. Et j'entendais bien le faire.

Pauvre Dame Victoria. Une mère face au désarroi de n'avoir jamais eu de progéniture au détriment d'une friandise roublarde! Je lèverais le voile sur ce mystère et je courrais lui donner le fin mot de cette histoire.

Rentrant la tête dans mon écharpe, écoutant 'Dame Opale la présumée Oréo-Patte' je me déplaçais lentement vers le frigo et le lavabo. Toujours en lui faisant face.

Le dénouement approchait...

Dumdumdum...


Dernière édition par Painson Koy le Jeu 24 Mar 2016 - 16:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Jeu 24 Mar 2016 - 1:17

Oréo-patte thème 1.



Opal haussa doucement les épaules, apparemment il ne savait pas. Le contraire aurait été étonnant pour tout dire. Elle remarqua en revanche qu’il reculait légèrement. Petit à petit vers le coin cuisine. Elle arqua un sourcil, faible stupéfaction. La jeune femme se leva à son tour mais resta à hauteur du canapé. A quoi pouvait-il bien penser ? Koy était un curieux personnage, vraiment, le genre qu’on oublie pas tant sa façon d’agir était parfois étrange. Avec cette réflexion, elle constata également et surtout qu’elle ne savait pas grand chose sur les Nekos en général. Mise à part qu’ils étaient hybrides, sous considérés, esclavagés, uniques au Japon. -On n’en trouvait nul part ailleurs dans le monde. – Pouvait-on décider de leur caractère à la conception ? Elle poserait discrètement la question à sa mère plus tard, Victoria en connaissait beaucoup plus sur le sujet. Elle serait apte à lui apporter une réponse. Mais pour le moment revenons-en à nos moutons, enfin…

" Je soigne certains maux, certains troubles, des douleurs grâce à la manipulation du corps humain… Les os, la peau etc… "

Sans trop rentrer dans les détails qu’est ce qui lui ferait plus peur qu’un oréo-patte géant ? Un ostéopathe qui s’acharne sur ses articulations, qui fait craquer son ossature dans un bruit sec… Hm oui, elle préférait s’abstenir de tous commentaires.

" Vous verrez rien de bien traumatisant…"

Ou pas… Mais pour l’instant ce n’était pas la question. Victoria de son coté rassembla ses affaires, il était temps de s’éclipser maintenant qu’elle avait la certitude que sa fille s’engageait à prendre soin du petit Neko.

" Bon je vais y aller. Je vous laisse faire plus ample connaissance. "

Elle alla embrasser sa fille, lui chuchotant de bien s’occuper de Koy. Elle se tourna ensuite vers lui et s’inclina légèrement, respectueusement tout en lui disant :

" Koy, à bientôt, je pense qu’on se reverra vite. "

Qu’ils ne se dérangent pas pour lui montrer le chemin, elle connaissait la sortie. Elle quitta donc l’appartement, Opal alla verrouiller la porte après son départ. La jeune femme se tourna ensuite vers Koy :

" Des questions ? Vous acceptez les conditions ? "

Allait-il signer le contrat oral qu’elle tentait de nouer avec lui ?
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Sam 26 Mar 2016 - 23:47

Aston Opale dite 'l'Oréo-Patte' n'avait toujours pas soif. Il fallait que je la pousse à montrer son vrai visage. Je cherchais du regard les radiateurs. Si je faisais monter la température, elle aurait besoin de se rafraichir si elle était bel et bien humaine.
Comment me rapprocher discrètement de ces outils technologiques?

" Des questions ? Vous acceptez les conditions ? "

J'acquiesçais, à demi caché derrière mon lavabos.
-"Oui mademoiselle Aston", répondais-je d'une voix entre le murmure et le volume audio standart d'une conversation.

Mon ventre avait gargouillé plus tôt et il se trouva à cet instant qu'il récidiva. Il fallait dire que je n'avais pas mangé depuis hier midi et toutes les émotions qui m'avaient conduitent ici avaient creusé mon maigre appétit de moineau.
Je penchais la tête sur le côté et souriait jaune pour manifester ma gêne face à cette manière peu délicate de signifier une carence en nourriture.

Puis je me rappelais que je venais de rentrer dans un domicile présumé humain et qu'il fallait donc que je ne dégueullasse rien, avec ma carcasse cabochée.

-"Mademoiselle Aston, l'hygiène n'est pas vraiment le seul soucis des gardiens à la fourrières... et... et avant d'entrer à votre serv... Avant de vous assister dans votre travail médical, je crois... hum... qu'il serait préférable que je me débarbouille un peu..."

C'était une longue tirade pour moi et je m'effrayais de l'audace de mes mots. M'exprimer aussi gaillardement en des thermes si extrêmes me faisaient croire qu'il y avait un relâchement dans mon attitude de travail. Il fallait que je me recadre tout de suite.
Je prenais donc la bouilloire qui avait servit à chauffer l'eau du thé. Vérifiant qu'il y avait encore un fond d'eau bouillante, je plaçais ma main au dessus du lavabo.

-"Excusez ma hardiesse, ce n'est pas à moi de vous dire comment disposer d'un neko."
Et hop! Je versais l'eau en ébulition sur le dos de ma main.


Au ralentit, observont un peu ce qu'il se passe lorsqu'un visage se décompose.

Nous avons là un neko palôt à l'expression volontaire. On voit dans ses yeux qu'il veut se corriger. L'eau coule!
Et ici, oui juste ici! Arrêt sur image, les yeux s'ouvrent de surprise! La douleur monte et du rose vient colorer ses joues! Non mais il s'attendait à quoi lui aussi?! Hein? Maintenant sa bouche s'ouvre au ralentit dans un miaulement de douleur non contrôlé.
Bref, il s'est fait mal le petit chaton.

-"Voilà, c'est réglé... Puis-je me rendre à la salle d'eau?"

Et puis mon plan 'Tomber le masque de l'Oréo-Patte' pourrait se poursuivre. J'allumerais le radiateur de cette salle en passant. Ni vu ni connu.
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Mar 29 Mar 2016 - 17:23

" MAIS QU’EST CE QUE VOUS FOUTEZ ? "

Le ton de sa voix monta d’un cran en voyant le Neko se saisir d’un contenant à l’eau brulante. Il s’ébouillanta le dos de la main, elle suivit des yeux, le filet d’eau embué sur sa peau. Mais qu’est ce que c’était que ce chat ? Pensa t-elle interloquée, dubitative quand à sa capacité à prendre sur elle. Il miaula… Elle n’eut pas le temps de s’interposer. Il avait agit avec tellement de rapidité, dans une spontanéité destructrice qu’Opal avait à peine fait un pas vers lui. Mais dans son élan elle continua de s’avancer vers lui, même s’il avait fini de se punir et qu’il lui faisait maintenant face pour lui demander s’il pouvait se rendre à la salle d’eau. Sérieux ? Il trouvait que ça à dire ? Elle prenait à nouveau sur elle. La jeune femme se plaça devant lui, ses grands yeux allaient trouver le regard peureux de Koy. Il allait vraiment, mais vraiment lui causer bien des soucis. Elle soupira, par où commencer ? Le prendre par les épaules et le secouer pour lui remettre le cerveau en place ? Pas sûr que ça fonctionnerait. Pour l’instant elle se contenta d’hocher négativement la tête. Hors de question qu’il se carapate, bien à l’abri dans la salle d’eau.

Opal prenait bien soin de lui barer le chemin et de toute façon il ne savait pas où se trouvait la salle de bain. Et le laisser ouvrir toutes les portes n’était franchement pas une idée qui l’enthousiasmait. Une minute de réflexion intérieure plus tard, elle comprit qu’avec lui, il faudrait se la jouer autoritaire pour obtenir un minimum de résultat mais au revoir l’indépendance et l’initiative. Elle inspira longuement, reprenant son calme, elle s’adressa à lui :

" A partir de maintenant, plus d’autopunition, déjà que vous allez me coûtez une blinde en soin, on va éviter les frais annexes suite à de l’automutilation. "

Le timbre de voix sec, tout ce qu’elle lui dirait, elle le pensait. La franchise est une qualité complexe à doser.

" Suivez-moi. "

Oui, c’était un ordre. La jeune femme s’avança dans son appartement. Elle ouvrit la porte de sa chambre mais il était hors de question que le Neko y mette les pieds. Elle lui demanda donc de rester à l’extérieur de la pièce, elle ne voulait pas avoir des poils de chat partout dans ses affaires. Elle alla jusqu’à son armoire, elle farfouilla entre les piles de vêtements repassés et bien rangés. Opal en sortit un survêtement ample qu’elle ne portait pas et qu’elle avait du mettre peut être une fois. Elle prit également un t-shirt tout aussi large qu’elle avait du utilisé en dépannage il y a bien trop longtemps, étonnant qu'il soit resté dans sa garde-robe malgré les années. Heureusement Koy était plus petit qu’elle, la taille n’était donc pas un souci. Et vu sa carrure frêle, il aurait même pu rentrer dans l’une de ses robes. La jeune femme alla le rejoindre, elle ferma la porte derrière elle. Elle pivota légèrement pour ouvrir la porte de la salle de bain cette fois-ci qui se trouvait juste à coté. Opal posa ce qu’elle tenait dans les mains sur un petit meuble. Ainsi elle pouvait maintenant lui sortir une serviette qu’elle alla déposer prés de la grande douche. Pour la suite, c’était des instructions :

" Vous pouvez vous doucher, utilisez cette serviette, vous avez des habits propres pour la nuit également. "

Elle sortit de la pièce et l’invita à y prendre place, tout en ajoutant, le regard sévère et les sourcils légèrement froncés :

" Faites attention à votre ventre, je referais le bandage tout à l’heure. Je contrôlerais votre état en général. "

Opal marqua une légère pause, du temps comme pour s’assurer qu’il assimile bien tout ce qu’elle venait de lui dire. Et avant de lui laisser une totale intimité elle poursuivit :

" Mais pas deux heures ! Je commence à avoir faim, je vous attends pour commander à manger. Je suis dans le salon. "

La jeune femme se détourna complétement de lui, elle espérait qu’il soit assez grand et débrouillard pour se laver seul. Elle alla se poser dans son canapé et passa une main sur sa nuque sans se soucier des faits et gestes de son invité. Après quelques minutes, elle comprit que même maintenant qu’elle était seule, il lui en faudrait plus pour retrouver une certaine quiétude. Opal alla donc chercher son paquet de cigarette et son briquet dans son manteau. Elle se dirigea ensuite sur son balcon. Elle tira la baie vitrée qu’elle referma à ¾. Elle se mit face à la vitre pour avoir un œil à ce qui se passait dans son salon et prévenir ainsi le retour du Neko. Elle resta debout et alluma sa cigarette, une première bouffée de sa fumée l’envahit dans une sérénité qui lui revenait petit à petit…
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Mar 5 Avr 2016 - 10:56

" A partir de maintenant, plus d’autopunition, déjà que vous allez me coûtez une blinde en soin, on va éviter les frais annexes suite à de l’automutilation. Suivez-moi. "

Je me raidis complètement. demi tour, droite! Je la suivais d'une démarche raide, tout habitué que j'étais d'obéir par réflexe au ton autoritaire. Quelque part, quel soulagement de me contenter de faire ce qu'on me demandait! Pas de réflexion personnelle, pas d'initiative à prendre. Pour le coup, j'en oubliais totalement ma mission assignée d'Oréo-Patte.

Elle me laissa dans la salle d'eau avec la consigne que cela ne prenne pas deux heures. Je hochais la tête bien fort. Même si je n'avais pas bien compris pourquoi ou comment, j'étais conscients que j'avais fait quelque chose de mal précédemment. Elle avait n'avait pas l'air en colère mais je palpais un changement d'ambiance.

Ma main me lançais. Je mesurais longuement le pour et le contre de fermer la porte à clé. Chez un maitre on ne fait pas ça. Mais ma vieille phobie des baignoires était ce qu'elle était. Mais ici, il n'y en avait pas. Aucune raison donc de s'enfermer. Soulagé de ne pas avoir à affronter la terreur de mes expériences passées, je me déshabillais et rentrais dans l'habitacle de la douche. Curieux système que voilà. Je ne connaissais pas du tout ce procédé. Je cherchais pendant un bout de temps comment cela fonctionnait. Une fois trouvé, j'actionnais les boutons.

Miawuuuuu!

Pouf de l'eau glacé! Frigorifié et déconfis, je bataillais avec les boutons pour équilibrer la température.

Une fois en bonne posture, je prenais le soin de tout me laver correctement. Je ne laissais l'eau couler qu'une trentaine de secondes. Je n'avais guère besoin de plus. En revanche, je me passais le savon, observais attentivement mes cicatrices, coupures, bobos. Tout allait bien. Aucun problème ni sabordage de la part de mademoiselle Opal.

Bong!! Mon pieds glissa sur le fond du baquet, pourtant anti-dérapant. Cul pardessus tête! Je vérifiais que je ne m'étais pas fait mal. Rien de méchant visiblement. Juste un petit bleu sur le coude.  Et encore de l'eau pour faire partir tout ce savon. J'en profitais aussi pour me couper les ongles et tailler un peu ma queue au poil dégarni. Il fallait être au top pour entrer au service de l'humaine.
Une minute trente après être entré dans la douche, j'en sortais tout propre. Avec la serviette prévue à cet effet, je me séchais les cheveux et les brossais. J'étais propre dans les standards humains. Pas de brosse à dents pour nekos en vue, je me les brossais avec le bout du doigt et un larme de dentifrice.

Puis je ressortais dans les habits qu'on avait prévu pour moi. J'étais habitué à ce traitement, et de toutes manières, je n'avais aucun amour propre ou attachement à des biens. J'endossais donc ceux préparés pour moi. Le bas ,'avait pas de trou à neko pour ma queue. Je ferais donc sans. Je me la garderais dans le dos, sous mon haut. Elle dépassait bizarrement de mon col, mais c'était mieux que trouer les habits de dame Opal. Tient, une barrette oubliée là. L'objet ne semblait pas un outil d'adulte. Il ne devait pas appartenir à l'humaine vu son sérieux. Ce serait utile dans mon travail de ne pas avoir les cheveux dans les yeux. Une barette rose à fleur dans les cheveux, je sortais pour gagner le salon en silence.

L'humaine finissait de s'en griller une à la fenêtre et je ne désirais en aucun cas l'embêter. SI j'avais fait quelque chose de mal plus tôt, je n'avais pas envie qu'elle s'en venge.
Je me tenais donc respectueusement en retrait, non loin de mon ami le lavabos, et je déclarais d'une petite voix que j'étais prêt.

Commander à manger. Une pratique que je connaissais bien par mon ancien pompier de maitre. Il faisait ça souvent. Mais il prenait de drôles de trucs jaunes longs très salés et buvait un liquide noir gazeux qui ne me paraissait pas sain du tout.


Elle, était médecin, j'étais curieux de voir ce qu'elle mangerais. Et accessoirement si moi aussi je mangerais. Mon estomac se tordait de faim, mais je n'avais certes rien à dire à ce sujet.

-"Désirez vous effectuer une commande? Livraison? Je peux aller vous chercher ce dont vous avez besoin Dame Opal."
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Jeu 7 Avr 2016 - 17:08

Elle tira une nouvelle latte, la fumée s’engouffrait dans ses poumons. Elle l’expirait doucement, la laissant se mouvoir aléatoirement, plus ou moins opaque, courbée… Son esprit s’apaisa un petit instant. Mais ce fut de courte durée en se rappelant qu’un Neko squattait sa salle de bain. Une multitude de scénario s’enchaina, digne ou pas d’un césar… Koy à la piscine, Koy et les cosmétiques, Koy : les blessures de la vie. Opal se figea, est-ce que c’était vraiment une bonne idée de le laisser seul ? En même temps elle n’allait pas le savonner non plus. Avait-il une certaine pudeur ou était-il décomplexé de la nudité vis à vis de son corps et de celui des autres ? Elle n’y avait pas encore pensé mais terminé les nuits à dormir nue, à se lever et se pavaner dans l’appartement. Elle ne voulait pas qu’il lui fasse une crise cardiaque. Opal fuma plus rapidement qu’à son habitude, elle en était déjà à la moitié et repensait même à en rallumer une : coup sur coup. Chose qui n’arrivait pas souvent. Elle fit quelques pas, tout en scrutant de temps à autre l’intérieur du salon.

Elle le vit se faufiler jusqu’à la cuisine, discrètement comme s’il ne voulait pas être repéré. Opal s’approcha de la vitre pour l’ouvrir un peu plus, elle en profitait aussi pour tendre l’oreille lorsqu’il s’adressa à elle. Ah oui, le repas. Koy lui énuméra quelques propositions, automatiques comme s’il les avait répété inlassablement. Une chose était sûre, il ne sortait pas, pas tout seul. Hors de question qu’il parte chercher le repas. Opal se détacha de sa cigarette qu’elle tenait du bout des doigts. Ses yeux allaient trouver le regard du Neko, en lui lançant d’aplomb :

" Négatif, vous ne sortez pas d’ici. "

Oui ça ressemblait à de la séquestration et alors ? Opal ne voulait pas avoir de problème, maladroit qu’il était, elle imaginait son téléphone sonné : " Oui bonjour, M.lle Aston, on a retrouvé votre chat a mâchouillé les câbles du service multimédia d’un grand magasin…" Ou encore : " Venez le chercher à la fourrière…"
Ce n’était même pas envisageable d’y mettre les pieds.  Mais il devait avoir faim, alors elle comprenant un minimum son comportement et son désir de subvenir à ses envies. Elle termina rapidement, son but n’était pas de l’affamer, elle mit fin à sa douloureuse attente. Elle alla chercher une petite brochure dans son bureau. La jeune femme se dirigea vers Koy en posant le dépliant devant lui. Dans l’espoir qu’il le consulte par sa propre volonté même si elle se doutait que le choix lui reviendrait sûrement. La jeune femme prit également son téléphone portable pour pouvoir passer commande une fois qu’ils se seraient décidés.

" N’allez pas croire que je ne cuisine jamais, ça reste exceptionnel, vu la situation…"

Elle n’avait pas du tout envie de faire à manger et puis il n’y avait plus grand-chose dans le réfrigérateur, elle devait aller faire ses courses demain mais à voir selon l’organisation et la tournure des évènements. Elle se plaça à coté de Koy, proche de lui, trop peut être mais le Neko devrait s’y habituer rapidement. Opal poursuivit :

" Vous aimez le poisson ? La viande ? On va prendre du riz vinaigré, des légumes c’est sûr… Pourquoi pas des kushiyaki de bœuf, de champignons…"

Opal composait le numéro de téléphone, tout en attendant une manifestation du Neko. Elle espérait en apprendre un peu plus sur ses goûts, surtout qu’elle ne cuisinait pas toujours des plats japonais. En effet ayant vécue à l’étranger un long moment elle avait aussi aspiré à la cuisine occidentale. Vraiment très différente de ce qu’il se faisait ici. Mais elle les aimait l’une comme l’autre, c’était juste deux univers opposés qu’elle alternait…


Dernière édition par Opal Aston le Lun 11 Avr 2016 - 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Lun 11 Avr 2016 - 10:52


Dame Opal vint s'assoir prêt de moi, téléphone ne main, consultant différend menus sur une brochure. Décidément cette humaine était particulière. Jamais on ne m'avait demandé ce que je souhaitais manger. Je me contentais parfaitement bien de mes sheba saveur poisson (Koy / Sheba poisson Lololololol....)

Choisir un menu d'humain? Qu'elle drôle d'idée. Le poisson, c'était plutôt bon. A la Golum. Aucune préparation. Mais cela coutait plus cher par exemple qu'une barquette de steack surgelé, ou que des croquettes Royal Neko. C'était donc un met rare. kushiyaki de bœuf, de champignons? Je ne savais pas ce que c'était. Ou plutôt je connaissais de visu' ces brochettes. Mon maitre pompier les mangeait devant la télé. Et honnêtement le souvenir de cet homme ne me donnait pas du tout envie de manger cela.

Yeux écarquillés, je regardais les plats proposés et surtout les prix! Là par exemple je voyais un pauvre Sashimi de fugu. C'était l'un des plats les moins cher et puis j'aimais bien le goût de ce poisson. Par contre je ne pourrais pas tout manger. Rien qu'à l'image illustrative, il y en avait plus que je ne pourrais manger sur une journée.

Remuant nerveusement sur mon fessier (être assit sur sa queue n'est vraiment pas pratique), et me concentrant pour ne pas plisser mes narines à cause de l'odeur de cigarette de la dame, je me penchais de plus en plus sur la carte, découvrant au travers des images ce que signifiait chaque nom de plat.
(Prend ça Josh')

Je relevais la face vers mon humaine, j'étais plutôt proche de son visage, mais n'ayant pas la meilleure des visions, je me rapprochais tel le bigleux pour bien analyser l'expression de la Dame.

-"Dame... Mademoiselle Opal... Euh, vous me demandez de choisir et euh... Ce plat *désignation de la patte* me semble appétissant. *Regard suppliant* Mais il y en a beaucoup trop pour moi. Il faudra en mettre au frigo! Peut-être serait-il sage de se tourner vers des croquettes Royal Neko, ou bien des Purina?"

Elle sembla réfléchir et je crois qu'elle passa son appel. Les pattes sur les genoux, je me tenais le plus droit possible, en suspense d'utilité pour ma dame. Je me rappelais comment elle n'avait pas aimé mon auto-punition et j'étais décidé à ne plus jamais dévier de ce qu'elle voudrait.

Et je me souvenais que ce qu'elle voudrait ce serait que je l'accompagne sur son lieu de travail. Cependant, je ne savais rien de ce qu'elle faisait, sinon que c'était une déviance de ce que faisait les médecins.

-"Mademoiselle Opal, puis-je vous poser une question? Ah non, je viens d'en poser une.... Que faire? *Elle m'invita a lui poser une autre question* Que faites vous dans votre activité professionnelle? En quoi puis-je vous aider?"

-"Et accessoirement, pourquoi êtes vous si bizarre comme humaine? Les maitres ne se comportent pas comme vous habituellement..."

Je jure que j'ai pensé cette phrase. Et pourtant elle sortait tout naturellement de ma bouche. Ce n'était pas du tout ce que je voulais dire. Je n'avais pas voulu le dire. Je l'avais simplement pensé. Comment ce faisait-il que je m'étais entendu prononcer ces paroles?

Au vu de son expression, elle m'avait entendu aussi. Si elle faisait part de ce qu'elle avait entendu à la fourrière je me ferais écarteler sur la place publique. Et les nekos serviables et honorables me jetterais le contenu de leur litière à la figure.



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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Mar 12 Avr 2016 - 16:10

Des croquettes ? Elle arqua une première fois un sourcil et sembla réfléchir à la condition de Koy. Oui il avait des oreilles et une queue de chat, il miaulait, il ronronnait… Ok, bon oui c’est un chat… Normal donc qu’il réclame des croquettes. Mais comme elle n’en possédait pas, elle considéra le problème comme étant résolu, une solution vite trouvée. Il ne fera pas le difficile de toutes façons, le poisson c’est bon ! Opal composa alors le numéro et passa commande rapidement, donna brièvement son adresse. Ce n’était pas une habituée donc à elle avait le droit à la même question concernant la livraison à chaque fois. Elle raccrocha et posa son portable sur l’ilot central de la cuisine. Maintenant ils n’avaient plus qu’à attendre, normalement un petit quart d’heure allait suffire, le restaurant se trouvait à deux rues d’ici. La jeune femme porta son regard sur le Neko qui ne semblait pas très à l’aise, elle ignorait pourquoi et n’eut pas le temps de lui demander qu’il s’adressa à elle bien qu’un peu hésitant.

Elle l’invita à poursuivre dans ces questions, il faisait preuve d’un minimum de curiosité, elle ne voulait pas briser cette petite prise d’initiative informationnelle. Le début de sa phrase sonnait bien, des interrogations sur le métier qu’elle exerçait et comment il allait pouvoir lui être utile. Pour dire vrai, elle y avait à peine songé sans rentrer dans le détail de ses journées. Elle le voyait bien trier ses dossiers, ses factures dans des petites pochettes colorées, déballer certains cartons, répondre au mail puis pourquoi pas au téléphone quand il aurait prit un peu d’assurance et de confiance. Et également : comme il avait accepté toutes les conditions de son adoption sans broncher, elle allait le manipuler physiquement parlant et voir si elle pourrait améliorer son état santé par ces connaissances d’ostéopathe. Un véritable défi qui allait lui demander de la patience, de la persévérance… Plus encore mais ça elle ne s’en doutait pas, user de délicatesse par exemple… Et puis elle travaillait aussi à domicile chez ses patients, dans ce cas là, il resterait sagement à l’appartement à s’occuper… Cuisinier, ranger, repasser etc…

En revanche, la seconde partie de ses mots la laissa plus perplexe… Elle arqua une deuxième fois un sourcil. Bizarre ? Comment ça bizarre ? Que sous-entendait-il par là ? Opal eut vite la réponse :
" Les maîtres ne se comportent pas comme vous habituellement…"
En même temps elle n’avait aucune idée du pourquoi, du comment. Les Nekos, tout ça, c’était tout nouveau pour elle. Elle avait grandit loin de ce phénomène, même si elle avait passé une partie de son enfance au Japon, elle ne s’en souvenait plus vraiment. Les souvenirs de son adolescence étaient bien plus présents. Elle haussa doucement les épaules et alla tirer un siège prés de lui. La jeune femme finit par s’asseoir après quelques secondes de silence. Koy avait toujours cet air embarrassé sur le visage. Que pouvait-elle lui dire ? Si ce n’est la vérité :

" Je n’en sais rien. Vous me trouvez bizarre ? Tant que ça ? "

Il pourrait répondre oui, ça ne changerait rien, elle ne se vexerait pas.  De plus elle ne joua pas la carte de la surenchère en lui demandant comment agissait un maître digne de ce nom. Certes elle ne savait pas s’il y avait un guide pour être un parfait possesseur de Neko mais en voyant Koy on devinait facilement quel genre de traitement il avait pu recevoir. Inutile donc de lui remémorer son passé tumultueux entre violence et abandon. Opal marqua une petite pause puis reprit, ses prunelles bleutés parcouraient avec plus d’insistance que d’habitude ses attributs de chat, ses oreilles particulièrement pour lui faire comprendre l’intrigue qu’il pouvait représenter :

" Vous êtes le premier Neko que je vois d’aussi prés, je ne connais quasiment rien sur vous, ni votre mode de vie, ni vos supposées relations avec les autres… Il va falloir vous acclimater à mon mode de vie même s’il est opposé à tout ce que vous avez connu. "

Opal n'allait pas lui raconter sa vie non plus, elle resta vague. Elle se détourna légèrement de lui, avec du recul : il est clair qu’elle allait devoir se renseigner un minimum sur les Nekos. La jeune femme lui laissa le temps de réfléchir à ce qu’elle venait de lui dire.
Mais assez rapidement, elle décida de revenir sur ce qu’il lui avait demandé précédemment :

" En ce qui concerne mon travail, je vous l’ai dis, je suis ostéopathe. Je soigne des douleurs, des troubles, en manipulant le corps des personnes qui me sollicitent. Et pour vous répondre, vous allez m’aider en commençant par des choses simples, ranger le bureau, les archives, classer des papiers, répondre à certains mails… "

Opal espérait qu’il ne prendrait pas trop peur quand à l’idée de travailler. Elle tenta de le rassurer :

" Je serai là pour contrôler et vous montrer.  Mais on verra tout ça en détail demain, je vais devoir vous poser un tas de questions, du style : Vous savez lire ? Utiliser un ordinateur ? "

C’est sûr qu’elle n’allait pas le jeter comme ça dans la gueule du loup, sans surveillance surtout… Impossible…
Puis elle lança :

" Mais niveau nourriture… Vous voulez  vraiment qu’on achète des croquettes ? "
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Mer 13 Avr 2016 - 11:54


-"Vous me trouvez bizarre ? Tant que ça ? Vous êtes le premier Neko que je vois d’aussi prés, je ne connais quasiment rien sur vous, ni votre mode de vie, ni vos supposées relations avec les autres… Vous savez lire ? Utiliser un ordinateur ? Mais niveau nourriture… Vous voulez vraiment qu’on achète des croquettes ?"


Je menaçais de me faire submerger par les questions.

Je tentais de toutes les retenir afin d'y répondre dans l'ordre. J'épiais à quel moment est-ce qu'elle cesserait de parler pour que je puisse lui répondre sans la couper. Mes yeux roulaient dans leurs orbites, cherchant des moyens mémos techniques désespérés pour me souvenir de tout ce qu'elle disait et y répondre dans l'ordre voulu.

Une pause!
Je m'engouffrais dans la brèche.

-"Avec tout le respect que je vous dois et en tant qu'humble neko, vous ne vous comportez pas comme les humains que j'ai servi auparavant. Moins en colère. Quoique vous m'avez fait très peur quand je me suis brûlé la main. Quand à ce que vous avez besoin de savoir sur les nekos, il n'y a pas grand chose digne d'intérêt. Nous sommes justement conçus pour avoir une prise en main intuitive, et nous sommes ergonomiques et adaptables à n'importe quel profil d'humain."

Je reprenais mon souffle. Cela faisait beaucoup de choses dites en une seule fois. Et j'étais loin d'avoir fini.

-"Je pense que comme tous les nekos, je sais lire le japonais. Je ne maitrise pas les autres langues. D'ailleurs, quelle était celle que vous utilisiez avec Dame Votre Mère?"

Je penchais la tête sur le côté, regardant ma maitresse au niveau de sa bouche. Ne jamais regarder un humain dans les yeux. Ils n'aiment pas ça en général, m'a-t-on enseigné. Les oreilles à 10H10, la queue dépassant de mon col de t-shirt, je me tenais proche d'elle pour observer ses humeurs sur son visage. Cependant cette proximité me dérangeais dans la mesure où si une baffe fendait les airs, je n'étais pas assez loin pour effectuer un mouvement d'esquive. Une lueur s'éveilla dans mes prunelles quand elle parla de ce que je ferais pour l'aider. Là je trouvais mes marques. D'autant que ce qu'elle demandait me semblait simple. Si je n'étais pas une flèche pour le clavier et la gestion des mails, au moins je savais à peu près comment cela fonctionnait.

-"Euh, je sais passer de commandes de nourriture sur internet, et des produits d'ordre sexuels. Vous savez, des DVD ou des jeux. C'est principalement ce que je sais faire sur les ordinateurs. Comme c'était une tâche qui revenait régulièrement... Plus la gestion de Itunes, et des playlists. Quand aux croquettes, il s'agit de la nourriture que j'ai le plus consommé jusqu'à présent. Moins de valeurs nutritives, mais c'est ce qu'il y a de plus économique."

Je baissais la tête, docile. Un neko dont on a pas besoin doit se faire discret pour que le maitre ne se sente pas envahi dans sa vie privée. Ce faisant, je constatais sur la table basse que le dernier magasine de mon humaine était posé nonchalamment. Pour être exact, la tranche n'était pas exactement parallèle au bord de la table. Machinalement, je faisais glisser 'Comment choisir le meilleur ostéopathe près de chez vous' pour qu'il soit exactement parallèle au bord de la table. Ce détail réglé, je pouvais me mettre ne veille jusqu'à ce que dame Opal ai besoin de moi.

La question qui se posait était : 'Aurait-elle vraiment besoin de moi un jour?'. Ce n'était pas vraiment dans ses plans immédiats. Et quand un humain a besoin de vous on le sait vite. Là, je n'avais jamais connu un tel désoeuvrement à mon arrivé. Ce serait donc à moi de faire preuve d'initiative et de lui prouver qu'elle ne pourrait pas se passer de mes services.

Mon oreille s'orienta vers la rue. Je sortais de ma veille pour comprendre que le bruit que j'avais entendu correspondait aux motocyclettes utilisées par les livreurs de nourriture. Un bruit tonitruant et du métal froissé. Des exclamations. En réalité, avec la fenêtre fermée, d'ici on entendait presque rien. Mais mon ouïe aiguisé de neko peureux qui traque les dangers m'avait avertie.

-"Mademoiselle Opal, votre commande va arriver en retard. Le livreur vient d'avoir un accident de moto." déclarais,je laconiquement.
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Mer 13 Avr 2016 - 15:14

Opal s’accouda sur la table haute, sa main venait soutenir son visage alors qu’elle l’écoutait attentivement, après tout il était plutôt bien placé pour parler de sa condition d’homme-chat. Koy lui donna quelques explications sur les Nekos. Ergonomique…Adaptable, il faisait la promotion d’un fauteuil de bureau ?
Ah non il parlait bien de lui et ses semblables. Il ajouta penser lire le japonais sans trop de certitudes avant de lui demander quelle langue elle parlait avec sa mère. Ses lèvres s’animaient doucement, profitant d’une pause qu’il marqua entres deux informations :

" Anglais."

Lança t-elle, c’est vrai que toutes les deux aimaient converser dans la langue natale de Victoria, c’était une habitude quand elles étaient entres elles. Ça lui rappelait son enfance, une certaine complicité qu’elles entretenaient toujours. Parfois sans même s’en rendre compte. Opal continuait de contempler son interlocuteur, il était presque mignon, un chaton c’est toujours mignon… Bien qu’il déviait à chaque fois son regard, à croire qu’il n’osait pas la regarder dans les yeux. Sa posture n’était cependant pas trop hostile. Elle profita de cette proximité pour observer sa carrure chétive, tellement frêle. Elle devinait facilement son ossature mal formée et maltraitée. Si l’envie de le toucher pour en apprendre plus sur ce corps meurtri persistait dans son esprit elle savait qu’en pratique il faudrait attendre, faire preuve de plus de patience. Craintif qu’il était, elle ignorait comment il allait réagir. Et inutile de préciser à nouveau qu’elle voulait éviter d’avoir la fourrière au téléphone : " Vous voulez une carte de fidélité, vu qu’on ramasse votre Neko tous les deux jours ? "

Mauvais Karma…
Elle en était responsable maintenant, ça lui paraissait dément, insensé mais elle avait donné sa parole. Koy lui détailla ensuite ses compétences niveau ordinateur puis il revenait sur les croquettes. Sans trop donner son avis sur la question qu’elle lui avait posé, il se contentait de lui annoncer des arguments économiques et un peu nutritionnels. Opal ne se voyait vraiment pas lui acheter une petite gamelle pour y mettre ses croquettes, ni même acheter des croquettes en réalité. Heureusement, il n’avait pas trop l’air réticent à manger ce qu’elle déciderait de lui donner. Il mangerait donc comme elle. L’argent n’était pas un souci, surtout au niveau des courses, ce n’est pas pour une bouche en plus à nourrir que le budget allait exploser. La jeune femme jeta un bref coup d’œil à l’horloge qui décorait le mur.

Elle scruta ensuite le Neko qui replaçait un des magasines qu’elle avait laissé trainer. Il alignait sagement la tranche du livre sur le bord rectiligne de l’îlot. Il était peut être maniaque… Ses prunelles posées sur ce détail, elle ne remarqua pas que l’une des oreilles du Neko s’agitait dans une autre direction, comme à la recherche d’un son inaudible pour le commun des humains qu’elle représentait. Quelques secondes après, Koy décida de reprendre la parole pour lui annoncer une nouvelle qui la laissa stupéfaite. Comment pouvait-il le savoir ?

" Ah, vraiment ? "

La curiosité la poussait à l’interroger :

" Comment vous le savez ? "

Elle espérait que ce n’était pas trop grave ni pour le motard…Ni pour sa commande….


Dernière édition par Opal Aston le Jeu 14 Avr 2016 - 14:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Mer 13 Avr 2016 - 18:43


-"" Comment vous le savez ? "

Je suis étonné par cette question. Hé bien, parce que je l'ai entendu, non?
Puis je me rappelais mon dressage. C'est vrai que les humains entendent moins que mes semblables. Et ils ont un odorat moins développer.
Ce qui explique comment ils tolèrent l'odeur de la cigarette...

-"Aheum. Le bruit des motocycles de livraison est bien reconnaissable. C'est un son pétaradant plus aiguë que les autres engins à moteur. Et puis je connais bien ce son. Comme vous avez effectué une commande il y a un peu de temps, j'ai pensé que c'était pour vous. *Sourire jaune* Mais peut-être que je ne suis qu'un vilain neko qui n'y connait rien. Je ferais mieux de ne pas vous importuner."

Je reposais mes mains sur mes genoux, et fixais le bout de mes pieds. Quand Dame Opal m'observait, je préférais regarder ailleurs.

On sonna à la porte et je me levais avec la souplesse du félin... qui a des courbatures. Dame Opal aussi s'était levé et s'avançait vers l'entrée. Je ne savais si je devais lui ouvrir la porte pour s'éviter de le faire, ou si je devais rester en arrière. Je voyais dans sa main de quoi payer la consommation. Je la laissais d'abord ouvrir. Puis seulement, je me penchais sur le côté et jetais un œil craintif à l'extérieur, caché derrière Dame Opal. Je suis très courageux.

Et là, oh!

Un livreur un peu cabossé avec des paquets un peu bosselés. Il s'excusa pour le léger retard et mon humaine s'entretint de son état. Moi, je restais dans l'ombre de ma maitresse et m'arrangeais pour ne pas la déranger dans ses déplacements. Elle portait le menu du soir, dont l'odeur alléchante me faisait me lécher les babines inconsciemment.

J'attendis que Dame Opal s'installe et je m'en allait chercher une assiette et un verre. Devais-je lui apporter des baguettes ou des ustensiles tels que des fourchettes? Devais-je prendre un dessous de plat pour ne pas abimer les meubles de l'humaine? En mauvais neko que j'étais, je ne savais pas comment bien servir. Ce sentiment me piquait les yeux. Dame Opal était prévenante avec moi pour le moment et je n'étais même pas efficace dans mon travail.

Mes yeux pleuraient quand je revenais vers ma Dame.

-"Mademoiselle Opal... Je... Je ne sais pas si vous allez manger avec des baguettes ou avec des couveeeeeeeerts! Buhuh huuu..."



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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Jeu 14 Avr 2016 - 15:44

...Ah oui ça paraissait logique maintenant qu’il lui expliquait. Son regard se portait vers le haut de sa tête à hauteur de ses oreilles félines, elle supposa qu’il devait avoir une ouïe plus développée qu’elle. Pas le temps d’épiloguer cependant on sonna à la porte, les tirant d’un faible silence qui s’installait calmement. Opal se leva naturellement, on ne chasse pas ses habitudes. Koy la suivait de prés en lui laissant quand même une marche de manœuvre correcte. Il ne savait pas trop où se placer, ça se voyait mais elle ne lui dit rien à ce sujet. La jeune femme ouvrit la porte, prenant au passage sa carte bancaire pour s’acquitter du paiement de sa commande. Elle salua l’homme qui se tenait devant elle, le questionnant rapidement sur son état. Il lui affirmait que ça allait, elle ne chercha pas plus loin. Opal sentit le Neko se tapir dans son ombre, elle lui jeta un petit coup d’œil avant de reporter son attention sur le livreur. Elle paya, il lui tendait alors les boites un peu abimées qui contenaient leur repas.

Elle referma la porte d’entrée et se dirigea vers la cuisine, déposa les paquets puis alla replacer sa carte à sa place sans se soucier du Neko qui s’aventurait dans la cuisine. En revenant à l’îlot central, elle le vit assiette et verre à la main mais larmes aux yeux. Elle regarda autour d’eux, pourquoi pleurait-il ?
La jeune femme resta sur place en apprenant la raison de ses lamentations. Fourchette ou baguette ? Véritable dilemme de l’humanité c’est sûr… Pensa t-elle avec ironie intérieurement. Koy voulait bien faire mais c’est vrai qu’elle ne lui facilitait pas la tâche, sans lui donner d’ordres ou d’indications…Pauvre petit Neko dévoué. Koy était vraiment un marshmallow tout mou qu’on aurait passé au micro-onde et qui suintait du glucose en guise de sanglots. Elle espérait que ce coté fleur bleue soit du au fait qu’il soit affamé et fatigué, sinon elle prendrait des actions chez des fabriquant de mouchoirs. Opal finit par s’asseoir en poussant les emballages vers eux. Sans trop le consoler, elle l’aiguillait simplement :

" Des couverts, ça sera très bien. Merci. "

Elle ouvrit les contenants en carton et déposa doucement ce qu’il avait prit en face de son siège. Le reste elle le disposait se façon à ce qu’il puisse se servir si cela lui ferait envie. La jeune femme l’invitait à prendre place à table :

" Allez, venez manger, la faim vous faire perdre le contrôle de vos émotions. "

Opal se releva rapidement, se déplaça jusqu’au réfrigérateur pour y sortir une bouteille d’eau fraiche. Elle ne lui demanda pas son avis de toute façon il ne s’attendait sûrement pas à ce qu’on lui demande comme ça au moins, c’est réglé. Elle la posa et elle attendit qu’il se mette à table. Mais on toqua de nouveau à la porte, décidément ce soir… Elle se redressa et jeta un regard au Neko en ajoutant :

" Restez là, j’y vais. "

Elle refit donc le même chemin que précédemment…
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Ven 15 Avr 2016 - 10:52

" Allez, venez manger, la faim vous faire perdre le contrôle de vos émotions. "

C'est vrai? Moi aussi j'allais manger du poisson? Du vrai?! J'ouvris de grands yeux pleins de reconnaissance embuée. J'opinais du chef, puis je m'agenouillais dans l'îlot central, les jambes sous la table basse pour me mettre en face de Dame Opal. Elle assise sur le fauteuil pour se servir, j'étais plus bas qu'elle. Mais ça me convenait parfaitement! J'étais dominé par mon humaine et rien ne me faisait plus plaisir! Surtout si c'était une humaine gentille comme elle.

Cela ne faisait que quelques heures passées en sa compagnie, mais je sentais que je pouvais lui faire confiance. Pas de gestes brusques, pas de cris, pas de tâches ingrates. Et surtout pas d'objets contondants aiguisés et prêts à l'emploi. En tout cas, pas en évidences.

J'attendais la première bouchée de mon humaine pour moi-même suivre son exemple. Suspense! J'allais manger mon poisson! Voilà qui se fête! Et dire que ce matin j'avais encore peur de me faire piquer! Et j'allais maintenant manger un poisson cuisiné! Pour moi!

Mon oreille pivota vers la porte. On approchait. Et je ne reconnaissais pas le pas de 'Dame Victoria l’Honorable Mère de Dame Opal'. Passe ton chemin. Ce n'est pas ce neko que vous cherchez. Circulez. Je priais qu'on me laisse me nourrir. Mais non.

Toc toc toc?

Ma Maitresse se leva pour aller s'enquérir de qui nous importunait dans un moment si précieux. Je fronçais les sourcils. Toute ma bouille s'effondrait face à la déception de devoir attendre.

Dame Opal s'entretint à la porte avec une voix qui me parut féminine. Par phénomène de création, je reconnaissais la voix d'une neko. Je crois que c'était du démarchage au porte à porte. Pour du chocolat semblait-il. Encore une espèce de lolita tout kawai à priori. Je n'ai rien contre ce style au naturel, mais quand j'ai un creux, j'aurais bien aimé qu'elle se le grignotte elle-même son chocolat!J'avais trop faim. Mon humaine n'était pas à table et il était hors de question que j'attaque mon plat sans elle.

L'odeur de la nourriture remontait jusqu'à mes narines, faisant monter la salive. Assis face à ce poisson si tendre, je m'imaginais planter les crocs dedans, me délecter de sa chair. Les saveurs emplissaient ma bouche tandis que je regardais mes baguettes avec une force croissante. On eu dit que je voulais faire léviter mon plat. Totalement obnubilé par les effluves exquises, j'en oubliais tout le reste.

Riiing riiing riiing! riiing riiiing riiing! Un appel!

Tout d'abord je n'ai pas fait attention à ce détail. Puis mon cerveau tilta que plus tard je devrais gérer le bureau médical de Mademoiselle Opal. Dans un miaulement désespéré je plongeais par-dessus la table de travail pour me vautrer en beauté au sol. Après une glissade acrobatique qui me valut la meilleure note du jury, je décrochais à la dernière sonnerie.

-"Bonsoir, vous êtes bien à l'appartement de Mademoiselle Opal. Elle est occupée pour le moment, puis-je prendre la raison de votre appel?"

Une voix étonnée me répondis. Opal avait-elle un enfant?

-"Euh non, ici le neko Painson, *Hésitation* au service de Dame Opal Aston. Puis-je prendre un message?"

Et gna gna gna! Oh il m'embête avec ses histoires! Je faisais la moue en écoutant ses interrogations sur le fait qu'Opal ne s'est pourtant jamais montrée intéressée par ça.
Grouille! J'ai faim!

-"Alors, un rendez-vous de travail, demain à 13h avec Monsieur Dosaka. Sujet : discussion sur le cabinet et projets de sortie festive ce weekend. C'est noté."

Je raccrochais. Dame Opal s'était rassisse à table et suivait ma conversation. Je me rasseyais en face d'elle, tout en me tamponnant la bouche avec une serviette. J'avais trop faim et je salivais de partout.

A table!

-"Monsieur Dosaka a tenté de vous joindre Mademoiselle. Il souhaitais s'entretenir avec vous quand à la progression des affaires de votre cabinet, et de projets de sortie festive ce weekend."

Je guettais lorsque la nourriture toucherait les lèvres de ma Dame. Ce serait le top départ du coup d'envoi de la fête atomique de la balle de la mort qui déchire de la nourriture!
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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Lun 25 Avr 2016 - 11:37

Horreur… Elle n’avait pas entendu son téléphone qui s’alarmait. Trop occupée à congédier une jeune Neko qui squattait docilement le bas de sa porte pour l’espoir incertain de lui vendre sa came. Opal après avoir échanger quelques mots avec cette dernière, la salua et ferma la porte. Regagnant tranquillement le salon, c’est là qu’elle constata avec effroi que Koy s’était saisit du portable. La jeune femme se figea à hauteur de la table, concentrée sur les mots qui sortaient de la bouche du Neko. Elle fut agréablement surprise par son éloquence, pas d ‘hésitation, il était clair. Finalement elle l’avait peut être un peu sous-estimé dans sa globalité et dans ce qu’il était capable de faire…
Elle se replaça à table, face à lui, à l’annonce du nom de Monsieur Dosaka elle leva les yeux au ciel, demain à 13h en plus, il avait le don pour choisir des créneaux horaire qui ne l’arrangeait pas. Elle fit un léger signe de la tête à Koy, acquiesçant ses paroles puis elle commença à manger. Elle voyait bien que le Neko l’attendait et ce depuis un bon moment maintenant, inutile de le faire languir davantage.

Le repas se déroula dans le calme, un silence qui aurait pu mettre mal à l’aise mais ce n’était pas le cas d’Opal. Habituée à être seule, à cet instant elle se remémorait son planning pour demain matin et après-midi compris. Et surtout comment elle allait caser Koy dans son emploi du temps. Il allait falloir lui acheter des vêtements, préparer une chambre, acquérir un nouveau lit, vivre avec…
Opal avait terminé de manger avant lui, ses prunelles observaient longuement Koy, comment s’était-elle retrouvé dans cette situation déjà ? La jeune femme frotta l’une de ses tempes du bout des doigts en fermant les yeux. Puis elle s’adressa doucement à lui :

" Pour ce soir, vous dormirez sur le canapé. Finissez tranquillement de manger, prenez votre temps. Après, je regarderai vos blessures, histoire de bien désinfecter et faire les bandages pour la nuit. "

Elle l’avait prévenue. Opal se leva de sa chaise, prenant assiette et couverts qu’elle alla sagement reposer dans l’évier de la cuisine, elle poursuivit en passant derrière Koy :

" Je vais me doucher, je vous laisse ranger les restes dans le frigo’ ok ? "

Opal se déplaça ensuite vers la salle de bain, qu’elle laissa ouverte, on ne sait jamais. La jeune femme se déshabilla, posant ses affaires sur un petit meuble. Elle fit couler l’eau et attendit qu’elle soit bien chaude pour s’y faufiler…

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MessageSujet: Re: Ostéopathe à domicile (Koy) /TERMINE/    Ven 29 Avr 2016 - 23:32

Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger! Manger!

MANGER

Dame Opal venait de toucher de ses lèvres la nourriture!
C'est parti! Top départ!!
J'enfournais avec appétit une demi fourchette (je peinais à garder mon standing) Ma maitresse ne parlais pas et c'était tout aussi bien qu'on me foute la paix! Moins on s'intéressait à moi, et mieux je me portais. La retenue nekoesque m'empêchait de me bâfrer de façon crading. Mais j'y allais tout de même d'un bon coup de fourchette! Un corps qui se régénère, cela demande beaucoup de provisions!

Je m'enjaillais dans tous les sens! Je m'envoyais la barbaque dans le gosier sitôt que ma maitresse tournait les talons pour aller se doucher. Oui, bien sûr que je rangerais!
Après avoir mangé et m'être extasier de cette nourriture qui m'avait toujours été interdite jusqu'à présent, je rangeais le salon, la table où l'on avait soupé. Se faisant, je prenais des notes sur l'endroit : la configuration, rendre mes itinéraires plus rapides, mémoriser où était ranger quoi. Tout bon neko savait enregistrer ces choses afin de rentrer dans la vie de son maitre sans lui donner l'impression que quelque chose avait changé. Je prenais aussi soin de me trouver un appareil capable de biper. Le micro-onde avait une telle fonction et je bidouillais le système pour qu'il me réveille demain à six heure. Ainsi je me lèverais avant mon humaine pour lui préparer son petit déjeuner.
D'ailleurs que pouvait-elle bien manger? Lait? Qu'est-ce que c'était que ça? Quelle drôle de truc. Des oeufs. Je devinais un repas du matin bien différent des standards japonais. L'adaptation n'en serait que plus difficile.
Foi(e) de Koy, je surmonterais les épreuves!

Comme pour mes anciens maitres, machinalement, je remplissais un verre d'eau fraiche et allait doucement pousser la porte de la salle de bain. Tentant de ne pas me faire repérer en louvoyant dans les effluves d'humidité, je déposais le verre à côté du peignoir / serviette de bain de ma maitresse.

Puis je retournais au salon où je m'essayais dans le canapé. L'ordre était d'y attendre ma Dame qui ferait un point sur mon état. Puis je pourrais dormir. Je me relevais et farfouillais à l'instinct. Les humains rangeaient toujours les draps dans des armoires, ou autres espaces de rangements dans les murs. Et ce, généralement près des chambres, voir dedans.
Appliquant cette logique je finissais par dénicher ce que je cherchais. Une taie d'oreiller, ainsi qu'un drap de couette. J'en allais recouvrir le fauteuil puis me rasseyais, un coussin serrer contre mon ventre. Mes mitaines sur les mains, la tête rentrée dans les épaules, l'écharpe jusqu'au nez, je me sentais bien au chaud.

Le temps passait et des tâches de lumières venaient danser devant mes yeux. Le bruit de l'eau avait cessé de se faire entendre mais on ne venait pas encore. Le monde tournais lentement autour de moi, et les couleurs se confondaient les unes dans les autres. tout devenait flou dans un chaos de plus en plus sombre.
Trop d'émotions dans cette journée.

Bientôt, Dame Opal....... Viendrait................... M'inspecter.............................Zzzzzzzz...............................Zzzzzzzzzzzzzzzzz
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